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2,5
Publiée le 27 janvier 2023
Des passes, des meurtres, et pas grand-chose d'autre... Sadie est une travailleuse du sexe qui vit dans un motel près d'un relais routier où un réseau de prostitution a été mis en place. Sadie, Liv, Riley et Levi, le seul garçon du groupe, travaillent pour Nora. C'est un petit business qui a été mis en place dont tout le monde profite puisque le groupe ne quitte jamais les lieux et dort et mange sur place, ce qui profite également aux commerçants. Même le policier, le Sheriff Rex, ferme les yeux en échange de quelques services. Un jour, ils voient débarquer l'innocente Rémy qui a semble-t-elle été abandonnée par son culte religieux. Ils la recueillent, mais elle devra également travailler pour se nourrir et se loger. La première partie montre le quotidien de ces personnes qui enchainent les relations sexuelles tarifées tandis que la seconde est plus axée sur la violence. On dirait par moment un film d'exploitation d'il y a plusieurs décennies. C'est violent, mais l'histoire n'est vraiment pas terrible. "Candy Land" est finalement une sorte de slasher sulfureux et brutal sur fond de fanatisme religieux. Ça se laisse regarder, mais encore une fois, l'histoire est vraiment faiblarde.
Original, lent et visqueux comme une flaque d'émission séminale, ce film interpelle par ses cadrages, musiques, rythme et noirceur totale. Le monde est détruit, en voici un témoignage sans enjolivements. À voir aussi pour ses acteurs remarquables et surtout peu connus donc l'identification y est plus aisée.
Prostitution près d'un motel et fanatisme religieux, mélange de sexe et de sang, voilà ce que propose ce film étrange avec une première partie plus axée sur le sexe tarifé de trois copines et d'un mec bi (et sans doute plus légère, parfois drole), et une seconde plus gore avec une "allumée" psychopathe qui fera des siennes. On peut dire que ça se laisse regarder une fois, mais l'histoire est franchement farfelue, et l'"héroïne" est vraiment antipathique dans son délire mystique. Il aurait mieux valu rester dans un genre plus terre à terre (prostitution comico-tragique), quitte à ajouter un psychopathe sanguinaire (car ça partait bien), plutôt que de mêler à ça une secte qui rend le propos plus lourd et moins crédible.
Remy quitte son foyer fondamentaliste et trouve refuge dans une famille d’adoption singulière… un groupe de prostitué(e)s squattant une station-service où au même moment, une série de meurtres s’y déroule…
Candy Land (2022) nous immisce dans le milieu feutré des travailleuses du sexe, le long de la mythique Route 66 où des jeunes femmes (et jeune homme) viennent donner du plaisir aux routiers qui avalent des km d’asphalte à longueur de journée.
C’est plutôt malin d’avoir choisi de mettre des prostitué(e)s au premier plan, c’est assez rare dans le cinéma horrifique et John Swab s’y prend relativement bien pour nous dépeindre cet environnement craspec le plus crédible possible. L’ennui, c’est que le film joue sur deux tableaux à la fois en nous plongeant au coeur de l’enfer de la prostitution et de l’univers sectaire. Si les deux éléments se rejoignent, c’est assez mal coordonné et ça manque de clarté.
C’est d’autant plus regrettable que le film démarrait plutôt bien, à travers une excellente première partie. Mais plus le film avance et plus il se vautre dans du grand guignolesque nihiliste sans queue ni tête, délaissant totalement la secte fondamentaliste dont au final, on ne saura que très peu de chose.
‘Candy land’ donne l’impression qu’il y a deux films qui cohabitent tant bien que mal dans un seul corps d’une heure trente, deux films qu’on ne sait pas trop comment relier entre eux, quand bien même personnages et lieux ne changent pas : paradoxalement, cette rupture de ton qui déboule sans crier gare avec des grosses chaussures de sécurité confère une personnalité à part à ‘Candy land’, d’autant plus que le premier de ces deux films,, celui qu’on n’attendait pas, est franchement bon, alors que le second tient de la simple exécution programmatique. Le temps de planter le décor et on se retrouve dans quelque chose qui pourrait être un film de Sean Baker, avec cette bande de jeunes, hommes et femmes, qui squattent un motel perdu au milieu du vide américain, et se livrent à la prostitution avec voyageurs et routiers de passage. Vivant au jour le jour, sans passé et sans avenir mais mûs par une intense solidarité, ils accueillent avec bienveillance une jeune femme en rupture de ban avec sa famille d’intégristes religieux millénaristes. Toute cette partie ressemble à un pur film indé américain, et un qui pourrait être primé à Sundance en plus : réalisé avec goût, sans faux-semblants, violent à l’occasion mais avec des personnages que le réalisateur parvient à rendre attachants en quelques traits bien sentis, et toute une description, sans le moindre jugement manichéen, d’un quotidien loin d’être rose mais qui semble être assumé. L’élément perturbateur déboule au bout d’une heure, la première d’une longue série d’embardées vers le gore et la violence qui se répèteront de manière de plus en plus rapprochée dans la dernière demi-heure. De quoi assouvir le goût du sang des amateurs de Slasher mais franchement, à ce stade, j’aurais préféré qu’on en reste sur ce coup d’oeil averti sur une loose douce-amère mais totalement revendiquée.
Une aire d’autoroute pour routiers moites et crades. Un groupe de prostitués prenant sous leurs ailes une jeune religieuse rejetée par sa secte. Un flic désabusé envahit par ses pulsions refoulées, amoureux comme pas deux. Et un tas de cadavres sanglants et fumants.
C’est le tableau de purgatoire qu’offre ce film, slasher malicieux, tout de simplicité vêtu, mais d’une efficacité redoutable.
Eros, Thanatos, sectes et prostitution se mélangent dans un bouillon pulsionnel puant. Tous ces malmenés pourrissent et se déchirent, incapable de s’extraire de ce lieu, de leur condition. Les instances protectrices, la police, sont perverses et fragiles. Les prostituées sont modérées, touchantes, raisonnées, fortes. Les religieux sont pervers, vicieux, violents. Nos représentations sont retournées, renversées, fracturées.
« Candy Land » s’assume pleinement et porte haut en couleur son originalité. Un nouveau type d’antagoniste jaillit dans le sillon de « Pearl ». De ceux que l’on attend le moins. Que l'on excuse et aime jusque au bout. Espérant à tout prix qu’il retrouve raison ou au moins du sens à tout cela. Mais non.
un excellent film mais à déconseiller aux âmes trop sensibles pour les autres il reste à espérer qu il il y ai un distributeur suffisamment " burne" pour lui ouvrir l accès aux salles
Un film fort et difficile. En effet, l'âme de quelqu'un d'autre est ténèbres. Soyez prudent avec les femmes qui prétendent être des agneaux innocents. Il y a quelque chose de louche chez ces moutons.