Salò ou les 120 journées de Sodome
Note moyenne
2,9
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346 critiques spectateurs

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Flying_Dutch
Flying_Dutch

80 abonnés 770 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 mai 2011
Une oeuvre en 4 tableaux qui fit sensation à l'époque par les images crues et une violence inouïe visuelle et psychologique, cela ne l'empêcha pour autant de se voir rapidement attribuer le statut de chef d'oeuvre. A juste titre car il y a du culte dans cette oeuvre terrifiante mais à la fois visionnaire. Si le spectacle est difficilement supportable pour les plus sensibles (pour ma part, je m'attendais à pire d'après les ouïe dire, j'ai finalement eu suffisament de recul pour ne pas être trop gêné), le film enchaîne les scènes atroces, humainement inacceptables. Mais pourquoi Pasolini nous inflige-t-il un tel supplice se demandera-t-on. La répons est simple, il y a derrière ce film un propos sur la fascisme et l'autorité absolument brillant, mais aussi sur la condition de l'homme et sur le sexe en tant qu'objet. A travers une narration qui manque toutefois, à mon humble avis, de dynamisme à certain moment. Le film oscille entre atrocité et beauté photographie, et se révèle être une expérience rare qui vaut le coup d'être vécu, si on en a l'audace.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 11 juin 2011
Le film est très difficile à supporter! Impossible pour moi de le regarder en entier..
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 2 mai 2011
Je n'ai jamais vu un film aussi merdique et peu gore. En toute, honneté j'ai faillis me toucher à plusieurs reprise tellement les mec étaient beux et qu'on les voient tellement nues. MAIS PUTAIN qu'est ce que c'est nul.... j'ai faillis m'endormir.. j'ai du prendre un red bull pour rester éveiller, je vous le promets... Mon dieu, vous voulez du gore ? www.putridsexobject.com/ , snuff 102, The serbian film, 2 guys 1 hole, 3 guys 1 hammer ... Et la scène où ils mangent la merde du type mais lol, ca allaire plus bon qu'autre chose, j'en ai ris. Ha ouais derniere chose, à tout les cons qui trouvent une philosophie là où il y'en a pas.. Un exemple : Film zoophile : BAH YA DE LA PHILOSOPHIE LOL SA MONTRE A QUEL POINT L HOMME PEUT ETRE BAS. Film de torture : BAH YA DE LA PHILOSOPHIE LOL SA MONTRE A QUEL POINT L HOMME PEUT ETRE DEGUEULASSE.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 29 avril 2011
Au début du film, une demi molle, surement un vieux coin pervers touché de ma personne, et puis une longue balade dans un enfer trop bien contrôlé et quelque peu ciblé : des zizis, des anus, de la merde, du sang et du sadisme...
Enfin des extrapolations en veux tu en voilà, que je viens de lire, pour ne pas justifier grand chose au final : dénonciation de l'immondice que peut être l'homme - j'ai déjà vu des manières plus intelligentes de l'exprimer. Des rapports hiérarchiques terribles, héhé - peut on vraiment apporter un crédit à un tel manichéisme pervers ? Psychologie des acteurs... Aucune. Après, du dégout bien sur, un peu trop chez les prudes, mais surement beaucoup de plaisir pour ceux qui ont adoré le film et/ou ne comprennent rien à rien, et-que-c'est bien-de-dire-qu-un-film-est-génial-quand-il-n'a-pas-trop-de-fond (et que le nom de Pasolini sonne bien aujourd'hui). Cependant je recommande d'y jeter un oeil ne serait ce que pour voir ce qui peut trotter dans la tête de certains. Dommage que la provocation soit si pathologique ici.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 25 avril 2011
D'un certain coté,j'ai apprécie la portée philosophique de ce film,puisqu'il ammene la réflexion sur l'espèce humaine,ses limites,ses vices,mais aussi un questionnement sur l'utilisation du langage chez l'homme,pour dominer. En effet,les hommes qui parlent,qui crient,sont dans ce film,ceux qui cherchent à assouvir leur désirs les plus cruels,tandis que ceux qui restent muets sont ces adolescents soumis a l'autorité et obligé de subir ces atrocités.J'ai aussi trouvé très intéressant le décalage entre les récits de l'ancienne prostituée et les musiques au piano en fond.Ici tout ce qu'il y a de plus immoral est mis sur ce qui est beau et qui touche en général les hommes. Mais hormis ceci,ce film m'a déçu.Hormis une certaine critique du fascisme fait par Pasolini,ou une critique de l'espèce humaine comme je l'ai dis au dessus,je n'ai pas trouvé le véritable intérêt de ce film,et la multiplicité des scènes de soumission m'ont semblé "lourdes".
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 11 avril 2011
Ces films... Vous savez, ces films que les gens qualifient de "chelou" mais qui vous laissent à vous un sentiment inexprimable, qu'aucun autre film(ou peu) n'as su vous donner. Pour ma part, je n'avais jamais été autant charmé par un de ces films "chelou" depuis "The idiots" de Lars von Trier. En voyant "Salò", c'est un mélange de fascination et de dégoût que j'ai ressentit. Je me demandais également, du haut de mes 19 ans, comment un tel film a-t-il été reçu à son époque, l'homosexualité au sens sexuel du terme étant omniprésente, sans parler de ces autres scènes "immondes". Je ne suis pas un expert en cinéma, loin de ça. J'aime regarder un film et qu'il me surprenne, j'aime regarder un long métrage et qu'il m’enivre. Ces 120 journées de Sodome l'ont fait.

"Salò", sans en dévoiler l'intrigue (si intrigue il-y-a), est un film qui, sur le plan du scénario, n'est rien. On ne s'attache à aucun personnage, on ne sait rien de personne si ce n'est que ces "Mon seigneur, Mr le président, etc..." sont des personnes que la société qualifierais d'immorales. Non, en réalité, ce film n'est plutôt que la succession d'atrocités en tout genre, de vices les plus refoulés et qui font peur. Ce film n'est qu'une succession de scènes érotiques, aux limites de la pornographie, et de violence gratuite.
Mais que cela se sache, il le fait merveilleusement bien.

En effet, si au départ l’excitation est maîtresse, le dégoût et la frayeur lui prennent la place dans cet univers de débauche, et bien vite, on n'ose plus ouvrir l’œil lors de certaines scènes. Mais la beauté est telle, que si on s'intéresse un minimum au contexte dans lequel l’œuvre fût aussi bien écrite que réalisée (oui, il s'agit d'une adaptation libre de manuscrits / roman inachevé je crois) on apprends à apprécier le film à sa juste valeur.

Les seul défauts que j'ai pu trouver sont la durée (bien trop... longue ?) et la toute dernière minute, que j'ai trouvée décevante, mais à la fois qui laisse place à l'imagination (n'est-ce pas là ce que voulaient ces messieurs en nous faisant écouter les récits de ces dames, faire travailler notre imagination ?)

Quoi qu'il en soit, ceci est un commentaire à chaud, je viens juste de finir de voir ce film et déjà je me jette sur ce site afin d'en donner mon avis. Ceci illustre bien à quel point j'ai été touché.
Je l'ai trouvé ce soir, sur un site de streaming, par pur hasard, alors que je cherchais autre chose. Comme quoi, le hasard fait bien les choses.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 16 juillet 2011
Ce film m'a assez choqué mais j'ai bien aimé appart la fin quand ils se font torturer ou c'était vraiment dégueulasse...
AMCHI

6 967 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 8 mai 2013
Attention film choquant HAHAHA non détrompez-vous Salo ou les 120 journées de Sodome n'est qu'un film grotesque ou Pasolini a projeté ses fantasmes morbides. La mise en scène a une certaine beauté mais Salo ou les 120 journées de Sodome sans être ennuyeux s'avère un film longuet ou le ridicule prend le pas sur le scandale. Je pensais que j'allais être choqué et estomaqué par ce film mais finalement je ne le trouve pas si sulfureux que ça car Salo ou les 120 journées de Sodome vire rapidement à la farce grotesque ce qui lui retire tout effet.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 24 mars 2011
nul et à chier..... mais il y en a qui aiment la merde..
La seule fois que j'ai vu "une ouvreuse" ( la dame qui vous conduisait à votre place au siècle dernier) cracher par terre, furieuse d'etre obligee de subir cet immondice dans un petit cinema permanent du quartier latin.
Appeal
Appeal

181 abonnés 569 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 juillet 2012
Je crois que ce qui résume le mieux Salo ou les 120 jours de Sodome, est la célèbre analyse de Georges Bataille sur les cent-vingt journées de Sodome : " Personne à moins de rester sourd n'achève les Cent Vingt Journées que malade : le plus malade est bien celui que cette lecture énerve sensuellement. ". Le film de Pasolini tente à coup sûr de reproduire cet effet; on ne peut pas sortir indifférent des 2h de film, bouleversé de différentes manières selon les sensibilités, mais la nausée n'est jamais loin, qu'importe si le film vous choque ou non (dans ce deuxième cas, vous l'aurez pour ça). Salo c'est un cinéma perdu, un cinéma cru, provocateur réfléchi, surtout un défi permanent lancé aux spectateurs, se questionnant perpétuellement sur une culpabilité ressentie grandissante. C'est finalement très fort, de s'attaquer à filmer ce qu'on ne pourrait voir, et que l'on s'inflige, attiré peut-être par un mauvais penchant, sachant pourtant d'avance que ça ne risque pas trop de le faire! C'est l'exploration du Sadisme, fait quasi unique (tout du moins sous cette forme) qui est le plus intéressant et surtout ingénieusement filmé par Pasolini, un ressentie aussi extrême restant pour moi inédit. Car on pourrait finalement reprocher à Salo son approche politique, avec un lien assez hasardeux voir grotesque avec le régime fasciste italien, pas forcement nécessaire non plus, même si l'idée générale devait être exploitée (dérive morbide du pouvoir possédé). Salo n'est pas non plus très bien filmé, certains lui reprochent une lenteur qui provoque l'ennuie, mais c'est peut-être aussi préférable tant les scènes choisies sont déjà d'une cruauté parfois insoutenable, et tant l'atmosphère malsaine ne quitte jamais le film. Alors, comment conseiller le film en vous rapportant qu'il n'est pas agréable? Peut-être parce qu'au final, le tour de force vient d'une étrange fascination, voir au-delà, qui nous guette...
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 9 mars 2011
Excellent film de Pier Paolo Pasolini, que je découvre ici, dans sa dernière oeuvre (mais quelle oeuvre...). Avant même le film, Pier Paolo annonce la couleur : il insère une bibliographie ! Mon coeur est gagné : sont cités Barthes, Klossowski et Blanchot sur Sade. De la transgression intelligente. Bref, deux trois mots sur le synopsis, même si je déteste ça : on est en 44 45, et quatre hauts dirigeants de Salo (la Vichy italienne) signent un pacte entre eux, consistant à sélectionner neuf jeunes garçons et neuf jeunes filles pour se retirer avec eux dans une propriété luxueuse et surtout isolée, afin d'assouvir leurs plaisirs les plus vils et les plus immoraux. Le film se développe ainsi selon quatre grands cercles de l'Enfer (hommage évident à Dante), celui d'abord du Vestibule de l'Enfer, où plusieurs scènes nous montrent la mise en place de l'ignoble projet, de la sélection des jeunes jusqu'à la propriété luxueuse, celui deuxièmement du Cercle des passions, où la transgression sexuelle apparaît à travers des scènes de viol ou d'attouchements forcés, celui troisièmement du Cercle de la merde, où les quatre hauts dirigeants italiens s'en donnent à fond dans le scato, et enfin celui du Cercle du sang, où les tortures juteuses se joignent harmonieusement aux exécutions charnelles. Bref, voilà le tableau général, tableau qu'on pourrait dire méticuleux, réfléchi, et parfaitement scandaleux (juste un petit mot sur les tableaux, d'ailleurs, du film, dont la plupart sont cubistes, genre Guernica, représentant des corps tordus, des corps brisés et pliés : c'est exactement ce qui se passe dans le film, avec tous ces jeunes corps soumis à la volonté absolue des Quatre Grands Maîtres). Le film se déroule dans un hors-légalisme absolu, puisque personne n'est au courant du projet : isolement radical, l'enfer prenant alors les allures d'un huis clos terrifiant. Le film interroge ainsi la politique fasciste, le nazisme etc : jusqu'où peut aller le pouvoir absolu d'un homme sur un homme (étant entendu que la résistance n'est pas possible, étant entendu que dans cette demeure maléfique la Volonté des Quatre Maîtres est absolue, sans obstacles, sans frein, étant donc entendu que la liberté des jeunes gens est réduite à zéro (le degré zéro de la liberté, dit je crois une phrase en hommage à Barthes) et donc à la différence de ce qui peut se passer dans une guerre) ?
Ce film est d'une profondeur incroyable, et il serait difficile d'en tenter l'excavation exhaustive. Je vais essayer d'en donner ce qui m'a apparu comme le plus remarquable, et le plus singulier : principalement, cette opposition constante dans le film entre l'aristocratie régnante, absolutiste, cultivée, riche et toute la population malheureuse des êtres juvéniles, inculte, pauvre soumise, et absolument docile. C'est singulièrement effrayant, de voir à ce point une sorte de reproduction à l'identique de ce qu'ont pu être les rêves des fascistes cultivés, représentés dans le film par des nietzschéens (de faux nietzschéens, bien entendu, ceux qui ont compris comme les nazis que Frédéric-Guillaume parlait d'hommes alors qu'il parlait de forces...). Cette opposition entre gouvernants/gouvernés se manifeste d'abord dans le langage : le langage est tout entier du côté du pouvoir, des Quatre Maîtres ou des Femmes gérant avec eux le projet infernal, c'est-à-dire les femmes qui content leurs histoires sexuelles et scatologiques (ces femmes s'expriment d'une manière parfaite, distinguée, contrôlée, douée de style et d'un vocabulaire riches ; et pourtant leurs histoires sont horribles et basses : un écart invincible, une césure indépassable entre la forme du discours et son contenu). Bref, les jeunes sont interdits de parole, ils sont contraints au mutisme, au silence ; d'un côté il y a l'Ordre, qui est pouvoir et langage, de l'autre côté il y a l'Obéissance, qui est servitude et silence. Je crois que l'apogée de cette opposition, le faîte de ce thème du langage est sans nulle doute les citations de Nietzsche en allemand, ou encore la conjugaison de déféquer à l'imparfait du subjonctif, qui montre tout le décalage entre la culture des Maîtres et l'immoralisme de leurs actions. La haute culture des Maîtres est aussi manifestée par la musique, gérée dans le film par Morricone, quand même, mais présente sous la forme d'une musicienne au piano (surtout au piano et une seule fois à l'accordéon), qui enchaîne les classiques, et plus précisément ceux de Chopin. Par exemple, l'imparfait du subjonctif de déféquer est dit sur fond d'une valse ultra célèbre (je peux le confesser, c'est ma préférée (et de loin la meilleure musique de Chopin), la 34-2 en La mineur). Tout ça est donc immoralement aristocratique (justifié comme tel). Bref.
Le film est en tous points maîtrisé : 18/20

La critique complète et toutes les autres, sur le Tching's cine bien sûr :
http://tchingscine.over-blog.com/
il_Ricordo
il_Ricordo

119 abonnés 407 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 juin 2011
En ce qui concerne la réalisation, Salò est une pure merveille et confirme ultimement le talent de Pasolini.
Toutefois, il s'agit d'un film extrêmement déplaisant à regarder, les images sont d'une violence indicible, ce qui confère au film un pouvoir énorme et un attrait paradoxal à la fois.
Le but de Pasolini était de provoquer du dégoût au spectateur. Et pourtant, tout est illusion ! Ce film est une métaphore de la société qui écœurait Pasolini, fasciste et matérialiste, en reprenant le récit du marquis de Sade dans la période de la république mussolinienne fantoche de Salò. On ne peut guère être surpris de la haine qu'il engendra dans les milieux néofascistes et soit le sujet d'une controverse sans pareille.
Or, loin d'être une succession d'images gratuites, et bien qu'extrêmement violent répugnant, le récit de Pasolini est très structuré : c'est un triptyque qui nous fait basculer d'horreur en horreur, sorte d'odyssée infernale dans un univers de sadisme atroce.
Abominable et subversif, ce film-testament est un des plus marquants qui soient, et les années défilant, il n'a rien perdu de sa magie épouvantable.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 7 janvier 2011
Salo ou les 120 journées de Sodome adpatée de l'oeuvre de Sade...Alors une oeuvre cruelle et dérangeante filmés avec un certain réalisme cependant ,les larges plans de caméra occupant l'ensemble de la salle principale ou se font les discours ,les séquences filmés a travers des jumelles ...
Le film raconte l'histoire d'une groupe de jeunes personnes enlevés par des fascistes et prissoniers a l'interieur d'un palais ou ils vont devenir les objets des fantasme de l'éveque ,du juge ,du duc et président,les 4 autorités sadiques du palais.Le film est divisé en 3 cycles racontant et décrivant les sévices et les tortures réservés aux victimes ,le cycle de la passion ,le cycle de la merde et le cycle du sang....Entre discussions philosophiques marqués souvent par un langage assez crue ,a l'image des scènes de violence,les 4 huiles du palais s'en donnent à coeur joie pour assouvir leurs fantasmes . Honnetement ,quoi de mieux que ce film pour décrire la soumission au pouvoir et la cruauté de l'autorité,l'humain ne devient qu'un vulgaire objet ,un pantin lorsqu'il est emprisonné par une autorité plus forte .Ce n'est pas directement une critique du fascisme mais plutot une visée brutale et sans concessions sur les rapports que l'homme a avec le pouvoir. Le film est dérangeant ,c'est son but car il montre une certaine réalité a laquelle certaines générations ne sont pas habitué a voir.C'est normal.Je mets 4 étoiles car au dela de sa cruauté ,ce film laisse transparaitre une certaine vérité malgré tout dont il est important d'en tenir compte.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 23 décembre 2010
Assurément le film le plus nul, le plus inutile et le plus abject de l'histoire du cinéma. Toi qui me lis et qui a mis cinq étoiles à cette merde, va faire un séjour chez les zinzins.
benoitparis
benoitparis

143 abonnés 1 277 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 décembre 2010
« Salo » fait partie de ces films avec une telle réputation qu’il est resté dans un coin de mon esprit cinéphile sans que j’ose l’aborder jusqu’à présent. Je n’ai guère compris les commentaires en faisant une initiation essentielle au début de la vision, tout en me disant que ce n’était pas non plus un film insignifiant. Le film agit progressivement, on comprend lentement qu’il est question de perversion pure et de la perversion inhérente au pouvoir (qui ne se réduit pas au fascisme stricto sensu). De la tristesse et de l’horreur insondables et fastidieuses de la radicale absence d’empathie, portée par des personnages de bourgeois médiocres, anonymes, presque ridicules. Le mal dans le film n’a strictement aucune grandeur. On croit d’abord que Pasolini n’en fait qu’une démonstration intellectuelle jusqu’à ce qu’il nous le fasse charnellement ressentir par une mise en scène de génie (la fin en est le sommet). Il est souvent reproché à Pasolini de ne pas être un grand cinéaste, d’être plutôt un intellectuel se servant du cinéma d’une manière démonstrative. Je suis d’accord pour ce qu’il en est de « Théorème » qui m’avait profondément ennuyé. Pas avec « Salo ». Réellement un film essentiel.
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