Salò ou les 120 journées de Sodome
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346 critiques spectateurs

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oranous
oranous

161 abonnés 1 097 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 octobre 2007
J'avais beaucoup aimé La grande Bouffe où le réalisateur critiquait la société de consommation, dans Funny Games le réalisateur critiquait la violence. Ici, le réalisateur critique le fascisme.
Je doit dire que Salo est un film très dérangeant.
Les victimes de leurs jeux malsains sont remis a l'état d'animal. Ils sont obligés de se plier aux règles sous peine des pires tortures. Ils subissent les pires dégradations morales et physiques.
Si les victimes tentent de résister, protester ou se rebeller les tortures vont de plus belles.
Nous sommes fascinés, les deux heures n'en paraissent pas, et terriblement choqués..
L'homme est capable des pires choses . Mais ça ce n'est pas une nouveauté. Mais l'homme est d'une cruauté tel qu'il peut prendre du plaisir devant des individus qui souffres, qui sont torturés...
Finalement ici "l'homme est un loup pour l'homme".

J'ai beaucoup hésité a lui mettre la note maximale, mais c'est le genre de film que plus personne ne fera.
C'est un film très courageux et très ambitieux.
Pasolin a été assassiné avant la sortie du film.
FABULOEUF
FABULOEUF

27 abonnés 392 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 27 juillet 2007
Une réflexion d'inspiration Sadienne d'une grande laideur esthétique et narrative sur le mal, le plaisir, le plaisir de faire le mal, l'érotisation du mal dans les sociétés chrétiennes.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 17 décembre 2007
Je n'connais pas l'histoire exact de ce film ni du réalisateur donc pour moi ce n'est que violence et pervertion! un film choquant, comment peut-on se réveiller et avoir idée de créer,écrire, réaliser.. ça! Il dénonce le fascisme j'ai lu dans une critique.. ben ouai mais c'est quand même ultraviolent! J'suis peut etre un peu trop naif mais pour moi le cinéma ne doit pas servir à créer ce genre de film!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 22 juillet 2007
Pasolini réalise ici sa revanche contre le fasisme en réalisant sa méaphore. Enfermé pendant 120 jours quatre dirigeants de l'Italie fascistes vont satisfaire toutes leurs pulsions les plus saddiques et immorales. Dans une anarchie des sens et des instincts les quatre dignitaires édifient un code strict qui encerre les jeunes gens dans leurs griffes malsaines. Pasolini montre ici que le fascisme est une anarchie dans la mesure où la loi n'est qu'un faux-semblant qui laisse le pouvoir au dirigeant de satifaire tous ses désirs les plus irationnels. Il montre que le fascisme est la destruction de l'ordre moral universel pour un nouvel ordre moral irationnel et passionnel. La façon dont est filmé l'oeuvre fait que le spectateur participe passivement à l'oeuvre et Pasolini montre que le fascisme suppose la participation passive de la masse à l'idéologie. Dans la scène finale nous sommes en réalité à la place du fasciste qui regarde les scènes d'atrocités par la prise de vue subjective. Cette montée en puissance de l'horreur montre qu'un régime fasciste cherche toujours plus à ceinturer la société civile pour imposer son pouvoir de façon de plus en plus illégitime. L'extase administrative du fascisme n'est alors que la grandeur d'un régime trempé dans le sang et l'anarchie du pouvoir illimité. L'ordre social n'est qu'une strucuture imaginaire qui n'a aucune réalité et qui est construite pour mieux être dominée et bafouée par le pouvoir fasciste. Pasolini réalise là un chef-d'oeuvre où spectateurs, fascistes et perversités cohabitent pour former un tout interdépendant et unique. Le fascisme est alors un descontructionalisme ordonné de l'universalité et de l'humanité. Une apogée du cinéma italien.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 3 juillet 2007
Bon ok tout cela a sûrement existé...mais personnellement, regarder des sadomasos nazis durant 2 heures ne me tentait guère. J'ai donc regardé le film en 30 minutes en faisant des avances rapides. N'y ai pris aucun plaisir, et je plains les gens qui ont pris du plaisir en regardant ce film...donc ayant trouvé ce film horrible et inhumain, je lui met 0 voilà. Sous prétexte que le cinéma est un art, je ne soutiens pas l'idée que l'on puisse adapter toutes les cochonneries que l'être humain a dans la tête ou qu'il a déja orchestré au cours de sa vie sur la planète.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 8 juillet 2007
C'est pour moi très difficile de noter un tel film. Parce-qu'il est excellent et dérangeant. Il répugne, mais c'est l'objectif.
J'ai essayé de le regarder il y a deux jours. J'ai fait la bêtise de faire une pause. Je me suis dit je reprendrais demain, car j'avais du mal à supporter l'atrocité montrée dans ce film. Croyant que le lendemain, je serais peut-être "moins sensible", j'ai tenté de regarder la fin du film. Je me suis arrêtée avant les vingt dernières minutes. Les scènes retraçant "Le Cercle de la merde" m'avait soulevé le coeur à un poids inimaginable (pourtant je n'ai jamais jamais été malade devant un film). J'ai quand même résisté mais au moment des tortures, je n'ai pas pu m'empêcher d'arrêter le DVD.
Le réalisateur parvient avec excellence à montrer les horreurs sans en montrer trop, ce qui fait que la torture psychologique sur le spectateur est insoutenable.
Ce film m'a littéralement choquée parce-qu'il montre les pulsions apocalyptiques que peuvent prouver l'Homme en général, et cela m'a effrayé dans la mesure où les parois entre la folie dévastatrice et la "pseudo-normalité" me semblent très minces.
En tout cas jamais un film ne m'a fait un tel effet, un véritable électro-choc. Atroce. Répugnant. Un coup de poignard. On ne peut cependant dire qu'il ne s'agisse pas là d'un chef d'oeuvre du cinéma.
Akira17
Akira17

11 abonnés 45 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 8 juin 2007
Deux ans… deux années se sont écoulées depuis le jour où j’ai aperçu le dvd pasolinien bien rangé sur l’étagère de la bibliothèque universitaire, jusqu’à aujourd’hui… Il a fallu m’armer de courage pour avoir enfin la curiosité de l’emprunter et de le visionner. Auparavant, j’avais une image plus lisse, plus bucolique du film, avec un décor baroque et italianisant, comme la plupart des films italiens que j’ai vus. Après un joli générique de début, sur une musique « conseillée » d’Ennino Morricone et un plan d’ouverture intéressant, une série de scènes de plus en plus dures, violentes s’ensuit. Le film s’articule autour de trois axes : « le cercle de la passion » (qui a assez attisé ma curiosité), « le cercle de la merde » (qui m’a heurtée) et « le cercle du sang » (qui m’a fait gerber). Salo […] a une trame linéaire et progressive, nous passons des plaisirs assez charnels, bien que parfois violents, à des jeux sado-maso pour enfin finir aux jeux de la mort. La sauce idéale d’un mauvais porno underground pour faire éjecter le spectateur de son fauteuil. Comme l’indique joliment le titre de la 2ème partie, la personne qui a commis l’assassinat de Pasolini a dû présager que Pasolini aurait concocté d’autres merdes cinématographiques (euh, « cinématographiques », pfff, plutôt des merdes tout court !)
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 7 juin 2007
Pier Paolo Pasolini fut l'unique artiste se resignant a s'eteindre au respect de l'humanité. De cette violence sourde, du degout, et du vice monologué par cette repugnante consternation, il nous a batti un garde-fou immortel.
Au courage intacte de pourfendre son âme. D'une impure conjoncture, il exploita notre côté animal sans le moindre petit remord...
Alors laissez vous avoir par la folie suprême de son oeuvre. Laissez vous bercer de honte par vos pulsions immorales.
Car cette oeuvre est unique. ( a voir seul )
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 31 mai 2007
Ce film est vraiment minable ! D'une nullité affligeante. Les scènes choquantes ne le sont pas tant que ça mais arrivent d'une manière gratuite avec aucun scénario. Ne faites pas comme moi, passez votre route et ne gachez pas 2 heures de votre vie !
Yasujirô Rilke
Yasujirô Rilke

272 abonnés 1 059 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 juin 2007
Adaptation d’un roman inachevé du marquis de Sade, «Salo’ O le 120 Giornate di Sodoma» (Italie, 1975) de Pier Paolo Pasolini est un film fondamentalement expérimental. Situant son action dans un lieu clos et dans une conception sociale fasciste, Pasolini détruit les codes universellement établis par la société moderne et réinvente une autre loi directrice qui ne répond qu’aux pulsions de quatre individus. Métaphore de la rencontre entre le ça humain et l’ambition politique, le film est le fruit de ce carrefour et expose la démesure des instincts sexuels. Divisé en quatre parties : L’introduction, le cycle du sperme, de la merde et du sang, «Salo’…» narre les lubricités sexuelles dans un crescendo infect étudié par Sade et poursuivi par Pasolini. Les vicissitudes des maîtres n’ont pas de limite et la structure du film est étudiée pour imiter un chaos des impulsions. Un plongeon incoercible dans le quotidien de quatre tendances totalitaires. L’ambition du dernier film de Pasolini ne cesse pas à l’unique expérience du sadisme effréné, les infamies, figurées sans jamais le moindre jugement moral, questionnent les limites du supportable mais aussi les infinis de la conjugaison entre le bestial et les capacités humaine. Immoral mais codifié, Pasolini conte-là une fable en mêlant l’atrocité d’évocations lors de scènes de narrations et l’insoutenable teneur des scènes. Le spectateur se sent questionner dans son intimité. Témoin d’assujettissements orduriers, le spectateur devient voyeur, devient le spectateur véritable et subjugué lui aussi par l’emprise monstrueuse des maîtres du séjour. Expérience et questionnement de la société, «Salo’…» est probablement le film le plus anarchique qu’il puisse être en ceci que la structure du fascisme se noue au libertinage sadien, donnant naissance à un gouffre d’atrocités qui pénètrent le spectateur-voyeur-sociétaire pour l’houspiller de son conformisme. Un des chef d’œuvre du cinéma par son incroyable don à transcender son art en une
SpiderBaby
SpiderBaby

50 abonnés 619 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 mai 2007
Le film le plus dérangeant, le plus éprouvant qu'il m'ait été donné de voir. Je pèse mes mots. Pasolini réussi le pari improbable d'adapter Sade à l'écran, avec autant... de sadisme. Et mêle l'insoutenable, à une lumière et une composition de plans, dignes des tableaux de la rennaissance.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 7 avril 2007
4 étoiles, mais il a été pour moi trés difficile de donner une note à ce film... "Salo" est une oeuvre ' a part' que l'on voit, que l'on ressent, qui bouscule (et c'est peu dire), mais qu'il est difficile aprés coup de juger. Le choc est si grand (du moins pour moi), qu'il est difficile, une fois le film terminé de donner un avis sur cette adaptation des "120 journées de Sodome"...Ce qui est en tout cas certain, c'est que l'on ne peut regarder ce film avec passivité, et que cette évocation du fascime italien fait largement reflechir sur la cruauté humaine.Il fait partie de ces films qui restent longtemps ancré dans votre tete, et qui vous 'remue' durablement.Alors, parce que j'ai rarement vu une autre oeuvre cinematographique telle que Salo, je mets 4 étoiles.Par contre, il n'est en aucun cas un film que l'on regarde avec plaisir, pour passer un moment agréable...Pour public averti
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 25 mars 2007
Saviez-vous que la version de 1h57 environ que vous avez vue n'est pas la version intégrale? Je connais quelqu'un qui a vu une version du film qui durait "au moins 3/4 d'heures de plus", en 1979, en Angleterre. << C'était vraiment insupportable >>, disait-il, << et lors des scènes de merde, un gars dans la salle qui tenait une bière dans sa main l'a jetée sur l'écran en criant : "Shit!" >>
<< Mais la version intégrale, tu ne la verra jamais, car la famille de Pasolini a brûlé les bobines qu'il y avait en trop après la mort de Pasolini. >>
Soit en 1975, 1976. S'est-il trompé sur l'année où il l'a vu? Etait-ce bien 3/4 environ qu'il y avait en plus?

Ce qui est sûr, c'est que des bobines ont été brûlées par la famille et que le film à l'origine était prévu pour durer beaucoup plus longtemps. Un spécialiste en films trash, qui tenait une vidéothèque à Bruxelle, me l'a confirmé. Mais celui-ci m'a dit aussi que la version intégrale "circule toujours aujourd'hui, paraît-il, dans des circuits très fermés..."

Alors, c'est pas de l'info intéressante, ça? :)

Mais c'est pas tout : j'ai appris récemment que la version vraiment totalement intégrale a été diffusée pour la première fois à Rome, en 2004(2003?) (à la Cinémathèque? Je ne sais plus, désolé). Il s'agit de la version voulue dès l'origine par Pasolini : 1h30 en + ! (et pas 45' + ou -, mais le gars que je connais m'a dit que la version avec 45' en plus a existé aussi). Pour la version avec 1h30 de plus, par contre, je suis sûr de ce que je dis.

Je n'ai malheureusement aucune idée d'où je pourrais trouver cette version totalement intégrale, ni l'autre, d'ailleurs... Qu'est-ce qu'il peut bien
y avoir de plus dans ce festival d'horreurs qui est déjà quasi-insoutenable? (Remarque, cependant : le bouquin de Sade est beaucoup plus long et effroyable que n'importe quelle version qu'il puisse exister)
samadelik
samadelik

3 abonnés 32 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 octobre 2010
Que dire de ce film? Entre 0 et 4 étoiles mon coeur balance... Non il ne mérite pas 0 étoile car c'est un sacré phénomène tout de même, et une belle(?)(en tout cas efficace et belle si l'on apprécie l'ésthétique de l'horreur) manière de dénoncer "le pouvoir donner par le pouvoir". En même temps tout cela parait presque trop simple, surtout que je ne connais pas Sade (dont le film est transposé) et il m'est donc difficile de vraiment analyser le film en profondeur... En tout cas Pasolini ne fait pas les choses à moitié et la réalisation est très réussie, mais je n'éprouve pas le sentiment d'avoir franchi un pas entre le début et la fin du film... Finalement, au bout de vingt minutes on a compris le principe, et ce n'est ensuite qu'une accumulation d'horreurs: en gros on ne progresse pas car il n'y a finalement aucune histoire dans ce film; une fois que le contexte est posé il n'y a plus qu'à regarder sans même peut-être avoir à réfléchir... Allez disons 2 étoiles et demi, mais comme allociné ne propose pas cette option, j'arrondie à 3 avec quelques doutes quand même...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 5 mars 2007
Pasolini nous fait découvrir la république sociale italienne, à travers Les 120 journées de Sodome du Marquis de Sade. Les chefs fascistes perdent le sud de l'Italie mais "gagnent" au niveau sadique. En bref, c'est une adaption bien mise en ordre du roman, où Pasolini nous fais un film pour l'éternité, message de paix pour les générations futures, à la manière d'un cercle de l'enfer de la divine comédie de Dante.
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