Compartiment N°6
Note moyenne
3,8
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155 critiques spectateurs

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Hervé L
Hervé L

92 abonnés 717 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 décembre 2021
Un film intéressant original bien joué ou les bons ne sont pas toujours ceux que l'on croit. A voir pour le dépaysement
Jipéhel
Jipéhel

46 abonnés 176 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 décembre 2021
Le voyage importe plus que la destination

Depuis 2015 et son 1er film – que j’avoue ne pas avoir vu -, on n’avait plus de nouvelles du réalisateur finlandais, Juho Kuosmanen. Il nous livre aujourd’hui un curieux film, assez hybride mais plus qu’intéressant. Je ne suis pas le seul à le penser puisqu’il a reçu le Grand Prix du Jury à Cannes cette année. Une jeune Finlandaise prend un train à Moscou pour se rendre sur un site archéologique en mer arctique. Elle est contrainte de partager son compartiment avec un inconnu. Cette cohabitation et d’improbables rencontres vont peu à peu rapprocher ces deux êtres que tout oppose. 107 minutes d’un huis clos oppressant et passionnant qui se dilue dès que l’intrigue se perd dans les immensités glacées du côté de Mourmansk. Dommage, car le propos est plus qu’intéressant et l’interprétation remarquable.
Inspiré librement d’un roman de Rosa Liksom, le film commence par une histoire d’amour mais prend ensuite une direction complètement différente. Si l’histoire commence réellement quand le train quitte le quai, les 2 scènes dans l’intelligentsia moscovite nous situent l’héroïne. Elle rêvait d’être comme sa compagne Irina et s’aperçoit durant les longues journées de cohabitation avec Ljoha dans le fameux compartiment qu’elle est en vérité elle aimerait être comme Irina - intellectuelle, moscovite... Et pendant ce voyage, elle se rend compte qu’elle est en fait un peu sauvage, maladroite et solitaire. Ce huis-clos étouffant va voir la mutation des deux personnages. Nous sommes comme prisonniers avec eux dans ces espaces étroits, inconfortables, oppressants. Le tournage, qui s’est effectué avec une équipe très réduite dabs des espaces plus qu’exigus. Ce voyage apporte un caractère intemporel à cette histoire. C’est sa force et son originalité. Force qu’elle perd, quand on s’échappe du carcan de ces wagons malaisés pour gambader dans la neige et les glaces de l’océan arctique. Le duo a l’air un peu perdu et nous avec… Je le répète, bien dommage car ce petit film avait tout d’un grand.
L’interprétation de la débutante, Seidi Haarla, et du chevronné Yuriy Borisov, est le grand point fort de ce drame ferroviaire – si je puis dire -. Le voyage importe plus que la destination dit le proverbe. Sans doute. Et même si l’ennui s’insinue insidieusement durant ces moments nécessairement répétitifs, on est touché par l’évolution des relations entre les deux personnages, au rythme du train et de la chanson de Desireless Plus loin que la nuit et le jour, voyage, voyage… Un film qui aurait dû être de 1ère classe. Aussi austère que polaire, un film qui suinte d’un charme particulier. Vaut le voyage.
Jeanno
Jeanno

4 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 décembre 2021
Beaucoup d'humanité dans un décor glacé et une Russie déshumanisée... Beaucoup de plaisir à partager ce voyage. J'ai beaucoup aimé.
Sosa
Sosa

11 abonnés 373 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 décembre 2021
Le dernier quart est dispensable tout comme la pseudo relation amoureuse.
Les moments les plus intéressants sont donc ce qu'il y a avant soit le voyage, " ce n'est pas l'arrivée qui compte mais le chemin parcouru" est l'adage qui résumé bien ma pensée bien que la plupart du temps je le trouve faux.
Seb Rillette
Seb Rillette

10 abonnés 113 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 décembre 2021
Un film russe germano estancia finlandais ça peut faire peur au préalable. Pourtant quel film intéressant!!!! J ai été happé de bout en bout du film. Déjà il fait moins de 2 heures. Les comédiens jouent très bien. L histoire est super. Y a la musique de desireless..... on va vers l arctique dans un train, dans des voitures.la bas il fait froid, très froid. Mais le film est chaleureux. J ai passé un super moment. Il a eu un prix au festival de Cannes. Et c est mérité !!!!
velosolex
velosolex

6 abonnés 53 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 décembre 2021
Que serait cette aventure en 2021, avec le web qui nous met sur d’autres rails , et sans ce huit clos singulier, et parfois explosif que les compartiments de trains suscitaient, provoquant d’étranges rencontres? Le choix de dater ce voyage pour le cinéaste n'est pas innocent. Mais tient au fait qu'il veut nous faire voyager dans un autre espace temps.

Laura, une Finlandaise très à l’aise dans la culture russe passe un séjour chez son amie et compagne de cœur, Irina, à Moscou. Soirée entre intellos, échangeant des bons mots. Laura va partir ensuite seule en train vers Mourmansk. Archéologue passionnée, elle tient à voir ces curieux petraglyphes, issus d’une culture millénaire, et dont je viens de voir qu’ils ont été découvert seulement en 1997.
C’est dans ces années là que le monde va passer d’un modèle à l’autre. L’art de l’écrit, la lecture, et l’attente, la recherche d’informations, vont être supplantés par l’informatique, l’immédiateté. Les réseaux et leurs réponses instantanées ont raréfié cette notion de hasards et d’incertitudes, qui ont été pendant longtemps l’essence même du voyage, ce temps qui se dilate encore dans le temps du parcours. Ils ont modifié cet espace ouvert au incertitudes en simple trajet, le dépouillant de cette intranquillité d’esprit, fait de débrouillardise et de questionnements qui provoquait les rencontres.
En les gommant, on a liquidé l’essence du voyage, qui est celui de la confrontation non seulement avec l’inconnu, mais avec ses propres limites.

C’était, pour ceux qui ont connus l'expérience des trains à compartiments, des expériences de mixité sociale et d’intimité inédits, et parfois recherchés. Ces huit clos étranges, mettant comme dans ce film situé entre deux monde, face à face des gens qui n’avaient rien à voir les uns avec les autres, ont été exploité par bien des cinéastes, que ce soit dans « compartiment tueur », adapté au cinéma par Costa Gravas, « Une femme disparaît » d’Alfred Hitchcock, qui adapta aussi le formidable «  Inconnu du Nord express » de Patricia Highsmith . Le thème était porteur de dramaturgie et de quiproquos en tous sens.

L’histoire ici, est sensée se prolonger jusqu'à Mourmansk, ce bout de Russie arctique. La durée du voyage en train, est le temps d'une pièce de théatre, le déroulement des gares, agissant comme autant d'actes dans une pièce de théâtre, installant une temporalité facilement percevable au spectateur.. Dans «  la modification » de Michel Butor, le héros du livre, va lui progresser dans ses projets et son vécu, lors d’un trajet de Paris à Rome.
Butor n’a pas lui élaboré cette mutation en faisant intervenir les autres passagers. Mais il a compris lui aussi l’importance de cet espace fermé, où le paysage n’est qu’un long travelling, oriente la conscience du héros. La matérialité du train assaille la conscience. De ce fait, cela occasionne un déplacement qui se fait grâce à cette contiguïté, du voyage matériel au vertige intérieur.

Laura fait cette même expérience de sidération.
« Compartiment numéro 6 » aurait pu lui aussi lui aussi s’appeler «  la modification », bien que des aiguillages culturels et temporels s’en écartent. Si la mutation du paysage, agit tout autant sur l’esprit de Laura qui se détache des contingences anciennes, et de la relation artificielle avec son amie Moscovite, l’accélération du processus tient aux rencontres imprévues qu’elle va faire.
L’une d’entre elle avec cet homme avec lequel elle croyait au début de l’histoire n’avoir rien à voir; et l’autre, hors du train, avec cette babouchka, qui lui dit de « suivre son chaton », la part féline et inconsciente qu’elle possède en elle.
Il ne suffit pas de connaître le passe pour comprendre le présent, finalement. ! Il faut d’autres qualités. Savoir saisir peut être le moment parfait, l’occasion au vol, en faisant confiance à son moi intérieur, ce « Kairos «  des Grecs.
Il faut lâcher prise. Pas très loin finalement du « petit chat » dont parle la babouchka étrange et aimable.

« Voyage voyage…. » cette chanson planante et poétique, revient comme un leitmotiv et nous enrobe.
Nous sommes dans la grâce, et l’art de l’aquarelle réussie, tenant à la part de non dits, et de ce que nous apportons nous mêmes au film, en supplément d’âme, et en prolongements. . Bienvenue dans ce train du bout du monde. Asseyez vous, laissez vous allez. Vous apprendrez qu’il ne faut pas se fier aux apparences. Et que les aurores boréales ne sont pas que dans les cieux des terres arctiques.
Lily J.
Lily J.

2 abonnés 5 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 décembre 2021
Un film qui fait beaucoup de bien, qui donne le sourire, envie de chanter et de partir, peu importe la destination..
Rien qu'au générique, j'ai su que j'allais adorer. Ce dernier m'a simplement et naturellement conquise. Couleurs, plein écran, typo.. fascinant !
La photographie, la lumière, la composition, la musique... tout est là.
Ces personnages, avec leur caractère, qu'à première vue tout oppose, n'a fait qu'augmenter ma fascination.
Un road movie qui fait aimer la vie et ses rencontres inattendues !
Barger Gerard
Barger Gerard

1 abonné 21 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 2 décembre 2021
Voilà un film bien ennuyeux, inexistant, malgré son prix à Cannes...Il manque avant tout l'essentiel, une histoire, un scénario, des dialogues pour faire émerger des personnages, des acteurs pour les incarner, et un metteur en scène pour transformer l'essai. L'ensemble est d'une grande fadeur. L'histoire est très simple, une jeune femme prend le train pour se rendre sur un lieu archéologique. Sauf que l'inspiration manquant, l'aventure devient simpliste. Pendant plus de 100 minutes les personnages évoluent, un peu pousser par le vent, sans fil conducteur avec des dialogues d'un grande pauvreté, issus d'un conversation de type SMS...Les dialogues ne font pas le lien entre les personnages et l'histoire censée être développée. Nous errons donc entre le compartiment, les couloirs du train et les gares ....c'est complétement décousu...aucun fil conducteur de l'histoire ....il ne se passe rien entre les protagonistes....Ce désert narratif rend l'avancée du film chaotique; L'arrivée sur les lieux ( but du voyage) nous amène au bord de la mer dont on bien du mal à savoir où est l'archéologie...les côtes bretonnes auraient eu plus d'intérêt. puis les personnage se quittent...Aucune émotion, puisque il ne s'est rien passé entre eux....Pourquoi, on ne comprend pas...Tout çà pour çà! heureusement le réalisateur nous épargne le retour...Nous on reste à quai...Si on avait pris le TGV on aurait raccourci le film d'une heure. Qu'apprend t on dans les écoles de Cinéma...Il faut voir les films, à petit budget du Finlandais KAURISMATI, par exemple, pour comprendre ce qu'est un cinéma inspiré, simple et brillant, développant des histoires d'hommes et de femmes, passionnantes et bouleversantes. Raconter une histoire c'est aussi le rôle cinéma, mais pas à la portée de tout le monde.
Alice
Alice

1 abonné 10 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 décembre 2021
C'est l'histoire d'une rencontre, improbable, très belle, dans un train qui relie Moscou à Mourmansk.

C'est aussi l'histoire d'un voyage interminable, de la démesure glaciale du paysage, de la place du souvenir, des destins solitaires.

Un superbe conte d'hiver.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 778 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 1 décembre 2021
Rejoindre Moscou à Mourmansk via le transsibérien est une aventure hors du commun et hors du temps sur plus de 2 jours et 2 nuits. Nous faire vivre ce périple en mettant volontairement deux personnes que tout opposent dans le même compartiment, c’est le deal que Juho Kuosmanen nous propose. Une étudiante en archéologie voyage pour voir une curiosité pariétale ; alors qu’un ouvrier frustre voyage pour rejoindre les mines sibériennes.
Vendu sur l’affiche comme l’équivalent de « In the mood for love » ou « Lost in translation », des films dans lesquels les personnages étaient touchants et incarnés est une tromperie. On s’ennuie ferme et très vite. « Grand Prix du Jury » à Cannes, un des plus grands festivals, çà place un film dans le haut de la hiérarchie ; mais ici comme à d’autres reprises, on peut rester sceptique sur le palmarès de ces grands messes. L’image gros grains est bien dégueu pour bien nous faire comprendre que l’on est dans les 80’s, comme si on n’avait pas remarqué l’absence de téléphones portables, d’internet et la présence de caméscope à cassettes. La thématique du film est annoncée dès le début du film et ne sera pas développé d’avantage, elle se résume par : le voyage importe plus que la destination. Dès le début il est dit que pour comprendre le présent il faut bien comprendre le passé, et hop c’est parti pour 2 jours d’introspection et de voyage. Dans un « Lost in translation » pourtant pas plus dynamique, les personnages avaient une profondeur que l’on ne retrouve pas ici. La jeune femme se fait larguer sans que l’on ne connaisse grand-chose de sa vie, et pour le jeune homme, rien ne nous sera dit sur lui durant les 1h40 de film. Et puis à plusieurs reprises le film avance avec de gros sabots. Un exemple, lorsqu’un jeune finlandais bien propre sur lui intègre le compartiment, on comprend dès la première image que l’habit ne fait pas le moine ; et hop, la sanction tombera aussi net qu’on le pressentait. C’est bien sympathique au final mais ennuyeux et sans intérêt, une déception à la hauteur de sa suprême récompense.
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Cornelia de Frost
Cornelia de Frost

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 novembre 2021
"C'est important de savoir d'où on vient" - d'où elle vient cette finlandaise jolie et naif? Appartient-elle
au même milieu des appartements bourgeois russes où la vacuité des conversations est aussi frappante que la superficialité de ses adeptes ? Au fil du voyage elle se renderà compte que ce monde moscovite, qui l'attire mais que pourtant ne semble pas vraiment l'accepter, n'est pas vraiment le sien. Ce sentiment de malaise, que Bourdieu décrivait comme tipique de l'habitus sociale de la classe dominé, accompagne les deux personnages tout au long du voyage... au fait, c'est ce sentiment même qui les repousse et qui les attire au même temps . On a dit d'eux - "deux personnages que tout oppose"...oui, peut-être... mais que pour ceux qui s'arrêtent aux apparences.
ATON2512
ATON2512

76 abonnés 1 317 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 novembre 2021
De Juho Kuosmanen (2021).
Un Grand Prix 2021 à Cannes amplement mérité.
Superbe et surprenant. Un voyage a travers la Russie et pourtant en huis clos. La Russie nous étant montrée une bonne partie du film sous le prisme d'une fenêtre d'un compartiment d'un train. Ce dans un périple entre Moscou et le grand nord. Jamais un film nous aura tant montré d'un pays au travers d'une lucarne d'un Wagon-lit. Rien que sur ce plan , le film nous interpelle et nous fascine dans la façon de nous montrer un pays peu connu de part ses immensités et ses dimensions humaines , historiques et sociales. Le but même du voyage que l'on ne verra d'ailleurs pas. Le film est aussi un huis clos en la forme d'un apprentissage à la vie et à la rencontre de deux êtres que tout pourrait opposer. l'éveil des sentiments filmés avec retenue et pudeur, Comme l'évolution des préjugés qui interfèrent dans les relations humaines. Le film est touchant et magnifiquement interprété par Seidi Haarla, et surtout Yuriy Borisov, , tous deux admirables de force et de retenue. Une puissance émane d'eux. On notera que ce périple se déroule au son enivrant de 'Voyage voyage'' de Desireless. Admirable !
AZZZO

363 abonnés 998 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 novembre 2021
Deux personnes dans la même cabine de train pour un voyage de quatre jours et trois nuits, une Finlandaise et un Russe, une femme lettrée et un homme du peuple. Ca commence mal entre eux mais les deux personnages vont apprendre à s'apprivoiser et se comprendre. Le talent de Juho Kosmanen est d'avoir su éviter les deux écueils qui menaçaient son histoire : une amitié peu probable et une histoire d'amour fantasmagorique. Elle et lui se tournent autour, comme chat et chien, inquiétés par l'univers de l'autre qu'ils ne connaissent pas, pourtant tous deux laissent la porte ouverte à l'autre car ils sont à la recherche de quelqu'un qui ne vient pas ou qui semble s'en aller. C'est fin, bien filmé, dans une ambiance soviétique 80's et la dernière scène est amusante. Haista Vittu !
christophe B
christophe B

10 abonnés 311 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 novembre 2021
Deux personnalités se rencontrent dans un train traversant la Russie. Deux mondes qui s'opposent.
Deux âmes immenses se croisent dans un compartiment exigüe où tout change et tout devient possible.
La réalisation au plus proche des acteurs offre une intimité réelle presque oppressante et tellement profonde à la fois.
Un cinéma intimiste d'une grande qualité qui nous transporte loin.
Michèle G
Michèle G

46 abonnés 28 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 novembre 2021
Le très beau film du réalisateur finlandais Juho Kuosmanen, Grand Prix du Festival de Cannes 2021, est un huis clos « en mouvement » qui nous conduit en train de Moscou à Mourmansk. Un russe et une finlandaise, que tout oppose, se retrouvent contraints de cohabiter dans un même compartiment pendant ce long voyage. Un voyage initiatique au cours duquel la jeune femme va peu à peu perdre la trace de tout ce qui l’a poussée à prendre ce train. Au rythme de cette traversée, sa quête, ses interrogations et ses doutes vont se diluer dans les flocons de cette neige qui recouvre ces terres lointaines. Une Russie, perçue à travers les vitres d’un compartiment, parfois entrevue derrière le filtre de l’objectif de cette caméra qui accompagne la jeune femme. Ces ombres blanches floconneuses, auxquelles elle s’accroche, semblent aussi insaisissables que ces pétroglyphes, objets de sa quête.
Ce film, porté avec brio par les deux acteurs, nous enferme dans l’espace clos d’un train d’un autre âge. Lorsqu’il s’arrête dans les gares, on quitte cet espace intemporel, mais la neige, le silence et la rusticité des lieux continuent d’envelopper les personnages dans leur huis clos.
Ce voyage nous conduit quelque part et fait de nous les témoins d’une transformation intérieure.
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