Thriller palpitant en huis-clos nerveux et angoissant. Scénario assez original et vraiment bien mené, suspense haletant. Encore un excellent film de David Fincher dans la lignée de "Seven" ou "The game" avec des mouvements de caméra hallucinants. Jodie Foster plus sexy et envoûtante que jamais, sensuelle et très bonne dans son rôle comme toujours.
Sur un scénario à la fois simple et complexe, nous avons là un huis clos qui nous tient en haleine dès la dixième minute du film et qui ne nous lâchera plus. La tension dramatique est très forte, la réalisation est géniale aussi bien du point de vue technique que de la direction des acteurs (Jody Foster crève l'écran, une fois de plus) . On pardonnera quelques facilités de scénario (surtout vers la fin) après tout on est au cinéma. Du très grand cinéma !
Fincher ou le talentueux monsieur qui sait nous mettre la pression de part ses films à l’atmosphère angoissant. Certes, avant de voir celui ci je me suis demandé comment l’histoire pouvait elle tourner uniquement autour d’une « chambre de panique », et ce qui est sûr, ce que je ne m’attendais pas à être autant emballé et serrer tant que ça ma couette à chaque scène de suspense insoutenable ! Ce thriller m’a fasciné comme peu, et la faute à une Jodie Foster indéniable, un Howard Shore inspiré et un réalisateur irréprochable dans sa mise en scène. Sans oublier les artifices utilisés, vraiment bien pensés, et le retournement de situation autour de la panic room et des personnages l’entourant qui est vraiment ingénieux et qui nous permet de rester entièrement captivé sur ce film assurément bien réussi et s’annonçant comme l’un des meilleurs long métrages du cinéaste.
Après la démesure de "Fight Club", David Fincher surprend en s'attaquant à un huis clos aux allures de série B mineure, mais "Panic Room" s'avère finalement très réussi. Si effectivement il s'agit d'un thriller minimaliste d'une certaine façon replié sur lui-même, la maîtrise du cinéaste fait qu'il tire parti au mieux de l'environnement cloisonné mis en scène. Les plans-séquences sont nombreux, faisant de cet appartement new-yorkais une sorte de piège à l'architecture labyrinthique que le spectateur omniscient survole avec délectation. On a ainsi affaire à une mécanique bien huilée qui pourrait du coup paraître artificielle, mais le résultat est tout à fait réussi, provoquant sueurs froides et excitation. Il ne s'agit certainement pas du film de Fincher le plus complexe scénaristiquement ou le plus beau visuellement, mais le plaisir total qu'on ressent devant cette histoire et l'excellence du couple Jodie Foster / Kirsten Stewart font en sorte qu'il demeure comme un jalon marquant de sa filmographie.
Juste un bon divertissement... Il n'y a rien à dire de spécial sur un film sans aucun intérêt. Un des grands rôle de Jodie Foster mais ce rôle n'a rien d'extras. on s'ennuie passé la moitié du film.
Un très bon Fincher, thriller remarquable avec une Jodie Foster éblouissante. Du suspens, de l'action, et une histoire originale. On ne voit pas le film passer.
Une divorcée et sa fille passent leur première nuit dans leur somptueuse nouvelle demeure. C'est alors que débarquent trois cambrioleurs inquiétants. Heureusement, nos héroïnes peuvent rejoindre à temps la panic room, où elles seront à l'abri... ou pas ? "Panic Room" est vraiment un produit de son temps. Outre le fait qu'il y a eu un petit engouement médiatique au début des années 2000 pour ces bunkers cachés pour personnes fortunées, on retrouve l'ambiance paranoïaque et sécuritaire post-11/09. Même dans une grande ville, même chez vous, vous pouvez être la cible de méchants loups ! Naturellement, le scénario signé David Koepp est plus malin et perfide que cela. Ainsi la panic room apparait comme un salut, mais se retournera bien vite contre ses utilisatrices... Ceci étant, le vrai intérêt du film est la mise en scène de David Fincher. Après avoir posé le décors via une visite immobilière qui tient du fusil de Chekov géant, toute l'intrigue se déroule en huis-clos dans l'immeuble. Fincher se fait plaisir avec les nouvelles technologies d'effets numériques, s'offrant des plans impossibles à filmer de manière conventionnelle (caméra franchissant des murs, passant à travers une anse de cafetière...). Il faut être franc, parfois c'est à la limite du gratuit, et parfois c'est très moche, les CGI ayant mal vieilli. Mais globalement, le talent du réalisateur, appuyé par un montage aux petits oignions, parvient à instiguer une tension qui ne faiblit jamais. On s'étonne par exemple du fait que les trois assaillants soient immédiatement et en permanence exposés, alors que tourner le film exclusivement depuis le point de vue des héroïnes aurait pu être plus intéressant. Mais cela permet justement de montrer leurs dissensions et leurs tempéraments différents, et d'accentuer le suspense et les possibilités. Bon, il y a bien quelques passages tirés par les cheveux. Dont cette mise en place exagérée : on comprend que Jodie Foster veut se venger de son ex-mari en lui faisant casquer une luxueuse demeure, mais n'est-il pas excessif d'acheter une hôtel particulier sur plusieurs étages pour une femme et sa fille ? Toutefois cela n'empêche pas de rester scotcher à son fauteuil devant ces 1h52 qui passent sans aucun mal. Si "Panic Room" est un David Fincher mineur, il est un divertissement et un exercice de style rondement mené.
Un huit clos dans un appartement new-yorkais : défi de grande ampleur à relever pour le nouveau venu du cinéma d'action Fincher. Et le pari est réussi, faisant de ce film l'un des pièces majeures du cinéaste et l'un des meilleurs scénarios de Koepp. A partir d'un achat banal d'un large appartement par une mère et sa fille, tout bascule : le précédent propriétaire a caché un magot dans la salle de refuge et les trois cambrioleurs ne sont pas de vulgaires racailles : le leader est le petit-fils du propriétaire, le deuxième est un employé d'une entreprise d'appareils de sécurité et le dernier est un chauffeur de bus qui va compliquer les choses. Vient alors une partie du jeu du chat et de la souris, où chacun tente d'appâter l'autre par tous les moyens, par la mutilation du bâtiment et l'isolement aggravant la santé de la fille ( bien que la claustrophobie de Foster ne soit plus évoquée ). Fincher travaille à merveille l'espace du décor, n'hésitant pas par l'image de synthèse à rentrer au plus profond de sa structure ( tuyaux, bouches d'aération ), la caméra étant plus libre que les personnages enfermés. La notion du temps est aussi très bien gérée, aussi bien par le montage que la narration, certaines séquences, spécialement celle au ralenti de la recherche chronométrée du portable, sans parler de la musique de Shore qui est excellente. Pas de temps mort, seulement un crescendo qui n'en finit pas d'augmenter en tension, jusqu'à un épilogue où les deux protagonistes ont comme oublié la mésaventure et reprennent la quête d'un nouveau foyer, tout en ne prenant pas le plus large comme leçon apprise.
Incroyable ce que Fincher fait d'une histoire vraiment inintéressante à la base; une leçon magistrale de cinéma, le film de chevet des étudiants en cinéma!
"Panic room", ne serait-ce que par son titre ô combien évocateur, se devait d'inspirer une certaine crainte chez le spectateur. On s'attend à un mélange entre Kubrick et Fincher, ce dernier n'en étant pas à son coup d'essai et possédant d'ores et déjà une réputation de maitre du cinéma. Mais non, "Panic room" n'a de panique que le nom. On s'ennuie ferme pendant près de deux heures à attendre des frissons qui ne viendront jamais. Observer Jodie Foster et sa fille (Kristen Stewart, déjà dans tous les bons coups, haha) chercher à survivre dans une pièce de trois mètres carrés, ça va bien cinq minutes. D'autant que tous les stratagèmes destinés à les faire sortir de là sont vus, revus et deviennent très vite insipides. Il n'y a pour ainsi dire aucun suspens ; les cambrioleurs sont tout sauf charismatiques (on attendait quand même un peu du cagoulé, mais dont l'accoutrement ne sert finalement... à rien) et seuls quelques éclairs viennent nous sortir d'une intense torpeur depuis longtemps entamée (la prise du téléphone portable par exemple). Bref, un échec critique mérité.
Panic room restera peut-être à jamais comme l'unique raté dans la cinématographie de David Fincher. Des Fight club et autres Seven, il ne reste que les (tonnes d')effets caméra, surnageant dans un océan de vide et de bêtise. Les personnages sont des caricatures, le scénario téléphoné à outrance. Manque d'inspiration ? Forçage de main par la production ?
Coincé entre les deux « grosses » réalisations que sont « Fight Club » et « Zodiac », « Panic Room » est peut-être le film le moins côté de David Fincher. Il n'en demeure pas moins un thriller haletant, à la réalisation solide, et porté une nouvelle fois par un casting très pro. Avec en toile de fond les tendances sécuritaires de nos amis américains, « Panic Room » est un huis-clos remplissant largement son cahier des charges, doublé d'un home invasion contenant juste ce qu'il faut d'oppressant et de spectaculaire (la scène du propane est un bon exemple). Porté par une Jodie Foster très convaincante, ainsi qu'une brochette de méchants très habités (Withaker génial, comme toujours), un cinquième film maîtrisé et utilisant certains plans technologiquement spectaculaires et dont le réalisateur a l'intelligence de ne pas abuser. Même s'il demeure moins marquant, au niveau de l'ambiance, que certaines réalisations du même style, et notamment espagnoles, « Panic Room » reste un film plaisant à suivre de par son efficacité.