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Salò ou les 120 journées de Sodome
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Un visiteur
4,0
Publiée le 3 décembre 2010
Un film impossible à noter. Les quatre étoiles sont ici pour vous amener à tenter l'expérience de la perversion la plus absolue. C'est un film adapté des 120 journées de Sodome, du Marquis de Sade. Je vois dans les critiques spectateurs un thème récurrent, celui de la " dénonciation du fascisme ". A mon humble avis, il ne faut pas envisager le film de Pasolini de cette manière, la dénonciation est secondaire et n'est pas franchement pertinente pour commenter ce film. Il faut, selon moi, envisager l'oeuvre comme une dénonciation philosophique de la nature humaine: Pasolini s'efforce de définir le "mal humain" de Kant. Le problème est celui de penser le niveau spécifiquement humain du mal, ni animal ni démoniaque (et c'est dans ce niveau humain qu'il y a espoir et possibilité de « salut », et particulièrement d'éducation). En superposant la progression des quatre mois sadiens et les cercles de l'Enfer, décrits par Dante (le film se compose de 4 parties : Antiferno, Cercle de la passion, Cercle de la merde, Cercle du sang), Pasolini fascine puis dégoute le spectateur tour à tour, et c'est dans cette optique qu'il y a "éducation". On est attiré par le Mal lentement pour le rejeter aussi brutalement. En superposant la métaphysique sadienne au réalisme froid, tangible, de la pellicule, Pasolini amène l'horreur à son paroxysme pour nous pousser à réfléchir sur l'inscrutabilité du mal humain. La critique du fascisme n'a que peu d'importance finalement. A voir, quitte à détester.
Difficile de noter ce film. Tous le coter technique est très bon (réalisation, mise en scène) pour un film aussi vieux il n'a pas beaucoup vieillit. Ensuite vient le coter morale et la c'est autre chose. Certains y verrons un film pédophile et trash et d'autres comme moi chercherons à comprendre. Si Pasolini l'a payer de sa vie c'est qu'il à montrer une vérité. On écoute attentivement les récits d'une femme accompagné par de très belles mélodies au piano qui par la suite sont acter. Les images sont durs mais ce n'est pas gratuit contrairement à ce que beaucoup peuvent dire. Il n'y à peut-être pas de message mais il y à une vérité. Ques-ce qui est le plus cruel? Faire un film comme celui la ou se faire tuer à cause d'un film comme ca? Certains cherchent encore moi j'ai ma réponse.
Salo est certainement le film m'ayant mis le plus mal à l'aise et est d'une violence psychologique intense, tout ceci dans le but de dénoncer non seulement le fascisme mais aussi d'explorer les parties les plus obscures de l'être humain capable de catégoriser ses semblables au rang de bêtes. Je ne suis cependant pas persuadé que Pasolini s'attaque à la bourgeoisie en tant que telle mais plutôt qu'il use de métaphores pour dénoncer le fascisme. Reste que ce film est profondément malsain, dérangeant même après 35 ans et surtout mené de main de maître par un cinéaste qui sera assassiné suite à ce film, où l'ambiance caractérisée par le manque de musiques à certains moments est saisissante et où certaines scènes sont juste brillantes. Pasolini dénonce également de manière plus que brillante le voyeurisme dans ce qu'il a de plus malsain. Les scènes de "narration" des bourgeoises restent saisissantes et incroyablement malsaines. Je rajouterais que Salo n'est pas à confier entre toutes les mains. Que c'est un film à prendre avec beaucoup de recul et que je reverrais sûrement d'ici quelques années pour pouvoir en apprécier toute la portée philosophique car il demande vraiment beaucoup de maturité. En tout cas un film unique, que l'on pourrait qualifier objectivement de chef d'oeuvre mais qui en rebutera plus d'un. Pour ma part c'est un grand film, interprété souvent d'une très mauvaise façon et qui méritait un meilleur sort.
« Saló ou les 120 journées de Sodome » est un film définitif. Il vient clore une œuvre idéaliste – l'œuvre et la vie d'un artiste engagé, qui croyait en l'art, aux sens, à l'Homme. On ne peut bien sûr pas parler de tournant – c'est le dernier film de Pasolini – , pas plus qu'on ne peut y voir l'aboutissement d'une œuvre ou d'une pensée : encore lors de son avant-dernier film – « Les mille et une nuits » – , le cinéaste continuait à faire l'éloge des corps et à envisager l'existence d'un paradis terrestre et charnel. Tout le contraire de « Saló », où le corps ne sera plus que le médium des souffrances les plus atroces. L'opus ultime de Pasolini est donc plutôt un point de rupture, une fracture irréparable apparaissant comme la négation de toute la philosophie qui illuminait les films précédents. Une fracture-mort à vrai dire : « Saló » n'ouvre sur aucune nouvelle voie, comme si il avait été réalisé pour nous dire qu'il n'y a plus rien à dire, qu'il n'y a plus aucune cause en laquelle croire. Pour finalement nous annoncer la défaite cinglante de l'humanisme face au fascisme – sous toutes ses formes.
Bien que le cinéaste italien inscrive son œuvre dans un contexte historique très précis – à savoir les dernières heures du régime fasciste germano-italien –, cette transposition du roman de Sade semble vite adopter une position particulière face à cette notion de temps. S'il s'agit bien entendu d'une manière mettre en images le caractère sempiternel de ce qui est montré – la dégradation de l'Homme par lui-même, que tout humanisme ne parviendra jamais à éradiquer –, il n'y a pas vraiment de postulat évident. Le film s'ouvre en affichant clairement son cadre spatio-temporel, pour ensuite restreindre l'action dans un univers lui semblant presque totalement étanche. Presque : une brève écoute de la radio allemande, ou encore le son de bombardiers sillonnant le ciel auront vite fait de nous ramener au réel diégétique, pour nous faire aussitôt replonger dans les cercles infernaux structurant le film. Il en résulte une impression finale des plus amères : l'action a beau prendre cours en 1945, sous un régime censé être agonisant, elle s'achève sur la jubilation des bourreaux. Comme si les Alliés n'arriveront jamais, et que la « victoire » des fascistes ne prendrait pas fin. Le film se clôt d'ailleurs sur deux soldats dansant, de façon très abrupte, comme s'il n'avait plus rien à ajouter à son sujet.
À la défaite politique de l'humanisme s'ajoute également – et c'est peut être ce qu'il y a de plus noir et de plus pessimiste dans « Saló » – sa défaite artistique. Les seize victimes du récit sont « sélectionnées » (à la manière dont, dans les camps, on choisissait quels déportés n'iraient pas directement aux chambres à gaz selon leurs aptitudes physiques) en fonction de leurs caractéristiques physiques, particulièrement de la beauté de leurs corps. Ces mêmes corps que Pasolini filmait avec chaleur et humanité dans ses précédents films sont ici filmés avec une froideur déconcertante (mais avec un recul constant, évitant toute complaisance : « Saló » est à ce titre un exemple parfait de morale de la mise en scène). Ils ne sont plus que des réceptacles, êtres humains agonisants, symboles d'un art sali et profané. Un art qui n'aura su tenir tête à l'ennemi, qui se laissera corrompre (les prisonniers finissent par se dénoncer les uns les autres), qui s'en fera complice (cf. le piano accompagnant les récits des cantatrices). On notera d'ailleurs que les quatre hommes de pouvoir sont des êtres fins, dotés d'une culture artistique certaine, qui ne les empêche en rien d'élaborer leur plan terrifiant (et qui, dans une certaine mesure, les y encourage presque). Le cinéma lui-même ne fait pas exception : la prise de vue subjective à travers les jumelles, lors de la séquence finale, pourrait bien en faire l'allié des sadiques.
Avec cette œuvre paroxystique et absolue, Pasolini offre bien plus qu'un simple point de vue désabusé sur ce en quoi il avait auparavant foi ; il s'agit de sa résignation la plus totale, face à une société où le fascisme reste rampant sous toutes ses forces – s'incarnant par exemple dans la société de consommation, prônant un plaisir sexuel factice, dénué de sensualité et de vie. Une société que l'art et l'humanisme n'ont pas pu empêcher de devenir ce qu'elle est. Une société qui ne peut aboutir qu'à une chose : la mort de l'artiste.
Que dire après avoir vu un tel film ? Jamais mon attention n'a été aussi fortement captée pour être immédiatement détournée tant certaines scènes sont abjectes. Quoiqu'il en soit, Les 120 journées de sodome est le film le plus puissant que j'aie pu voir. Au-delà de la simple irréligiosité et du libertinage; ce film pousse au paroxysme la bassesse, les ignominies de l'homme. Certaines scènes dépassent l'extrême de l'horreur, elles nous hantent indéfiniment et on ne peut sortir indemne d'un tel film pour peu que l'on se laisse prendre au jeu. Il est même impossible de noter pareil film tant il se défait des conventions et accable le spectateur. Malgré l'horreur évidente, et certainement revendiquée, de Salo; ce n'est pas un banal film d'épouvante. Certes les situations sont immondes, mais les souffrances psychiques sont au moins aussi prenantes et le travail sur le son accentue cet effet. En outre, une critique acerbe du fascisme est sous-tendue. Je suis partagé entre admiration et dégoût, enthousiasme et consternation; mais jamais je n'avais vécu une telle expérience cinématographique en ce qui concerne les humiliations infligées de force aux hommes. Par là même, ce film est incontournable, son traitement étant à la fois novateur et inoubliable. Peu de réalisateurs ont été capables de faire des films aussi forts.
Le film sert à dénoncer le régime fasciste de Salo qui sévit durant la Seconde Guerre Mondiale. Alors, autant j'apprécie les films qui souhaitent faire passer un message, autant dans l'oeuvre de Pasolini, je ne vois qu'une surenchère de violence.
ce film est resté dans les annal(es) ?! un chef d'oeuvre ?!... Nul, inutile, too much. A quoi ca sert de faire ce genre de films ?! Funny games est énorme; irréversible aussi : de 1 parce que la mise en scène est forte et on se fait pas chier (comme ici lol), de 2 parce qu'il y a du fond, une réflexion sur la violence. Celà reste crédible. Il suffit de dire que ce sont des nazis pour pouvoir faire un film "critique"... Arretez de vous branlez ! Qui peut agir comme ca ?! Honteux. Enfin, qu'est-ce que c'est moche, mou et mal joué !!
Une critique des médias et du fascisme certes vraiment très violente et efficace, c'est d'ailleurs à ce jours le film le plus violent, trash et immonde que j'ai pu voir. Faut vraiment avoir le cœur bien accroché pour tenir jusqu'au bout. Il faut le juger avec du recul, sur le coup l'impact est assez violent et on en sort dégouté. Le film frôle parfois la pornographie et le sadisme y est tellement élevée que je peux comprendre les mauvaises critiques, mais ne pas dire que c'est un merde qui n'a que pour but de montrer des gens à poil. En le remettant dans le contexte on tiens surement un chef d'oeuvre du genre, et un film unique en son genre.
Un film âpre, qu'il m'a été impossible de visionner d'une seule traite. C'est nettement plus insoutenable qu'un Saw ou un Hostel pour des raisons qui tiennent plus du problème moral que de l'aspect visuel. La mise en scène austère et les couleurs ternes entraînent parfois l'ennui lors de scènes moins intéressantes mais l'ensemble forme un film impossible à oublier qui vaut bien plus que le simple amoncellement de scènes choquantes auquel il est souvent injustement réduit.
Quand on a lu un peu Sade ou encore Histoire d'O, le film de Pasolini n'est qu'un prolongement. Pourtant ce n'est pas aussi simple. Car les perversions mises en scène et donc, surtout, en images, sont toujours d'une intensité malsaine que l'imagination seule ne permet d'atteindre. La brutalité, la douleur, le malaise que le spectateur ressent n'est pas dans le contenu des scènes (enfin pas uniquement) mais dans le fait, qu'une fois réalisées sous l'oeil de la caméra, elles apparaissent dans leur nudité, leur crudité et ainsi dans leur finitude : impossible pour l'imagination d'aller au-delà de cette souffrance. Contrairement à ce qu'on peut lire ailleurs la photo est sublime, très travaillé et les cadrages admirables, prenant leur source dans les tableaux des grands maîtres.
Un véritable film à part,l'un des films les plus dérangeants et les plus controversés sans doute. Il m'en faut beaucoup pour me choquer,mais je crois que ce film a réussit à la faire,notament la deuxieme partie (le cercle de la merde),il n'y a rien de plus dégueulasse que le scato.A vomir par moment. La 3eme partie a un peu ce côté dégueux en pratiquant les tortures les plus cruelles. L'interdiction au moins de 16 ans est beaucoup trop légere ,limite si ce film doit pas etre interdit à la distribution dans les megastores. Mias quel dommage de voir un film qui n'a pas de fin,en gros on sait pas ce qui va se passer après. Et puis franchement ce film est d'un ennui par moment. Les personnages sont plutot bons. Maintenant une petite question se pose, Est ce que je serais capable de revoir ce film? pas avant un moment sans doute
Inspiré par les écrits du Marquis de Sade, Pasolini livre avec Salò une critique extrémement dérangeante, acerbe et pourtant réaliste d'une société de consommation bien trop excessive, de la bourgeoisie, de toutes les formes de totalitarisme et des horreurs que ces dernières entrainent. Des thèmes qui sont, malheureusement, toujours d'actualités. Un film nécessaire mais très loin d'être accessible a tous qui, quoi qu'il arrive, ne laisse pas indifférent.
Très fort, voilà une dénonciation directe et massive du fascisme et de la consommation abusive... Tout cela alimenté par une avalanche de sadisme et d'oppression. Un spectacle qui ne laisse pas indemne. Il faut évidemment prendre du recul, ne pas s'arrêter à la sauvagerie et aux traumatismes que ce film met en premier plan. De plus, la mise en scène est exceptionnelle, elle livre ainsi de nombreuses références et métaphores (l'organisation de cercles, dispositions des victimes et tortionnaires, la salle à manger,...). Autrement, je ne comprends toujours pas les personnes affirmant que ce film n'est rien de plus qu'un film pornographique réalisé certainement par un pervers plus que sadique... Je comprends ceux qui n'aiment pas, mais ce sont ceux qui me l'expliquent d'une autre façon que celle de faire un schéma si peu pertinent... Un film à voir, mais j'insiste, à prendre avec du recul.
Je l'ai vu parce que mon professeur de psycho me la conseille! Pour comprendre les perversions sexuelles, je dois dire que j'ai été extrêmement choque, je respecte la mise en scène artistique, qui inspire le dégout en cresendo! Selon que l'on avance dans le film les perversions s'ajoutent, les aristo s'énervent d'autres meurent. Il ya la decadence finale. Dans le meutre. La fin est dificile a comprendre, le message est il : la perversion est elle contagieuse ou peut on être aussi insensible a la douleur dautrui? On peut aussi se demander dans quelle mesure (hors fashisme ou nazisme) ce film est d'actualité?