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Olivier G.
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4,5
Publiée le 26 mars 2025
Que les femme de 50 ans sont belles sous le regard de Hong Sang-soo. Il a compris qu'il suffisait de les regarder avec une infinie tendresse, elles ont toute une histoire à raconter au delà des mots. Et puis quel calme, quelle sérénité, la toute dernière scène est magnifique, un adieu plein de grâce entre les deux soeurs. Mais est-ce la réalité, est-ce un rêve ? C'est décidé, demain je pars en Corée.
Le film raconte l'histoire d'une femme qui porte un secret lourd.Un jeune réalisateur entre en contact avec elle.un réalisateur entre en contact avec elle et lui propose de faire partie de son projet.Lorsqu'ils se retrouvent le temps change soudainement.Au fil de leur discussion,chacun dévoile un peu son de son passé. Le film débute par une longue conversation entre deux sœurs.Les échanges sont simples et les dialogues semblent sans fin.Les scènes s'étirent en plans fixes, entrecoupés de zoom parfois maladroits et son filmées tantôt en extérieur, tantôt dans un restaurant. On dirait qu'un mateur a pris sa caméra pour filmer une scène.Le film manque de rythme et d'émotions ;je l'ai trouvé ennuyeux
Avec une économie de moyens remarquable, Juste sous nos yeux raconte le retour en Corée d'une ancienne actrice partie vivre aux États-Unis. Elle retrouve sa sœur et son neveu, puis rencontre un réalisateur qui souhaite travailler avec elle, ce qui l'amène à dévoiler son secret que le spectateur aura pu deviner dès les premiers instants du film. Tout cela est amené sur un mode mineur et resserré, presque sans cinématographie, mais en même temps avec une délicatesse extrême. De ces quelques scènes presque synchrones avec le temps de l'histoire, Hong Sang-soo parvient en effet à extraire un sentiment de mélancolie vivace qui colore tout le film de façon aussi belle que miraculeuse, comme un peintre impressionniste qui peindrait un paysage par subtiles touches.
Sangok est une actrice coréenne sur le retour qui a longtemps vécu aux Etats-Unis. On la suit pendant vingt-quatre heures alors qu'elle est revenue à Séoul chez sa sœur cadette qui l'héberge et qui se promène avec elle avant un rendez-vous important. Sangok doit rencontrer un réalisateur qui la vénère depuis toujours et qui souhaite lui proposer un rôle. Mais Sangok se voit dans l'impossibilité de l'accepter.
Voilà des années que je vais voir tous les films de Hong Sangsoo et que, systématiquement, je les déteste tous. Ce snobisme et ce masochisme interrogent. Mais étonnamment, ils auront fini par payer : alors que j'étais persuadé de ne pas aimer le vingt-huitième film de ce prolixe réalisateur, il m'a séduit à rebours de toutes mes préventions.
Pourtant il semblait réunir tous les ingrédients qui m'avaient fait détester ces précédents opus. Sa brièveté (quasiment aucun film d'Hong Sangsoo ne dépasse les quatre-vingt-dix minutes), ses interminables plans fixes dont la monotonie n'est guère rompue que par des zooms pas toujours maîtrisés, ses non moins interminables dialogues filmés alternativement en plein air ou dans un restaurant enfumé où l'alcool coule à flots et délie les langues, ses personnages enfin d'actrices en mal de rôles et de réalisateurs en mal de films....
Si Juste sous vos yeux m'a touché, c'est par son sujet, moins frivole que les précédents films de Hong Sangsoo. Ils avaient souvent pour thème des histoires d'amour malheureuses ou, plus généralement, l'incompréhension qui caractérise les rapports hommes-femmes. Est-ce l'effet de l'âge du réalisateur qui a franchi en 2020 le seuil des soixante ans ? Ils se lestent depuis quelques épisodes de sujets plus graves : la maladie, la mort... Mais l'inconséquence masculine en constitue toujours le contrepoint burlesque.
Pour certains, le film a paru plat et sans intérêt alors que finalement le film est d'une grande violence. Dans nos sociétés modernes, nous vivons dans l'injonction de la réussite et de la jeunesse éternelle. Tout le reste doit être tu et caché, même par ceux qui sont concernés au premier plan. C'est bien de cela dont nous parle Hong Sang-soo dans ce film. A méditer
C'est long, c'est très long, il ne se passe pas grand chose... Mais c'est tout de même intéressant, les dialogues sont ciselés, bien écrits, les acteurs excellents. Ce n'est pas un film tout public.
Je pense qu'il s'agit d'une œuvre très personnelle entre le réalisateur et le spectateur.
Vu le film un peu par hasard, un besoin d'attendre des amis, film choisi au gré des horaires de projections collant à mon programme.
Et je ne le cache pas, durant la première moitié du film, Dieu que j'ai regretté ce hasard malheureux.
Banalité des échanges poussé à l'extrême, passage pseudo philosophico-poetique douteux et enfin certaines réactions / jeu de l'actrice que je trouvais incongrue ou surjoué mais que j'attribuais par bienveillance à une spécificité culturelle coréenne ignorée de ma part ....
Et puis ... vient le point d'orgue du film.
Et là que dire, un peu surpris mais d'un coup boulversé, On se remémore toute cette fameuse première partie du film durant laquelle je maudissais mon infortune des vicissitudes du hasard m'ayant conduit à cette salle.
Et sous cette nouvelle lecture, on se remémore à nouveau, on se rejoue le film, tout ces petits détails insignifiants noyés dans cette banalité, toutes ces émotions jouées telle ce qui semblait être une note dissonante dans la partition de la scène. Et là, personnellement,je suis profondément touché par cette réflexion, ce soucis du details dans ce qui semblait pourtant il y a encore quelques secondes commun et sans attraits. Les réflexions internes sont incroyablement bien mise en scène et interprétées dans le film. On découvre la profondeur du personnage ainsi que sa manière touchante et belle de faire face à l'inéducable et la résignation.
Ce moment de grâce a été pour moi l'occasion de redécouvrir mon affection passée pour "le cinéma", relation longtemps négligée et oubliée. Et là, comme une ancienne rencontre que l'on recroise, comme cela .... par hasard ... on se redécouvre et se souvient de ce rapport très intime que l'on a pu avoir et que l'on conservera.
"Juste sous vos yeux" d'Hong Sang-Soo est assurément à ne pas manquer. Toute l'émotion créée par la simplicité de l'image est bel et bien l'œuvre du coup de pinceau d'un maître. Un véritable éloge du bonheur ou comment voir l'essence de la vie quand on sait qu'on va mourir.
Je n'ai pas trop l'habitude de rédiger des critiques Je suis surpris par celles rédigées par la presse La lenteur des scènes, un scénario creux, voire incohérent,, des décors et des propos banals, des prises de vue interminables... Ok on ne va pas au ciné que pour rêver, ou se faire du bien Ok Sang est atteinte d'un mal incurable et on s'en doute dès le départ,
Une heure pour apprendre que Sang parle de son pronostic vital, et qu'elle était ou pas une actrice professionnelle à peine connue qui fait fantasmer un réalisateur de film pas très convainquant L'épuration des dialogues a ses limites que ne comblent les aveux de Sang après deux interminables minutes de guitare
Sangok est une actrice en retrait depuis de nombreuses années. Sollicitée pour effectuer un retour que beaucoup attendent, elle hésite. De belles images, de la tendresse et de la poésie. Un joli film.
Je me suis pas mal ennuyé même si je reconnais que le film a des qualités. Mais bon, c'est hyper lent, il y a trop de huis-clos, et l'histoire a du mal à démarrer. La rencontre ne se fait qu'à la fin du film et le dénouement n'est pas des plus originaux. On a du mal à comprendre le revirement du réalisateur le lendemain matin.
Hong Sang-soo est un grand cinéaste de l'épure, un dialoguiste hors pair qui perpétue une forme de cinéma plu intéressé par la puissance du verbe que de celle de l'image. Si on peut avoir l'impression que le cinéma de Hong Sang-soo tourne un peu en rond, il présente, comme celui de Rohmer auquel on l'a souvent comparé, une maîtrise parfaite de son système qui fait que chacun de ses films ressemble à son précédent tout en s'en démarquant. Avec Juste sous vos yeux, le cinéaste sublime l'anodin, laisse la conversation dépasser le cadre du plan pour livrer une oeuvre qui tend au sublime, mélange de légèreté et de gravité evitant, comme toujours chez Hong Sang-soo, tout pathos. Il est possible de trouver ce cinéma trop statique et redondant mais il est surtout d'une grande beauté et d'une grande profondeur. Bref, Hong Sang-soo fascine toujours par la radicalié de sa démarche. Un des cinéastes contemporain à la fois des plus prolifiques et passionnant.
Le minimalisme intimiste à la Hong Sang-soo. Beaucoup de plans fixes qui sont aussi, souvent, des plans séquences. Une certaine expérience du temps pour laisser la vie, dans toute sa quotidienneté, imprégner l’image. Image HD, dépouillée de tout artifice, en prise directe avec la réalité. C’est un cinéma de paroles et de silences, de moment forts et de moments suspendus. Où l’on n’évite pas quelques écueils soporifiques. Mais le scénario de ce film, dans son ensemble, capte par sa douceur funèbre, par une délicatesse qui n’exclut pas des touches piquantes, par une mélancolie vague qui accompagne un retour aux sources et par l’expression d’une petite philosophie du bonheur avant extinction des feux. Évocation du temps passé, du temps qui reste, et du paradis à trouver dans le moment présent. Vanité des promesses. Illusions et désillusions qui s’évanouissent en de grands éclats de rire.
Une actrice sud-coréenne qui fait carrière aux Etats-Unis rentre au pays pour voir sa sœur et rencontrer un réalisateur…qui a gardé le souvenir de ses anciens rôles et qui voudrait l’avoir pour un prochain film… Mais cette dernière est malade et se sait condamnée à terme, il lui faut donc faire vite pour accomplir toutes les opportunités qui s’offre à elle et à refuser l’idée d’un long métrage… Hong Sang-Soo s’immisce dans l’intimité de ses personnages dans une chronique de mœurs rythmée selon les mêmes rituels immuables : repas alcoolisés propices aux échanges ou règlements de compte, économie de plans réduite à son minimum…mise en abyme avec le metteur en scène qui projette ses propres préoccupations, autopsie des relations humaines. Un sentiment de déracinement qui s’exprime aussi bien au sens propre (avec des touches d’humour piquantes) qu’au sens figuré. On rentre ici dans des commerces où les propriétaires sont étonnamment absents, et les lieux de résidences y sont littéralement décidés par tirage au sort. L’héroïne retrouve les lieux de son enfance, mais le jardin qui lui paraissait si vaste est aujourd’hui bien petit, comme si c’était son horizon tout entier qui s’était raccourci. Qu’est-ce qui se trouve juste sous son nez, alors ? Le paradis, répond-elle. Mais dans sa bouche, ce mot désigne simplement l’heure de faire la sieste, où les moments où ils ne se passent strictement rien (il faut d’ailleurs souligner la place laissée au silence dans le film). Et devant la caméra d’Hong Sang-Soo, ce paradis-là a d’ailleurs l’air curieusement artificiel. Les couleurs (surtout les verts des parcs et jardins) y sont étonnamment saturées, donnant au film une forme peut-être moins immédiatement élégante qu’à l’accoutumée… Bref, une petite musique que l’on connaît par cœur, fidèle à ses principes de sobriété et d’épure, que j’avais bien aimé dans « Grass » mais qui ici s’étire, semble vite insipide et a fini par me lasser…Heureusement que les films de Hang Sang Soo sont courts…
C’est une réalisation de Hong Sang-Soo qui a déjà signé cette année Introduction. Il en a écrit le scénario. Juste sous vos yeux a été présenté en séance spéciale sous le label Cannes Première au Festival de Cannes 2021.
Remarqué au Festival de Cannes 2021, il aura fallu attendre plus d’un an pour voir ce drame Coréen arrivé dans les salles françaises.
Il y a une maîtrise de la plénitude lorsqu’on regard Juste sous vos yeux. Plusieurs passages vont être reposants à regarder. Ces moments calmes sont une fusion avec le film. On savoure les passages où la protagoniste se confie puis se perd dans son environnement. Ils permettent de sonder l'âme de cette actrice disparue. Dommage que nous n’ayons pas le droit à plus de moments privilégiés comme ceux-ci.
La puissance de l'œuvre va se décupler quand le secret de Sangok est enfin révélé. Ce tournant donne un sens beaucoup plus profond à toutes ces séquences de réflexion. Il va faire ressortir tous les doutes que l'homme peut avoir sur sa condition sur terre. La dernière partie va donc être émotionnellement intense. On peut regretter que cela arrive tardivement.
Le jeu des acteurs est très sobre. C'est à l'image de la culture asiatique très humble. Cela n'empêche cependant pas d'avoir des dialogues francs et sincères. Hye-Young Lee se débrouille vraiment bien. Hong Sang-Soo va faire appel à plusieurs acteurs fétiches comme Yunhee Cho, Hae-hyo Kwon, Shin Seokho, ou encore Saebyuk Kim.