Compartiment N°6
Note moyenne
3,8
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155 critiques spectateurs

5
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Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 janvier 2022
On a parfois vraiment du mal à comprendre les jurys des grands festivals et leurs prix. Mais cette année, c’est vraiment flagrant bien que tout cela reste très subjectif et propre à chacun et que la politique s’invite parfois dans les palmarès. Hormis la Mostra de Venise qui a couronné à raison l’excellent « L’Évènement », les deux autres grands festivals européens nous ont laissé dubitatifs. En effet, l’Ours d’or de Berlin a été remis à l’horrible et désagréable « Bad luck banging or loony porn », censé être un miroir de notre époque (!). Quant au Festival de Cannes il a accouché d’un palmarès incohérent pour beaucoup mais pas forcément incompréhensible, vu le peu de qualité de la sélection de cette année. Disons que certaines des récompenses (dont la Palme d’or au très original film de genre « Titane ») ont surpris voire déçus dans les grandes lignes. Mais si le film de Julia Ducornau n’avait certes pas la carrure pour la récompense suprême, il restait une proposition de cinéma radicale et intéressante. En revanche de donner le Grand Prix du Jury à « Compartiment numéro 6 » fait partie de ces étrangetés. Ce n’est pas un mauvais film ou un film raté mais disons qu’il est plutôt insignifiant et que la sélection avait bien plus probant pour un tel prix (le choc social et comique « La Fracture » par exemple). Pour être moins sévère, on peut dire que cette œuvre russo-finlandaise ne casse pas trois pattes à un canard et qu’on peut facilement passer à côté de sa poésie revendiquée ou de son souffle romanesque.



Un train. Deux inconnus. Une rencontre dans un contexte polaire. Et voilà rien de plus au programme. On connaît la chanson et ce film ne la transcende pas. On ne peut cependant nier qu’il y a des moments de grâce fugaces dans « Compartiment numéro 6 ». Mais ils sont plutôt rares. On pense notamment à la toute fin, vraiment sublime et peut-être le plus beau moment du film. Et on apprécie aussi le contexte rare dans lequel se déroule le film. Difficile de le marquer dans le temps (on suppose les années 90) mais l’espace est plus concret. Ce road-movie ferroviaire n’est pas son originalité première même si les films à bord d’un train sont plutôt rares. Non, c’est son contexte géographique qui frappe le plus la rétine. Les étendues glaciales du nord de la Russie sont si peu vues au cinéma qu’il s’en dégage un certain charme. On pense au très bon film, russe justement, « Leviathan » qui prenait place il y a huit ans dans ces contrées désolées mais en été. On peut aussi dire que l’interprétation du duo amoureux est de très bonne facture. Cependant si on enlève ces petites choses, il ne reste pas vraiment d’autres qualités à se mettre sous la dent. Le peu de péripéties qu’il y a ne passionne pas. C’est anecdotique et tout cela se traîne, on trouve vite le temps long. On pense que cela va se réveiller dans le dernier quart, hors du train, mais c’est pire. « Compartiment numéro 6 » ne bénéficie pas non plus d’une mise en scène mémorable et le tout s’avère très austère. C’est un film anodin dont la poésie ou les sentiments dévoilés nous sont passés totalement à côté. Pas proprement désagréable mais totalement dispensable.



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anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 23 janvier 2022
Film âpre plutôt original dans le sujet et l'approche (caméra à l'épaule) même si la poésie peine à exister alors qu'elle y a toute sa place et qu'on la pensait reine.
cinono1

365 abonnés 2 276 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 janvier 2022
Tout est fluide dans ce film un peu trop anecdotique mais d'où émane un charme discret. L'inconfort des voyages, dans une Russie réfrigérée, où les rencontres n'ont pas le glamour d'Hollywood, mais ont les traits d'un russe rustre de premier abord, mais sensible et au cœur d'artichaut. Ça se regarde avec plaisir mais cela manque un peu de fièvre
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 896 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 janvier 2022
Le chemin de fer de Moscou à Mourmansk longe la frontière de la Finlande avant d'atteindre le port enneigé à longueur d'année. Dans les années 90, les trains sont lents, et le thé percole sous l'œil de la plantureuse contrôleuse du wagon des seconde classe. Dans un huis-clos filmé de près vont se télescoper le russe Lyoha et la finlandaise Laura, tel le feu et la glace. Une histoire simple de rencontre, servi pas deux jeunes acteurs brut de décoffrage, dans ce train-movie dans lequel ils rêvent du Titanic, en s'efforçant de ne pas couler dans ce pays glauque et glacé. Les hommes boivent, les femmes trinquent. Un joli film d'ambiance, de non-dits, de peuples qui essayent de s'apprivoiser.
cinéma vo- janvier 22
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 412 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 janvier 2022
Une étudiante finlandaise en archéologie qui suit ses études à Moscou et qui entretient une relation intime avec une étudiante russe, part en voyage en train à Mourmansk en plein hiver afin de voir un site de petroglyphes connu. Elle doit partager le compartiment avec un jeune ouvrier russe mal élevé. Couronné du grand prix à Cannes en 2021 ( deuxième prix en importance après la palme d'or), le film est au final d'une réussite moyenne. Réalisé avec peu de moyens, le film manque cruellement de rythme pendant sa première demi-heure. Ajoutons qu'il est beaucoup trop long et aurait mérité d'être coupé d'au moins une bonne trentaine de minutes ou alors de creuser le scénario. Selon moi, le titre ne correspond aucunement à son contenu final. Non, on ne reste pas pendant toute sa durée enfermé avec nos deux héros dans le compartiment ( ce que je craignais en allant voir le film). Ajoutons qu'une fois passé la première demi-heure, le film peu à peu, de manière croissante, s'améliore jusqu'à la fin. On regrettera toutefois, la fin qui pourrait presque être un début. Et alors ? A t on envie d'interroger le metteur en scène, lorsqu'arrive le générique. Film sur la rencontre entre deux êtres différents, opposés qui finissent par s'aimer. Les apparences sont trompeuses ou le cœur a ses raisons que la raison ignore. Ca se laisse voir, c'est bien interprété ( surtout par l'acteur masculin, excellent), mais le film ne mérite aucunement et de loin, un grand prix à Cannes.
fcaponord
fcaponord

18 abonnés 96 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 janvier 2022
belle, fugace et intense amitié entre 2 êtres esseulés que le moment présent réuni malgré leur forte discordance initiale, l'intérêt de ce scénario, très bien interprété, est qu'il se révèle totalement hors des standards habituels de toutes les conventions qu'ont pourrait imaginer, sans aucun fards pour rester dans le ton de l'authenticité, alors laisser vous surprendre par cette beauté si particulière et osez sortir des routes tracées pour vous laisser surprendre ! 
Cochon Ailé
Cochon Ailé

3 abonnés 7 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 janvier 2026
Une histoire simple qui n'a pas pour objectif de surprendre. C'est un voyage loin de l'ambition, sans morale, glaçant et étouffant à la fois.
circusstar
circusstar

168 abonnés 732 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 janvier 2022
Je n'ai pas compris l'enthousiasme qu'a déclenché ce film. Très lent. Une histoire qui n'existe pas vraiment. Un décor banal voire laid. Je me suis beaucoup ennuyée. Quant aux personnages : je ne les ai pas trouvés attachants. Bref : un film minimaliste, sans émotion.
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 janvier 2022
Grand Prix au Festival de Cannes 2021, “Compartiment n°6” nous fait voyager à bord d’un train au fin fond de la Russie. Après avoir dit au revoir à sa copine lors d’une fête à Moscou, une étudiante finlandaise en archéologie embarque dans la voiture couchette du compartiment n°6 pour voyager jusqu’à Mourmansk. Ces 1 500 kilomètres qui la séparent de son objectif de voir les 4500 pétroglyphes gravés dans la roche au cours de la période néolithique, elle va devoir les partager avec Ljoha, un Russe grossier, alcoolique et qui suscite peu de sympathie, du moins aux premiers abords. Les deux âmes solitaires vont effectivement apprendre à s’apprivoiser et se dévoiler l’un à l’autre. Le voyage cauchemardesque se transforme alors peu à peu en une échappée sentimentale et touchante. En apparence simple et bourru, le long-métrage de Juho Kuosmanen se révèle être une sublime dédicace à l’inconnu.
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Yves M.
Yves M.

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0,5
Publiée le 6 janvier 2022
Ouf, on est content quand le train arrive au terminus, mais hélas le générique de fin tarde encore
chrysalide11
chrysalide11

1 critique Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 janvier 2022
Film qui raconte de manière subtile et inattendue comment deux êtres que tout semble opposer s'apprivoisent , se dévoilent lentement et se quittent enrichis de l'autre
alex supertramp
alex supertramp

6 abonnés 117 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 janvier 2022
Le bonheur et le plaisir que m'a donné ce film durant le visionnage et même après sont assez rare. En tout cas cette année aucun film n'auras réussi à me toucher comme la fait celui-ci.
C'est fait avec tellement de poésie : La photo, les personnages, cette rencontre...

Ces deux personnages que presque tout oppose vont nouer la plus belle relation entre deux être vu au cinéma cette année. En moins de 2H00 on ressent torrent de sentiments pour eux. Quand vient la fin on à envie de revenir dans ce train avec eux, de nous aussi prendre un train et attendre qu'une autre âme vienne à notre rencontre pour nous aussi vivre quelques instants en dehors du temps.

Cet étranger est t'il si différents de moi ? Ne pourrait-on pas essayer de mieux ce comprendre ? Le film répond a ces questions magistralement.
Finalement peut importe où ils vont, peut importe d'où ils viennent, ce qui importe c'est ce moment dans ce compartiment n°6, cette instant en dehors du temps.

C'est fort, c'est humain, c'est original, c'est presque magique.

Il faut des films comme ça pour nous donner envie de voyager, de rencontrer et bien sûr pour nous donner envie d'aller au cinéma.

Pour moi le plus beau film de l'année.
Antoniniro
Antoniniro

2 abonnés 12 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 janvier 2022
Une histoire très simple, une road movie qui nous amène de Moscou au grand nord, à Mourmansk où Laura, une étudiante finlandaise souhaite se rendre pour étudier les pétroglyphes. C’est le récit d’un voyage, d’une rencontre avec un jeune ouvrier russe un peu primitif avec qui elle doit partager la couchette. Un scénario très bien construit, una excellent actrice (Seidi Haarla) , le film de Juho Kuosmanen est un voyage initiatique très convainquant: la caméra colle au personnages, l’impression est celle d’un film sensible, aérien, intense, un peu mélancolique. Très beau film.
jerome s.
jerome s.

20 abonnés 46 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 décembre 2021
un très beau film sur les rapports humains ...ce qui avec les Russes peut sembler difficile au début... un voyage très intéressant
Kethuwan
Kethuwan

17 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 décembre 2021
Compartment No. 6 nous fait voyager pour nous amener en Russie, vraisemblablement quelques années après la chute de l'URSS, où l'on va suivre une jeune finlandaise en quête d'un site archéologique, et un jeune russe en quête d'argent... Tout deux semblent en fait plutôt en quête d'eux-mêmes, une sorte de voyage initiatique, où ils vont apprendre à se connaitre petit à petit, pour se forger une amitié le temps d'un voyage. Un "train-movie" russo-finlandais donc.

Le scénario peut paraitre simple, déjà vu dans ses grandes lignes, mais Juho Kuosmanen lui donne de la profondeur et de l'originalité, en entremêlant ces deux personnages très bien écrits, avec leurs caractères et leur façon d'être que tout semble opposer. On n'en apprend pas plus que le strict nécessaire sur eux : D'où ils viennent, ce qu'ils cherchent dans leur vie, cela n'est pas abordés (et le savent-ils eux-mêmes ?), on apprend simplement à les connaître au fil du film, et c'est là toute la qualité du scénario.

Les personnages secondaires qui apparaissent au cours du film viennent renforcer ou questionner la relation entre les deux personnages, un peu à la manière de personnages de contes qui aident les héros dans leur quête. Bien souvent, ils ajoutent également du "charme russe" au long-métrage.

Car c'est là l'autre force de Compartment No. 6 : On est vraiment transposés dans un train longue distance russe, avec la prodvonitsa (cheffe de voiture), le thé servi à volonté, les Platskart (voiture couchette de 3e classe), les babouchkas, la voiture-restaurant, le partage des repas et plus globalement de son temps avec des inconnus un temps compagnons de voyage, et surtout, la lenteur du périple. Toute une ambiance si typique et très bien retranscrite à la fois dans la narration, mais aussi dans la réalisation.

Les scènes dans le train sont très souvent filmées caméra à l'épaule, un peu tremblotante, en plan rapproché, comme si la caméra était un troisième personnage regardant silencieusement la scène. A l'inverse, les plans en extérieur sont plus souvent des plans fixes et larges, pour mieux retranscrire l'immensité de l'arctique et l'immobilisme des grandes villes ouvrières soviétiques. Le travail sur la lumière est également très réussi, avec beaucoup de nuances de gris à l'extérieur, jamais trop lumineux (l'hiver dans le nord en somme), et des touches de couleurs plus chaudes dans le train avec les éclairages du train, qui viennent adoucir les traits des visages des personnages.
La pénombre est souvent présente (sans que les plans soient illisibles), l'image a donc un certain grain, qui là encore rend bien dans cet environnement si spécifique des trains de nuit russes en hiver.

Le film réussit donc bien son pari de nous retranscrire cette lenteur du voyage, laissant le temps aux personnages de se développer, dans une atmosphère intimiste, faisant du spectateur des compagnons de route de Laura et Lioha. On suit avec plaisir un bout de leur vie, le temps du trajet, sans avoir besoin d'en savoir plus, de savoir ce qu'il adviendra d'eux, juste touché par le moment passé en leur compagnie et par leur humanité.
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