Le jour même où elles emménagent dans leur nouvelle maison, une femme et sa fille sont surprises en pleine nuit par des cambrioleurs et se retrouvent enfermées dans la chambre de survie, chambre qui contient d’ailleurs un gros tas de pognon. Je le savais pertinemment, j’en étais absolument sur, je savais très bien que « Panic Room » était un film tout indiqué pour me plaire. Pourquoi? Pour la simple et bonne raison que je suis friand des films à huis-clos, malgré les quelques défauts récurrents et inhérents au genre. Des défauts, il y en a: le premier étant que l’atmosphère n’est pas aussi tendue que l’on pouvait le penser, la tension est en dents de scie. Un coup, il va y avoir un pic et après ça va se « dégonfler ». Le deuxième défaut c’est qu’il y a quand même un petit problème de rythme. C’est un peu long par moments. Et le troisième défaut, c’est l’exploitation un peu insuffisante de l’espace malgré une mise en scène ingénieuse de David Fincher usant de tous les jeux de caméra proposant plongée, contre-plongée, rotation etc… Des qualités, il y en a aussi bien évidemment. Malgré deux des défauts énoncés juste au dessus, c’est quand même bien mené, maitrisé et intéressant. Et servi par de très bons acteurs. Jodie Foster, Kristen Stewart (alors âgée de 11 ou 12 ans), Jared Leto et Forest Whitaker sont excellents de bout en bout. Concernant Kristen Stewart justement, pendant les trois quarts du film, en la voyant, j’ai pas pu m’empêcher de penser à Bella Swann et du personnage imbuvable qu’elle est. Tout ça pour dire que comme beaucoup d’entre nous, j’ai été marqué un moment par la nullité des films de la saga Twilight. Pourtant dans ce film, elle y est vraiment très bien. Chaque regard, chaque phrase, chaque intonation émanant d’elle relève du top niveau. « Panic Room », c’est du bon cinoche, mais ce n’est pas le meilleur film de son auteur. N’oubliez pas qu’un certain « Fight Club » était passé par là trois ans auparavant. Difficile de passer après un OVNI comme celui-là.