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Delphine Jouglet
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5,0
Publiée le 13 novembre 2023
Ma fille de 9 ans et moi même avons adoré !! Original, drôle, émouvant et sincère ! on rentre dans un univers particulier ou l on s y sent vite bien ! Courageuse Linda ! BRAVO !
Une animation si féconde qu'avec de simples à plats de couleur elle invente un langage. Liberté et fantaisie du récit qui sont celles de l'enfance. Un peu comme si Matisse avait peint L'Argent de poche avec les pinceaux de Moonrise Kingdom. Et cette émotion qui vous étreint comme un souvenir. Une merveille.
Sur la forme : pas apprécié la debauche de couleurs qui cachait l'incompétence technique en matière d'animation. Sur le fond: quand on a rien à dire il vaut mieux ... C'est quoi cette histoire dégoulinante de conformisme? La mère seule débordée, le père mort, les policiers gentils, les enfants très sages en définitive etc. Quand au poulet bien que présent partout, c'est pas ke sujet
Très beau film d'animation sur l'enfance. J'aime la manière dont est abordé le deuil chez l'enfant. C'est aussi un film qui parle du ravage du silence sur l'acceptation de la mort d'un proche. Très touchant! Mention speciale à la magnifique chanson de Juliette Armanet !
En dehors du style graphique qui n’est pas du goût de tout le monde, l’histoire est fade, la gamine est horripilante, la mère est inconsistante, la plupart des personnages caricaturaux… bref, quelques bonnes idées mais un manque de finesse et une inégalité qualitative qui fait qu’on s’ennuie vite… un succès très exagéré, peut-être parce qu’il est de bon ton de saluer ce qui est original…
“Linda veut du poulet”… franchement, j’ai voulu du divertissement, pas une sieste forcée. Le film essaye d’être touchant, drôle, poétique… au final il réussit surtout à être long. L’animation est bizarre sans être originale, l’histoire tourne en rond, et les personnages sont moins attachants qu’un écran de chargement.
J’ai passé plus de temps à regarder ma montre qu’à regarder le film. Si tu veux du poulet, va au resto. Si tu veux un bon film, va ailleurs. Parce que là, même le poulet aurait demandé un remboursement.
j'ai beaucoup aimé ce film il est magnifique et il m'a bien donné anvie de manger du poulet mais ils m'a donné l’impression que mon père êtait mort et qu'il me préparée du poulet quand j'étais petit
Malgré l’originalité du style de Laudenbach, le film est trop rempli de bonnes intentions et le happy end un peu trop facile pour vraiment nous emporter.
Il y a des soirs où le cinéma français contemple son propre nombril avec une telle ferveur qu’il en devient aveugle. Voir Linda veut du poulet ! repartir avec le César du meilleur film d’animation sous le nez de Mars Express, ce n'est pas seulement une injustice, c'est le symptôme d'une industrie terrorisée par la modernité, le genre et la virtuosité technique.
Face à la fresque cyberpunk monumentale de Jérémie Périn – digne héritière de Métal Hurlant, bâtie sur un lore d'une densité folle, un découpage chirurgical et une mise en scène qui donne des leçons à la moitié d'Hollywood –, l’Académie a préféré se réfugier dans son doudou réconfortant : la petite comédie sociale, franchouillarde et faussement subversive.
Sous prétexte de célébrer "l'audace" et la "poésie de l'enfance", on nous érige en chef-d'œuvre un récit dont le pitch tient sur un ticket de PMU (une mère névrosée cherche un volatile en plein jour de grève) et dont le minimalisme visuel confine au foutage de gueule. On nous vante la "liberté du trait" et des personnages monochromes sans contours fixes. Traduction : une absence totale de pipeline d'animation lourd, une économie de décors crasse et un refus global de se coltiner la complexité d'une vraie mise en scène de cinéma. C'est le triomphe de l'entre-soi des commissions de subventions, où la posture Arty remplace le travail de titan.
Qu'importe que Mars Express ait repoussé les limites de la SF adulte et proposé une réflexion vertigineuse sur le transhumanisme ; pour le jury des César, la noblesse s'arrête là où le budget dépasse les subventions de la mairie de Paris. L'industrie a voté pour ce qui lui ressemble : un projet confortablement installé dans sa bulle sociologique.
Grand bien leur fasse. Quant à moi, je n'irai pas voir ce truc dessiné au posca et animé à l'ipad !