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Florent A
10 abonnés
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4,5
Publiée le 22 novembre 2023
Presque huit clos, film de train qui transpire l'âme russe, a la fois violente, directe mais aussi sensible, profonde et romantique. Une belle rencontre entre deux personnages que tout oppose, le but du voyage: les petroglyphes que voulaient voir Laura sont finalement qu anecdotiques par rapport au chemin parcouru... Laura en quête de tendresse, d honnêteté, de sentiments bruts va trouver cela dans les yeux du jeune russe qui part lui travailler à la mine, un brin alcoolique et imprévisible mais sans triche par rapport à sa relation avec son amante de Moscou qui l'a délaisse ou bien le voyageur finlandais, guitariste pseudo romantique-kitsh-fake qui lui vole en plus sa caméra.
Le film est un road movie qui explore les thèmes de l'amitié, de la découverte de soi et de la culture russe. Il est aussi une ode à la beauté de la nature.
Le film raconte l'histoire de laura (Seidi Haarla), une jeune femme finlandaise, et de Ljoha (Yuriy Borisov), un mineur russe, qui se retrouvent dans le même compartiment de train le numéro 6 (qui est le titre du film)alors qu'ils voyagent vers le port arctique de Mourmansk. Au début, ils sont mal à l'aise l'un avec l'autre surtout du côté de Laura , mais ils commencent progressivement à se connaître et à se rapprocher, dommage que Les personnages sont peu développés par contre les performances de ces acteurs sont excellentes!
Le film est magnifiquement tourné, avec des images à couper le souffle de la Russie arctique. il est un peu lent, mais il est aussi très intime et émouvant. C'est une histoire sur l'amour, la perte et l'importance de la connexion humaine.un film qui restera longtemps avec vous après l'avoir vu A voir absolument !
Afin de conserver son efficacité et son suspens, il ne faut évidemment rien lire sur ce film avant de le voir. Un seul mot, une seule évocation ôterait la surprise et l’inattendu. Dans ce contexte, ce film est assez redoutable car il nous tient en haleine en maintenant le spectateur en tension. Film d’horreur, ultraviolent, enquête policière… ? Tout est possible et la surprise n’en est que plus grande. Un bémol sur la dernière demi-heure un peu trop évanescente et sur l’absence d’analyse du protagoniste qui visiblement doit cacher d’intimes secrets mais qui restent non dévoilés.
2 mots ; au secours Assez fan des drames psychologiques , je n'ai rien compris , hormis qu'il s'agit d'un voyage initiatique . Si quelqu'un peut m'expliquer le message je le remercie.
Des personnages puissants (mais pas par l’argent) et dotés de caractères forts charpentent cet OVNI qui file dans le gel vers Mourmansk pour une destination improbable. Deux destins solitaires qui se croisent offrent à voir un échange surprenant.
Sans leurs prestations gorgées d’humanité et d’humour (mais pas que) ce récit d’une fuite en avant risquait la banalité et l’ennui.
Il n’en est rien car des deux personnalités grandissent et développent leur jeu en augmentant en complexité à mesure qu’ils avancent dans le récit et apportent un étonnant relief par leurs seules interprétations.
Des acteurs typés certes mais pour un huis-clos singulier dans le froid et pas moins subtil, sentimental et drôle.
La caméra garde la bonne distance et finit par se faire oublier; ce qui est de plus en plus rare…
Il faudra aller avec eux au bout du chemin pour apprécier vraiment l’envergure de cette dérive et la qualité exceptionnelles des acteurs qui les incarnent, y compris les seconds rôles.
Dans un train filant vers le Grand Nord de la Russie, deux inconnus si différents vont cohabiter et se découvrir. Une chronique sentimentale subtile et souvent lumineuse, portée par deux comédiens plein de justesse.
Grand Prix (ex æquo) du jury au Festival de Cannes en 2021, Compartiment numéro 6 raconte le voyage en train de Moscou à Mourmansk d’une étudiante finlandaise, qui va devoir partager sa cabine avec un jeune Russe vulgaire, misogyne et porté sur l’alcool. Et pourtant, après des premiers moments particulièrement pénibles, ce long voyage va rapprocher ces deux êtres frappés de solitude et finalement pas si éloignés que cela. Sans rien révolutionner, ce « film de train », nous offre au moins le plaisir coupable d’écouter à plusieurs reprises le Voyage, voyage de Desireless, pépite hexagonale s’il en est.
Quel film! Infini... Simple et splendide. l'amour filmé avec une pudeur et une intensité rarement vue au cinéma. Et les acteurs sont parfaitement justes, humains, et pile là ou il faut. C'est à dire jamais là ou on les attends.
Un film immersif de part l’expérience d’une promiscuité rude dans ce compartiment de train à destination de Mourmansk et la rencontre de deux voyageurs dont tous les traits de personnalité les séparent de prime abord. Ce film, aux allures de roadmovie, montre la Russie de l’intérieur dans les provinces éloignées de sa capitale. Une grande rudesse du milieu mêlée à cette atmosphère très mélancolique s’en dégage. Ce cinéma répond encore une fois, et de manière magistrale, à ce triptyque qui ne cesse de ne pas se conclure dans l’histoire : un homme, une femme et l’amour au milieu. Deux acteurs principaux d’une vérité captivante.
Ce film acclamé par la critique presse (notamment intello, on ne va pas se mentir), réalisé par Juho Kuosmanen et sorti en 2021, n'est pas mal mais sans plus. C'est ici l'histoire d'une jeune femme qui voyage seule de Moscou à Moursmank pour aller voir des pierres et se voit forcer de passer ce long voyage en compagnie d'un homme un peu lourd et étrange. D'emblée, les deux personnages se détestent mais sont coincés dans le même compartiment. Ils vont alors apprendre à se connaitre et j'imagine que vous voyez déjà venir la fin à des kilomètres. Et oui, ça a beau être du ciné intello et contemplatif, ça en reste très prévisible ! Et d'ailleurs, à la fois prévisible au niveau de la fin mais également du chemin pour arriver à cette fin puisque nous sommes dans un voyage initiatique plutôt classique. Effectivement, les personnages, très différents l'un de l'autre, vont finalement apprendre de l'autre, partager des choses et des émotions, apprendre à aimer, à détester, à se remettre en question etc. Le film coche alors toutes les cases du festival de Cannes. En effet, c'est assez long, l'histoire est quasi-inexistante, le film montre une Russie grise et morne dans laquelle seuls les deux personnages principaux semblent briller (du moins vers la fin), c'est bourré de dialogues qui ne mènent nulle part etc. Et, si je n'apprécie normalement pas vraiment ce cinéma intello et prétentieux, ici, j'avoue avoir accroché à l'ensemble ! Alors, même si j'ai malgré tout ressenti les longueurs et cette volonté de vouloir cocher toutes les cases du cinéma art et essai par excellence, je me suis tout de même attaché aux personnages. D'une part car il faut admettre qu'ils sont bien écrits mais également car ils sont très bien interprétés par Seidi Haarla et Youri Borissov ! De plus, l'image est magnifique, ce qui contraste d'ailleurs avec les paysages mornes, gris et tristes de la Russie. En effet, le film nous prouve quelque part que l'on peut faire du beau même avec "moche", que la beauté dépend finalement de la manière dont on aborde et dont on regarde les choses (ce qui rejoint d'ailleurs le thème central du film, c'est-à-dire apprendre à connaitre l'autre et voir au-delà des apparences). Malgré son côté film d'auteur quelques fois insupportable, "Compartiment n°6" reste donc intéressant !
Le Grand Prix du Festival de Cannes 2021 est un très beau film. L’histoire est assez simple : Laura (Seidi Haarla) étudie l’archéologie et a prévu un voyage en train de Moscou à Mourmansk avec sa compagne Irina pour aller observer les pétroglyphes, des inscriptions millénaires gravées dans la pierre. Mais Irina se fait de plus en plus distante, Laura part finalement seule, et doit parcourir 2000km en partageant le compartiment n°6 avec Ljoha (Yuriy Borisov), ouvrier métallurgique quelque peu alcoolique qui va travailler dans les mines de Mourmansk. Si le fil narratif est simple, presque secondaire, c’est que le voyage en train est le véritable sujet du film. Évitons le poncif « deux solitudes que tout oppose se rencontrent et tombent amoureux ». Cela serait trop facile, trop simple, trop déjà-vu, et de toute façon l’esprit de Laura reste préoccupé par Irina : n’est-ce pas pour elle qu’elle filme les paysages avec son Caméscope ? Pourtant Laura et Ljoha sont bien deux solitudes opposées qui se rencontrent. Elle est finlandaise, archéologue, fleur-bleue, effacée ; il est russe, ouvrier, rustre et parle fort, la vodka aidant. Mais le voyage, tant géographique que métaphorique, et la promiscuité forcée qu’induit le train leur permettent de s’apprivoiser mutuellement et d’échapper au personnage, et même à l’archétype dans lequel chacun semblait enfermé Suite sur le blog https://etmaintenantunepageculture.blogspot.com/
"Compartiment N°6" coche toutes les bonnes cases du road movie ou plutôt ici du rail movie puisque la majorité du film se passe dans un train: rencontre entre deux personnes opposées, étapes, traversée de la rude Russie avec des paysages nus et enneigés (le fameux petit plaid est de rigueur tant on ressent quasiment le froid qui traverse l’écran). Pas de doute on voyage loin, très loin, (au son du « Voyage Voyage » de Desireless) avec ce joli film qui réchauffe le coeur.
Très très très mauvais à part dans ses 5 dernières minutes. Le voyage monotone et prévisible de 2 personnages ultra-clichés. Absolument rien de passionnant, juste le compagnon idéal d'une bonne sieste
Me rappelle le temps des voyages en train des années 60, avant les portables, avant internet, avant les réseaux sociaux. La lenteur intemporelle, les rencontres improbables, l'ennui à tromper ... Une magnifique interprétation pour ce huis-clos.
L'image est moche, l'actrice aussi et la voilà dans un train pour aller voir des pierres... Evidemment son voisin de compratiment repoussant l'est moins alors que le voyage se poursuit. On a déjà vu cela cent fois et en mieux.