Empire Of Light
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Emmanuel Cockpit
Emmanuel Cockpit

91 abonnés 1 480 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 avril 2023
On connait Sam Mendes pour « American Beauty » avec sa mélancolie omni présente, réalisateur de l’émouvant « Les noces rebelles » ou dans un des meilleurs James Bond avec « Skyfall ».
Dans « Empire of light » il revient teinter sa réalisation d’une mélancolie qui s’appuie sur la vie d’un cinéma en 1980 avec ses fastes et son personnel. C’est l’histoire d’une femme blanche en fin de quarantaine qui rencontre un homme noir deux fois plus jeune en pleine période de mouvement sociaux et de racisme dans l’Angleterre sous Thatcher. Olivia Coleman et Michael Ward forment un duo délicat et passionné, sans oublier l’attachant Toby Jones, un des deux prospecteurs de métaux dans le merveilleux « Detectorists », qui communique le plaisir de son métier de projectionniste en nous expliquant que « notre nerf optique est trompé par des images fixes séparées d’une bande noire qui visualisées à 24 images par seconde nous donnent l’impression de mouvement, de la vie ».
C’est un hommage intimiste et percutant au cinéma à l’ancienne qui tape en plein cœur, c’est émouvant et délicat.
pasrodes r.
pasrodes r.

1 abonné 24 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 avril 2023
C'est grâce à des films comme lui là que toute la puissance émotionnelle du cinéma et notamment sur grand écran se déploie. Un chef d'oeuvre.
gerald b.
gerald b.

17 abonnés 152 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 avril 2023
Comme son titre l'indique il est question de lumière ici. Et d'abord celle qui jaillit du projecteur de cinéma.
Ce film extrêmement sensible et plein de nostalgie (à mille lieues du "Fabelmans" lisse de Spiedberg) navigue à la recherche d'un monde qui n'existe plus. Il retrace les coulisses, la vie cachée du personnel d'une vieille salle de cinéma qui a envie de retrouver ses couleurs. Mendes filme cette salle comme le lieu de la magie, le lieu où dans les ténèbres jaillit la lumière, un lieu de désir. C'est le lieu du rêve aussi, où l'on vient se réfugier lorsque l'espoir s'amenuise.
Cette lumière c'est la chaleur humaine, la délicatesse de celui qui se soucie de sauver un vulgaire pigeon, c'est la lumière de l'amitié.
La différence est évoquée, à travers la relation improbable entre deux personnes seules, ou rejetées.
La lumière vient aussi d'Olivia Coleman, actrice exigeante, qui se bonifie film après film. Ici, elle est tout simplement extraordinaire, femme malade dans une société malade.
Certains pourront trouver cette histoire trop superficielle et sans sujet, je trouve au contraire qu'on a l'impression de suivre une vraie histoire, originale, âpre, surprenante, et pas une énième mise en image d'un scénario cousu de fil blanc.
A la fois déclaration d'amour à la salle de cinéma et ode à la différence et à la résistance dans une société dure, "Empire of light" est pour moi un film sur l'humanité, bouleversant et d'une grande élégance visuelle.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 3 avril 2023
Morceaux de vies intenses prenant place dans une image magnifique, c'est un beau moment passé avec des acteurs.ices extrêmement justes.
Arthur Brondy

302 abonnés 1 490 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 avril 2023
Empire of light est un grand moment de cinéma. Sam Mendes nous plonge au cœur d’un cinéma pour clamer son amour du septième art. L’équipe de l’Empire affronte les démons de Hillary, et dans le même temps un racisme décomplexé, qui frappe Stephen. Casting extraordinaire. Réalisation magnifique. Très beau film.
Laurence B
Laurence B

7 abonnés 60 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 avril 2023
J'ai vraiment beaucoup aimé ce film divinement interprété par une Olivia Colman extraordinaire de sensibilité et d'émotions qui porte le film, mais aussi soutenue par de bons acteurs secondaires. La photo y est magnifique, les messages passent bien et on rentre facilement dans cette histoire d'une Angleterre des années 80 et de ses dérives. Un très bon moment de cinéma!
Pascal
Pascal

256 abonnés 2 476 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 avril 2023
Cineaste anglais qui fit l'essentiel de sa carriere aux usa, Sam Mendes alterna films commerciaux de qualite avec opus plus intimistes.

Auteur actuel de neuf longs metrages ( dont " american beauty" et " noces rebelles" - selon moi ses meilleures reussites), Mendes revient sur sa terre natale pour proposer un hommage au cinema, mais aussi et surtout sur la vie des gens marginalises ( ici par leur etat psychique, leur couleur de peau, ou domines par leurs nevroses).

Le pari n'etait pas facile et pourtant Mendes reussit avec " empire of light" son opus le plus bouleversant et certainement un des sommets de sa filmographie.

Finalement, film d'art et essai pourvu de beaucoup de moyens ( photo, decor, sont formidables) il deconcertera sans doute les amateurs des opus grand public du cineaste.

Par contre, les amateurs de films instrospectifs et delicats se precipiteront pour voir " empire of light", auquel je n'ai trouve aucune longueur ( comme je l'ai lu et entendu au masque et la plume).

J'ai eu un gros coup de coeur en voyant cet " empire..." soutenu par une distribution uniformement remarquable et magnifiquement dirigee.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 2 avril 2023
Ce film est beau et poétique, touchant et parfois frappant. Sa finesse sublime avec sobriété les nombreux thèmes qu’il aborde (notamment le cinéma, le racisme, la maladie psychiatrique et d’autres que je vous laisse découvrir), mieux que Babylone pour reprendre la comparaison souvent faite ici, qui usait assez lourdement de ses effets. tres bon film en tout cas (mais les histoires des nobody ennuyent certains publics)
SYLVIE O.......
SYLVIE O.......

27 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 mars 2023
Ce film aborde d'une façon respectueuse les problèmes psychiatriques et l'isolement qui en découlent
La rencontre de 2 êtres méprisés et isolés l'un par sa couleur de peau l'autre par son humeur instable
Malgré cela une lueur d'espoir apparaît
DESFLIMS
DESFLIMS

53 abonnés 158 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 mars 2023
UN RAYON DE LUMIÈRE DANS L'OBSCURITÉ

Résumé à la con : Une nana en trouple avec la solitude et ses troubles va finalement s’ouvrir aux autres pour tenter de retrouver le goût de la vie.

L’avis cool : 3, 2, 1… Après Spielberg et Chazelle juste avant lui, c’est désormais au tour de Sam Mendes de nous raconter sa petite histoire d’amour avec le cinéma. Auréolé d’un titre aussi lumineux qu’EMPIRE OF LIGHT, autant vous dire que l’on attendait la lumière au tournant sur ce film et on vous confirme que cet aspect-là est vraiment de toute beauté. Les personnages sont complexes et formidablement bien écrits. Olivia Colman égale à elle-même livre une performance éblouissante et le sculpturale Micheal Ward ne démérite pas à ses côtés.

L’avis moins cool : Et soudain, patatras ! Alors que la première demi-heure nous promettait un avenir réjouissant, plus l’histoire se déroule et plus on perd le propos. Entre questionnements sur le racisme, lutte des classes, la romance, le mélo, la santé mentale, et le cinéma, cet excès de générosité nous embrouille et tout se mélange. À tel point que l’on a du mal à saisir ce que Sammy chercher réellement à nous raconter. Ce manque d’harmonie finit par nuire gravement à un film qui aurait logiquement dû nous transcender.

Si tu veux découvrir l’oeuvre de Sammy sous son meilleur jour:
- AMERICAN BEAUTY, 2000 - Sam Mendes
- 1917, 2020 - Sam Mendes
Isabel I.
Isabel I.

50 abonnés 317 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 mars 2023
Parfois je reproche la multitude de thèmes à certains films, ici c'est au contraire sa qualité. C'est un film très abouti qui aborde plusieurs facettes d'une angleterre des années 80. Chronique d'une peinture sociale, d'une époque , il y a 40 ans, dans le Kent, tout en suivant l'intime de deux personnages et ce qu'on pourrait appeler leur histoire d'amour.
Hilary femme blanche , la cinquantaine, seule fragile, parfois en déséquilibre psychologique, ancrée dans un triste quotidien. Stephen jeune homme noir ,isolé parfois victime d'un racisme violent (apogée  et divisons des skinheads*) qui veut s' échapper vers d'autres vies . Si différents   mais  si semblables à travers leurs blessures , parcequ'ils sont malmenés par la vie ;  malgré ce qui les séparent ils se réparent ensemble, presque en secret . Belle métaphore du pigeon blessé qui reprend son envol grâce à l'attention commune de ce couple en souffrance.
Joli moment de transmission entre le projectionniste Norman et Stephen dans la cabine où  le monde des possibles commence, fictions chimériques.
Parce que Oui, c'est aussi un hommage vibrant  au cinéma   qui devient thérapie au spleen , résurrection pour donner l'envie de vivre.  Après Babylon, The Fabelmans,  Empire  of light est de nouveau dédié au 7ième art. Le cinéma refuge pour se cacher , se réfugier, s'aimer, s'évader, se soigner ... lieu de rêve où l'on peut s'imaginer une autre existence.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 786 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 mars 2023
Ce film est un retour aux sources pour Sam Mendes, au cinéma intimiste qui l’a fait connaitre et dont il s’était éloigné. A l’instar de ces comparses (Damien Chazelle, Paul Thomas Anderson et Steven Spielberg), lui aussi, décide de mettre à l’honneur le 7ème art à travers ce film. « Empire of light », le bien nommé, est un cinéma Art Déco tout autant désuet qu’il est magnifique et magique, au sein duquel se déroulera l’intrigue. Ce cinéma sent la fin de règne du cinéma, et à travers ce film, Sam Mendes tient à montrer au combien le 7ème art est porteur de valeurs morales, de partage, d’amour et d’humanité. Au moment où les plateformes individualisent la consommation de fiction filmées, il met en avant la dimension collective de la salle. Comme Spielberg, il met aussi un peu de lui-même dans ce récit avec un personnage principal proche de sa propre mère, une femme bipolaire.
Sam Mendes est toujours aussi habile pour mettre en image une histoire, l’atmosphère ouatée des salles et le romantisme fou des relations humaines sont transcendées par un talent énorme de la mise en scène. C’est un film d’ambiance formidable, on aurait envie de connaitre les personnages du film et fréquenter ces lieux.
De fait, on aurait aimé voir un chef d’œuvre, mais l’inexpérience à l’écriture de Sam Mendes qui écrit ici son premier scénario se ressent bien malheureusement. Son thème central serait la magie du cinéma, ou une romance, ou le racisme ambiant, ou la précarité mentale, ou le sort fait aux femmes par les hommes ; et bien tous ces thèmes à la fois, et au bout du compte, aucun. Son scénario ne parvient pas à faire cohabiter tous ces thèmes, et prenant du recul, le film ressemble à un très élégant fourre-tout artificiel.
Cependant l’émotion affleure tout le long du film grâce à un beau duo formé par Olivia Colman et Michael Ward.
Trop dommage d’avoir presque réussi le pendant de « American beauty ».

TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT.COM
Emanuel D.
Emanuel D.

4 abonnés 33 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 mars 2023
Superbe...émouvant..touchant..intelligent..un hommage au cinéma magnifique dans tout ce que l'image peut offrir en terme de guérison..entre l'éphémère et l'éternité..à voir immédiatement !!!
schnoupette
schnoupette

4 abonnés 45 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 mars 2023
Film spendide d'intelligence et de sensibilité porté par des comédiens merveilleux! Merci pour ce moment si intense et si marquant. Je le recommande absolument.
Ninideslaux
Ninideslaux

106 abonnés 285 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 mars 2023
          A vrai dire, j'ai du mal à retrouver le metteur en scène enthousiasmant, presque à la limite du sulfureux, des Sentiers de la Perdition et d'American Beauty. Il y a quelque chose de mou et de préchi précha dans Empire of Light, qui empêche de se passionner pour ce qui se passe sur l'écran.
        Mais il y a en fait plusieurs films dans le film, plusieurs thèmes dont l'un auquel on adhère complètement: une déclaration d'amour au cinéma. Au cinéma de Papa. Au cinéma Paradiso. A ces salles solennelles peluchées de rouge, où on se rendait comma à une fête (et, pour que la fête soit complète, avec une confiserie ou un sachet de pop-corn), pour voir la sortie de la semaine sur grand écran -pas un mouchoir de poche, pas un écran d'ordinateur ou, pire, de smartphone!
          Ca se passe dans une de ces villes balnéaires anglaises où il faut être anglais pour avoir envie de se baigner. Le cinéma donne sur la plage, majestueux, énorme -toute une  partie est désaffectée d'ailleurs-, sous un grand toit terrasse. Hilary (Olivia Colman) en est la gérante. On sait dès le départ qu'elle est bipolaire puisqu'on la voit chez son médecin traitant qui lui prescrit du lithium. Mais elle semble très bien, souriante et attachée à ce cinéma qui est son univers. A part ça, elle pratique la danse de salon et sa vie sentimentale se résume à des étreintes brèves, particulièrement peu romantiques, avec le patron du cinéma (Colin Firth, oh comme il a vieilli lui qui était si séduisant...)
          Arrive un nouvel employé, Stephen (Micheal Ward), qui est jeune, beau et noir. Qui a été reculé à l'université d'architecture et est harcelé par les skinheads, du genre racistes, néonazis et amateurs de battes de base-ball. Hilary se charge de le former et ces deux marginaux se soutiennent mutuellement. Malheureusement Sam Mendès fait dégénérer cette histoire d'amitié, de solidarité, en liaison et là, franchement, ce n'est plus trop crédible. A noter un très joli second rôle, Norman (Toby Jones), le projectionniste fou de son métier et du cinéma, tellement heureux d'initier le nouveau à la technique de projection (ouais, ça se faisait pas tout seul dans ce temps là..)

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