Tár
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367 critiques spectateurs

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S5Clem
S5Clem

101 abonnés 548 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 16 janvier 2023
Film soporifique qui s'épanche beaucoup trop en une logorrhée superfétatoire. Lent, triste, monotone, traitant soit disant de la musique mais dont on entend la 1ere note qu'au bout de 45 minutes et où la musique tient une place très anecdotique. Étant percussionniste depuis mes 5 ans je peux affirmer que ce n'est absolument ni un film sur la musique, ni un film pour les musiciens. Moralisateur au possible sur de nombreuses thématiques. Et une fin présomptueuse au possible, comme tout le reste au final.. Regardez plutôt Whiplash
Yves G.

1 856 abonnés 4 064 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 janvier 2023
Lydia Tár (Cate Blanchett) est une star. Elle dirige l’orchestre philharmonique de Berlin, s’apprête à publier sa biographie et à boucler pour la "Deutsche Grammophon" l’enregistrement de l’intégrale des symphonies de Mahler. Accompagnée de Francesca (Noémie Merlant), sa fidèle assistante, elle vit entre New York et Berlin où habitent son épouse Sharon (Nina Hoss), premier violon à la Philharmonie, et leur fille Petra.
La maestro est au sommet de sa carrière. Mais une série d’événements provoquera sa chute.

"Tár" est un film intimidant. Intimidant par les critiques qui le précèdent, par la pluie d’Oscars qui lui est promise. Intimidant par sa durée (2h38). Intimidant par la prestation immédiatement canonisée de Cate Blanchett. Intimidant enfin par son sujet – la musique symphonique – et ses décors – les immenses appartements glacés d’un Berlin automnal.

"Tár" est un film profondément cérébral qui tangente plusieurs sujets très contemporains : la "cancel culture", #MeToo, la masculinité toxique. Il a le culot de les évoquer non pas, comme moult productions hollywoodiennes, au demeurant très réussies, du point de vue de la bien-pensance ou du politiquement correct (je pense à She Said que j’ai beaucoup aimé) mais au contraire à travers une héroïne à laquelle il fait endosser le mauvais rôle. C’est elle qui, dans une scène d’anthologie, ridiculise un de ses élèves, noir qui plus est, pour avoir exprimé son manque de goût pour Bach auquel le jeune homme "woke" reproche d’être un compositeur blanc et cisgenre. C’est elle qui repousse les appels à l’aide d’une de ses anciennes protégées et l’accule au suicide. C’est elle qui, au risque d’humilier son épouse, s’entiche d’une jeune violoncelliste russe, la recrute et la promeut (la façon dont la jeune femme répond à ses avances est remarquable de finesse et de cruauté).

"Tár" n’est pas un film plaisant et ne cherche pas à l’être. Mais est-il pour autant un film déplaisant ? C’est le reproche qu’on pourrait lui faire. C’est le reproche que j’ai été sur le point de lui faire, hésitant jusqu’au point final de cette critique à lui mettre une étoile de moins – là où d’autres peut-être me reprocheront de ne pas lui mettre une étoile de plus.
En particulier, le jeu de Cate Blanchett m’inspire quelques réserves. Cette voix dissonante, dans un concert de louanges, est sacrilège à l’égard de celle qui semble au zénith de sa carrière et dont on voit mal comment l’Oscar pourrait lui échapper. Je reproche à la star australienne son « huppertisation ». Cette accusation cinglante mérite quelques explications. Le principal blâme que j’adresse à la star française est son omniprésence. Je n’en blâme pas Cate Blanchett. Mais je lui reproche de s’enfermer dans le même jeu qu’Isabelle Huppert : celui d’une femme froide et forte, d’une impériale beauté, d’un glaçant égoïsme. Je reproche à ce jeu-là son manque de générosité, de tendresse, de chaleur, d’humour. Je déplore aussi son manque de finesse.

Pour autant, il serait bien mesquin de refuser à "Tár" la place qui lui revient parmi les meilleurs films de cette année nouvelle qui s’annonce décidément très riche. Comme "Babylon", c’est un film exigeant, c’est un film intelligent, c’est un film qui nous élève.
Lolipop
Lolipop

15 abonnés 88 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 janvier 2023
A voir, ne serait-ce que pour l'interprétation magistrale de Cate Blanchett, qui a déjà reçu plusieurs récompenses pour ce film, et pourrait bien prétendre à un troisième oscar. C'est, avec son personnage de Carol, son meilleur rôle. Son interprétation est époustouflante, d'une justesse absolue. Elle disparaît totalement derrière le personnage de Lydia Tár. Peu d'acteurs sont capables de faire oublier ainsi qui ils sont au profit d'un personnage nouveau. Et cette Lydia est complexe, torturée, forte mais cruelle, insaisissable et fascinante, charismatique... et j'en passe.

Je pense quand même ce film est destiné à un public spécifique, il ne sera par forcément accessible à tous. Il y a tellement de détails qu'il faut forcément plusieurs visionnages pour vraiment tout comprendre. On peut très bien le voir sans rien connaître de la musique classique (ce qui est mon cas), car le film porte davantage sur la corruption du pouvoir. Le fait que le personnage de Lydia soit une femme est très judicieux de la part de Todd Field. Ce choix permet une réflexion plus nuancée que s'il avait choisi un homme. Il s'agit ici de poser davantage de questions que d'y répondre. Le film n'est pas didactique et laisse le soin au spectateur de penser par lui-même.

C'est un grand film, je recommande !
jujuju
jujuju

26 abonnés 28 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 janvier 2023
Film prétentieux dont, in fine, il ne ressort pas grand chose. C'est très poseur dans sa lenteur et cela n'a comme unique intérêt que la très belle prestation de Blanchett.
Un film à oscar de la meilleure actrice.
Pachounette
Pachounette

9 abonnés 15 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 janvier 2023
Après un battage pareil je m'attendais à un chef d'œuvre... mais que c'est mauvais, prétentieux, incompréhensible et long long long...bien sûr Cate Blanchett est formidable mais ça ne suffit pas pour sauver le film! L'histoire n'est pas mauvaise mais pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ! Les 20 premières minutes n'en finissent pas!
C'est décousu, une succession de scènes sans rapport les unes avec les autres... enfin bref c'est soporifique à souhait!
Henner
Henner

93 abonnés 144 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 27 janvier 2023
Ah la pure tannée !!! 2h48 d'ennui mortel. çà roupille de tous les côtés !!!! Le scénario aurait pu être intéressant mais il est gâté par une réalisation prétentieuse à base d'ellipses qui souvent vont dans le mur si bien que l'on ne comprend rien. Alors ouiiiiiiiiiiiiiiiiii Kate Blanchet est parfaite mais çà ne suffit pas à faire un film. Dans la presse les critiques se pâment on se demande bien pourquoi ! Sans doute parce que c'est mortel et donc puissamment intellectuel ??
Donc on confie le scénario à un bon artisan ( Kubrick par exemple ah zut ! il est mort) on repart de zéro et on obtient un bon film. Bon cela dit si vous avez du mal à trouver le sommeil ce film vaut tous les somnifères.
Ufuk K

620 abonnés 1 740 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 janvier 2023
"Tár" qui a obtenu 6 nominations aux oscars cette année est un drame psychologique qui se regarde. En effet le film doit beaucoup à la performance magistrale de la grande Cate Blanchett dans le rôle d'une cheffe d'orchestre au sommet de son art qui progressivement va perdre pied, le réalisateur Todd Field met en lumière les mécanismes de la domination et du pouvoir à travers le portrait de cette femme complexe même si l'ensemble met beaucoup de temps à décoller, que le film est bien trop long (2h38) et qu'à la fin de la projection un sentiment de frustration et inachevé s'imposent aux spectateurs.
AZZZO

363 abonnés 1 018 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 février 2023
Que de chefs d'orchestre sur les écrans de ce début d'année 2023 ! Après le médiocre "Maestro", l'optimiste "Divertimento", Todd Field pose à son tour sa caméra sur une cheffe, Lydia Tar, artiste reconnue, dirigeant le prestigieux orchestre philharmonique de Berlin lorsque le film commence.
C'est un film musical qui réjouira les vrais amateurs.Outre les quelques scènes de répétition et de masterclass, il y a tous ces dialogues très justes sur le, petit monde des orchestres et des chefs (mais qui ne parlent qu'aux connaisseurs de Furtwangler).
Mais ce n'est pas que cela. C'est aussi un film psychologique et social analysant les rapports de pouvoir. La performance de Kate Blanchett est absolument époustouflante car elle donne corps a un personnage délicat à interpréter. Lydia Tar est en effet un personnage ambigu, un anti-héros froid et cynique qui n'oeuvre que pour son art, en refusant la compromission.
Par-delà la forme et la qualité de la réalisation de Todd Field, ce film est puissant car à la fois subtil dans son approche psychologique des personnages et féroce contre ce nouveau monde intolérant et sourd.
Magnifique.
VeganForAnimalRights
VeganForAnimalRights

148 abonnés 235 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 février 2023
On ne sait trop si le réalisateur est un misogyne qui s'ignore (voire qui se revendique comme tel, par-delà une bien-pensance qu'il conchie d'ailleurs merveilleusement) ou s'il est un féministe qui a voulu dénoncer la misogynie sociale. Pourquoi l'héroïne n'est-elle forte qu'en apparence ? Pourquoi a-t-on cru bon d'en faire une lesbienne jouant le rôle d'un homme dans son couple, au point de la faire se présenter elle-même comme "le père" de sa fille ? Pourquoi la question de l'âge et de la beauté est-elle omniprésente, à travers le personnage rebutant de la voisine (laide, frisant la débilité) et de sa mère, parangon de la déchéance - mais aussi à travers celui de la jeune virtuose élue, qui renvoie Tar à sa propre finitude ? Pourquoi, enfin, en faire une hystérique (poncif sexiste), une manipulatrice et une harceleuse sexuelle, quand ce sont majoritairement les hommes qui se rendent coupables de tels actes ?...
Autant d'éléments suspects qui n'ont pas échappé à la sagacité de Marin Alsop, la célèbre cheffe d'orchestre américaine, à propos de "Tar".
cortomanu
cortomanu

85 abonnés 448 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 février 2023
Pourquoi de plus en plus de films sont ils inutilement longs ?
Tár ne répond pas à la question mais n'échappe pas à cette désagréable et inutile manie.
Ça commence par un générique en début de films qui n'en finit pas.
Ça continue par des scènes de verbiage musicologiques qui ne sont pas toutes indispensables pour camper les personnages et les situations.
C'est dommage car le rythme n'est déjà pas très rapide. Si l'atmosphère froide et étouffante attachée au personnage de Tár est bien rendue, était il nécessaire d'enfoncer le clou à répétition ? Par exemple, pourquoi répéter les scènes un peu fantastiques où de rêves alors qu'une où deux auraient suffit pour faire impression. Hitchcock n'avait besoin que d'un plan de 10 secondes pour marquer son spectateur de façon inoubliable.
C'est franchement dommage car Cate Blanchett et tout le casting est nickel.
Un bon film qui a failli être un très très bon film.
Bdfoucher
Bdfoucher

69 abonnés 94 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 janvier 2023
Un film à voir absolument. Non seulement parce que le réalisateur Tom Field est un réalisateur rare à l'écran mais pour la performance époustouflante de Cate Blanchett qui écrase la pellicule de sa présence avec une caméra (Florian Hoffmeister à la photographie ) qui la met au centre de toutes les séquences de ce film de 2h 38 en Vo, sous titré pour l'anglais et non pour l'allemand.

Lydia Tàr (Cate Blanchett) est une cheffe au faîte de la gloire musicale. Elle dirige le philharmonique de Berlin et vit dans un confort de notoriété qui lui font oublier la réalité du monde . Elle fréquente les hôtels, les restaurants , les salles de concert les plus huppés de la planète, prépare un livre, enseigne à NY, enregistre et dirige à Berlin et conduit sa Porsche blanche panamera Turbo S E-Hybrid qui fait bssss...

Lydia Tàr, adulée et jalousée, fait et défait les carrières à sa guise, traite ses mécènes à la légère et vit dans une bulle égotique qui ignore la sauvagerie d'un monde réel auquel elle participe malgré tout. Elle use ainsi de son pouvoir pour démolir, avec brio, un tenant de la "canceal culture" à la Julliard School qui refusait d'étudier Bach parce qu'il était supposé misogyne mais l'affaire est à deux doigts de se retourner contre elle...

Mais Lydia Tàr qui partage la vie d'une de ses violonistes, Sharon ( Nina Hoss), use aussi de son pouvoir pour s'attacher de jeunes musiciennes. L'une d'elle, amoureuse éconduite, se suicide et son assistante Francesca (efficace Noémie Merlant) qui ne peut obtenir le poste dont elle rêvait auprès de Lydia, finit par vendre la mèche en diffusant les courriels échangés entre la jeune violoniste transie et son mentor . La Justice s'en saisit.

A partir de là toute la machine s'enraye et de soupçons en accusations, le film raconte la chute du maestro qui découvre trop tard le mal qu'elle a pu semer autour d'elle sans jamais à avoir eu à se mettre en question.
La bonne inspiration du réalisateur tient à ce que, comme Milos Forman avait affublé Mozart d'un rire insolent qui résumait son génie, Todd Field dote Lydia Tàr d'une hypersensibilité au son qui lui permet de détecter le moindre bruit anormal.

Ce sont ces petits bruits incongrus qui introduisent dans le récit le grain de sable qui fait au final tout chavirer . La mécanique du pouvoir est ainsi examinée au microscope et se veut le reflet de ce monde sans pitié qui est celui des réseaux sociaux ou les réputations se construisent aussi vite qu'elles peuvent être défaites, comme celles de Charles Dutoit ou James Levine qui sont d'ailleurs cités en exemple.

Le film finit étrangement dans un pays asiatique où Lydia Tàr, qui a tout quitté, accepte de diriger un orchestre devant un public grimé représentant toute la diversité du monde: L'homme est finalement toujours un étranger à lui même...

J'ai donc aimé beaucoup. Le film est difficile car, assez bavard et technique, il convoque aussi les mannes de chefs prestigieux pour leur génie de la mesure comme pour leurs travers personnels de stars, ceci quand Lydia Tàr qui réalise qu'elle perd pied, traînant ses valises elle-mêmes à la fin, cherche dans le passé ce qui pourrait lui permettre de corriger le présent. Mais c'est déjà trop tard: Sharon, son amie, la quitte; Francesca disparaît et la dénonce; Olga, jeune violoncelliste, sa prochaine proie, pour laquelle elle avait manigancé de faire jouer le concerto d'Elgar où elle excelle, prend ses distances...

A noter de superbes commentaires sur la musique de Malher en direction mais aussi, je le note, une absence totale de référence à la France sauf à travers les noms de Nadia Boulanger (1887-1979) et de Jacqueline Du Pré (1945- 1987) ...qui est d'ailleurs britannique. La musique française, pourtant très jouée et très prisée en Amérique du Nord, a disparu...
Prad Bitt
Prad Bitt

9 abonnés 224 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 février 2023
La bande-annonce m'avait interpellée et je me suis dit : ça sent le grand film !
Le soufflé est vite redescendu...
Malheureusement je ne suis jamais rentré dans ce film, qui est beaucoup trop complexe pour moi. Je pense que c'est un film de niche réservé à certaines personnes et c'est dommage car Cate Blanchett est cruelle de justesse, certains plans sont superbes mais l'histoire est d'un ennui terrible.
On est dans l'autopsie de l'âme de cette cheffe d'orchestre en proie à ses tourments mais il n'y a pas d'histoire du coup on a un film contemplatif et tortueux qui ne propose pas grand chose.
2h38 c'est très long sans rythme...
Aubert T.
Aubert T.

143 abonnés 161 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 janvier 2023
Scénario, mise en scène, interprétation : tous les niveaux de ce film labyrinthe sont d'une maîtrise insidieuse et renversante.
On emploie un peu à tort et à travers le terme chef d'œuvre, pourtant ici c'en est assurément un.
Époustouflant.
BILLY
BILLY

2 abonnés 18 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 2 février 2023
Première fois que je sors d'une salle avant la fin de la sceance.

Le film est long, ennuyeux et pourtant je suis un grand amateur des films qui se laissent prendrent le temps (j'ai énormément aimé EO ou les Banshees d'insherin pour parler des films récents par exemple)

Pour un film sur une chef d'orchestre la musique est absente, les plans ne sont pas inspiré et le métrage se contente de plans fixes et de champs/contre champs avec des scènes de dialogues vides de sens qui paraissent interminables.

Je suis parti au bout d'1h30 en ayant l'impression de ne pas avoir passé l'introduction. Je veux bien être patient, mais ma patience a des limites et Tàr les à dépassés
Jean-Pierre Jumez
Jean-Pierre Jumez

116 abonnés 222 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 février 2023
Au-delà d'une actrice sublime, d'une réalisation parfaite et d'une direction musicale impeccable, se dessinent en toile de fond les extrêmes auxquels conduit l'honnêteté sentimentale -- y compris la malhonnêteté comportementale !
Dans « le neveu de Rameau », Diderot affirme que la mauvaise conduite de l'artiste (rameau), ne laisse qu'une trace passagère parmi ses contemporains, alors que son œuvre réjouira de multiples générations.
Le discours d'entrée de ce film est d'une force et d'une acuité incroyables, avec un pendant repris ultérieurement par un extrait des concerts/animations de Bernstein à New York.
Même si la fin est un peu déroutante (la scène qui l'introduit se déroule au CAMI - Columbia Artists Management - ce que seul un public averti peut comprendre), on sort de la salle époustouflé.e.s
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