Une Cate Blanchett imposante (comme toujours) dans le rôle d'une cheffe d'orchestre voulant tout maîtriser, tout diriger. Une mise en scène chirurgicale et froide à la fois, à l'image de sa protagoniste.
Un film "musical" aucunement déplaisant à regarder. Mais une question qui me taraude toujours : celui-ci avait-il vraiment besoin de 2h40 pour dérouler son récit, somme toute assez classique (une histoire de pouvoir, de dissonance et de chute), et dissimulé derrière une exécution volontairement complexe et labyrinthique ?
Un film avec de nombreuses nominations dans énormément de cérémonies audiovisuelles. Et bien pourquoi ? Je n'en ai pas la moindre idée car ce film est vraiment nul. Il n'y a aucune histoire, le rythme est mauvais et la mise en scène est assez jolie mais ne rattrape en rien ce récit éclaté.
Effectivement, le scénario se concentre sur une cheffe d’orchestre qui vit et elle lui arrive des péripéties aucunement intéressantes. En fait, le mot d’ordre de ce récit, c’est le désintérêt car en 2h38, j’ai eu le temps de m’ennuyer. La deuxième moitié commence à raconter des choses mais les péripéties ne vont pas plus loin qu’une esquisse. Par contre, la fin, c’est une énorme blague tant elle n’a aucun sens. Surtout que les personnages sont tellement inhumains que j’ai eu aucun attachement tout le long de mon visionnage. Les dialogues sont trop pointilleux et faussement intelligents ; il faut être un expert de l’orchestre pour capter toutes ces références ; cela en devient vexant et ça ferme les portes à un énorme public. Pour ce scénario se veut être pseudo-intellectuel qu’il en devient presque hautain.
Il y a deux points très chouette dans la mise en scène ; tout d’abord, chaque son est diégétique, ce qui nous érige constamment à la place des protagonistes ; ensuite, la musique orchestrale est très belle. Mais le fait que tout soit diégétique donne une béquille au rythme, et pour un film de 2h38 sur une cheffe d'orchestre, il doit y avoir 5 minutes de musique, il n'y en a pratiquement pas. Sinon, les plans sont longs mais vides de sens et la direction photographique a bossé mais je trouve que l’effet voulu est globalement raté.
Franchement, je suis dans l’incompréhension quand je vois ses nominations. Pour ma part, je ne recommande absolument pas ce film tellement le rythme est mauvais ; la réalisation a trop la folie de la fausse beauté ; et le scénario… tout simplement, inexistant.
J'ai mis beaucoup de temps à entrer dans ce pensum musico-psychologico-féministe... ... et beaucoup de temps pour en sortir, ennuyé et épuisé. Mes seules consolations : la musique de Mahler et l'époustouflante performance de la comédienne. Mais c'est peu pour près de 2h 30 de descente aux Enfers ! En résumé, irritation et frustration.
Le genre de film que vous n'êtes pas complètement sûr d'avoir aimé sur le moment, et qui laisse pourtant l'impression persistante d'avoir vu une œuvre peu commune. Cate Blanchet est magistrale, la mise en scène d'une élégance folle... il faut accepter de ne pas tout comprendre et de se laisser porter par le rythme singulier d'un film qui ne ressemble à rien de familier et que je ne suis pas prêt d'oublier.
Dommage .... ça débute par un générique interminable qui vous refroidit . L'orchestre joue si peu qu'on en est fâché car c'est sublime, sublime ... lorsqu'il joue et on en redemande ... Quand au suivit de la vie personnelle de cette cheffe on se perd on s'y désintéresse : mais.. mais Cate Blanquett est plus que formidable dans ce film ...
La mise en lumière d'une chute . Une maîtrise totale à tous les niveaux . Cate Blanchett est juste hallucinante et je me demande encore si son talent a des limites.
Ce film n'est que prétention : dans l'image clean, froide, esthétisante, dans le personnage de Tar et de son entourage, dans l'interprétation de Cate Blanchett autour de qui tout est construit et qui en fait des tonnes sans faire passer la moindre émotion, dans le sujet du film, l'abus de pouvoir d'une ultra douée. Sa chute n'est évidemment pas une surprise et on s'en fout car elle est si antipathique. Pauvre musique prise en otage dans cet océan de froideur et de convenance ! Sans compter l'ennui...
Tar est un film réalisé par Todd Field et sorti en 2022 (en 2023 en France). Cate Blanchett est parfaite dans son rôle de chef d'orchestre qui voit les démons de son passé ressurgir, son interprétation est d'une justesse irréprochable, elle est de pratiquement chaque plan et son charisme emporte l'adhésion. Cette omniprésence dans le long métrage laisse les personnages secondaires avec un manque de développement même si certains acteurs sont vraiment convaincants (notamment Noémie Merlant). Certaines scènes sont vraiment marquantes (en particulier spoiler: la scène du cours où le personnage de Tar a un véritable affrontement avec un étudiant ). Malgré ces points positifs, le film n'est pas totalement marquant. La fin du film est décevante. En outre, le film semble s'adresser à des initiés en musique classique, certains développements alourdissent le film et peuvent laisser sur le côté (notamment spoiler: la scène d'ouverture d'entretien avec un journaliste ). Cela a pour conséquence de rendre le film trop long (près de 2h40). Malgré une performance exceptionnelle de son actrice principale, Tar est un film qui n'atteint pas son objectif. Dommage.
Le film a de bonnes notes chez les yankees. Pourtant, faire quelque chose d'intéressant au cinéma autour d'un chef d'orchestre ne semble pas évident. Le résultat est d'ailleurs épouvantable, c'est très mauvais. On a une première scène interminable, dans les 20 minutes, du genre Oprah Winfrey ou Michel Drucker dans son canapé rouge, en plus esthétique et plus "conférence" mais ça revient au même, avec un blablatage exaspérant. Le résumé du film est simple, il ne se passe rien ou à peu près. Hormis un esthétisme appuyé de l'image, mais maintenant on a ça dans tous les films, le relatif succès du film ne s'explique guère que par un certain mauvais goût de ses laudateurs, ou par le fait que le scénario caresse dans le sens du poil les inclinations du moment de ces laudateurs, par exemple leurs sensibilités aux discours féministes et LGBT très à la mode en Occident. Quoi qu'il en soit, voilà un film éviter absolument.
Quelle déception, surtout après avoir lu les avis quasi unanimes de la presse clamant le chef d'œuvre ! Le film commence par un interminable générique sans intérêt puis nous plonge dans le monde très sélectif non pas de la musique classique (d'ailleurs il n'y a pratiquement pas de musique dans le film, c'est la grosse deception de ce côté là ) mais des pratiques particulières des orchestres berlinois (complètement hermétiques pour les néophytes). C'est long, très long, sans structure, sans émois, et parfois ça frôle le n'importe quoi. Pour moi, c'est un film raté et Cate Blanchett ne m'a pas convaincu.
In the bedroom en 2001 Little children en 2006, et voilà toute la filmographie de Todd Field qui, à 59 ans, nous propose seulement son 3ème film. Et c’est un must ! Lydia Tár, cheffe avant-gardiste d’un grand orchestre symphonique allemand, est au sommet de son art et de sa carrière. Le lancement de son livre approche et elle prépare un concert très attendu de la célèbre Symphonie n° 5 de Gustav Mahler. Mais, en l’espace de quelques semaines, sa vie va se désagréger d’une façon singulièrement actuelle. En émerge un examen virulent des mécanismes du pouvoir, de leur impact et de leur persistance dans notre société. 158 minutes de descente aux enfers et d’effondrement social qui poussent une musicienne mondialement connue jusqu’aux confins de la folie. Une symphonie assourdissante. Voilà un scénario impitoyable et qui sait créer un malaise, d’abord impalpable, puis sournois et enfin insupportable pour l’héroïne, sorte de maestra assoluta, perdue dans un monde d’hommes. Ce drame dresse un examen très contemporain des dynamiques toxiques de pouvoir et de leurs diverses conséquences. Todd Field plonge le spectateur dans un labyrinthe de doutes, de troubles et de silences. Même si – et ce sera mon seul bémol, alors qu’il y a 4 dièses à la clé de cette symphonie de Mahler – je pense que les quelques scènes flirtant avec le fantastique n’apportent pas grand-chose de plus. L’histoire, est conçue comme une partition qui commence legato, suit un accelerando d’abord en pizzicati puis avec des accents plus marqués pour finir fortissimo dramatico. Un majestueux faux biopic qui nous parle du génie et de ses excès. Rigoureux, austère, glaçant et érudit, ce film peut en intimider plus d’un. Et pourtant… La superbe Cate Blanchett – déjà le Bafta, le Golden Globe et le prix d’interprétation à la Mostra de Venise pour ce film - trouve un rôle à la démesure de son talent dans ce film inclassable et angoissant. Elle serait en route pour un Oscar que ça ne m’étonnerait qu’à moitié. Peut-être son plus grand rôle avec le Blue Jasmine de Woody Allen. A ses côtés, Nina Hoss, Noémie Merlant et Olga Kauer - qui joue elle-même du violoncelle - sont tout simplement parfaites. Ces deux heures quarante posent une question devenue fondamentale au XXIème siècle : faut-il se comporter comme un homme quand on est une femme pour accéder au pouvoir ? Osez ce très grand film, rare et esthétiquement somptueux. Et puis Mahler, Elgar, l’orchestre Philarmonique de Dresde, quel écrin !
Du cinéma qui n'aime pas les spectateurs. J'ai le goût pour un certain formalisme au cinéma, l'art de la mise en scène, le plaisir des dialogues... Déjà placer le générique de fin au début avec une musique de merde composée d'un chant agaçant que l'on ne peut pas couper. C'est vouloir être désagréable, comme le personnage principal. Cela aurait pu être un "House of Cards" dans le monde de la musique, une version plus sobre du film "Le Diable s'habille en Prada" dans le monde de la musique... Mais non ! Le gâteau est très long, amer à la sauce aigre et froide comme une bassine d'eau en hiver qu'on vous balance au visage comme une tarte à la merde.
Un film sans queue ni tete. Je n'ai jamais compris ou voulait nous emmener Todd Field. Le debut du film est juste horrible: 5 minutes de generique de fin sur ecran noir, puis etalage du cv de Lydia Tar et 10 minutes d'interview a la tv....d'un ennui total ...et ai espere qu'on aurait rapidement de l'action,une trame , une intrigue. Mais non, rien de rien. Il faut meme attendre une heure avant de voir cate blanchett en chef d'orchestre. Et elle le fait tres bien,seul point positif de ce film, a mon avis. L'intrigue , ou plutot le drame finit par se mettre en place. La cheffe est victime (ou coupable) de calomnies. On ne sait pas si tout cela est vrai,qui est derriere tout ca, et pourquoi cela provoque aussi facilement sa chute. Rien n'est vraiment explique, il faut deviner. Le role de son assistante Fransesca n'est pas clair. Est-elle derriere tout ca? Et Olga la nouvelle recrue ? Je me suis interrogee sur l'interet de certaines scenes : le cri d'une femme dans la nuit, la presence de la voisine, la filature d'olga et le mensonge de Tar apres sa chute... La fin est bizarre egalement.
La prestation de Cate Blanchett va probablement marquer l'histoire du cinéma. Et si la réalisation, elle-même, n'était pas aussi à montrer dans les écoles de cinéma ? Il faudra surement revoir une deuxième fois le film pour, qu'une fois débarrassé de l'intrigue, on se concentre sur la composition de chaque plan, de la subtilité des jeux d'acteurs et de la montée dramatique constante. On devient totalement fasciné par Cate, l'actrice mais aussi par le personnage.
Sachant que le film dure plus de 2h35 on prend peur devant une première partie aussi bavarde et aussi inepte. Ensuite le récit devient un peu plus intéressant, on apprend à connaître cette femme, ses proches, sa façon de travailler, son emprise sur tous ceux qui l'entourent jusqu'à ce qu'on comprenne que Tar est avant tout une castratrice tyrannique au point d'être aussi antipathique pour les autres personnages que pour le spectateur. Mais l'atmosphère singulière et quelques événements énigmatiques passionnent de plus en plus au fil du récit oscillant entre fantastique et thriller. Forcément il va y avoir une révélation , un twist qui va nous scotcher au fauteuil. En parallèle il y a la musique, qui reste malheureusement toujours trop intellectualisée, et finalement très superficielle à l'image faut bien le dire de la cheffe d'orchestre froide et cassante. Bref, sur le fond le potentiel est certain mais il semble qu'amorcer des sous-intrigues ne veut pas dire savoir les conclure, et surtout pour si peu la durée de 2h35 n'est clairement pas justifiée, ni dans la densité ni dans l'ampleur ni même dans une quelconque volonté contemplative. Certe, les actrices sont impeccables et merveilleuses, avec une très belle photographie mais pour une histoire qui reste aussi vaine qu'ennuyeuse. La première grosse déception 2023. Site : Selenie.fr