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Muriel F.
70 abonnés
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3,0
Publiée le 23 novembre 2021
Le propos du film est intéressant mais je n'ai pas été touchée par son traitement. Les deux acteurs, loin d'être mauvais, ne m'ont pas émue. J'ai eu deux ou trois sourires par les sorties verbales de la vielle dame. Mais le film m'a paru durer 3h00. C'est long quand les personnages ne déclenchent pas l'attachement attendu et que le froid perçu par l'ambiance neigeuse vous donne envie de fuir sans que je puisse envisager une dimension plus profonde. Les amateurs d'espaces diffciles, pour ne pas dire hostiles, peuvent apprécier ce décor. Donc ne pas décourager les curieux pour ce genre de cinéma.
Un rail movie sans grand intérêt, Un scénario moyennement ficellé et cohérent dans cette Russie de la fin des années 90 début 2000.... Inutile de se geler sur le quai.
Film si original, on voyage avec eux, ces attachants personnages dans cette rude Russie du froid, entre deux wagons, s'attendre presque à retrouver ceux de Michel Strogoff, pas une seconde d'ennui, un si bon moment!
Quand un étudiante finlandaise en archéologie, part de Moscou admirer les pétroglyphes de Mourmansk rencontre par le hasard d'un compartiment commun un russe parti bosser à la mine de cette cité nordique...
On se dit que cette cohabitation va faire des étincelles tant ces deux là semblent bien peu en commun. Mais peu à peu, on les voit s'apprivoiser au fil des arrêts de l'interminable trajet.
On embarque avec grand plaisir dans ce "train moovie" drôle et touchant racontant la découverte de l'autre.
n des points forts du cinéma: cette capacité à nous transporter dans un autre univers…. Découvrir l’Autre, l’Etranger; curieux, essayer de mieux le comprendre. Finalement, pas si compliqué puisqu’il est comme nous !!! « Dans un voyage ce n'est pas la destination qui compte mais toujours le chemin parcouru, et les détours surtout. » Cette citation reflète l’esprit de ce joli film, réussi !
Coup de coeur pour cette rom com au pays de la vodka et de la neige. De la crainte de l'autre jusqu'à l'amour, un parcours initiatique au grès des gares perdues de Russie.
Ce que l’on retiendra peut-être surtout de ce film assez mince, c’est la reprise dans la BO du tube de Desireless, “Voyage, Voyage”, et plus globalement l’ambiance vintage “fin des années 1980 – début des années 1990”, avec en accessoires walkman et caméscope, et côté image : gros grains et couleurs d’époque (bien moches). Concernant l’histoire du film, la formule est classique : deux êtres, que tout sépare, vont se rapprocher et se trouver. Une petite originalité ici, non développée : un changement dans l’orientation sexuelle de l’héroïne. Pour arriver au résultat, attendu, le scénario et la mise en scène se déploient avec nuances, notamment pour inverser les postulats de départ : le personnage féminin s’avère moins sympathique qu’il n’y paraît, plutôt égoïste ; le personnage masculin dévoile un cœur tendre et généreux sous des airs de brute. Les deux interprètes, dans un registre de maladresse touchante, sont bons. Il y a ici et là de jolis moments (comme celui où le personnage masculin s’émeut devant son portrait dessiné), d’autres plus atones. L’ensemble se suit assez agréablement, tout en laissant l’impression qu’il manque de la matière pour donner au récit et aux portraits plus d’épaisseur, et pour trouver une certaine profondeur émotionnelle.
Une belle invitation au voyage , à la découverte de territoires inconnus mais aussi de belles rencontres inédites , uniques . A l'heure de l'entre-soi, des programmes télé adaptés aux gouts de chacun, le hasard des situations : une place dans un compartiment partage avec deux inconnus et le sortilège fonctionne . Une fille un peu bobo et intello, un gars un peu beaucoup rustique , le fossé apparent entre les mondes qu'ils incarnent va pourtant les rapprocher . Et c'est le miracle de ce film qui se déroule dans un huit clos étouffant et glacial a la fois et qui finira en apothéose au bord de la mer . Le réalisateur finlandais , a partir d'une trame minimaliste crée une œuvre universelle , attachante , celle des rencontres improbables mais finalement les plus sincères
Un tête à tête époustouflant, les paysages russes et le train comme véritables personnages secondaires. Le road movie renouvelé au milieu de l'hiver. un film fort.
Hummm que cela fait du bien loin des grosses superproductions ou en prends pleins les yeux et les oreilles du vrai cinéma comme on aime Un véritable voyage en Russie,filmé essentiellement en gros plan, une actrice formidable est très jolie, un acteur attendrissant Courez voir ce petit bijou et régalez vous
Qu’est-ce qui différencie la Palme d’Or du Grand prix à Cannes ??? La Palme d'or reste le prix le plus prestigieux du Festival, le meilleur film de la compétition, en 2021 ce fut Titane…choix contesté…Le Grand Prix est le second prix le plus prestigieux du Festival, destiné, selon le règlement à récompenser le film qui manifeste le plus d'originalité ou d'esprit de recherche ...et en 2021 c’est Compartiment N°6 qui l’a obtenu… ainsi que le prix Œcuménique ex_equo avec le film du japonais Ryūsuke Hamaguchi « Drive My car » ( que je n’ai pas aimé) …et ce choix est aussi contestable que la palme d’or, tant le film de Juho Kuosmanen, certes sympathique présente un scénario assez mince, un rythme lent voire passablement ennuyeux…Tant mieux pour le réalisateur et le cinéma finlandais, et tant pis pour les films qui n’ont rien eu et qu’on a trouvé largement supérieurs ! Le film n’a d’autre programme que d’accompagner deux personnages le temps d’un long périple en train … Venue étudier l’archéologie à Moscou, Laura (Seidi Haarla) prend le train pour Mourmansk, au nord du cercle article, sur les conseils d’Irina, sa logeuse moscovite dont elle est tombée amoureuse, afin d’y voir des pétroglyphes, mystérieux dessins gravés dans la pierre datant du néolithique…Pour ce voyage de plus de trente heures, elle doit partager son compartiment avec un jeune russe, Ljoha (Yuriy Borisov) rustre et un peu trop direct, porté sur la vodka…bref deux personnages que tout oppose…où va les mener la relation inouïe qui se crée peu à peu entre eux après avoir failli dérailler d’emblée…Tout au long de ce road-movie ferroviaire, chacun dépassera sa répugnance initiale, les barrières sociales et culturelles finiront par s’estomper…et les paysages défilent , plaines vides et enneigées, gares anonymes, villes lointaines aux lueurs glauques, wagons étroits, sales et surchargés…rien qui ne peut donner envie de visiter la Russie laquelle mérite mieux !! pas plus qu’il nous sera permis de voir ces fameux pétroglyphes !! Tout cela est bien sympathique mais le film manque de chair et exploite jusqu’à l’os la métaphore du voyage comme odyssée personnelle. Je ne comprends pas une fois de plus l’enthousiasme de la critique (l’effet Cannes ??) …
Magnifique! L'un des meilleurs films de l'année assurément ! C'est le cinéma comme on l'adore: dans des paysages magnifiques il n'y est question que de sentiments et d'émotions ! Et non ce n'est pas du tout un film bavard dans une langue étrangère entre deux personnages coincés dans un compartiment ! La grande salle était pleine au 3/4 dans un silence parfait de public captivé ! Le spectacle des âmes, du monde russe est à la fois grandiose et délicat dans sa représentation, rien n'est affreusement surligné , pourtant tout est clair et envoûtant ! Le récit est fluide et les péripéties s'enchaînent naturellement avec allant. Enfin, les acteurs sont vraiment superbes - beaux et captivant- !
"Compartiment n°6" est un vrai ratage, un long rail movie qui s'anime quelque peu dans les vingt dernières minutes du récit, au bord de l'océan Arctique. Revendiquant une cinématographie terne, où tout le monde est moche, et une absence d'humour rédhibitoire, le film confronte deux personnages aussi peu attachants l'un que l'autre, que tout semble opposer et qui se rapprochent au fil de leur interminable voyage. Venu de Finlande, le cinéaste, qui n'a ni l'humour ni la grâce d'Aki Kaurismaki, filme la grisaille avec trop d'application, nimbant son long-métrage d'une chape de plomb déprimante.