Empire Of Light
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286 critiques spectateurs

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aldelannoy
aldelannoy

53 abonnés 374 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 février 2023
Il y a les bons, Hillary (! on est dans un film marqué gauche anglosaxonne) et Stephen. Ils sont bons et quelque part malheureux, forcément. Parce que quand on a bon cœur, vous savez bien, les gens sont si méchants. La première est une femme déjà âgée, seule (sans son chat) et dont le patron, vieux et marié, abuse, forcément. Le second est noir mais c'est surtout un "bon", un genre de christ descendu de nulle part. Il est juste beau, et bon. Lui non plus n'a pas d'amis, ni de famille (il est de loin, des îles, c'est pratique). C'est merveilleux car du coup c'est un pur esprit sans attache et sans pression culturelle qui s'exerce sur lui. Le principal problème de ce film est que ce personnage censé être montré comme vraisemblable ne l'est "scientifiquement" pas tant il correspond à un type anthropologique qui n'existe pas, le pur esprit sans amis, beau et cependant généreux et bon. Cela fait que quand lui désire une femme, mettons Hillary, c'est pur, ce n'est pas comme le patron. Vous savez bien ! Il y a le bon chasseur, il tire, mais c'est un bon chasseur. Et puis il y a le mauvais chasseur, il tire aussi, comme le patron d'Hillary, mais lui, c'est un mauvais chasseur, forcément. Ben oui.
En dehors de ce qui fait de ce film un film anglais de la famille cinématographique (sans faire pas de politique, en ne parlant que de cinéma) des films de la gauche hollywoodienne la plus caricaturale et insupportable dans sa manière de faire la morale (avec les pires rôles de Robert de Niro et Meryl Streep), c'est bien réalisé. Il faut cependant supporter l'incohérence d'un scénario qui se veut réaliste.
Bon courage.
Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 mars 2023
Dans le cinéma de Sam Mendes, tout est propre et net, chaque chose est parfaitement à la place requise, et rien de dépasse.

Empire of light ne déroge pas à cette règle : les lieux abandonnés, même envahis par les pigeons, y sont aussi propres et esthétiques que ne l'étaient les jolies tranchées proprettes de 1917.

Pour ma part, cette recherche constante de perfection me fatigue. Je me lasse très vite des plans hyper-symétriques et des travellings onctueux, d'autant que le propos du film est nimbé d'une ambiance doucereuse assez indigeste. On est ici dans un monde où la dépression se matérialise par un bain avec des bougies, et la joie par un pigeon qui s'envole.

Dans cet univers aseptisé dans lequel tous les personnages secondaires semblent réduits à des caricatures ou des ectoplasmes (la mère de Stephen par exemple est très mal jouée, me semble-t-il), j'ai eu bien du mal à croire dans l'histoire d'amour qui m'était contée. Michael Ward est aussi lisse que les décors du film, et il faut le génie d'Olivia Colman pour sauver - un peu - Empire of light, et sortir le film de sa gangue de formalisme forcené.

Pour finir, ne cherchez pas ici de déclaration d'amour au septième art, la thématique de la séance de cinéma n'intervient que très tardivement dans le film, et de façon absolument accessoire.

Pour les adeptes d'esthétisme réfrigéré et de performance d'actrice.
Le cinéphile

791 abonnés 2 796 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 février 2023
Avec Empire Of Light, Sam Mendes signe un film sensible, mais qui manque paradoxalement d'émotion. Il propose une œuvre qui rend hommage au 7e art comme échappatoire, sur fond de romance sociale et politique. Sauf que la recette ne prend pas totalement...

https://www.justfocus.fr/cinema/empire-of-light-sam-mendes-rate-sa-declaration-damour-au-cinema.html
Ufuk K

617 abonnés 1 721 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 mars 2023
"Empire of Light" de Sam Mendes (1917, American Beauty….) qui a obtenu 3 nominations aux Bafta Awards cette année est un drame romantique avec des qualités. En effet le célèbre réalisateur délaisse les gros succès pour un film plus intimiste qui dégage de la tendresse et de la mélancolie en abordant des thématiques graves ( le racisme, la maladie mentale…) avec un duo à l'écran qui fonctionne parfaitement bien ( Olivia Colman et mention spéciale à Micheal Ward ) malgré quelques faiblesses et longueurs scénaristiques.
Simon Bernard
Simon Bernard

206 abonnés 689 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 mars 2023
Empire Of Light est l'histoire d'une rencontre entre deux employés de cinéma dans une petite ville anglaise au bord de la mer. Il est un jeune homme noir, elle est une femme plus âgée blanche. Le film aborde plusieurs sujets de front (racisme, magie du cinéma, maladie) et d'autres en filigrane, le tout dans une ambiance d'un esthétisme rare. Le réalisateur prend plaisir à déjouer les attendus, les clichés qu'inconsciemment nous créons sur ces personnages. Ces derniers sont complexes, changeants, rafraîchissants tant ils sont humains, et c'est grâce à un duo d'acteurs sublimes. Un joli conte qui aurait mérité un tout petit peu plus de punch et d'angles.
François Huzar
François Huzar

10 abonnés 83 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 février 2023
Malgré ses indéniables qualités, le nouveau film de Sam Mendes se révèle laborieux et sans émotion. C’est un échec cruel pour l’un des cinéastes les plus doués de sa génération. Plat et ennuyeux, le film n’arrive jamais à être autre chose qu’une somme d’intentions, mal ficelées entre elles.

Critique complète sur Le Huzar sur le toit : https://lehuzarsurletoit.substack.com/p/empire-of-light-le-premier-faux-pas
islander29

1 028 abonnés 2 662 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 mars 2023
Cela faisait longtemps, que je n'avais été aussi ému au cinéma....Le film est un drame des années 80, 81 qui se passe entre les employés d'un très grand cinéma (une seule salle gigantesque, pas de multiplexe à l'époque) "L''EMPIRE" situé sur la côte Sud de l'Angleterre...Il convient de mettre en valeur, en exergue, la qualité de la photographie et de la lumière...C'est souvent, beau, avec des extérieurs magnifiques notamment de bord de mer...L'histoire d'amour se situe entre le drame romantique , ' amoureux et le racisme primaire de la société anglaise, beaucoup de dérives parfois....Le couple est magnifiquement interprété par Olivia Colman et Michael Ward,.....Les dialogues sont justes et touchants, je n'ai pas regardé ma montre une seule fois, tant l'émotion est palpable au travers des dialogues, de la musique, de la photographie et du scénario....C'est du grand romantisme anglais, il y a eu des précédents , avec une peinture sociale subtile et de l'émotion donc au travers du scénario.....Notons de beaux et importants seconds rôles (Colin Firth, le directeur du cinéma, Toby Jones, le projectionniste, un film classique donc et que je conseille vraiment, de par le message et l'émotion.....Bonne séance.
Chris58640
Chris58640

259 abonnés 830 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 mars 2023
Après Steven Spielberg et Damian Chazelle, c’est au tour de Sam Mendes de célébrer le cinéma mais en prenant un angle différent. Au lieu de célébrer ceux qui le font, il choisit de tourner sa caméra vers ceux qui le projette, le font vivre, et aussi vers ceux qui le regarde. Sam Mendes nous offre un film superbement réalisé, avec notamment un travail sur la lumière tout à fait remarquable. Que ce soit la lumière des néons, celle du jour, celle des réverbères, celle des projecteurs ou celle des feux d’artifices, le bien nommé « Empire of Light » bénéficie d’une photographie et d’un travail sur l’image qui saute aux yeux. Sur le papier on se dit que le sujet ne va pas être propice au dynamisme et au rythme, qu’il y a un risque qu’on s’ennuie à côtoyer ces deux personnages un peu perdus dans un monde trop hostile pour eux. Et bien pas du tout, on ne s’ennuie pas devant « Empire of Light », même si il y a des scènes un peu silencieuses, même si film est chiche côté humour et joie de vivre, il est suffisamment rythmé pour tenir la route deux heures durant. Il y a des scènes fortes, très fortes même et qui prennent aux tripes spoiler: (l’attaque des skinheads sur le cinéma, qui commence comme un gentil défilé de vespa et se termine en lynchage est aussi courte qu’elle est anxiogène),
et certaines scènes mettent bien en valeur la maladie mentale du personnage d’Hilary spoiler: (la scène du château de sable, celle de l’avant première, celle de l’appartement)
, car le personnage central du film, c’est elle, c’est Hilary. Et Hilary, c’est Olivia Colman. Elle incarne une Hilary spoiler: clairement bipolaire, qui arrête ses médicaments pensant que ça l’éteint (c’est le verbe qu’elle emploie) et qui se met à alterner épisodes de dépression terrible avec épisodes de frénésie exaltée, clairement une illustration du patient maniaco-dépressif même si le nom de la maladie n’est jamais prononcé.
Olivia Colman est merveilleuse, aussi bouleversante que transpirant la sincérité dans chacune de ses scènes, c’est vraiment une comédienne exceptionnelle de justesse et de sobriété, et ce rôle est l’occasion d’une « masterclass » en la matière. A ses côtés, le jeune Michael Ward ne démérite pas en jeune homme en proie à un racisme qui monte dans la société et le met en position de proie de plus en plus souvent. Il a la révolte sourde de ceux qui serrent les dents et font le dos rond jusqu’au jour où ce ne sera plus possible, et là ils en seront les premières victimes. Le rôle de Stephen est plus « simple » à composer que celui d’Hilary mais Michael Ward s’en sort très bien. Les seconds rôles sont un peu éclipsés par ce couple hors des sentiers battus et même Colin Firth, dans un rôle pourtant très antipathique, ne parvient pas trop à exister face à eux. Sur le scénario, on peut éventuellement trouver un petit peu à redire. Quand je lis ici où là que ce film est un hommage au cinéma, je trouve qu’on exagère un peu. Du cinéma, les personnages n’en voient pas beaucoup, ils en parlent mais ne saisissent pas l’occasion d’en profiter comme si c’était un loisir pour les autres, pas pour eux. Le film aurait pu insister un peu plus sur le côté « consolateur » du cinéma. Et puis, même si le scénario en parle beaucoup, le côté « couple mixte » avec ce que cela suppose de problème n’est pas beaucoup exposé. A part dans deux ou trois scènes (le bus), ce couple si différent ne semble pas perturber tellement Hilary et Michael. Ils ne voient pas le danger, ou plutôt feignent de ne pas le voir mais ce couple est voué à l’échec. A cause de la différence d’âge, de couleur de peau, à cause du contexte, de la maladie, l’histoire d’amour à laquelle on assiste n’a aucune chance dans la durée, on le sait instinctivement d’emblée. Du coup, c’est un peu tragique de voir Hilary tomber amoureuse, on devine que cela ne va pas lui apporter le bonheur mais un bonheur triste. Mais malgré tout cela, le film n’est pas plombant, pas larmoyant, il s’en dégage surtout une grande douceur et une vraie délicatesse. Cette histoire d’amour improbable, une histoire d’amour consolatrice est merveilleusement bien filmée par un Sam Mendes dont on sait depuis « Les Noces Rebelles » qu’il filme les non-dits mieux que personne.
L'ECRAN FOU
L'ECRAN FOU

116 abonnés 217 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 mars 2023
Ainsi, Sam MENDES offre à son tour son ode au cinéma à travers ce drame social sur fond des 80's. Une plongée au coeur de cette romance aux allures de thérapie pour les personnages principaux, sublimé par un aspect formel magistral et une interprétation fabuleuse du casting.
un vrai bijou d'émotion
Ma review complète sur ma chaine YT de L'ECRAN FOU : https://www.youtube.com/watch?v=lQcw9c4wzDQ
jackflash
jackflash

20 abonnés 89 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 mars 2023
Dans la veine du nombrilisme actuel du cinéma pour son autocélébration, Babylon, The Fabelmans, le dernier film de Sam Mendes est une pointure au-dessus. Il sort du lot par son élégance et une désuétude toute britannique. Pour avoir eu lui-même 20 ans au milieu des années 80, Sir Mendes transmet admirablement les derniers moments du cinémascope - 70mn sur grand écran, lumière blanche au charbon de la Rolls-Royce des projos etc, thèmes propices au rêve et à l’évasion et filigrane du film.
Sur fonds de crise des années Thatcher, marquées par les violences skin head, le racisme et la casse sociale, en réalisateur et scénariste confirmé, Mendes peint admirablement l’atmosphère d'un monde en transition qui s’évanouit. Unité de lieu, Empire of Light du nom d’un vieux cinéma art déco, des bords de mer de la côte sud-est anglaise, est le lieu central et unique d'une romance mélo et des ébats amoureux de Hillary, femme à tout faire dépressive qui s’entiche d’un jeune noir immigré en quête de repères.Unité d’action, pas d’amour sans nid d'amour. On suit les abus sexuels un peu glauque dans le bureau du directeur du cinéma, profitant de son pouvoir pour abuser des faiblesses psychologiques d’Hillary dont on partage les ébats éphémères avec Stephen dans une salle désaffectée devenue pigeonnier du vieux ciné.
En contrepoint d’un univers musical rude boy et disques vinyles, ce film coche toutes les cases. Si vous êtes sensible au parfum iodé des stations balnéaires et au charme suranné des côtes sud d'Angleterre, je ne peux que vous prescrire cette cure vivifiante, attachante autant que mélancolique. Mention spéciale à Olivia Colman qui porte le film de bout en bout, limite chef-d'œuvre l'affaire ! 5 étoiles
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

176 abonnés 567 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 mars 2023
Ai vu "Empire of Light" de Sam Mendes. Assurément un des plus grands et beaux films sur le cinéma. Le réalisateur ne raconte pas l'histoire du cinéma comme Damien Chazelle ("Babylon"), ni ses sources d'inspirations comme Steven Spielberg ("The Feldmans"), mais de façon bien plus modeste et universelle rend tout simplement hommage à la salle de cinéma d'une ville de province anglaise (Margate) et à l'équipe de salariés qui la font vivre. Hilary la gérante dépressive, Neil l'ouvreur silencieux mais qui voit tout, Janine la vendeuse punk de confiseries, Norman le projectionniste, Mr Ellis le Directeur et Stephen le nouveau venu, le beau black, bouc émissaire de l'Angleterre Tatchérienne aux débuts des années 80. Tout est cinéma dans ce film sobre et qui dépeint si bien le baume au coeur que peut représenter une séance... de la devanture toute en lumières signe incontestable pour quelqu'un comme moi, que le paradis existe sur terre, du hall magistral promettant un monde de rêves, à la salle digne d'un opéra et de son cérémonial religieux et silencieux, aux fauteuils protecteurs qui tournés vers l'Ecran - Dieu suprême faisant espérer un ailleurs de tous les possibles, de toutes les expériences, de tous les voyages intérieurs... Sam Mendes s'adresse aux passionnés des salles de cinéma à merveille. Olivia Colman est bouleversante dans le rôle de cette femme tourmentée dont on ne connaitra jamais les causes, qui s'éveille à l'amour et aux autres dans ce décor presque unique qu'est le complexe de deux salles "L'Empire". La mise en scène est absolument prodigieuse, pas un plan qui n'est pas du cinéma. La caméra de Sam Mendes transcende totalement les deux décors que sont la petite citée balnéaire et l'immense cinéma en front de mer. Nous sommes face à une histoire banale où les petits évènements quotidiens se déroulent au fur et à mesure de cette vie planifiée par les horaires des séances. Que de toutes petites choses minuscules mais filmées avec brio, totalement magnifiées par la couleur, le cadrage, la musique, l'éclairage... C'est exactement ça le cinéma.
cortomanu
cortomanu

85 abonnés 448 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 mars 2023
Il y avait longtemps que je n'avais pas mis 5* à un film. C'est pour celui-ci.
Empire of light pourrait être un film sur l'importance du cinéma, comme lieu et comme moyen d'expression. C'est bien plus que cela.
Ça pourrait être un film sur l'expression des sentiments et des vies qui l'expriment, à travers différents portraits. C'est bien mieux que ça.
Ça pourrait être un rappel salutaire sur les montées de l'extrémisme et de l'intolérance que nous vivons à travers l'évocation des années Thatcher dans le film. Ça l'est et plus encore.
Sans esbroufe, sans en faire des tonnes, avec des acteurs au cordeau, Sam Mendès fait un film aussi juste que retenu. Un film touchant et généreux.
Bravo et merci.
Boulanger_bernard
Boulanger_bernard

21 abonnés 91 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 mars 2023
Beau film,qui nous amène dans un cinéma au cinéma,avec les années 1980, le racisme cette plaie .et des personnages qui ont un mal de vivre et en même temps une belle solidarité.
Et la magie du cinéma qui peut nous consoler.
Jipéhel
Jipéhel

101 abonnés 601 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 mars 2023
Cinéma Paradiso à l’anglaise

Depuis 1999 et son magnifique American Beauty, Sam Mendes ne m’a jamais déçu. On se souvient avec plaisir et émotion des Noces Rebelles, Les sentiers de la perdition, Skyfall, 007 Spectre et dernièrement 1917. Aujourd’hui, quand on me dit que ce drame dure 120 minutes, j’ai du mal à le croire, tant elles passent vite. Hilary est responsable d’un cinéma dans une ville balnéaire anglaise et tente de préserver sa santé mentale fragile. Stephen est un nouvel employé qui n’aspire qu’à quitter cette petite ville de province où chaque jour peut vite se transformer en épreuve. En se rapprochant l’un de l’autre, ils vont apprendre à soigner leurs blessures grâce à la musique, au cinéma et au sentiment d’appartenance à un groupe... Une nouvelle ode au 7ème Art, bouleversante et esthétiquement très réussie. Sam Mendès est un grand.
C’est le premier scénario que Sam Mendes a entièrement écrit ex nihilo, sans la contribution d'aucun autre auteur. Il s'est inspiré de ses souvenirs et de ceux de ses amis d'enfance qui ont traversé, les années 70, un moment de grands bouleversements politiques au Royaume-Uni, dans un contexte inflammable de racisme et en même temps, une période incroyable pour la musique et la culture en général très créative, très politisée, très galvanisante. Pour la 5ème fois, Mendès a fait appel au directeur de la photographie Roger Deakins, quinze fois nommé et deux fois primé aux Oscars. C’est un des grands atouts de cette production avec une multitude de plans dignes des tableaux d’Edward Hooper. Ils ont trouvé à Margate, une ville située sur la rive nord du Kent, dont l’envergure confère une poésie et une dimension toute cinématographique, un lieu idéal pour planter leurs caméras. - C'est là que Turner a peint ses toiles les plus célèbres, parce que, disait-il, le ciel y était le plus beau d'Europe -. La musique est également un élément clé du film. Mais outre ces réussites techniques et un scénario virtuose, le casting s’avère prépondérant dans la réussite de cette pépite que tous les amoureux du cinéma doivent courir voir… Un must !
En 20 ans de carrière, la magnifique Olivia Colman se sera surtout consacrée aux séries et au doublage de films d’animations. Et c’est bien dommage, car à chaque fois qu’on la voit sur grand écran – La favorite, The Father, The Lobster -, c’est un régal. Elle donne ici encore une démonstration de l’étendue de son talent. Son couple avec Micheal Ward, - pour son 1er grand rôle -, fonctionne à merveille. Citons encore Toby Jones, Colin Firth, Tom Brooke, Tanya Moodie, Hannah Onslow, Crystal Clarke, tous à la hauteur des ambitions d’un grand film. Encore un film magique, chaleureux et puissant sur l’amour que l’on peut – que l’on doit – porter à cet art pas comme les autres, mais qui n’oublie pas en route son drame social et sa romance impossible. Tout est là, pour un nouveau chef d’œuvre. Quand on pense que Sam Mendès a encore 5 films à sortir….
jean D.
jean D.

4 abonnés 10 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 mars 2023
La perfection, est-ce possible ? Avec Empire of Light, oui. La photo, les acteurs l’histoire, les personnages, l’esthétique du lieu. Tout est là, l’émotion, la beauté. J’étais en dehors du temps pendant ce long et beau film. Quelle belle histoire du cinéma. Les bobines, les projecteurs, le projectionniste, l’arc électrique avec les charbons.
Et l’émotion que nous transmettent Olivia Colman et Michael Ward, inoubliable. Tous les acteurs sont extraordinaires. Merci.
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