En 1862, une infirmière anglaise est envoyée au fin fond de l’Irlande afin de surveiller une jeune fille de 11 ans. La raison ? Cette dernière n’aurait pas mangé depuis 4 mois et se porte comme un charme. Notre héroïne va donc tenter de comprendre ce qui se passe… tout en ayant la pression par les notables locaux de confirmer ce miracle. Comme sa curieuse introduction le laisse envisager, la thématique au centre de « The Wonder » est celle du récit. Le besoin de croire à un récit pour entrer dans une histoire… et surtout pour défier l’adversité. En effet, à l’image des paysages âpres des landes irlandaises, tous les personnages du film ont profondément souffert. Les Irlandais gardent les séquelles traumatisantes de la Grande Famine. L’héroïne anglaise a connu un drame personnel, et l’horreur de la guerre en Crimée. Ils ont alors tous adhéré à une forme de récit pour aller de l’avant. Un extrémisme religieux aveugle pour les locaux, une méthode cartésienne et médicale pour l’infirmière. Le danger étant évidemment lorsque ce récit fait perdre connexion avec la réalité. Une thématique distillée de diverses manières, avec par exemple cette symbolique du thaumatrope présentant un oiseau à la fois en cage ou en liberté (« you choose »). Et puis il y a évidemment ce final. spoiler: Il est (volontairement) assez difficile d’avaler ce happy-end. La jeune fille acceptant trop facilement sa nouvelle condition, et le journaliste son exil. Sans compter cette séquence de repas surréaliste : quand on traverse les océans à bord d’un navire au 19ème siècle, impossible de manger paisiblement sur une table ou tout reste bien gentiment statique !
Un sujet intéressant donc, mis en boîte dans un joli film. La photographie est particulièrement soignée, la mise en scène jouant souvent sur le contraste entre la robe bleue de l’infirmière et son environnement gris/vert. Tandis que l’interprétation est de qualité, avec Florence Pugh, incarnant tout en retenue le rôle de l’infirmière écorchée qui se prend d’affection pour son sujet. Une preuve de plus que cette actrice ne fait que débuter sa carrière !
Loin des univers chauds et chaleureux de ses précédents films comme « Gloria » ou l’oscarisé « Une femme fantastique », et même si une part de drame sous-tendait souvent la chronique féminine solaire et légère, le cinéaste chilien Sebastian Lelio est retourné filmer au sein de la Perfide Albion après son film le moins réussi, « Désobéissance ». Ce dernier, une romance lesbienne contrariée par la religion, était froid et austère, ce qui ne correspondait que moyennement aux tourments de ces deux tourterelles amoureuses. Ici, il délaisse Londres pour la campagne profonde irlandaise et change de siècle puisque « The Wonder » se déroule près de deux-cent ans en arrière. Et il s’avère tout aussi austère mais de manière bien plus adaptée et surtout justifiée puisqu’on y suit une infirmière anglaise dépêchée au fin fond de l’Eire pour surveiller une jeune fille qui n’aurait pas mangé depuis quatre mois mais serait malgré tout en pleine forme. Miracle de Dieu, révélation scientifique ou entourloupe de paysans pieux? Le film se propose de nous le faire découvrir avec un ascétisme de la mise en scène et de l’atmosphère qui fait froid dans le dos mais se révèle tout à fait de rigueur.
Il y a même presque un air du « The Witch » de Robert Eggers dans l’ambiance rendue ici. On sent le poids du fantastique et de l’étrange peser sur cette affaire et celui donne une résonnance singulière tout à fait à propos. Deux autres bizarreries viennent affecter positivement ce long-métrage peu commun : les quelques minutes du prologue et de l’épilogue s’avèrent encore plus mystérieuses que le sujet lui-même. Même après la projection, elles demeurent encore profondément sibyllines, leur sens caché donne envie d’en savoir plus et laisse à débat. Ensuite, l’emballage musical de Matthew Herbert, difficilement descriptible, participe à l’étrangeté du long-métrage avec brio. « The Wonder » captive et son discours sur la religion et la bigoterie comme sur les apparences résonne encore aujourd’hui. Et puis bien sûr il y a la jeune Florence Pugh qui continue de s’affirmer comme l’un des plus grandes actrices en devenir peu importe le genre qu’elle invoque.
Certes, dans « The Wonder », il y a quelques scories. On pourra trouver que le rythme est un peu lent et que tout cela manque de développements, et même que l’intrigue reste un peu mince. Ensuite, toute cette froideur clinique pourra rebuter. On a vu récemment le chef-d’œuvre de Martin McDonagh, « The Banshees of Inisherin », se dérouler à la même époque et dans un lieu similaire et être autrement plus avenant visuellement. Mais si on fait l’effort de rentrer dans cette proposition, on sera très certainement conquis. Cependant, un drôle de goût ou une sensation assez inédite nous parcourt à la fin du film. On l’a aimé mais on sent et on sait qu’il aurait pu être encore mieux, plus vénéneux, plus hypnotique, plus marquant et tutoyer le chef-d’œuvre mais qu’un petit quelque chose l’en empêche. Sans réussir à savoir quoi... Petite frustration donc mais belle œuvre tout de même!
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Manquant parfois de tact et de subtilité : The Wonder en dehors de ces paysages étonnamment beaux et de cette photographie froide mais envoutante, est surtout un incroyable terrain de jeu pour l’actrice Florence Pugh qui dévoile encore plus toute la portée de son talent. Plus soft, toujours aussi charismatique, indéniablement juste : The Wonder lui offre un nouveau rôle taillé sur mesure qui confirme un peu plus sa place dans le cinéma, et nous confirme qu’elle est aujourd’hui un des nouveaux visages les plus intéressant du 7e art.
Le miracle pour moi c'est d'avoir réussi à tenir 1h40 à regarder ce film soporifique et prévisible à souhait. Seul l'actrice principale sauve un peu l'honneur
Un thème, aussi bien à l'époque que maintenant (bien des fois), très partagé et qui sert (ou met en lumière) les jusqu'au-boutistes. Egalement avec une superbe photographie servie par d'excellentes interprétations. L'ensemble souffre, pour moi de 2 faiblesses : la lenteur et le contenu qui ne se régénère pas. Très linéaire, ce drame reste toutefois bien maitrisé dans sa teneur. 3/5 !
La Merveille est une merveille ! À regarder absolument, pour son histoire, ses décors, ses paysages et l'idée qui le traverse, celle que seul la science peut expliquer la vérité.
Je pensais voir un bon film, le film et long très long, voir soporifique malgré la bonne préparation de l'actrice principale cela ne relève pas le niveau du film. Dommage
J'ai trouvé ce film frustrant et décevant, non pas à cause de l'histoire, non plus par le manque de rebondissement. Mais par ce cliché du "sombre". J'ai eu le droit à des scènes malaisante suivis par des musique angoissante, qui pour moi, n'avais pas grand intérêt au déroulé du scénario finalement. Hormis celui de plonger le spectateur dans un sentiment anxiogène. J'aurais pu prendre ce film comme une expérience mais certains point, qui je trouve cruciaux, n'ont pas été appuyé au profit de ces moments cringe. Vraiment dommage car il y'avait les ressources pour faire un très beau film
Un rythme trop lent pour un scénario un peu maigre avec un air de "déjà vu". Trop de ballades inutiles dans les chemins déserts dans la campagne irlandaise. Les acteurs sont bons et surtout Florence Pugh qui tient bien son rôle, alternant sobriété et chaleur. Mais tout cela est trop juste.
On ne sait pas forcément pourquoi certaines œuvres nous touchent plus que d’autres… Ce film m’a bouleversée. Florence Pugh est hypnotisante, l’atmosphère est immersive, le récit puissant.
Malgre une grande florence pugh, le film est tres long parfois soporific. Une bo, paysage et costume d epoque assez bien fait. Malgre ca un scenario qui finalement a un twist final sans en avoir ce qui donne un film pas terrible. Dommage..
Le Chilien Sebastián Lelio a tracé de formidables portraits de femmes dans ses films précédents (Une femme fantastique, Gloria, Désobéissance), y compris depuis qu'il est passé à des productions internationales et en langue anglaise. Son parcours sans faute s'orne désormais d'une nouvelle merveille, non visible hélas sur grand écran, The Wonder, à l'étonnante et brillante intrigue, adaptée du roman de l''excellente romancière canadienne, Emma Donoghue. Une histoire sans faim, littéralement, celle d'une fillette de 11 ans, dans l'Irlande se 1862, soit quelques années après la Grande Famine, qui prétend ne plus s'alimenter depuis 4 mois, si ce n'est via la "manne céleste." A ses côtés, l'autre héroïne du film est une infirmière anglaise, qui a vu les pires horreurs pendant la guerre de Crimée, et qui représente évidemment la science, opposée à la foi. Avec son introduction et sa conclusion qui rendent hommage au pouvoir de la fiction, The Wonder s'éloigne des rives du réalisme, dans une veine presque fantastique, encore plus prégnante dans ses dernières images que chacun appréhendera avec sa propre sensibilité (et avec ses croyances). Le film est une splendeur de bout en bout, jamais ennuyeuse pour qui s'intéresse à chaque détail signifiant spoiler: (la dépendance de l'infirmière à la drogue ) et s'émerveille de la splendeur de la photographie. A mille lieues de Don't worry Darling, Florence Pugh montre quelle actrice exceptionnelle elle est, dans un rôle magnifique qui sera à l'évidence un marqueur essentiel dans sa carrière.
Malgré la présence de Florence Pugh, je me suis clairement ennuyé. L'histoire pouvant se montrer original d'autant plus avec les décors des années 1860 mais j'avoue que j'ai trouve l'ensemble long. Des incompréhensions, peu de rebondissement. Pour tout vous dire j'ai vu le film hier soir et je me souviens déjà plus de la fin. Dans le positif, de bons acteurs, une histoire qui se montrer au début intrigante, une bonne mise en scène avec une bande son travaillée.