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Les choix de pauline
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4,5
Publiée le 6 novembre 2023
Un bijou d'espièglerie , de rocambolesque , d'émotion. Les dialogues sont vifs, le doublage des personnages excellent . C'est rare d'avoir des voix d'enfants aussi justes. Comme toujours avec . Sebastien laudenbach , le dessin est vivant, fluide, libre, plein de poésie . Un film formidable et enthousiasmant.
Passer un joli moment avec vos petits devant un film drôle, amusant et joli avec "Linda veut du Poulet"? Laissez tomber !! FUYEZ au cirque, à la piscine ou ailleurs!! Dès les premières minutes on a droit à la mort du papa de l'héroïne, gifles sur une enfant et langage ordurier, avec accent de banlieue en prime. Est-ce que les questionnements d'une enfant sur la disparition de son papa sont la meilleure des matières pour "donner de la joie dans le cœur" comme dit ma fille de 5 ans? Coup de gueule d'un papa qui s'est planté dans son choix de film pour faire plaisir à sa petite fille! Pas même un sourire sur son visage, elle m'en voudra, elle aura raison. Aux ordures aussi les critiques élogieuses et complaisantes qui n'en retiennent que l'esthétisme, pour ce film dur, triste qui se vautre dans le réalisme social plutôt que dans l'enchantement. L'innocence est elle morte?
Là où Linda veut du poulet ! se démarque rapidement, c’est par l’énergie que ce film dégage. Cela se remarque déjà par son style graphique atypique. Les traits des dessins sont vivants, permettant une instabilité visuelle intéressante. Les couleurs sont marquées, et servent à mettre en valeur différents éléments importants. Cette originalité est véritablement pétillante. Cette touche de vie se ressent également dans l’histoire. Le film ne se pose jamais pour attiser l’attention du spectateur.
Pour autant, malgré cette énergie palpable dans le récit, on sent une touche attendrissante. Cette recherche absolue d’avoir du poulet sur la table n’est qu'une excuse pour se rapprocher du souvenir du père. Il est la madeleine de Proust qui relie la mère et la fille au défunt. Au fur et à mesure que Linda s’éloigne ou se rapproche de ce poulet, une certaine émotion née en nous. On vibre avec de cette enfant qui veut retrouver son père le temps d’un repas.
La force de ce film d’animation vient de sa capacité à mobiliser petits et grands. Nous sommes devant une œuvre destinée à la famille. À travers les yeux de Linda, le récit parle donc aux enfants avec une certaine touche d’humour même s’il est parfois teinté de mélancolie. Pour autant, des messages plus sérieux stimulent aussi les adultes. L’aspect social occupe une place importante. L’histoire se déroule durant une grève générale mettant en avant l’importance du collectif. C’est d’ailleurs lui qui est de plus en plus mis en avant avec cette quête du poulet. Les habitants du quartier auront donc une place bien particulière.
Voilà un film qui révèle son plein potentiel au visionnage ! L’affiche et la bande annonce ne flattent pas les qualités d’un film pourtant primé au Festival d’Annecy. Le marketing n’est pas à la hauteur d’une production bien plus qualitative que bon nombre de film d’animation américain qui eux par contre sont vus par la plus part de nos enfants ; poussés par une communication commerciale agressive. Entrons dans le film. Linda est une fille bourrée d’énergie et orpheline de père. Suite à une injustice commise par sa mère, cette dernière lui promet d’accéder à un souhait qui lui est cher : cuisiner un poulet avec la recette italienne de son père. Cela tombe sur un jour de grève ; voilà, mère et fille parties dans une course poursuite rocambolesque avec une pléiade de personnages attachants doublés par des comédiens de renom. Et pour pimenter le tout, des chansons à la Jacques Demy viennent joliment ponctuées tout le récit ; en moins mièvre et suranné que son inspirateur. Car ce film est très moderne comme sa jeune héroïne ; les échanges sont irrévérencieux, les dialogues rafraichissants et les situations foutraques. 1h15 de concentré d’énergie, pas bête du tout, et valorisant la solidarité et le vivre ensemble de bout en bout. Truffé d’émotion et de bons sentiments sans être neuneu ou larmoyant ; en un mot, ce n’est pas un Disney !!! Et puis le scénario, malgré sa richesse et sa complexité ne perd jamais son fil, ni le spectateur ; jeune ou adulte… parents et enfants seront heureux de partager ce bon moment en famille. Et l’animation sous forme de crayonnée, a priori pas très emballante, fait basculer malgré tout le spectateur dès un prologue émouvant à souhait. Les personnages s’animent et on est conquis par le mouvement et les couleurs chaudes. Une belle petite pépite du cinéma d’animation européen qui malheureusement a trop souvent du mal à trouver sa juste place au milieu de l’armada des grands studios US… Foncez y. TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT.COM
Un vent frais dans l'animation française : voilà ce qui qualifie probablement le mieux le film de Chiara Malta et Sébastien Laudenbach (La jeune fille sans main).
Dans Linda veut du poulet ! tout est pimpant et rafraîchissant : la technique d'animation (originale et très plaisante), l'utilisation des couleurs, le propos (une histoire de petite fille qui fait le deuil de son papa), les personnages et leur voix (Clotilde Hesme, Laetitia Dosch, l'impayable Esteban), l'incroyable inventivité de la bande-son et de ses chansons.
Si on ne peut être que séduit par la cocasserie entraînante de l'ensemble, il manque un petit quelque chose pour que le film soit vraiment exceptionnel (un rythme un peu plus soutenu, un trait un poil plus incisif, une fantaisie encore plus débridée).
Vu en avant première au Festival de cinéma des Champs Elysées, ce film qui a gagné le prix du festival d'animation d'Annecy est bourré de trouvaille visuelle et propose un scénario original ( comme trouver du poulet en pleine paralysie du pays pendant mai 68). Il parle à l'enfant qui est en nous mais est davantage destiné aux jeunes de moins de 16 ans.
Voici un excellent dessin animé pour toute la famille. Le dessin est très intelligent. Ce mélange des couleurs est magique. L'histoire est superbe. spoiler: Linda a perdu son papa petite et a peur car elle ne s'en souvient plus. Sa maman, perdue dans cette jungle, se sent dépasser par la situation . Un jour, Linda veut du poulet mais c'est jour de grève nationale. Mais Linda aura du poulet quoi qu'il en coûte. Elle se souviendra de son papa. Une histoire haute en couleur qui met du baume au cœur des plus grands et qui fait rire les plus petits. J'ai adoré rire aux éclats devant ces enfants si simples et plein de bienveillance. Je le conseille à tous même aux grands sans enfants c'est un pur chef d’œuvre. La voix de Juliette Armanet est un vrai plus....
Linda est une petite fille qui a perdu son papa très jeune, et dont le seul souvenir qu'il lui reste est l'odeur du poulet aux poivrons qu'il avait l'habitude de cuisiner. Elle se met en quête avec sa mère un jour de grève nationale d'un poulet pour assouvir son envie de reconnecter avec lui. Malheureusement, cela crée un énorme bazar dans la cité. En salle le 18 octobre.
spoiler: Linda Veut du poulet est un très joli film d'animation avec une identité graphique et musicale marquée. L'image est pleine de couleurs et les personnages sont esthétiquement dessinés. La thématique abordée est difficile mais le choix est fait de ne pas tomber dans le pathos : loin d'être larmoyante, l'intrigue est une ode au collectif et à l'aventure. J'ai été très ému par cet énorme bazar qui part dans tous les sens et qui aborde la question du deuil avec une justesse et une maturité folles. Une belle expérience sans prétention dont je me souviendrai longtemps.
Un des plus gros navets de l'histoire du cinéma français. Ça pue la puérilité à tout va et les personnages sont insupportables à suivre. En gros, la morale, c'est "Ne punis pas ton enfant pour rien, sinon tu seras obligé d'en baver toute une journée pour lui faire plaisir et te racheter." Super pour préserver la légitimité de l'autorité parentale !
Sur la forme : pas apprécié la debauche de couleurs qui cachait l'incompétence technique en matière d'animation. Sur le fond: quand on a rien à dire il vaut mieux ... C'est quoi cette histoire dégoulinante de conformisme? La mère seule débordée, le père mort, les policiers gentils, les enfants très sages en définitive etc. Quand au poulet bien que présent partout, c'est pas ke sujet
Mes deux petits-enfants 7 et 11 ans se sont ennuyés Nous aussi. Film pour bobos parisiens. Long très long. Couleurs kitch gênantes à la fin. C'est pas un film poulet. C'est un film tarte !
Linda veut du poulet a obtenu le Cristal du long métrage au Festival international du film d’animation d’Annecy 2023 et c’est une absolue évidence. Les larmes qui viennent caresser les confins de nos émerveillés sourires sont la démonstration des émotions qui nous traversent devant le grand écran.
« Au fin fond de notre mémoire, il fait nuit noire« . C’est par ce vers prémonitoire que s’entame le fantastique Linda veut du poulet !. Désespoir sombre du deuil passé et pourtant tout de suite dans le réel des couleurs d’une étincelante vivacité. Linda veut du poulet !, c’est une ode à la vie, au collectif, au solidaire, à ce qui fait lien. Un animé qui avec peu, dit tout. Un animé qui a tout compris.
L’absence traumatique du père qui va condamner Linda et sa mère à ce tête à tête où le quotidien c’est le manque. Papa n’est pas là pour aimer, pour réparer les fuites des éviers, pour prendre femme et enfant dans ses bras chaleureux. Papa n’est pas là pour faire son poulet aux poivrons. Mutilation indélébile des cœurs meurtris.
» Et papa, il a existé pour de vrai ? » demande Linda à sa maman Paulette. « Oh que oui… «
On ne mesure jamais assez la désespérante et angoissante solitude des enfants le soir venu au moment du coucher, même avec la veilleuse. Rien ne saurait rassurer l’abandon. L’universalité de cette bouleversante quête de la chaleur parentale, jamais autant vivante que par son manque, est fondatrice et originelle. Des moments éphémères et éternels.
Linda veut du poulet ! est aussi un chantant appel au désordre car il prend place au cœur de la vie chère toujours plus chère pour les précaires. Jamais moraliste ou verbeux, mais affectueusement politique en ellipse.
Cette quête du poulet, métaphore de la renaissance paternelle va amener, mère, fille, tous les autres et nous avec, dans une folle farandole drôlement existentielle. La recherche de soi va irradier l’écran. C’est décalé, follement inventif, tout le temps créatif et toujours surprenant. Comme une jubilatoire variation de nos destins contrariés, une tempête d’optimisme qui abat les funestes prédestinations. Un chauffeur routier allergique aux plumes, mélomane et poète qui passe par là : « Pour l’embonpoint de ce chaste sein » entonne-t-il soudainement à la vue de Paulette. La poésie se loge dans chaque recoin des plans de Linda veut du poulet !
C’est profondément généreux, humaniste et solidaire. C’est aussi complètement hilarant dans ce contraste permanent qui vire au tendre burlesque. Ça foisonne de jouissives dingueries, c’est tout à la fois esthétique et troublant d'emotions. Ajoutez la délicieuse et envoutante Juliette Armanet au générique, et dans cette réussite de tous les choix scénaristiques, de narration, de mise en scène, du trait de crayons, de voix, vous obtenez un petit chef d’œuvre d’animé.
Linda veut du poulet !, c’est une formidable déclaration d’amour à l’amour filial. « La recette du poulet aux poivrons, c’est celle de mon père « , alors Linda veut du poulet! , et nous aussi, follement…