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Alolfer
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3,0
Publiée le 13 juin 2025
Portée par sa réalisation contemplative, "L'été Dernier" de Catherine Breillat est un bon film de l'année 2023. Malgré quelques lenteurs, le film prend une tournure assez intéressante, et tout ceci par la performance de Lea Drucker ainsi Samuel Kircher (qui est une révélation !).
Son rythme lent a l'avantage de donner de magnifique plans, accompagné d'une belle photographie.
Le cinéma français voit le retour tant attendu de la réalisatrice Catherine Breillat avec son 15ème long-métrage, "L'Été dernier". Après une décennie d'absence, Breillat revient avec une œuvre cinématographique percutante, abordant avec subtilité le thème de l'amour interdit au sein d'un contexte bourgeois.
Le film met en scène Anne, une avocate renommée, interprétée de manière magistrale par Léa Drucker, aux côtés de son mari Pierre et de leurs deux jeunes filles. L'intrigue prend un tournant inattendu lorsque Théo, le fils rebelle de Pierre issu d'un mariage précédent, emménage chez eux. Ce choix narratif donne naissance à une histoire d'amour complexe et délicate, faisant écho aux tabous de la société.
Léa Drucker offre une performance exceptionnelle en incarnant Anne, une personnalité troublante qui se trouve au cœur de cette histoire. Sa capacité à exprimer la complexité émotionnelle du personnage contribue à la richesse du film. Samuel Kircher, dans le rôle de l'adolescent rebelle Théo, se révèle être une nouvelle étoile montante du cinéma français. Son interprétation captivante réveille le goût de la liberté et de la jeunesse chez la femme mûre, créant une dynamique fascinante entre les personnages.
Le traitement de l'amour interdit par Breillat est salué par la critique. Les médias affirment que la réalisatrice "déniche le beau dans l'impur", soulignant ainsi sa capacité à explorer des thèmes délicats avec grâce et sophistication. L'Obs qualifie le film de "choc" tandis que Le Canard Enchaîné le décrit comme un "superbe film d'amour ravageur".
Avec "L'Été dernier", Catherine Breillat prouve une fois de plus son talent en tant que cinéaste accomplie, offrant au public une expérience cinématographique inoubliable, marquée par des performances éblouissantes et une exploration audacieuse des frontières de l'amour.
Au cœur, une liaison romantique transgressant la morale, dépeinte avec une maîtrise et plongeant dans les méandres de l'interdit. Dans une narration et une mise en scène souvent maladroite, provocatrice et clichée, Léa Drucker incarne avec brio un personnage épris et redoutable, ajoutant une dimension subtile à cette exploration audacieuse.
Une romance dérangeante... Mais un film à voir. J'ai trouvé ce film pas mal du tout, avec une Léa Drucker, bouleversante, touchante, manipulatrice, et peut être amoureuse. Anne brillante avocate joué par Léa Drucker donne la réplique à Samuel Kircher alias Théo, ce jeune acteur joue pas mal du tout. Hâte de le voir continuer!
La direction d'acteur.trice.s ne convaint pas toujours tout comme les scènes d'amour mais le récit est intelligent, la mise en scène originale et captivante et le propos important.
Une femme adulte bourgeoise (Léa Drucker, performance acceptable) a une relation avec son beau fils adolescent (Samuel Kircher, très loin d'être convaincant dans son jeu) : quelle histoire originale si on était dans les années 60. Mais cela a été tellement vu que cela n'en est plus choquant. Nous avons là que de maladresse due à une histoire peu crédible à cause d'un scénario simpliste, des dialogues pauvres, d'une lenteur narrative.
Oú est la passion ? Oú est le vertige ? Oú est la folie qui devrait animer les deux amants face à l'interdit ? On n'y croit pas une seconde, en plus les gros plans interminables...quel ennui.
Anne est une avocate pénaliste redoutable. Elle vit avec Pierre, un chef d’entreprise avec qui ils ont adopté deux jeunes filles. Ce dernier voit l’arrivée sous leur toit de son fils Théo, adolescent nonchalant, tortueux, plein de candeur. Il va alors entame une relation interdite avec sa belle mère. Catherine Breillat filme l’interdit, l’insupportable et raconte le secret à travers cette relation, parsemée de jeux de pouvoirs, de duperies. Lea Drucker est diabolique, envoûtante, et capte notre attention durant tout le film. C’est malaisant, et somptueux à la fois.
Ai vu le dernier film de Catherine Breillat, "L'été dernier". J'avais adoré "Romance" et "A ma soeur". Avant tout Catherine Breillat est une très grande réalisatrice. Pas un cadre qui ne soit composé et mis en lumière avec le soin le plus extrême, pas une scène qui ne soit chorégraphiée avec art et fluidité au millimètre près. Tout est pensé, justifié pour donner le plus de vie et de naturel possible. Catherine Breillat est également une directrice d'acteurs hors pair. Elle sait transcender l'amateur dont c'est le premier film et faire totalement oublier l'actrice connue derrière son personnage. Théo 16 ans, dont les parents sont divorcés depuis sa petite enfance, vient passer l'été chez son père et sa femme Anne. Théo est insalissable, peu aimable, arrogant, frondeur, manipulateur, à fleur de peau et attendrissant tout de même. Anne dont la plus grande peur est la chute sociale va tomber sous le charme de cet ange de la jeunesse. Lea Drucker une fois de plus est impériale et sait donner toute une palette de nuances subtiles et variées à l'ambiguïté. Immense incarnation. Samuel Kirchner dont c'est le premier film est époustouflant d'autant plus que sa partition est très variée et difficile. "L'été dernier" enchaine des scènes magnifiques d'intensité avec des facilités et des incohérences de scénario qui sortent le spectateur du film. A plusieurs reprises alors que j'étais totalement aspiré par la tension et le propos du film, j'en suis sorti brutalement en me disant que cette scène, cette réplique, ce choix dramatique... était totalement impossible, qu'il n'était absolument pas logique et ne fonctionnait pas avec la psychologie du personnage tel qu'il nous était proposé. Et c'est vraiment dommage, car "L'été dernier" avait tout pour être une immense film. Il en reste un vrai objet superlatif cinématographique mais avec un scénario qui n'est plus tout à fait de son époque et qui fait parfois la part belle aux commodités.
Ce film parle de la relation incestueuse d'un homme couchant avec sa belle-fille de 17 ans. Ah non pardon, ce film parle de la relation fougueuse d'une femme couchant avec son beau-fils de 17 ans. Pour le reste : Léa Drucker est parfaite comme toujours. A part ça... la photographie est assez laide, les scènes de sexe sont longues et cadrées de manière insupportable, le jeune acteur tout en mollesse et en nonchalance n'a rien de séduisant. Seule la réplique finale remonte un poil le niveau. Pour moi c'est très raté, et surtout très malaisant.
« Aux assises, les victimes font souvent figure d’accusés. »
Catherine Breillat, vieille routière du bouillonnement cinématographique expérimental du début des années ’70 qui vit la libération des mœurs s’inscrire dans des œuvres plus ou moins ouvertement pornographiques, n’a jamais été considérée comme féministe et ne s’est jamais revendiquée comme telle même si les femmes et leur quête d’identité à travers désirs, plaisirs et questionnement du sentiment amoureux « idéaliste », comme elle le dit elle-même, sont au coeur de sa vaste et éclectique filmographie. Dans les faits, il lui arrive souvent de prendre des histoires d’objectivation du corps comme il en existe tant dans un cinéma qui a tant fait pour la culture du viol, et d’inverser les rôles. C’est encore le sujet de L’Été Dernier, adapté du film danois Dronningen (May el-Toukhy, 2019), où une grande avocate cinquantenaire spécialisée dans les affaires d’abus sexuels, Anne/Léa Drucker, tombe amoureuse de son beau-fils de 17 ans, Théo/Samuel Kircher quand ce dernier vient vivre chez son père, le mari d’Anne, donc.
Si on y ajoute le parfum de scandale qui a émaillé la carrière de Catherine Breillat (qu’on pense à Romance, 1999), on peut s’attendre à un film tendu, malaisant parfois, assumé toujours. Au début, on peine pourtant à s’accrocher réellement à une histoire prévisible et lente, ponctuée de gros plans certes perturbants dans leur quasi immobilité et des effeuillages de Léa Drucker qui assume apparemment sans peine l’évolution physique de la maturité et l’alcoolisme de son personnage, mais globalement clichés. L’interprétation est assez fade et parfois inaudible, sans relief, sans âme. La bande son est assez chaotique, ce qui fait même penser qu’il n’y en a quand retentit le générique de fin et la voix de Léo Ferré. Les quelques brefs morceaux qui apparaissent ici et là sont en réalité signés Kim Gordon, ancienne membre des Sonic Youth.
On se dit alors que L’Été Dernier aurait pu être un film sulfureux, à la manière de certaines œuvres de Michel Deville dans les années ’80, voire un manifeste il y a 40 ans, mais qui s’égrène, dans sa première heure toujours, à la façon d’un film bourgeois, pas inintéressant, loin de là, mais sans réelle originalité, parfois moralisateur, voire digne, à certains moments, d’un scénario pseudo-incestueux comme c’est la mode sur les sites porno populaires.
L’oeuvre rebondit pourtant dans la dernière demi-heure pour délivrer son véritable message, autrement plus corrosif et malsain que l’aventure qui le précède et le génère. Et c’est précisément là que se décline tout le talent de l’auteure qui ausculte alors au scalpel les émotions de ses personnages sur leurs visages abîmés. Le trait bourgeois ne servait qu’à mieux le disséquer pour en révéler sa part de non-dits et d’hypocrisies, comme autant de valeurs surannées.
Comme j'ai jamais rien compris aux films de Catherine , j'en ai vu peu donc et ceux que j'ai vu bref , je ne peux qu'avoir été séduit par celui ci , direction d'acteurs , dialogues , récit , tout est limpide , évidemment Léa Drucker est de bout en bout remarquable , même la fin m'a conquis . Je risque d'aller en voir d'autres , pas ceux avec ROCCO néanmoins faut pas exagérer
film bouleversant! On parvient à comprendre chacun des 3 personnages principaux qui traversent une situation faisant émerger des réactions pourtant folles. Ils sont touchants et ce film m'a émue jusqu'à la dernière scène.
Le film dessine moins la question morale que le poids de la convention familiale bourgeoise, rappelée régulièrement par les personnages, "nous sommes une famille !", et son oppression sourde. Le désir vient là-dedans comme un objet obscur mais auquel on ne veut/peut échapper, parce qu'il permet justement aussi d'échapper au quotidien et à la "normopathie" que dénonce chez son mari le personnage formidablement incarné par Léa Drucker. Pas de clichés psychologiques, mais plutôt le mystère tremblant des pulsions et des corps, filmés entre obscénité et stylisation. Bref, des anatomies et des chutes (autrement stimulantes que celle qui vient d'atteindre 1 million de spectateur !), dont la force réside non pas dans le savoir faire scénaristique mais bien dans les acteurs, la mise en scène, la lumière, le son, le montage... bref, le cinéma.
Catherine Breillat signe là un film puissant, par sa forme avec sa mise en scène, et part son sujet. Sa mise en scène raconte l'histoire et ceci avec assez peu dialogues. La réalisatrice fait passer beaucoup de choses et conte sans recours à des dialogues explicites, uniquement par la mise en scène, ce qui est la forme d'expression du cinéma bien sûr : raconter l'histoire par la mise en scène.
L'autre force, est aussi sa thématique et son sujet dans cette famille ou le père, la mère et les enfants entretiennent mutuellement de drame. À noter qu'il s'agit du remake d'un film danois de 2019 (Dronningen, de May El-Toukhy).
Léa Drucker porte le film, car il s'agit de l'histoire de son personnage, qui évolue, ou pas, au cours de l'histoire, qui est le plus passionnant, central donc et est celui qui est de toutes les scènes. Elle apparaît froide dans son cadre professionnel, jusqu'à son évolution tout au cours du film, au gré des interactions avec son beau fils, source du principal arc dramatique du film. Elle est en maîtrise, quels que soient ses interlocuteurs : son mari, ses filles, sa sœur, son beau fils. Même si celui-ci va la mettre en danger. L'avantage du film est que, en tant que spectateurs, nous avons beau imaginer les évolutions possibles de l'histoire, ainsi qu'imaginer les fins possibles de l'histoire, le scénario et Catherine Breillat sont capables de faire évoluer l'histoire ou de conclure d'une manière que nous n'avions pas imaginée.