L'Été dernier
Note moyenne
3,1
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237 critiques spectateurs

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FaRem

10 571 abonnés 11 456 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 janvier 2024
"L'été dernier" est le remake du film danois "Dronningen" et autant dire de suite que l'adaptation de Catherine Breillat ne vaut pas l'original. Est-ce parce que j'avais encore en tête la version de May el-Toukhy, je ne sais pas, mais j'ai trouvé que tout sonnait faux. Seul l'aspect psychologique reste intéressant avec cette emprise morale d'une femme qui sait ce qu'elle veut et qui est prête à tout pour garder ce qu'elle a déjà. Cependant, cela se dessine trop tardivement et tout ce qu'il y a avant est insipide avec des scènes de sexe mal filmées et plutôt laides et un jeune acteur peu convaincant. Léa Drucker s'en sort par contre très bien, mais son personnage manque de consistance. J'avais trouvé l'original pesant et dérangeant tandis que "L'été dernier" parait bâclé et trop souvent à côté de son sujet.
vidalger

378 abonnés 1 311 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 janvier 2024
On franchit toutes les étapes au long de ce film à la fois très énervant et magnifique.
Catherine Breillat nous montre avec beaucoup de subtilité la montée du désir charnel (amoureux ?) chez la femme, ici une bourgeoise de province saisie par une débauche bovaryenne et dont l'objet, incestueux, est le fils adolescent de son mari. L'affreux jeune homme que le spectateur ne peut que détester devient peu à peu une victime aimable.
Bref, on navigue entre un sentiment de malaise face à une liaison interdite et une obligation de respect envers une attirance amoureuse qui dépasse toutes les frontières.
Interprétation de haut niveau.
cinono1

365 abonnés 2 276 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 décembre 2023
Un grand film de Catherine Breillat à la progression dramatique impressionnante. Dans un subtil mélange de distance sur son histoire et d'abandon, Catherine Breillat a filmé une histoires d'amour interdit, elle qui sait filmer la sensualité et les tourments. Ici, elle s'intéresse davantage encore au cadre bourgeois et à la position sociale dans lequel évolue son héroïne. Une position figée mais qu'on ne souhaite pas abandonner . L'adulte, dans un élan impossible cherche l'aventure et le confort, le pouvoir et l'abandon, l'adolescent est désinvolte et inconséquent. La tension dramatique, la photographie et les dialogues naturels et soignés, ainsi que trois excellents interpretes concourent à une œuvre forte et intense. Le dernier plan final est magnifique
Math719
Math719

229 abonnés 891 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 septembre 2023
Léa Drucker signe ici en premier rôle un film assez esthétique, et surprenant, une belle prestation. Le spectateur rentre dans l’intimité de cette famille et tellement intime que ça en devient difficile à regarder, limite gênant, c’est sans doute ça aussi la force du film ! Un sujet déjà abordé par Cécile de France il y a peu avec « la passagère » avec une différence ultime : le côté vicieux de chacun, la loi de ce que l’ont veut avoir ou ne pas perdre dans la vie, intéressant et malaisant ! Fort !
Guiciné
Guiciné

206 abonnés 1 338 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 septembre 2023
Un film qui prend son temps, sans abus mais avec réflexion, les acteurs sont parfaits dans leur partition qui devient de plus en plus complexe et qui arrive à mettre mal à l'aise.
Intéressant et bien pensé pour tenir l'intérêt.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 777 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 juin 2024
Le nouveau film de Catherine Breillat dissèque les mécanismes d’emprise amoureuse entre un beau fils ado et sa belle-mère au sein d’une famille bourgeoise. Pour ajouter à l’âpreté du propos et de la situation, la belle-mère en question est avocate en lien avec la protection de la jeunesse ; elle va vivre une situation d’arroseur arrosé. Toute cette montée du désir et surtout les stratégies misent en place par le jeune homme pour arriver à ses fins relèvent d’un thriller assez habile. Ensuite, le film perd en intensité mais aussi en intérêt avec une redondance de situations non déplaisantes mais poussives. Jusqu’à une séquence finale peu attendue en suspension qui laisse pantois et donne un sens surprenant à tout le film ; une forme de perte de contrôle des émotions réciproque que rien ne laissait présager au cours du récit. Sans être fascinant, ce film est assez captivant. Mais pourquoi s’attarder sur des scènes de sexe aussi longues et répétitives ? Peut-être que c’est la patte Breillat ; dans ce cas, elle a la main lourde.
Ensuite en termes de direction d’acteur, j’ai été sidéré par l’émulation générale autour de Samuel Kircher. Pourquoi le faire jouer tout le film avec ce regard de manipulateur pervers alors que le final démentira cette posture ? Ensuite, c’est tout bonnement insupportable de le voir durent 95 minutes constamment la bouche entrouverte telle une baleine à bosse. Olivier Rabourdin au jeu monolithique n’est pas en reste ; entre lui et Kircher, on peut se dire que Léa Drucker joue un personnage avec un sérieux problème ; amoureuse de deux types avec une sale gueule et aussi désagréable. Même la scène de sexe du couple légitime est grossière ; quel message veut faire passer Breillat en filmant çà ? Heureusement que dans ce casting Léa Drucker est là avec une partition juste, magnétique et tout en finesse.
Pas trop envie de le voir à sa sortie… mon feeling était le bon.
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Marc Taton (Belgique)
Marc Taton (Belgique)

42 abonnés 1 030 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 octobre 2025
"L'Été dernier" est le remake d'un film danois que je n'ai pas vu, je ne m'aventurerai donc pas dans une comparaison. C'est l'histoire d'un amour transgressif assez captivant. Le rythme est fluide, et le récit se suit sans difficulté. Cependant, la mise en scène, trop simple,évoque parfois un téléfilm, ce qui nuit à la force du scénario. Une réalisation plus soignée aurait permis de mieux sublimer le propos. 6/10
Audrey L

806 abonnés 2 857 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 avril 2024
Alors, quand c'est 20 ans d'écart, on fond comme des glaces au soleil (parce que, quand même, ils sont trop mimi, Pierre Niney et Virginie Efira), mais quand c'est dix piges de plus, rien ne va plus ? On pose philosophiquement la question (en n'ayant pas pour but d'y répondre, mais seulement d'y réfléchir) : tant qu'il n'y a pas de lien du sang, et que les deux partis sont consentants et majeurs (le jeune homme a 17 ans, et est déjà éveillé sexuellement, on ne peut pas dire qu'il ne comprend pas ce qu'il fait), où placer la limite de l'illégalité, de l'immoralité, de la relation ? L’Été dernier, de Catherine Breillat, ne sait lui-même pas répondre à cela, ni se positionner sur son propre discours, alors on sera bien en peine de le faire à sa place. On tique dès le départ sur la sexualisation des personnages qui arrive trop tôt, et n'est pas vraiment pertinente pour nous, spectateur : beaucoup de plans ciblés sur les parties érogènes (torse nu mouillé, fesses en maillot de bain, etc...), qui nous donnent plutôt l'impression que les personnages nous draguent nous, spectateurs, ce qui est assez gênant (notamment quand on n'a plus l'âge d'être attiré par un ado). On n'est pas plus convaincu des jeux d'acteurs mollassons, des répliques ampoulées qui n'ont rien de réel (on se croirait dans une pièce de théâtre datée), des rebondissements de l'intrigue qui ne
spoiler: condamnent finalement pas
la relation (la belle-mère continue de tromper son mari - pauvre bonne poire - avec son beau-fils, et semble heureuse, alors qu'elle vient de frôler l'explosion de cette famille avec au milieu deux gamines adoptées qui n'ont rien demandé non plus... C'est une morale puante, non ?). On ajoutera que le métier-même de cette dame (avocate des enfants) veut nous dire que "personne, même avec un grand bagage intellectuel de la loi et de la morale, n'est à l'abri d'une pulsion", mais pour nous, encore une fois en regard de cette fin qui est conciliante avec la relation sexuelle adulte-mineur, ajoute à l'immoralité. Pour notre part, on a fini le film un peu gêné, d'avoir assisté à des plans érotiques sur un garçon qui manquent de finesse, d'avoir vu un vaudeville bobo (dans la forme théâtreuse), d'avoir surtout un manque criant de morale à la fin du film (on a vraiment pitié pour les fillettes et le père, alors que le dernier plan est spoiler: cette mère heureuse
...). On pense surtout qu'on a de la chance que le gamin a 17 ans dans l'histoire, on ne sait pas bien l'image que cela donne, dans la globalité, des relations adulte-mineur...
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 septembre 2023
Un film qui surprend. C’est le retour de flamme d’une filmographie que l’on pensait éteinte. Catherine Breillat revient au cinéma dix ans après son dernier opus (Abus de faiblesse) et après bien des problèmes personnels (notamment de santé – elle est hémiplégique). C’est aussi un film qui se distingue nettement de ceux tournés durant la majeure partie de sa carrière (Romance, À ma sœur, Anatomie de l’enfer…). Plus classique, subtil et pudique, moins provoc’, outrancier et démonstratif.
Si l’histoire (remake d’un film danois, Queen of Hearts) est une nouvelle fois relative à une forme de transgression (une histoire d’amour entre une femme et son beau-fils ado), l’approche est donc plus posée, plus sensible aux non-dits, bien que factuellement explicite. Toujours dérangeante, mais sans artillerie lourde. D’une grande précision en termes de dialogues, de progression dramatique et de mise en scène. À l’essentiel. Un essentiel qui va fouiller dans les zones d’ombre d’un personnage lumineux, là où s’opposent passion et raison. Dans des zones de monstrueuse beauté, jouissive et délétère.
Dans cette approche, il est moins question de morale que de sphères intimes et sociales. À la clé, un beau portrait de femme, complexe et troublant, entre la tentation de la chute et l’esprit de conservation. Une femme tout en conflits intérieurs, tout en paradoxes et ambiguïtés (entre ses vies professionnelle et personnelle), dont les pulsions au présent sont comme les résonnances troublées d’un passé tourmenté, à peine mais suffisamment évoqué dans le film. À la clé, également, une critique feutrée de la bourgeoisie, carcan bien-pensant, hypocrite. « Normopathe », comme il est dit dans le film. Un univers du compromis, prêt à tout pour la préservation de ses contours et apparences, comme le suggère la dernière scène, sombre et brillante.
Pour cette critique de la bourgeoisie, on songe à Chabrol et notamment à son film Juste avant la nuit. Concernant le personnage de Théo, on songe au Tadzio de Mort à Venise et au parfum d’amour vénéneux cher à Visconti. Beau tissu référentiel, déployé avec intelligence. Enfin, et surtout, on ne peut qu’être admiratif face à la prestation de Léa Drucker. La douceur et la tension. Le feu et la glace. D’une perfection fascinante.
remyll
remyll

256 abonnés 578 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 septembre 2023
C’est l’histoire d’une séduction lancinante, paradoxale et toxique entre un adolescent presque adulte - fils unique d’un mari aimé et une belle mère : avocate active, brillante, impitoyable toujours bien séduisante mais tout de même deux fois plus âgée que l’ado. Tiens tiens la situation fait même un petit peu penser à notre actualité française… Mais bon.
Ici l’ado éphèbe insouciant et provocant génère une attirance lancinante devenant douleur douce puis progressivement intolérable, séduction perfide, drame inéluctable. Bien interprété le film est assez remarquable.
Ciné-13
Ciné-13

172 abonnés 1 421 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 janvier 2024
Ils sont tous les 3 bouleversants. Elle est avocate spécialisée dans le droit des enfants, il est chef d'entreprise, c'est le beau-fils de 17 ans arrogant et irrespectueux et peut-être sensible. Elle est gérontophile et n'aime pas les normopathes.
Et tout se déglinguera à cause de l'emprise de la chair, incestueusement par-dessus le marché. Les longues scènes sexuelles sont scabreuses et troublantes. RABOURDIN est magnifique. DRUCKER est irrésistible (à tous points de vue).
Et finir avec Léo Ferré ("Vingt ans) sublime le tout!
Valerie Camy
Valerie Camy

3 abonnés 112 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 octobre 2023
Rien ne doit troubler l'ordre, les obligations morales ... sauf ce film sur la puissance dévastatrice du désir ... remarquable interprétation.
Jonathanc75
Jonathanc75

4 abonnés 5 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 septembre 2023
Un très grand film, filmé avec énormément de sensibilité et intelligence. Léa Drucker époustouflante. Dans l’ère de « woke » et de « néo-féminisme » (je ne comprends toujours pas le sens de ces mots), enfin un film qui traite un sujet universel, qui concerne et les femmes et les hommes : l’abus sexuel. spoiler: Les scènes de sexe, bien que gênantes, sont nécessaires pour montrer la dépendance sexuelle d’Anne, l’origine de laquelle se trouve dans son enfance, quand elle a été victime elle-même. Maintenant, elle recrée le cycle avec Théo.
Un film indispensable pour tous qui aiment le cinéma, et qui ont souffert de et/ou ont eu à faire avec l’abus sexuel.
defleppard

483 abonnés 3 675 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 janvier 2024
L'Été dernier. Des étreintes entre Belle-mère et son beau-fils. Alors que son mari au bout de quinze secondes l'acte est fini, son beau-fils sait relever sa libido. Trois étoiles.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 18 septembre 2023
Pas crédible du tout, autant les personnages que l'histoire. Et les scènes de sexe (beaucoup à mon goût) sont sans passion et sans désir, aucun sentiment ne s'en dégage... Dommage!
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