Tár
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366 critiques spectateurs

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SansCrierArt
SansCrierArt

58 abonnés 432 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 février 2023
Lydia Tar est une chef d'orchestre respectée et reconnue à la tête d'un orchestre symphonique Berlinois. Entourée de gens dévoués, sa femme (Nina Hoss, très juste), son assistante (Noémie Merlant, parfaite) et de personnes envieuse, des chefs qui lui piquent ses recettes ou s'accrochent à leur place, Lydia trace sa route avec l'autorité que lui confère et lui impose son statut.

Dans ce personnage de femme ambiguë, à la fois, artiste d'exception qui vise l'excellence en tout, manager exigeante quite à blesser jusqu'à détruire, prise dans le courant de la cancelled culture, Cate Blanchett est impériale. Dès la première scène, sa voix grave, son ton assuré, son regard tranchant posent le personnage. Pendant 2h38, elle ne quitte pas l'écran et nous emporte dans sa chute mais également dans la description de son art. Si les dialogues nous mènent parfois dans un jargon technique, ils ne nous perdent jamais et fascinent, au contraire, tant on perçoit ce qui guide un chef d'orchestre dans son interprétation des œuvres, dans sa perception des sons. En ça, le film est aussi passionnant. 

Pour ce qui est de la chute de l'icône, l'ambiguïté des relations de Lydia aux femmes, son parti pris qui sépare l'Homme de son œuvre, ses arbitrages dans la gestion de son orchestre, son sentiment d'invincibilité pourrait nous ramener à l'image de certains hommes pris dans le mouvement #metoo. Sauf que Lydia, même prise dans le tourbillon et l'aveuglement de sa réussite, semble posséder une conscience. Est-ce cette conscience qui se manifeste par des interférences sonores : un métronome qui s'anime seul dans la nuit alors qu'elle s'apprête à atteindre son Graal (l'enregistrement de toutes les symphonies de Malher) mais aussi la cinquantaine, un cri de femme dans la forêt alors qu'une autre est en train de se suicider, le bip d'une machine médicale tandis que la mort s'approche d'une vieille dame...

La mise en scène de Todd Field est aussi remarquable. Plaçant en avant les longues mains de Cate Blanchett qui disent autant que les dialogues, suggérant les drames plus qu'il ne les montre, informant sur l'évolution de la vie de l'artiste par les décors précis de ses habitations, hôtels et voitures, il donnent dans chaque image une multitudes d'informations qui participent à la richesse des interprétations que le spectateur peut se faire du film et de son héroïne.
sanscrierart.com
PANDA du Nord
PANDA du Nord

5 abonnés 17 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 5 août 2023
Difficile de rater un film à ce point. Tout y était pourtant, les actrices, le sujet, la musique, la photo mais rien n'y fait. Tout cela a été saboté par une réalisation paresseuse et mièvre. Un film tout en longueur où l'on s'ennuie ferme. Par sécurité au cas où certains partiraient durant la séance, le générique de fin est placé au début du film. On comprend mieux pourquoi quand on l'a vu.....
tupper
tupper

190 abonnés 1 570 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 février 2023
Personnages complexe, milieu élitiste et peu familier, film bavard et long, Tar semble cumuler les handicaps mais se montre exigeant mais jamais excluant et captivant sur plusieurs plans. L’histoire et la complexité de son personnage principal, l’interprétation de Cate Blanchett, la découverte des coulisses du métier de chef d’orchestre et du fonctionnement de l’institution.
Bertrand Locquet
Bertrand Locquet

1 critique Suivre son activité

1,0
Publiée le 5 février 2023
Poussé par le quand dira-t’on et mon attrait pour la musique classique, je suis allé voir ce film. Je me suis ennuyé : amputé de sa première heure, le film serait presque le même. Le spectateur navigue entre un documentaire sur le Berliner Philarmoniker (sans jamais le nommer où la musique a un rôle secondaire) et une intrigue psychologique intéressante, bien interprétée mais tellement diluée…. qu’à la sortie il ne reste rien.
youyou3333
youyou3333

13 abonnés 9 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 février 2023
Magistral et magistrale.
Un film qui étale une intelligence folle avec un personnage d'une douance extrême. Plus dure sera la chute mais dans cet interval une grammaire cinématographique exécutée de main de maître. La 5e de Mahler devrait rester en tête pour quelque temps.
Cris Pour Les Intimes
Cris Pour Les Intimes

1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 5 février 2023
Bande annonce et synopsis attrayants, je me laisse tenter. Min dieu quelle erreur !!!
C'est long... mais que c'est long... In..ter..mi..nable !!! 2h38 qui pourraient se réduire à 1h30. On attend impatiemment la fameuse descente aux enfers que nous annonce le synopsis, et elle arrive 2h20 après le début du film. Et qui plus est, sans le moindre détail de l'événement à l'origine de cette chute. Sauf à être un adorateur de Kate et ou du réalisateur, FUYEZ !!!!
Sofia Benbella
Sofia Benbella

1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 5 février 2023
Le plus nul de tous les films je me suis tellement ennuyé que j avais juste hâte qu il se termine !!!
Aucune séance n est terminée jusqu au bout il est trop long sii seulement j avais su je n aurai jamais gaspillé mon après midi a regarder un film si ennuyeux je ne le conseille à personne
Pascale Pellegrin
Pascale Pellegrin

1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 février 2023
A la fois grandiose et étrange
Cate Blanchett excellente
Au départ j ai eu un peu de mal mais peu à peu s installe une atmosphère particulière qui laisse présager quelque chose d un peu lourd
Le fond est intéressant et nous laisse entrevoir le monde de la musique un peu opaque
Sur la forme je trouve qu il y a des longueurs et parfois c est pour moi un peu brouillon et donc difficile à comprendre
Mais il faut le voir car très très intéressant !
baybays
baybays

2 abonnés 4 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 février 2023
Trop long, faussement intello, peu d'histoire... Film qui aurait pu être bien mais finalement pénible. Heureusement qu'il y a Cate mais ça ne suffit pas.
Alexandre Cacheux
Alexandre Cacheux

76 abonnés 628 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 février 2023
Grandeur et décadence d'une femme chef d'orchestre. Il n'y a pas loin du Capitole à la roche tarpéienne...
Film à l'esthétique fascinante et au montage particulier. Tár est une expérience cinématographique singulière.
Ça passe ou ça casse...
Cate Blanchett est tout simplement époustouflante.
SYLVIE B.
SYLVIE B.

31 abonnés 220 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 février 2023
Cate Blanchett , une pure merveille, nul doute qu'un oscar lui revienne . Mais le film est un peu long malgré tout
Maxime Cochard
Maxime Cochard

2 abonnés 1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 février 2023
Il entre d’ores et déjà dans la catégorie des meilleurs films de 2023 et pourrait se hisser encore plus haut. Cela tient en moins de dix mots : Tár de Todd Field est un chef d’œuvre.

Nous voilà devant le faux biopic d’une chef d’orchestre aussi géniale que glaciale, Lydia Tár. Elle dirige la philharmonie de Berlin. Le film commence par deux grandes scènes qui donnent le ton, comme deux mouvements denses et superbes d’une symphonie d’aujourd’hui. D’abord une « masterclass » entre Lydia Tár et un journaliste, qui permet de dresser le portrait de l’héroïne : sommité de la musique, chef acclamé, auteur d’un futur livre sur elle-même — Tár by Tár, rien que ça.

Ensuite un cours à Julliard, conservatoire supérieur privé de musique de New York de réputation internationale, où Cate Blanchett virevolte devant ses élèves dans un plan séquence virtuose de dix minutes. Oratrice magnétique, elle exécute l’un de ses élèves, un millenial woke qui se refuse à jouer Bach car c’est un « homme blanc cisgenre ». Le décor est planté.

Travail acharné

Dans une mise en scène âpre et épurée, on suit le chef d’orchestre, abrupt parce que génial, de Berlin à New York, en voiture avec chauffeur, dans sa vie : répétitions, scènes conjugales, moments de solitude. Lignes pures, modernité somptueuse. Nous sommes dans un univers d’élite intellectuelle, de travail acharné, de rivalités sinistres, aussi.

Lydia Tár, élève de Bernstein et spécialiste de Gustav Mahler, a les défauts qu’on prête aux grands hommes : Todd Field propose le portrait d’une personnalité écrasante, tyrannique et peut-être perverse. Peut-être, car le film sème des indices sans jamais trancher. Il ne se départit pas de la nécessaire subtilité, d’un sens de la nuance qui l’éloigne des pensums didactiques. Il n’y a pas là de démonstration. Simplement la radiographie éminemment pertinente de notre époque.

Cate Blanchett a dû elle-même fournir un travail titanesque pour jouer le rôle. Plonger dans l’univers de la très grande musique. Se pénétrer de la gestuelle d’un chef, d’un pianiste. Jongler avec l’anglais, l’allemand et ici ou là le français. Entrer dans la peau d’une psychotique. L’actrice, engagée corps et âme dans le projet, en est d’ailleurs également la co-productrice. Pour cette performance hors du commun, chacun s’attend à la voir récolter une myriade de récompenses — après les Golden Globes — totalement méritées.

La culture de l’effacement en pleine lumière

Et Tár pourrait bien être le premier grand film sur la cancel culture, dit-on déjà. Il porte aussi sur un personnage borderline, drogué au travail et au succès, qui s’enferme petit à petit dans sa folie. C’est en outre une réflexion sur la création et les créateurs. Sur le pouvoir, enfin. Rivalités, haines et désirs. Carriérisme, opportunisme et chausse-trapes existent dans tous les groupes humains, mais dans ce milieu-là, ils ont l’excuse d’être censés servir rien moins que l’art.

Avec cette fresque de près de trois heures dépourvue de la moindre longueur — c’est un exploit ­—, la critique est à juste titre dithyrambique. Mais Tàr reste un objet filmique mal identifié au sein d’une production hollywoodienne globalement archi-politiquement correcte. Aussi certains ont-ils du mal à y retrouver leurs petits. Marin Alsop, chef d’orchestre américain, a été la première à déterrer la hache de guerre : « Sur beaucoup d’aspects, Tàr semblait s’inspirer de ma vie. Mais après l’avoir visionné […] j’ai été offensée : en tant que femme, en tant que cheffe d’orchestre, en tant que lesbienne ». Offensant, le mot est lâché. Comme la meilleure preuve que le film et son héroïne, en décrivant froidement les mécanismes de la culture de l’effacement, tapent en plein dans le mille.

Le retour de Jdanov

Le grand tort du long métrage, selon les nouveaux maîtres penseurs, est en effet de montrer une femme imparfaite et même capable de coups bas. Ce faisant, Todd Field et Cate Blanchett tournent le dos au jdanovisme contemporain qui exige que chaque fiction ne décrive que des personnages positifs, bienveillants et conformes à la doxa : « Avoir l’opportunité de représenter une femme dans ce rôle et en faire une agresseuse, j’ai trouvé cela navrant. Je pense que toutes les femmes et féministes devraient être dérangés [sic] par ce type de représentation », poursuit Alsop — confondant fiction et réalité — courageusement relayée par Radio France.

Certains préfèrent d’ailleurs croire que Tàr s’inscrit dans le grand consensus « sororal » des années 2020. Ce film qui met en scène une héroïne géniale et écrasante, qui rejette explicitement le féminisme victimaire, ne serait-il pas, en réalité, un film « sur la puissance toute relative des femmes face à un monde qui ne veut pas se débarrasser du patriarcat ? », se demande ainsi gravement Paris Match.

Ou comment les lunettes idéologiques du moment peuvent empêcher de comprendre, et même tout simplement de voir, une œuvre décisive.
Sabine
Sabine

11 abonnés 119 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 février 2023
Il y a énormément de choses qui m'ont plu dans ce film. Tout d'abord l'esthétisme. L'image est sobre mais belle (cadrage, éclairage, mouvements de caméra). C'est très construit et particulièrement bien filmé. Ensuite l'ambiance mystérieuse et un peu angoissante mais sans excès. J'ai aimé le rythme, les différentes phases. Enfin l'histoire, troublante et pathétique. La présence de la musique classique (Mahler en plus) ajoute beaucoup. Cela donne une autre dimension émotionnelle comme dans Un cœur en hiver, ou à la Pianiste, films qui associaient déjà à la musique classique, la froideur. Est-ce l'exigence évidente de la musique classique qui amènerait certains de ceux qui la pratiquent intensément à avoir des comportements arrogants, voire misanthropes ? Quoiqu'il en soit le personnage interprétée par Cate Blanchett, qui est quasiment de tous les plans, est dérangeant mais fascinant. Un film que j'ai envie de revoir...
mister Yepi
mister Yepi

1 abonné 6 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 février 2023
Mon sentiment est que ce film a été réalisé pour que Cate Blanchett ait l'Oscar (ou l'Emmy, ou le Golden Globe). Les thèmes qui m'ont attirés, 1, les relations de pouvoir dans l'univers de la musique classique (de très haut niveau), 2, la façon dont on "fabrique" cette musique, sont finalement éclipsés par de longues scènes sur les réflexions, commentaires, humeurs de Lydia Tar. On aurait élagué le film d'une vingtaine de minutes (je pense notamment à cet entretien initial qui dure des plombes et ne sert à rien), tout aurait été plus léger, plus cohérent, moins ennuyeux... Même le passage sur la cancel culture est traité de manière un peu anecdotique... Bon, ça n'est pas un navet pour autant, Blanchett est une excellent actrice, mais elle écrase trop les autres personnages, pas par son talent, mais par la place trop importante que lui donne le réalisateur. Content de voir Noémie Merlant se faire une place au milieu de tout ça, après sa très bonne prestation dans l'Innocent.
cortomanu
cortomanu

85 abonnés 448 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 février 2023
Pourquoi de plus en plus de films sont ils inutilement longs ?
Tár ne répond pas à la question mais n'échappe pas à cette désagréable et inutile manie.
Ça commence par un générique en début de films qui n'en finit pas.
Ça continue par des scènes de verbiage musicologiques qui ne sont pas toutes indispensables pour camper les personnages et les situations.
C'est dommage car le rythme n'est déjà pas très rapide. Si l'atmosphère froide et étouffante attachée au personnage de Tár est bien rendue, était il nécessaire d'enfoncer le clou à répétition ? Par exemple, pourquoi répéter les scènes un peu fantastiques où de rêves alors qu'une où deux auraient suffit pour faire impression. Hitchcock n'avait besoin que d'un plan de 10 secondes pour marquer son spectateur de façon inoubliable.
C'est franchement dommage car Cate Blanchett et tout le casting est nickel.
Un bon film qui a failli être un très très bon film.
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