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Arthur M
3 abonnés
87 critiques
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4,0
Publiée le 3 juillet 2025
Ce long métrage de Catherine Breillat, reprise du génialissime danois "Dronningen", nous met dans un mal-être total. Les prestations de Léa Drucker, froide & autoritaire, et du fabuleux Samuel Kirscher, nous embarque dans une relation incestueuse. On se retrouve dans une situation inconfortable entre tous es personnages qui s'adonnent à leur famille, mais aussi à leur liaison...
L'approche de ce sujet sensible, par ailleurs déjà traité au cinéma mais dans des cadres différents, tout comme la mise en scène, sont relativement scolaires. Avec très vite une forme de minauderie, de jeu de séduction presque factice, ce qui arrive ne surprend finalement pas. La caméra de se fige et s'attarde en gros plan fixe, le montage boiteux puis, l'interprétation franchement pas convaincante. Entre passion immorale et bras de fer psychologique, on a bien du mal à croire à cette histoire telle que réalisée et sans final!
Cela fait plus de 15 ans que Breillat nous assène ses fantasmes sur écran. Rien à spoiler sur ce film inutile, une histoire impossible à croire, vue des dizaines de fois, avec comme d'habitude des scènes "érotiques" moches et terriblement ennuyeuses, des acteurs pas ou mal dirigés et des dialogues ridicules. Bon, du Breillat quoi !
Camus a dit : un homme ça s'empêche. Et une femme ? Ne peut-on imaginer que cette dame résiste aux assauts de l'adolescent qui, de surcroît, est son beau-fils ? Elle est, au final, la plus pitoyable des deux. Même si la réalisatrice prend soin de nous la montrer dans des interventions professionnelles bienfaisantes, elle vient en aide notamment à une jeune fille dont le père est manifestement malade, personne n’est parfait ni sans espoir, d'accord, contrepoint facile et vain. Oui, le jeune homme, perdu, arrogant, irritant est encore un enfant, sa belle-mère tente de le nier. Qu’elle le veuille ou non, à 16 ans, on n'est pas fini. On ne possède pas et n’a pas développé les mêmes armes et protections qu’une peau adulte tannée. Les organes fonctionnent, la maturité est insuffisante, l'expérience inexistante. L’étreinte entre ces deux-là n’a rien d’égalitaire. Même si le jeune homme la cherche, elle, ne doit pas céder. Ou bien, au moins, si elle a cédé, assumer totalement son acte et sa décision, ne pas faire passer son beau-fils pour un menteur alors que c’est elle qui dissimule. L'adulte porte la responsabilité entière de ce genre d'erreurs et de ses conséquences. Il ne doit pas y avoir, à mon sens, de relations sexuelles entre un mineur et un adulte. Que les adolescents découvrent l'amour ensemble, avec toutes les maladresses et inconvénients que cela peut comporter. Concernant le jeu, j'avais dit dans le précédent commentaire que, à mon sens, la Drucker était bien, le jeune homme beaucoup moins. Le père fait le travail aussi, son interprétation d'un homme en voie de déconstruction morbide est convaincante. J’ose espérer que Breillat dénonce ici l’hypocrisie, la capacité de nuisance et la lâcheté d’une certaine bourgeoisie décadente. A-t-elle, en ce domaine, l’étoffe d’un Chabrol ?
Sujet intéressant car ça pourrait arriver ds n’importe quelle famille recomposée, surtout que les jeunes (homme ou femme) sont svt attirés par les personnes de plus âgées. La différence ici est que c’est un garçon plus jeune avec une femme plus âgée, ms ces qques dernières années, c’est de plus en plus fréquent alors qu’avant c’était tjs l’inverse.
Par contre oui c’est un film français etc… ms c’est tt de même un remake d’un film danois « Queen Of Hears » sorti en 2019. Il n’y a donc rien de neuf ds l’histoire de ce film qui reprends exactement tout à l’original.
Catherine Breillat est spécialiste de réalisations génératrices de confusion, de trouble et de transgression. Ici la relation sulfureuse entre une femme d’âge mûr et son beau-fils adolescent nous plonge dans la manipulation et l’ambiguïté au sein d’un couple qui déploie une férocité sans limites pour se défendre. Léa Drucker est superbe de vérité dans ce rôle de domination dérangeant. C’est subtil, le tout dans une belle photographie.
Le film se joue vraiment entre la mère et le fils. Que faire d’un désir mutuel soudain et répréhensible? En quelque sorte elle est coupable de le nier et on a du mal à comprendre la fin. C’est en quelque sorte une petite déception. La scène chez l’avocat était pourtant très dure.
c'est un film assez mou et lisse dans les dialogues tout au long. L'histoire est prenante car un peu malsaine entre la belle mere et le beau fils. Le tout rend ce film moyen, ça se laisse regarder.
film plein de suspense mené de main de maître on se demande ce qui va se passer du début à la fin l'un des meilleurs films de Catherine Breillat Léa Drucker est extraordinaire dans ce rôle et que dire de Samuel k magnifique je ne regrette pas d'être allé voir ce film que j'avais loupé à sa sortie
Bon film, rythme bien calibré sur la sens profond de cette histoire à savoir cette limite entre le laisser aller passionnel et notre conditionnement moral initial. Cependant, la fin est décevante on se sent couper les ailes en plein vol. Le duo Léa Drucker Samuel Kircher fonctionne à merveille car ils incarnent leur personnage.
Dix ans après sa dernière réalisation, Catherine Breillat signe un grand retour. Grand par la force émotionnelle de ce drame (remake d'un film danois). Grand par la puissance de ses interprètes ( Léa Drucker, encore une fois magistrale ). Sa caméra, près des corps, nous fais entrer dans l'intimité, nous bouscule dans notre inconfort et nous bouleverse. Elle en profite pour nous offrir son meilleur film à ce jour.