Salò ou les 120 journées de Sodome
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2,9
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346 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Salo... quel choc, quelle épreuve, et pourant quel beau film. Espérons que le remake qui se prépare sera donner une reconnaisance à cette oeuvre comme ce fut le cas avec le remake d'"Orange mécanique".
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
C'est une oeuvre complète : elle est à la fois psychologique, humoristique, érotique, tragique, philosophique, biographique, sadique, théologique, historique et il me semble qu' il y a aussi...un petit soupçon d'action !
De l'exellent travail qui nous renvoie à la frontière entre l'impensable et l'inavouable de la pensée humaine et des actes qu'elle engendre.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Vu il y a quelques jours seulement et pas encore digéré..
C'est pas possible d'avoir créé un film comme ça, c'est pas un film mais un hymne à l'être humain, une ode à la bête en nous, à diffuser d'urgence pour nous remettre tous en place.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 29 septembre 2006
Adapter le Marquis de Sade sous un régime fasciste fit preuve d'un énorme courage. Certes l'écœurement de Pasolini pour la cruauté humaine ne pouvait pas être plus objective, plus claire.Mais le réalisateur aurait pu, avec cette même atmosphère malsaine, réaliser une oeuvre beaucoup plus passionnante où une légère dose de subjectivité aurait été la bienvenue et autant convainquante.Que nous apprend ce film ? Que l'homme est mauvais et capable de tout! Merci mais on le savait déjà! Rien ici, ne reflète l'ombre de la cause et des conséquences de ce vice.Sans tomber dans le pure documentaire démagogique la mise en scène méritait une approche sensiblement plus subtile.L'horreur est facile à montrer au cinéma, il est facile d'exhiber des corps nus, blessés, des cadavres, du sang.N'importe qui est capable de projeter la cruauté, l’humiliation et l'immonde comportement que l’ humain est capable pendant des heures durant.Dans « Salo » que veut prétendre révéler Pasolini en nous montrant une « historienne » nous raconter qu’elle connu une gigantesque jouissance en déféquant dans la bouche d’un viel homme et que de surcroît elle avait avalé un puissant laxatif pour que ses selles puent davantage ? C’est vulgaire (comme est l’homme me direz-vous) mais n’est-ce pas trop facile ? Ce genre de cinéma peut montrer n’importe quoi sous prétexte que ceci est une critique de la mentalité de l’homme. On peut toujours tomber plus bas, toujours. Mais voir des pauvres victimes ingurgiter des excréments pendant 2 heures ne suffit certainement pas a faire un bon film ni même un film d’ailleurs alors entendre parler de chef-d’œuvre….Non franchement vous perdrez moins de temps en choisissant un bon jeu de société et en laissant le poste éteint le jour où ce film sera diffusé.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 29 septembre 2006
Salo ou les 120 Journées de Sodome a été élu comme le film le plus dur à regarder de tous les temps. C'est le cas. Bien pire qu'Irréversible ou Orange Mécanique, le dernier film de Pier Paolo Pasolini est à la limite du supportable. La réalisation est glaciale et les images extrêmement choquantes. Le scénario est adapté du livre du marquis de Sade, donc très immoral. Bref, ce film est dur à regarder, on l'accorde. Cependant, si il y a un film qui traite bien la dégradation de l'homme par l'homme, c'est bien lui. Tous les films sur le fascisme n'ont jamais été aussi aboutis que Salo ou les 120 Journées de Sodome et ce film est limite indispensable. Lorsque l'on étudie les guerres, le fascisme, on ne peut pas imaginer ce qu'il s'est vraiment passé, toutes les humiliations, les tortures. Ici, nous avons ce que le cinéma n'avait jamais encore osé faire : montrer la dégradation de l'homme par l'homme dans un contexte politique en pleine décadence. Un film violent mais juste qui dénonce extrêmement bien le fascisme mais qu'il faut toutefois digérer pour apprécier.
groil-groil
groil-groil

105 abonnés 186 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 septembre 2006
(suite) Salo l’a assassiné, ce fut le film de trop. La conclusion logique de ce qu’il raconte.
Il y a quelques semaines, Salo est ressorti sur les écrans français, permettant à ceux qui ne l’avaient pas vu d’enfin juger sur pièce, et à ceux qui le connaissaient déjà de se confronter à ce pour quoi il est conçu : le grand écran, l’obscurité, le silence absolu (car lors d’une projection de Salo, les pop-corn et autres messes basses ne viennent même pas à l’esprit du plus dissipé des spectateurs). On a donc pu se (re)persuader que si ce film est effectivement dérangeant, il ne pousse pas hors de ses gonds, il n’incitera jamais aucun adolescent à aller répéter sur une camarade de classe ce qu’on lui a montré. Car Salo est un objet tout aussi intellectuel qu’abstrait, complètement déréalisé dans sa représentation de la violence.
Ce qui affecte tant en lui, c’est qu’il s’agit d’un film qui nous regarde et qui nous renvoie une image de nous-mêmes, comme être humain et aussi comme spectateur, dont nous nous passerions bien. Car pour les quatre notables, les jeunes gens qu’ils torturent n’existent pas en tant que personnes, ils ne sont que des réceptacles à fantasmes, des écrans rendant visibles leurs projections mentales. En cela, le « cercle du sang », éprouvante et dernière partie du film, est l’épisode le plus démonstratif. Chacun à leur tour, les quatre hommes prennent place dans un fauteuil face à une fenêtre et, au moyen de jumelles, observent, tout en se faisant branler par une main de passage, leurs trois comparses torturant jusqu’à la mort. Nous prenons alors conscience que, nous aussi, nous assistons au spectacle et que notre rejet, notre dégoût, est une forme de jubilation, de jouissance. Nous sommes alors prisonniers de ces images, conscients de l’être et en tirons une certaine satisfaction. Nous avons vu ce qu’il est interdit de voir, nous sommes coupables.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 29 septembre 2006
Ce film m'a beaucoup intrigué avant que je le vois. En effet beaucoup de personnes le considèrent comme un chef d'oeuvre d'autre comme une horreur. Je suivrais plutôt le deuxième avis. C'est un film très noir, indigeste, inrregardable, insupportable vraiment très répulsif à première vue. Le film est divisé en 3 parties : le cercle du sperm, de la merde et du sang.
Tous aussi répugnante l'une que l'autreet qui parlent d'elles-mêmes. Pourtant ce film peut témoigner d'une époque, est-ce qu'un tel endroit a pu exister ? Jusqu'où peut aller les absurdités de l'être humain ?
Mais est-ce que ce film valait la peine d'être ?
Il est très perturbant, ca a couté la mort a son maître, Pasolini.
Au final, on peut pas dire qu'on passe un bon moment a moins d'etre bargo ou fasciste, on se sent très mal à l'aise. Le cinéma est-il réellement un divertissement dans ces conditions ?
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 29 septembre 2006
Si au début du film, j’ai été pris comme par une sorte de fascination pour la brillante mise en scène du cinéaste italien, j’ai très vite été dégoûté puis écoeuré par les différentes scènes qui étaient présentés. C’est le film qui retransmet le mieux la démence humaine, on n’en ressort pas intacte. Ca se sodomise de partout, on fait manger des excréments aux jeunes, on coupe des langues, on scalpe des têtes et je vous épargne le reste….

Difficile de prononcer un jugement sur ce film, une chose est sure, je ne le reverrais jamais plu. Je ne pense pas que cela soit un chef d’œuvre comme on le crie partout. Certes l’auteur a voulu dénoncer le totalitarisme dans toute sa folie, on peut même pousser le bouchon un peu plus loin en disant qu’il a voulu dénoncer l’asservissement de ces jeunes face à ces maîtres complètement fous. A voir pour connaître toute l’étendue de la folie humaine.

Mais si j’avais un film à conseiller du réalisateur, ce serait plutôt "L'Evangile selon Saint Mathieu" qui lui est un vrai chef d'oeuvre.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 27 avril 2007
un chef d'oeuvre d'humanité.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Oui il faut être prêt pour voir Salo. Et pourtant ça fait quand même mal. Un mal nécéssaire pour comprendre que Pasolini était un visionnaire, un malaise à chaque image qui nous fait nous sentir vraiment voyeur au sens le plus malsain du terme (la scène finale est insoutenable). Une réflexion sur le pouvoir et sur qui l'exerce. Pasolini maitrise parfaitement son film qui est un peu réalisé comme du théatre filmé. Les dialogues et les images ne font qu'un. Pour vous aiguiller un peu préparez vous à voir une version de Eyes wide shut jusqu'au boutiste mais dont l'enjeu n'est pas le destin des personnages mais bel et bien de nous montrer dans quel monde nous vivons. A voir une fois dans sa vie mais la démarche qui consiste à aller voir Salo au cinéma ou en DVD doit être mûrement réfléchie. Chef-d'oeuvre absolu.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Ce film me fait penser tout bonnement à la télé-réalité d'aujourd'hui : vous enfermez des jeunes gens dans un lieu bien précis, et vous leur faites subir les pires humiliations. C'est tout. Poète, romancier, cinéaste... Pier Paolo Pasolini était avant toute chose un intellectuel en révolte contre la société de consommation, et c'est en transposant cette oeuvre admirable du Marquis de Sade qu'il se montre visionnaire de son temps.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Je crois que le film ne parle pas du fascisme ou de Sade mais d'une situation extrême, intemporelle, même si elle est située dans le temps. (mais cette situation, la république de salo en 1944, n'est pas le fascisme mais le chaos généralisé par la défaite, la scission du pays, les réglements de compte entre résistants et collabo-fascites mais aussi entre groupes de résistants puisque le propre frêre de Pasolini, résistant, a été tué par d'autres résistants communistes).
A travers des images évoquant une horreur de tous les temps (inquisition, nazisme, violence sur les corps dans la société moderne) Pasolini met en scène le rapport entre le sexe et la maîtrise sur corps de l'autre, jusqu'aux limites extrêmes, jusqu'à la négation même de l'autre.
Ce qui est troublant c'est qu'il n y a rien à en tirer de ces images (à moins de s'en tenir à un message complètement primaire : les fascistes sont des sadiques). C'était ce qu'avait vu Roland Barthes à la sortie du film. Tout ce qu'on peut dire c'est que obliger des gens a manger de la merde, couper la langue de quelqu'un, c'est comme ça et on nous le montre avec impassibilité. Une impassibilité que j'ai retrouvé dans les dernières scènes de "Elephant". Les deux films sont trés différents mais il y a une représentation de la violence qui est comparable : une horreur calme, sans émotion.
Il est difficile de juger le film mais la mise en scène, cérémoniale, funêbre reste impressionante 28 ans après sa sortie.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Salo est une oeuvre culte extrèmement dérengeante et parfois violente jusqu'à l'insoutenable.
Bravo à Pasolini pour son film testament qui est sans doute son meilleur !!!
Flo F
Flo F

2 abonnés 14 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 27 décembre 2008
Après avoir entendu maintes et maintes fois : " Film inssuportable, boulversant, violent, malsain, ..." Bref, je me suis dit "pourquoi pas? Après tout, Pasolini est un bon réalisateur, fais toi donc ta propre opinion !".... Voila c'est fait...Verdict ? Un navet, une nullité absolue digne d'un scénario scato amateur (bon bien sur, je ne suis pas connaisseur de ce genre de films...C'est pas du tout mon truc!!) qui est fait pour choquer, pour dire "Vous avez vu ? c'est moi qui détient la palme du film le plus atroce de tous les temps!!!"

Je ne vois pas ce que l'on peut retenir... Quatre types complètement dingues, frustrés de ne ressentir aucune pulsions sexuelles se livrant à d'abominables expériences sur des jeunes (pas plus de 18ans) plus répugnantes les unes que les autres... Où est l'intérêt ? Je le répète, j'aime beaucoup Pasolini, mais la, non...Ca dépasse les bornes... Je ne pense pas qu'il y ait un véritable fond, "le truc caché a découvrir" comme on le trouve dans les films de Lynch (Cf. Mulholland Drive) par exemple ; on passe son temps à crier "Ahhh c'est crade!", à tourner la tête et à se demander ce qui a pu se passer la tête de se pauvre homme.

Un chef d'oeuvre ? Un incontournable ? Si c'est ca le 7ème art, je ne comprend vraiment plus rien.
A eviter de toute urgence, surtout après un repas bien copieux (ou même un p'tit dej')...
Drawer
Drawer

88 abonnés 321 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 29 septembre 2006
4 étoiles pour un film comme celui la aurait été abusé. Pas de pitié pour un réalisateur pseudo avant guardiste qui s'est fait descendre en même temps que son film. Tant d'éloges dans un film ou la souffrance et la méchanceté humaine sont traités avec énormement d'incipidité ça me débecte. Alors je vois déjà les cinéphiles lécheurs de popotins de réalisateurs en vogue me jeter des tomates au visage mais il n'en est rien, ce film est un nanard. Nous sommes passif devant tant de violence et de scatophilie, certes, mais cela à déja était fait. L'oeil du réalisateur est froid et neutre, certes, mais dans cannibale holocaust aussi c'est ainsi (nanard l'exemple non ?). Enfin bon, une descente aux enfers vraiment sans réel impact visuel, des scènes absurdes et inutiles, des musiques qui désservent assez mal les propos filmés et une fin aussi ratée qu'un tableau de Matisse. Grande deçeption donc.
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