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3,5
Publiée le 11 avril 2026
Compartiment n°6 suit la rencontre improbable entre deux personnes que tout oppose, contraintes de partager un espace clos pendant un long voyage. Un film simple et discret que j’ai trouvé juste et humain, même s’il m’a parfois laissé un peu à distance.
Avant de le voir, il peut être utile de savoir que Juho Kuosmanen s’inscrit dans un cinéma très ancré dans le réel, centré sur les relations humaines. Le film se déroule dans un contexte post-soviétique, entre la Russie et ses régions du nord, avec des personnages issus d’horizons différents réunis dans un même espace. Tourné en grande partie dans des décors de train, il privilégie une mise en scène simple et naturaliste qui renforce la proximité.
Le film explore avant tout la rencontre avec l’autre, en montrant comment deux individus opposés peuvent coexister et se comprendre sans forcément se correspondre. Il aborde la solitude et la difficulté à créer du lien, en proposant une relation imparfaite mais juste.
Le récit s’intéresse aussi au voyage comme expérience intérieure, où le déplacement compte plus que la destination. Il interroge la manière dont une rencontre peut transformer sans durer, et propose une réflexion simple mais juste sur les relations humaines, entre inconfort et inattendu.
J’ai plutôt apprécié le film. J’y ai trouvé des relations crédibles et nuancées, avec une vraie authenticité, portées par des interprétations convaincantes. L’atmosphère froide fonctionne bien et l’ensemble repose sur une approche simple mais sincère.
Mais cette simplicité peut aussi être une limite. La narration reste très minimaliste, avec quelques répétitions et peu d’événements marquants, ce qui donne parfois un côté un peu convenu. Le rythme lent peut freiner l’implication, même s’il reste cohérent avec le projet.
Au final, Compartiment n°6 propose une approche sincère et humaine de la rencontre. Un film cohérent, porté par ses personnages et leurs interactions, même s’il peut parfois manquer d’élan.
Une étudiante finlandaise en archéologie prenant le train à Moscou pour se rendre dans un site en mer arctique doit partager son compartiment couchette avec un russe ce qui va donner lieu à une étonnante rencontre sur fond de différences culturelles dans une Russie post soviétique. Filmant ses deux protagonistes au plus près, le réalisateur finlandais laisse libre court à ses interprètes offrant dans un naturel désarmant un rapprochement délicat et touchant.
Une rencontre insoupçonnée qui nous plonge dans une aventure pleine de rebondissements a bord d'un train russe. Une eloge de l'éphémère et de l'inconnu avec une belle connexion entre les deux protagonistes, l'un russe, l'autre finlandaise. Un détail qui n'en est pas un au vu de la relation entre les deux pays...
Embarquez pour un voyage qui semble ne jamais vouloir finir et rencontrez ce fou furieux qui nous avait déjà régalé dans l'excellent "Le Capitaine Volkonogov s'est échappé". Du cinéma, du vrai, un élixir de jouvence, un pur régal pour qui aime se laisser emporter.
J’ai été un peu déçu par ce film qui offre de beaux moments mais n’a pas vraiment réussi à m’embarquer. Sans doute un peu trop de clichés entre la chef de train russe revêche et les embardées dans la campagne russe enneigée. Un bon film avec des acteurs convaincants qui résonne chez ceux qui ont voyagé à l’aventure mais qui ne justifie pas un grand prix à Cannes. Il aurait fallu un scénario plus tendu et moins attendu.
Remarquable film où les principaux protagonistes sortant de leur milieux naturels se rencontrent et sont imperceptiblpement séduits, intéressés par des rencontres fortuites qui les amènent à se comporter en contradiction à leurs origines. plein d'humanite. très beau film où il ne se passe apparemment pas grand chose. Les personnages sont touchants et montrés avec beaucoup de délicatesse.
n gros Compartiment n°6 est exactement ce que j’attends du cinema : un sujet simple mais mené de bout en bout, des personnages qui sortent du lot commun, un dépaysement pas factice. Ayant voyagé dans le Transsiberien je peux dire qu’on y est vraiment. Et que le film nous transporte vraiment en allant de plus à l’encontre de la violence à laquelle on pourrait s’attendre.
L'histoire de Compartiment N°6 peut paraître incongru au premier abord. J'ai été emporté par l'ambiance, par les deux acteurs qui jouent très bien et ainsi par l'histoire atypique qui en découle.
Ce film fut d'une lenteur époustouflante, vide, néantesque. On ne voit pas ces pétroglyphes !! Sous couvé d'ode au viol, à l'alcoolisme et aux stéréotypes. Après réflexion le message de ce film est : comment foutre sa vie en l'air... Qui plus est, comment un personnage à l'initiale en concubinage avec une FEMME et avec un objectif de voir les pétroglyphes, se retrouve à la fin amoureuse d'un voyou, sans sa caméra et sans avoir vu ces fameux pétroglyphes. En effet, elle a du les voir, mais pas nous, alors voici le lien pour ceux qui se demandaient : https://www.ecosia.org/images?addon=chrome&addonversion=6.0.2&q=petroglyphe#id=C967FC5EF438011287B1B80CD3F9092A5E12DF16 La chute est faible. D'ailleurs c'est comme si il n'y avait pas de chute.
Une intello partie voir les pétroglypes au fin fond de la Russie doit partager son compartiment avec un jeune ouvrier russe vulgaire et plutôt primitif. Au début elle a peur et veut fuir. Pourtant c'est lui qui l'aidera à comprendre la vaine relation sentimentale lesbienne qu'elle entretenait jusqu'àlors. Et qui l'aidera à aller admirer les paysages polaires où personne n'avait le courage de l'amener. En toile de fond, la revanche de la Nature sur la culture, de l'instinct sur le mental, et au final, la revanche des ouvriers (manuels) sur les étudiants d'université tournés vers le passé et dont les études ne servent pas à grand-chose. Une amitié amoureuse qui s'approfondit au fil des kilomètres vers le froid, la neige et des températures extrêmes. Un très grand film qui nous reste en mémoire.
Un original "train movie" , parcours initiatique aussi . Une jeune femme finlandaise de passage à Moscou où vit son amante , intellectuelle de l'enseignement, décide d'aller visiter le site de Pétroglyphe à Mourmansk. Elle prend le train de nuit , à la mode russe. Il y a de dortoirs couchette de 3e classe , mais elle a réservé en 1ere , compartiment sobre qu'elle doit partager avec un ouvrier rustre , qui monte travailler sur une mine de gaz. Beaucoup de lenteur dans ce huis- clos, et de la poésie aussi, les deux acteurs sont bons . Il y a les arrêts de nuit dans des villes glauques, des rencontres avec des gens bizarres. . Et puis l'arrivée dans le grand nord, paysages très beaux de glaces, de bords de mer dans la blizzard. On regrette cependant de ne pas pouvoir découvrir ces fameux Pétroglyphe, c'est un peu en "attendant Godot". Beaucoup de lenteur et de répétition, même si il y a un côté pittoresque, d'un endroit unique et fascinant , où l'on ira jamais en vacances .