Tár et Divertimento gagnent les écrans le même jour : hasard ou coïncidence ? Deux portraits de cheffe d'orchestre, l'une établie (et fictive), l'autre en devenir (et inspirée de la réalité). Les ambitions ne sont pas les mêmes et il vaudrait mieux ne pas essayer de les comparer en termes de mise en cène, un domaine dans lequel Divertimento se situe largement en deçà. Bien que programmatique et parfois maladroitement édifiant, le film de Marie-Castille Mention-Schaar fait montre d'une belle énergie et illustre avec une volonté affirmée le chemin à accomplir pour parvenir à ses rêves, en contournant les obstacles sociaux et économiques et, surtout, les préjugés (trop jeune, la cheffe de projet, et trop fille !). Le positif l'emporte largement dans ce film qui a déjà pour lui de nous faire entendre de la "grande" musique, avec une certaine mesure, de façon à laisser l'intrigue se développer sans fausses notes. Divertimento insiste avec raison sur l'importance du collectif, même pour une entreprise individuelle, et l'on apprécie la tendre sororité des deux principales héroïnes. Le film acquiert en tout état de cause une puissance supplémentaire avec le personnage du mentor impitoyable, joué par l'époustouflant Niels Arestrup. Mais la talentueuse Oulaya Amamra et la solaire Lina El Arabi ne sont pas en reste pour nous entraîner dans leur sillage, avec de riches émotions à la clé (de sol).
Un tres beau film, avec des actrices incroyables et Niels Arestrup dans un rôle magique. A découvrir en famille, c'est une belle initiation à la musique classique pour les plus jeunes !
Magnifique film qui retrace la fabuleuse histoire des sœurs Ziouani qui se sont battues de toutes leurs forces pour réaliser leur rêve. Oulaya Amamra et Lina El Arabi interprètent parfaitement leurs rôles.
Selon les sources, il n’y a, dans le monde, que 4 à 6% de femmes à la tête d’un orchestre symphonique. Autant dire que si, à 17 ans, vous rêvez de devenir cheffe d’orchestre, vous devez vous attendre à rencontrer pas mal de difficultés. Si, en plus, vous venez du 93 et que votre famille a ses origines en Algérie, on peut penser qu’il faut un optimisme démesuré pour continuer sans cesse à croire possible la réalisation d’un tel rêve. Et pourtant … Et pourtant, à force de volonté et de talent, Zahia Ziouani y est arrivé et c’est son cheminement vers ce Graal que raconte "Divertimento". Née de père kabyle et de mère algéroise, Zahia a une sœur jumelle prénommée Fettouma. Dans cette famille aimante, la musique tient une place importante, musique classique mais aussi les chansons d’Idir. Passées par le conservatoire de Stains, Zahia et Fettouma pratiquent chacune un instrument, le violoncelle pour Fettouma et l’alto pour Zahia. Alors que Fettouma restera fidèle à son instrument au point d’en faire son métier, Zahia entend poursuivre son rêve de devenir cheffe d’orchestre. On va la voir batailler pour devenir cheffe de l’orchestre du lycée Racine, un lycée parisien où elle a été admise avec sa sœur et où les deux banlieusardes du 93 sont l’objet de railleries de la part de la plupart de leurs condisciples, parisien.ne.s bon teint. On va la voir tenter sa chance, vainement, au fameux concours de Besançon. On va la voir se former auprès du fameux chef roumain Sergiu Celibidache qui a accepté de la prendre sous son aile, tout en ayant commencé par lui dire « être chef, c’est pas un métier de femme ». On va la voir former son propre orchestre symphonique, Divertimento, réunissant 70 musiciens et basé à Stains, avec, parmi ses objectifs, celui de transmettre aux autres ce qu’on lui a appris et celui de faire connaitre, de faire apprécier ce qu’on appelle la « grande musique » à tous les publics et, tout particulièrement, au public populaire de Seine-Saint-Denis. Il est probable que certain.e.s, critiques compris, vont renâcler face à ce très beau film, l'accusant de trop faire appel aux bons sentiments. Dommage pour eux/elles si elles et ils se montrent incapables d'être touché.e.s par le plaisir et l'émotion ! En tout cas, cette émotion qu'il parait normal de ressentir face au combat, finalement victorieux, mené par Zahia et Fettouma Ziouani, elle se trouve renforcée par les musiques retenues pour le film, comme la Bacchanale de l'opéra Samson et Delilah de Camille Saint-Saëns ou le boléro de Maurice Ravel. Critique complète sur https://www.critique-film.fr/critique-divertimento/
Quel beau moment passé en visionnant ce film qui retrace le parcours incroyable de cette célèbre chef d'orchestre. Je recommande particulièrement ce film pour les personnes ne supportant pas les préjugés et les étiquettes que l'on colle aux gens.
quel beau, film émouvant qui montre les jeunes de banlieue sous un autre angle et la complicité des deux sœurs juste magnifique, sans oublier la musique .... à voir absolument
Très beau film, qui évite les poncifs et les clichés trop appuyés et parvient à instiller intelligemment des thèmes secondaires bien traités. L’actrice principale est très convaincante. A voir pour passer un très bon moment rempli de très bonne musique.