Me retrouver sur @cinémasansfard (Youtube) !
Poker Face. Russell Crowe. Des cartes. Des amis. Un piège.
Un milliardaire, Jake, fatigué mais décidé, rassemble ses vieux compagnons dans sa villa de Miami. Prétexte : une partie de poker. Vérité : un règlement de comptes. Les jetons tintent, mais ce ne sont pas les enjeux qui pèsent — c’est le passé qui cogne à la table.
Le film joue le bluff, mais le bluff s’écroule. On attend un thriller, on reçoit un huis clos qui sent la rancune, la fatigue, la confession. Les regards s’accrochent, les phrases tombent. Pas d’élégance. Des lourdeurs, oui. Des dialogues qui surlignent. Des plans qui traînent. Mais dans cette lenteur maladroite, une lucidité : l’amitié, ce n’est pas une partie à gagner, c’est une dette impossible.
Crowe filme comme on se regarde dans un miroir fissuré. Les autres — Hemsworth, Pataky, RZA — sont là comme des reflets périphériques. Le vrai combat est intérieur. La caméra ne cherche pas le suspense, mais l’aveu : jusqu’où un homme riche, un homme seul, peut supporter sa propre mémoire.
Note : huit sur vingt. Parce que derrière la façade, on devine un film qui voulait être tranchant et qui s’alourdit. Mais aussi parce qu’il reste ce geste, bancal et sincère : poser ses obsessions sur la table, cartes marquées, comme un dernier coup avant la fin.