Empire Of Light
Note moyenne
3,9
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286 critiques spectateurs

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belmoute
belmoute

8 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 mars 2026
Un film mélancolique et lumineux sur les fêlures, la douceur et ce que le cinéma peut réparer en nous. Olivia Colman y est magnifique, dans une œuvre fragile et profondément sensible.
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 novembre 2025
Le réalisateur Sam Mendes retrouve un cinéma à petite échelle avec ce drame se déroulant au sein d’un cinéma dans l’Angleterre des années 80. Plus qu’un hommage au 7ème art, le cinéaste convoque avec une touche de mélancolie sa propre vision de ce que doit représenter un film pour le spectateur. Organique, généreux, touchant et serti d’une photographie magnifique servant d’écrin pour une formidable distribution emmenée par la composition éclatante d’Olivia Colman campant une femme d’âge mure dont le travail au sein du cinéma lui permet de briser sa solitude. Le récit s’emmêle parfois les pinceaux en croisant maladroitement la romance, l’étude sociale dans un pays marqué par le racisme et la politique thatchérienne. Néanmoins, la beauté de l’ensemble emporte l’adhésion emmenant le spectateur dans des cimes aériennes.
CloakBack
CloakBack

6 abonnés 347 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 juillet 2025
Amour, mémoire et cinéma dans une Angleterre crépusculaire. Atmosphère mélancolique.

Empire of Light est un film pudique et sensible, porté par une douceur mélancolique. Il suit Hilary, femme isolée, abîmée par une maladie mentale qui l’a privée de tout élan. Et Stephen, jeune homme noir confronté au racisme ordinaire de l’Angleterre des années Thatcher. Leur lien improbable prend vie dans un cinéma en déclin, à la fois décor réel et métaphore discrète de leurs blessures. Le titre évoque un lieu d’évasion, mais aussi une tension constante entre lumière et obscurité, entre beauté et souffrance.

Hilary, qui y travaille, ne regarde même plus les films projetés. Elle s’est coupée de cette lumière. Sa rencontre avec Stephen agit comme une fissure dans le mur, un souffle d’espoir. Mais le film ne promet pas de miracle, seulement des instants de beauté fragile. Ce lien devient un refuge éphémère dans une société fatiguée, marquée par le racisme, l’isolement et la perte de repères. Et malgré son cadre des années 80, Empire of Light entre étrangement en résonance avec notre époque.

La mise en scène de Sam Mendes est d’une élégance absolue. Les cadres sont magnifiques, baignés dans une lumière travaillée. Toutefois, le film reste contemplatif, linéaire, sans véritable climax. Il préfère s’effriter doucement que de forcer le drame, assumant un rythme lent et introspectif.

Les thématiques sont nombreuses : santé mentale, racisme, mémoire, art, amour intergénérationnel, politique sociale… mais elles restent en surface. Cette pudeur touche par moments, mais donne aussi l’impression d’un récit trop dispersé, qui effleure sans approfondir. On perçoit parfois une mécanique à cocher des cases plus qu’une vraie immersion.

Olivia Colman est bouleversante. Elle incarne Hilary avec retenue, douleur, éclats discrets. Michael Ward, face à elle, est juste et sobre. Leur relation, bien que touchante, interroge : l’écart d’âge, de vécu, de situation reste peu justifié. Le film ne nous permet jamais vraiment de comprendre ce que Stephen trouve en elle. Leur lien fonctionne davantage comme un symbole que comme une tension crédible.

Ce n’est pas un hommage flamboyant au cinéma. Empire of Light choisit la retenue. Pour un film qui se déroule dans une salle obscure, il évoque le 7ᵉ art avec discrétion, presque en creux. Mais il glisse tout de même une idée belle et simple : le cinéma ne répare pas tout, mais il peut, parfois, faire entrer un peu de lumière dans la vie. Et c’est déjà beaucoup.
Helena123456
Helena123456

2 abonnés 25 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 mars 2025
Pourquoi ne parle-t-on pas plus de ce film splendide ?? Les plans sont doux et saisissant à la fois. Le jeu d'acteur d'Olivia Colman est comme d'habitude bluffant et ultra émouvant. L'histoire et prenante et les sentiments des femmes de plus de 50 ans sont enfin pris en compte dans cette ode à l'amour, quel qu'il soit.
Anaëlle L
Anaëlle L

2 abonnés 5 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 mars 2025
Très beau film sur deux personnes qui n'auraient rien en commun à première vue entre Une femme à la quarantaine, solitaire et souffrant de troubles bipolaires et un jeune homme noir dans les années 80, sujet au racisme. J'ai beaucoup aimé ce film car je l'ai trouvé très bien joué est touchant. La sobriété de la réalisation nous permet de profiter de la simplicité et de la beauté de cette rencontre. C'est aussi un bel hommage au cinéma, avec Hillary qui regarde un film à la fin. Petit plus aussi à la manière dont les personnes souffrant de maladies mentales sont perçues, que ce soit par l'entourage ou par même les psychiatres, parfois froids et inhumains alors qu'ils devraient être justement le contraire.
corpeziz_
corpeziz_

6 abonnés 16 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 novembre 2024
C’est un bon films dans l’ensemble.
On y retrouve les veille tradition. Les accessoires et les décors y sont soignés dans ce films. J’aime l’ambiance générale. Le jeux d’acteur y est précis.
Jolie scénario.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 octobre 2024
Le film reprend grosso modo de thème de « loin du paradis ».
Il y a une ambiance très réussie qui piétine à la façon des héros sur leur propre sort.
Le film décrit une rencontre en fait banale mais s’avère pudique et jolie.
Valbd22
Valbd22

21 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 septembre 2024
Effectivement très bon film. Charmant et touchant. Je recommande . Acteurs et actrices très bien. Je recommande 
Y Leca
Y Leca

46 abonnés 1 174 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 août 2024
Tout est beau dans ce film : la photo, les cadrages (les lieux, superbe cinéma et côte anglaise, s'y prêtent et Mendes les magnifie), le scénario, la musique au piano et les acteurs (Olivia Coleman extraordinaire en bipolaire). Superbe réalisation.
Bernard Boulanger
Bernard Boulanger

6 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 août 2024
Très très grand film .
Superbes acteurs et une grande actrice.
Un très bon moment de cinéma on entre dans un cinéma et on y voit un film merveilleux
utadabottle
utadabottle

1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 août 2024
Dès le début de ce film, on passe de la surface du personnage joué par Olivia Coleman, à son intimité intérieure et extérieure, cela continue pendant tout le film que ce soit à haute voix ou par des expressions faciales. Olivia Coleman comme à son habitude joue parfaitement toutes les nuances d'émotions et ici surtout le fait d'être au bord de tout. Michael Ward Stephen est lui aussi fort dans son jeu, malgré le fait que son personnage s'exprime avec douceur et subtilité. La rencontre de leurs personnages, de leurs combats quotidien et le soutien, qu'ils ont l'un envers l'autre, nous touche directement. Sans compter, le reste de leurs collègues qui par leur humour, leurs observations silencieuses des uns et des autres, toujours sans jugement et leur soutien intervenant de manière opportune. Tout ça pour dire que l'empathie et la bienveillance sont dissolus tout au long du film et ça fait du bien. Petite pensée pour Colin Firth, que je n'attendais pas dans ce type de rôle, mais tristement bon.
laurie james
laurie james

23 abonnés 218 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 juin 2024
Ce film brille avant tout par sa magnifique photographie et son impeccable interprétation.
La presque totalité de l’action se déroule dans un vieux cinéma à la beauté surannée. La salle du dernier étage, ouverte à tout vent, avec son vieux piano et colonisée par les pigeons reflète le propos du film nostalgique et mélancolique.
Un petit bémol cependant l’histoire d’amour entre Hilary et Stephen est assez peu crédible. En effet si l’on peut aisément imaginer qu’elle puisse s’éprendre d’un beau jeune homme noir, il est plus difficile de croire à un attachement sentimental envers une femme entre deux âges dépressive et mal fagotée même si Olivia Coleman sait rendre cette femme absolument émouvante.
Une très belle ode au cinéma tel que nous l'aimons.
PauloVentura
PauloVentura

2 abonnés 21 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 1 juin 2024
Dans ma tête Sam Mendes est un très bon réalisateur. Jarhead est un chef d'oeuvre et le reste de sa filmographie est très bon (je n'ai pas vu les James Bond). J'étais donc curieux de voir Empire of Light.

Vous l'avez vu à la note que je n'ai pas du tout aimé. Le film est plat et chiant à mourir. À l'image de la musique d'ascenseur qui passe tout le long du film. Plus insipide que cette musique ce n'est pas possible je crois. Au delà d'être nulle elle est beaucoup trop présente.

En fait le film se veut sobre et subtil mais il est tout le contraire. À l'image de cette scène où Olivia Colman croise comme par hasard Stephen en ville et se met à le suivre pour observer une scène d'agression raciste. Alors oui, le racisme c'est mal mais j'aimerai que le film fasse un petit effort pour délivrer son message subtilement.

D'ailleurs c'est quoi le message du film ? Ça parle de cinéma, de racisme, de patriarcat, de dépression. Ça met dans un même moule tous les pires trucs de ce monde, ça mélange et ça recrache, ça vomit son message. On dirait vraiment un film d'étudiant qui veut parler de tout mais qui veut se donner un côté retenu et subtil.

Le film décole lors de la scène de l'avant première où le personnage d'Olivia Colman est inquiétant parce qu'on sait qu'elle peut déraper à tout moment. Quand elle expose Colin Firth auprès de sa femme c'est assez jouissif. Mais bon le film retombe juste après dans ses travers et ne décollera plus jamais.

J'ai pas envie d'en parler plus longtemps, j'ai vraiment détesté le film. J'espère que c'est juste un passage à vide pour Sam Mendes. Mais son prochain projet de quatre films sur les Beetles me fait très peur...
Nicolas S
Nicolas S

54 abonnés 667 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 avril 2024
Dans la lignée de ce que Sam Mendes a pu faire ces dernières années, Empire of Light est un film d'un grand classicisme, marqué par le cinéma américain des années 50 et particulièrement par Douglas Sirk. Il raconte une histoire d'amour entre Hilary - une femme entre deux âges qui souffre de schizophrénie - et Stephen - un jeune homme noir qui espère intégrer une université - et se déroule principalement entre les murs d'un beau cinéma Art déco du Sud-est de l'Angleterre, l'Empire. Le film se saisit correctement de son contexte historique - les années Thatcher, la montée de l'extrême droite et des violences racistes - mais convainc surtout quand il dresse un portrait tendre et nuancé de ses personnages, qui sont presque tous fondamentalement bons et sympathiques (cela fait du bien, de temps en temps). Cela donne un film à l'air un peu suranné, à l'image du cinéma où se déroule la majeure partie des scènes ; quelque chose de mélancolique et émouvant.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 avril 2024
Pour son neuvième film depuis 1999 et le succès aussi inattendu que fulgurant d’ « American Beauty » raflant cinq Oscars en 2000 dont quatre majeurs, Sam Mendes revient avec « Empire of Light » à sa première vocation qui le vouait à un cinéma intimiste. Après « Away we go » en 2009, il avait réalisé deux James Bond (« Skyfall » en 2012 et « 007 Spectre » en 2015) avant de s’attaquer à « 1917 » film sur le Premier Conflit Mondial inspiré des souvenirs personnels de son grand-père paternel Alfred Mendes. Ce dernier film fut jugé par certains comme un exercice de style truffé d’effets spéciaux mais sans réelle direction narrative. En trois films, le réalisateur anglais a véritablement assis sa réputation de réalisateur « bankable » avec 1375 millions de dollars de recettes pour un total de budget avoisinant les 600 millions de dollars. Il est vrai que les deux épisodes de la saga James Bond ne présentaient pas de risques financiers majeurs. Il convient de souligner peut-être davantage que Sam Mendes y compris pour ses films les plus personnels n’a jamais fait perdre d’argent à ses producteurs. Il décide donc en 2022 soit 14 ans après « Away we go », film sur le couple comme l’étaient avant lui « American Beauty » et « Les noces rebelles » de revenir à ses premières amours. En regardant « Empire of light » principalement soutenu par la prestation admirable de la toujours étonnante et désormais oscarisée Olivia Colman (« La Favorite » de Yorgos Lanthimos en 2018), on sent très rapidement un réalisateur qui a mûrement réfléchi à ce qu’il allait poser sur l’écran comme si ce long intermède commercial lui avait fait perdre une spontanéité qui s’est un peu enfuie alors que Mendes a désormais 57 ans. Se sentant aussi peut-être attendu au tournant il doit songer à la rentabilité d'un retour aux sources qui pourrait n’être que provisoire, un peu comme Faust devant payer le prix de son éternelle jeunesse, sa célébrité dans le cas d’un Sam Mendes marchant sur des œufs. Le réalisateur qui écrit seul pour la première fois le scénario d’un de ses films n’ignore évidemment pas que le climat sociétal a considérablement évolué tant en Europe qu’aux États-Unis, exigeant certains passages obligés pour que le film soit validé dans l’air du temps. Ainsi dans l’Angleterre thatchérienne qui sert d’écrin à cet hommage au cinéma, il lui faudra évoquer le racisme des skinheads pour cocher la case « oppression des minorités », faire de l’habituellement consensuel Colin Firth un gérant de salles « me too » imposant des rapports sexuels à une de ses salariées. Une chef d’équipe interprétée par Olivia Colman qui aura elle aussi son quart d’heure de revanche, occupant sans y être invitée la scène lors d’une avant-première des « Chariots de feu » où elle réglera définitivement son compte à son violeur. Quand il filmait « American Beauty » et « Les noces rebelles » le jeune Sam Mendes n’avait pas sa caméra si lourdement lestée. Il doit se dire après cette expérience qu’il a sans doute raté quelques bons films à réaliser dans les quinze dernières années. Un choix de carrière que n’ont pas fait des cinéastes de sa génération et de sa trempe au sein desquels se trouvent les trois Anderson (Brad, Paul-Thomas et Wes). Il faut donc se contenter d’un film certes un peu en dedans mais offrant tout de même de très beaux moments comme cette entame où Hillary (Olivia Colman) arrivée avant tout le monde déambule dans ce cinéma d’un autre temps pour prendre ses repères, humer l’atmosphère tout en veillant à ce que les choses soient en ordre pour le cérémonial de l’ouverture des portes du temple. Ce joli ballet du labeur quotidien est formidablement accompagné par la musique de Trent Reznor et Atticus Ross. La relation entre Hillary et le jeune Stephen (Micheal Ward) quoiqu’un peu artificielle en raison des règles à suivre évoquées plus haut est joliment rendue tout comme l’ambiance au sein de l’équipe et la passion du projectionniste (Toby Jones comme toujours convaincant) pour son énorme machinerie magique. Manque on l’a dit la spontanéité que Sam Mendes devra retrouver si on lui en laisse le temps. Mais un film de Sam Mendes reste toujours au-dessus de la moyenne. Vu le peu de succès rencontré par « Empire of Light », il ne serait pas étonnant que lui soit fortement conseillé une adaptation Marvel ou DC Comics pour sa prochaine réalisation. La gloire et la fortune ont parfois leurs revers.
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