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Salò ou les 120 journées de Sodome
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karpathakis y
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0,5
Publiée le 24 octobre 2019
On croit rêver...que des pseudo-intellectuels aient pu faire des films pareils. Je l'avais vu et trouvé déplorable en 1976, je l'ai revu par "curiosité". He ben, cela ne me choque même pas, c'est simplement ridicule au plus haut point... Le Marquis de Sade et Dante dont monsieur Pasolini disait s'etre inspiré, doivent se retourner dans leurs tombes ! Tout est foireux, l'histoire, les acteurs, les décors, c'est du "soft porn" très 70 ties, même la musique de Morricone est probablement la plus mauvaise qu'il est composé. Pas étonnant que question acteurs se soit foireux...avec 29 inconnus (!), 30 avec celle qui finit égorgée dans l'autel religieux (n'a pas été créditée dans le générique!). Enfin y a pas besoin d'etre connu pour se faire déshabiller. Je ne dis pas Pasolini sait se servir d'une caméra (bien que ça tremble beaucoup), c'est indéniable et le montage est bon aussi. Mais ce n'est que snuff movie pour pauvre (qui ne peut regarder du vrai). Discours pseudo-sexuo-intello-poético pompeux...je crois que je vais de nouveau laisser tomber "ça" et regarder un vrai film. Je n'attendrai même pas les scènes soi-disant "hard", c'est trop ennuyeux !
D'un ennui abyssal et finalement très survendu dans le soi-disant côté "choquant"... Une simple complaisance sexuelle et scatophile, aussi puérile que gratuite, qui m'aura laissée complètement de marbre. Le film aurait pu être vraiment marquant s'il avait été bien fait : les scènes "chocs" sont filmées de très loin ou sous un mauvais angle (au final on voit peu de choses), les histoires érotiques racontées par la vieille bobo sont infernales d'ennui et recommencent toutes les cinq minutes, les scènes de tortures sont à mourir de rire (un bout de caoutchouc tout juste rosé qui est censé être une langue, un espèce de litchi pour faire un œil...). Ne parlons pas de la redondance du film, qui récite inlassablement sa leçon sur le fascisme avec un manque évident de finesse. Franchement cela ne m'a fait ni chaud ni froid : la coprophagie, quand vous avez toujours eu des lapins, on s'en fiche un peu (beaucoup), et les scènes de sexes sont tellement mal filmées que les films de Guiraudie font figures de vrais chefs-d'œuvres à côté (et là, oui, les scènes peuvent être "étonnantes"). Tellement mal mis en scène que ce qui est censé être dérangeant devient surtout ridicule.
Alors c'est donc ça le film culte et ultra choquant qui a marqué l'histoire du cinéma ? Hé bien c'est sûr qu'il vaut mieux ne pas avoir mangé juste avant de regarder ça. Ce film est juste ignoble. Je suis en train de me demander si ce n'est pas le pire film que j'ai vu de ma vie. Ca raconte le supplice de jeunes gens face à des fascistes. Et ce qui est fort, c'est que le téléspectateur subit lui aussi un sacré supplice en regardant ce film, si on peut appeler ça un film. A déconseiller à tout le monde. Beurk!
Ce film est et restera un chef d'oeuvre. Il s'inscrit dans la lignée de la pensée géniale de Pasolini, notamment les Ecrits Corsaires. Dès lors qu'on quitte le premier niveau de lecture, c'est une charge sans concession contre le capitalisme qui est faite - notamment un parallèle pertinent entre capitalisme et fascisme ("le vrai fascisme, c'est la société de consommation"). Des jeunes, des prostitué(e)s, mais aussi des militaires (l'ordre) aux petits soins d'un évêque, d'un duc, d'un juge et d'un président (les 4 figures du pouvoir pas nécessairement fasciste). Ces derniers disposant à leur guise des premiers dont on signifie en début de film "qu'ils sont déjà morts", tels de vulgaires produits qu'on aurait acheté et que l'on s'apprêterait à consommer avant de jeter. Là dessus, la présence de la merde, si répugnante soit-elle, est intéressante puisqu'en psychanalyse il existe une relation inconsciente entre l'argent /l'or et la merde (Freud). Cette information ne peut que stimuler l'esprit dès lors que l'on quitte le premier niveau de lecture de ce film. Enfin, la fin du film est insoutenable - on détourne la tête. Pour autant, on y voit le triste destin des "objets" de notre société de consommation.
Le mort du grand Pasolini avant la présentation de son film est bien dommage car il soulève de nombreuses questions qui restent sans réponse.
Pour les réflexions qu'il engendre, ce film mérite 4 étoile et une cinquième pour avoir eu le courage de la faire.
Les 120 nuits de Sodome est un film bien particulier ou notre regard se détourne bien souvent de l'écran. Son exposition des travers malsains de l'espèce humaine nous laisse un goût plutôt amer dans la bouche. Les plans rapprochés sur les regards pervers de ces quatre aristocrates garantissent le frisson d'effroi qu'il peut manquer dans certaines scènes où le dégoût prend le pas sur le reste. On y voit la déchéance totale des principe moraux de l'Homme. Pourtant il est difficile pour le spectateur de se mettre à la place des bourreaux quand ceux-ci sont des fascistes. Pour ma part j'ai regardé ce film comme s'il s'agissait d'une sorte d'avertissement : tout les hommes et femmes de cette Terre possèdent en eux cette immoralité et ce besoin de faire souffrir, d'asservir l'autre, et il ne suffit que d'un pas pour faire basculer cette idée inconsciente dans le conscient de notre esprit, et ainsi faire de nous des monstres que l'on a tant craint. Bon visionnage.
Salò ou les 120 journées de Sodome critique, de manière crue et explicite la société contemporaine et les vices les plus sombres des hommes. 4 hauts fonctionnaires du parti fasciste italien se retrouvent dans une villa avec de nombreux sujets, cibles de toutes perversions, dont l'imaginaire atroce est stimulé par les récits d'une prostituée. Ces récits invoquent les démons tapis dans le fin fond de l'inconscient, et révèlent les facettes des esprits qui ne sont alors plus dictés que par leurs pulsions sadiques. On découvre alors l'Homme dans ce qu'il a de plus primaire, à travers une bestialité retrouvée dans l'anarchie et, paradoxalement, dans ce qu'il a de plus naturel. Ce film philosophique et profondément humain, dégage une impression partagée entre le dégoût, l'horreur, la confusion et la beauté, exprimée poétiquement par la nature de l'homme libéré des contraintes morales.
Comment appréhender un tel film ? Il faut dire que cette dernière oeuvre de Pasolini se traîne une réputation d'enfer depuis qu'il est sorti. Qu'en est-il ? Critique du fascisme qui sévissait alors en Italie ? Je n'ose même pas y croire tant cela semble survolé. Critique des moeurs de la haute bourgeoisie italienne ? Pourquoi pas. Bien que sur ce plan-là, Pasolini ne nous dit pas grand chose. Si ce n'est des trucs que l'on sait déjà. Moi, en ce "Salo", j'y vois plutôt un superbe navet mettant en lumière les propres fantasmes de Pasolini. Et, comme pour noyer le poisson, le cinéaste italien nous balance quelques réflexions soi disant philosophiques. Quand je parle de navet, je suis vraiment sérieux. C'est d'un ennui pas possible tout le long. La même mécanique se répète tout le temps. Et ce ne sont pas tous les traumatismes infligés aux mômes qui viendront donner de la puissance à cette ensemble mou du genou. Incontournable, ça c'est sûr, mais sans aucun intérêt.
"Salo ou les 120 journées de Sodome" est sans doute le film le plus sombre jamais réalisé. Mais, contrairement aux apparences, ce n'est pas tant dans les scènes insoutenables que le film dérange, mais plutôt dans la manière dont il est construit. Salo est, paradoxalement, un film horrible et un chef d'oeuvre. Au seuil de sa mort (il sera assassiné avant même la sortie du film), Pasolini nous offre une fiction qui prend la forme d'une expérience qui nous permet de mieux appréhender le loup qui est en chacun de nous.
Ca faisait des années que j'entendais parlé de Salo, soi-disant film culte absolu du cinéma italien. J'ai finalement décidé de le regarder, pris d'une certaine curiosité après avoir lu les critiques élogieuses. Je dois dire que je classe dores et déjà ce film dans mon top 5 des pires films que j'ai vu de ma vie. Je m'explique. Salo comporte tout ce que l'on peut faire de pire. C'est un film arrogant et hypocrite. On prétend faire un film profond dénonçant le fascisme, la barbarie, etc... en stylisant le film au maximum permettant ainsi de montrer n'importe quoi afin que le spectateur crie au génie plutôt que de crier au scandale. Ce film est une abomination. Les dialogues et les discours philosophiques au langage soutenu servent de cache misère pour masquer l'ampleur du désastre parce qu'il faut le dire, ce film est terriblement creux. Le scénario est complètement inexistant, les acteurs surjouent à un point jamais égalé, on est bien au-delà du nanar. On nous montre des scènes choquantes, juste pour choquer, rien de plus. Ce film met en avant des scènes de viols, de pédophilie, d'homosexualité, de scatophilie, de torture, parfois tout en même temps et à part tenter de dégouter le public ça n'a aucun intérêt. D'autant que le film ne dénonce pas le fascisme, car ce qui est montré dans le film peut très bien être transposé à notre époque tout comme on peut l'appliquer à n'importe quelle autre époque, ça fonctionnerait de la même façon. Je ne comprendrai jamais les critiques positives pour ce film. Il s'agit d'un navet de la pire espèce, mal joué, scénario inexistant et qui a le culot de prétendre intelligent. Après tout il ne s'agit que d'un porno stylisé dans lequel les personnages dégustent du caca en se faisant torturer et violer.
Montrer un univers où des hauts bourgeois qui enferment des ados pour en faire leurs esclaves sexuels, rappelant ainsi l'univers de Sade… pourquoi pas ? Pasolini tente de dénoncer l'extrême-droite italienne d'après-guerre. Pourtant c'est pas forcément avec des excréments, du sexe ou du sang, et en essayant de choquer au maximum, qu'on fasse passer le message. On sort plutôt de ce film scatologique et ultra violent, avec un sentiment nauséabond, presque l'envie de vomir.
Je crains ne pas avoir vu plus horrible film à ce jour ! Une leçon de cinéma mais surtout la sexualité la plus trash que jamais personne n’a pu égaler ! Le réalisateur critique la société de consommation et le capitalisme par la métaphore du sexe dans une société fasciste...même s’il est déjà moralement terrible à voir du premier coup, ça m’étonnerait que l’envie vous prenne de le voir une seconde fois...
Ce célèbre film réalisé par Pier Paolo Pasolini et sorti en 1976 n'est, pour moi en tout cas, vraiment pas terrible. C'est l'histoire de quatre riches fascistes qui décident d'enfermer dans une grande villa neuf jeunes garçons et neuf jeunes filles afin de leur subir les pires tortures. Bon, très honnêtement, ce n'est pas le synopsis qui m'a poussé à voir le film car ce dernier ne m'emballait absolument pas mais c'est surtout pour toute sa polémique et pour ma culture personnelle. Et ce que je peux en dire, c'est qu'il ne m'a pas vraiment emballé. Effectivement, je trouve l'idée pourtant pas totalement dénuée de sens, il y a, derrière tout ça, de la réflexion et de la dénonciation, notamment sur le fascisme et sur la nature humaine en général, enfin plus précisément jusqu'où un humain lambda peut aller pour assouvir ses fantasmes sexuels les plus profonds et les plus horribles. Malgré tout, je trouve tout cela très vite lassant car si au début, j'y trouvais un certain intérêt et que je me laissais plutôt "porter" par le film, l'ennuie est vite arriver car la trame narrative n'est pas assez établie et ancrée dans le film pour lui donner quelque chose d'assez intéressant. De plus, la violence physiquement et psychologique en devient de plus en plus insupportable, notamment lorsque arrive le troisième tableau accompagné de toutes ses ignobles scènes scatophiles à peine supportables (j'ai effectivement beaucoup de mal avec ça). De ce côté-là, la fin n'est pas en reste non plus car les tortures y sont vraiment violentes et même pour un film des années 70 dont les effets spéciaux et maquillages ont vieillis, cela reste quand même à peine regardable. Enfin bon, c'est aussi le principe du film, choquer la morale sociale et le petit bourge au fond de son fauteuil, ce n'est donc en soi pas vraiment un défaut puisque ça fonctionne mais au bout de presque deux heures, cela en devient très vite lassant et beaucoup de scènes sont ennuyantes. La réalisation et les images ont quant à elles beaucoup vieillies et plutôt en mal, ce qui est assez dommage. Du côté des acteurs, ils jouent très bien et on se demande même quelques fois comment ils ont réussi à jouer aussi bien dans un film comme ça. "Salò ou les 120 journées de Sodome" est donc en résumé un film qui a bien vieillis et qui n'a en soi pas beaucoup d'intérêt.
Cela semblait impossible mais Pier Paolo Pasolini l’a fait ! En effet, avec son dernier film, Salò ou les 120 journées de Sodome, le cinéaste italien (assassiné juste avant sa sortie) réussit à adapter le marquis de Sade et son livre inachevé Les 120 Journées de Sodome ou L’École du libertinage en le transposant dans l’univers fasciste de la République de Salò. Qui dit marquis de Sade dit étalage de perversions et Pasolini ne les évite aucunement : scatologie, urologie, viol, torture physiquespoiler: (la femme à qui on fait manger un gâteau ayant des clous à l’intérieur, marquage au fer rouge, œil découpé, pénis et seins brûles, langue découpée, scalpation…) et psychologiquespoiler: (le garçon à qui on fait croire qu’on va lui tirer dans la tête alors qu’il n’y a aucune balle dans le revolver) , meurtresspoiler: (par balles ou par pendaisons) … La sexualité semblent n’être basée que sur l’humiliationspoiler: (seules trois courts passages montrent qu’une sexualité consentie ou la douceur peuvent être possibles: Antiniska et Eva couchant ensemble, Ezio et la servante faisant l’amour et les deux militaires dansant ensemble sur la dernière séquence) . Toutefois, malgré sa réputation d’œuvre insoutenable due aux atrocités montrées, Pasolini ne rend pas son film irregardable en évitant les gros plans (nous ne sommes ni dans un film gore ni dans un film pornographique) et en suggérant souvent plus qu’en ne montrant. En outre, il ne souligne pas l’horreur par la musique (il n’y a quasiment pas de musique extra-diégétique si ce n’est sur le générique de début illustré, comme d’autres moments, par une musique douce qui contraste avec les abominations qui seront montrées ensuite) et se permet d’offrir des cadres très composés (ce qui est assez rare chez le cinéaste), rendant le tout plus artistique. Salò ou les 120 journées de Sodome est sûrement le film le plus connu de son réalisateur avec L’Évangile selon saint Matthieu (la phrase prononcée par une des victimes "Mon Dieu, pourquoi nous as-tu abandonnés ?" est d’ailleurs une allusion christique évidente) et Théorème. Cela est justifié car, outre l’exploit de réussir à adapter les écrits du marquis de Sade, son ultime film est un chef-d’œuvre hypnotisant malgré un rythme assez lent et son étalage de violence. Une expérience de cinéma à tenter au moins une fois si on est capable de la supporter.
Hormis ses scènes de torture et de caca complétement assumé faisant passé les films de John Waters pour des Walt Disney, il s'agit d'un film tout a fait passionnant si l'on s'y intéresse de près. Un petit rappel d'histoire peut aider afin d'apprécier réellement le propos du film. Il fait parti de ces très rares films choquant à leur sortie et encore aujourd'hui malgré que l'on pense avoir tout vu et connu. C'est le seul Pasolini que j'ai vu, lui qu'à l'air très axé sur la religion je ne suis pas sur d'être pote avec sa filmographie mais quand on voit sa maitrise et à quel point il a pu être en avance sur son temps comme bon nombre de ses compatriotes réalisateurs, ça vaut sûrement le coup d'être curieux du reste de son taf