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Un visiteur
5,0
Publiée le 13 mai 2022
"Il Buco" est un film subtil. Aucun dialogue, pourtant beaucoup d'émotions nous sont partagées par l'image et le son. La photographie est splendide de part sa simplicité composée de longs plans séquences (gros plans, plans d'ensemble) très riches en terme de couleur ou de vitalité à l'instar "des films de Sundance". Évidemment, je ne conseille pas ce film à un amateur Marvel qui s'attend à l'action ou la frénésie d'un "Docteur Strange 2" mais si vous aimez la montagne, si vous aimez le calme et si vous aimez le 7ème Art. N'allez pas vous faire foutre et allez voir se film grandiose !!!
Curieux film qui reconstitue une aventure spéléologique italienne, façon docufiction, en parallèle de la mise en scène naturaliste de la vie d’un vieux gardien de vaches et autres plans sur des paysages bucoliques. La tonalité est au minimalisme absolu. C’est lent et contemplatif, quasiment sans parole. C’est très beau : compositions picturales des plans, délicat travail de la lumière (que celle-ci baigne la verdoyance extérieure ou qu’elle caresse en clair-obscur les parois ruisselantes du gouffre exploré), précision du son. Mais c’est aussi très déroutant. Le lien thématique entre l’aventure spéléologique et la vie du vieillard n’est pas évident. Une réflexion sur l’homme, la nature, les limites ? Le film est ouvert à toutes les interprétations. Mais en se donnant si peu clairement dans ses intentions et en étant si peu narratif, il n’évite pas, malgré son originalité et sa beauté, quelques écueils soporifiques.
Pas loin d'être un chef d'œuvre. C'est un film en vo qui n'a pas besoin de sous-titres puisque les dialogues sont réduits et pourtant le film n'est pas muet. Intéressante reconstitution d'une expédition de Turinois montée par des spéléologues qui découvrent une grotte. Mais c'est plus que ça porté par une photo magique. Pour ceux qui aiment le cinéma de la jeune Rohrwacher (Lazzaro), c'est de suite qu'il faut y aller. A noter l'interview de 20 minutes donnée par Frammartino sur Arte ou les avis critiques élogieux sur Culture (émission la Grande table de vendredi midi), le réalisateur, un moment d'intelligence par un artiste sincère. On demande ça chez les jeunes cinéastes français et ça sera bien.
Soit ce film est très en avance sur son temps et sera considéré comme le chef d'œuvre du XXIIe siècle, soit c'est un court-métrage du G. R. E. C. transformé en long par erreur... Il ne se passe rien, pas d'histoire, des spéléologues explorent un trou, sans son sache pourquoi, tandis qu'un vieux berger attend la mort sur son lit.... Une telle pseudo symbolique dépasse le sens !
Avant d'entrer en salle pour découvrir Il buco, le spectateur a la possibilité de lire la brochure du Groupement National des Cinémas de Recherche, avec à l'intérieur une note d'intention du réalisateur, Michelangelo Frammartino. Intéressant de voir comment le cinéaste explique son projet singulier, que l'on pourrait qualifier de documentaire a posteriori, puisque reconstituant la première exploration d'une grotte calabraise, près de 700 mètres sous terre, 50 ans après les faits. Austère et contemplatif, le film est remarquable du point de vue esthétique, malgré un côté forcé pour le rendre poétique. La campagne est superbe, ânes et vaches regardent placidement l'activité de ces humains décidés à descendre au fond du trou et les images dans l'obscurité de la grotte ont de quoi fasciner. Et pour l'aspect narratif ? RAS ou presque, avec le contrepoint énigmatique d'un ermite local qui vit en symbiose avec la nature et une absence totale de dialogues chez les spéléologues, ou alors indistincts et non traduits. De ces défricheurs souterrains, le film fait des anonymes, sans visage et interchangeables. C'est le choix du réalisateur mais l'aspect humain disparait alors tout à fait d'un projet propre à Frammartino et dont on aurait aimé qu'il ait la générosité de nous le rendre plus chaleureux et incarné, ce qui devait être possible sans le dénaturer. Faute de pouvoir partager pleinement cette extraordinaire aventure, il n'est pas interdit de trouver le temps parfois un peu long.
En août 1961, un groupe de spéléologues de l'Italie du Nord est entré dans l'abîme inexploré de Bifurto, une grotte de 683 mètres de profondeur dans le parc national du Pollino le film a obtenu le prix du jury a la mostra de venise en 2021
C’est un documentaire superbement réalisé et filmé avec de gros moyens. On y découvre les formidables et impressionnants paysages montagneux de l’arrière pays calabrais qui sont bien mis en valeur avec de belles prises de vue. On suit tout au long de ce film l’exploration d’une grotte de 987 mètres de profondeur par des spéologues et en même temps la vie rupestre et paisible d’un groupe de vieux bergers calabrais. Il se dégage de ce film beaucoup de sérénité et de poésie.