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🎞️ DaeHanMinGuk 🎬
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3,5
Publiée le 28 août 2022
Les films Nordiques sont rares à sortir au Cinéma chez nous mais ils sont en général de qualité et au scénario très original : cette année, après le norvégien « The Innocents » (De uskyldige) sorti en début d’année, c’est au tour du danois « Wild Men » (Vildmænd) d’avoir droit à une sortie dans nos salles obscures – même si elle est réduite puisqu’un seul de nos grands réseaux de salles l’a mis à l’affiche -. Ce film très étonnant nous montre que ce n’est pas facile tous les jours d’être un homme et de se comporter comme la « société » le voudrait. Certains font ainsi un burn out très particulier. Si on mélange cela à un thriller avec la fuite de trois délinquants et aux enquêtes de police associées, vous obtenez ce petit bijou danois. A noter, le soin apporté aux dialogues dont celui, génial, d’un couple dans une voiture, tellement réaliste, qui va de l’onanisme à l’altruisme et dont la chute permet de confronter les théories philosophiques, sans enjeu, à la pratique, beaucoup plus engageante.
Véritable réflexion et variation sur le devoir contemporain, sur ce que l’on est devenus, sur la fin des rêves, sur ce qui est important et donc en face ce qui est superflu voire dérisoire, et que l’on place comme malgré nous en centralité. Le film regorge de ce type de messages très existentiels et de questionnements sacrément pertinents sur un changement de vie, mais à quel prix. C’est l’envie de liberté, plus de mails, plus de courriers, plus de patrons.
C'est une mise en exergue de situations absurdes, une sacralisation du burlesque, qui très vite va rappeler les frères Coen. L’influence est totale, y compris dans des portraits névrotiques et fiévreux tendrement vitriolés de personnages hauts en couleur, sans avoir besoin pour qu’on les comprenne de trop parler.
Au final, Wild men nous dit beaucoup, foisonne, nous fait rire et réfléchir dans la même demie seconde, joue sur de très belles références, mais en son style propre. Un bonbon danois d’une fraicheur dont il serait regrettable de se priver.
Belle surprise de cette semaine ciné qui débute le film danois "Wild Men" où vous retrouverez Sofie Gråbøl l'héroïne de la série "THE KILLING". Ce "Fjord Movie" rappelle instantanément FARGO des frères coen. Martin, en route pour un séminaire, décide dans un moment de folie de tout quitter et d’aller vivre comme ses ancêtres il y a des milliers d'années, avant que les supermarchés et smartphones ne viennent tout gâcher. Sa route croisera celle de Musa, un fugitif blessé, recherché par les autorités mais aussi par ses anciens complices. Leur odyssée les mènera aux confins de la forêt norvégienne, à la rencontre de policiers désœuvrés, de vikings, d’un lapin épris de liberté, et de truands éclopés. Les images de la nature norvégienne sont à couper le souffle et clash burlesque / thriller fonctionne vraiment bien.
C’est un film qui marche souvent sur la tête mais qui retombe toujours sur ses pieds pour nous rappeler que derrière la fantaisie, les événements à-priori loufoques donnent le véritable ton d’une comédie sérieuse. Où un employé fatigué par son quotidien laborieux décide de se mettre à l’écart du monde dans les montagnes enneigées de Norvège. Une vie d’ermite vite interrompue par l’irruption d’un individu qui se mêle à la quête existentielle de notre héros, mais pas forcément pour les mêmes raisons. La dynamique de la mise en scène influe joliment sur l’écriture d’un scénario dans l’esprit « Fargo » des frères Coen. C’est drôle, jamais méchant, tout à fait signifiant d’un ordre essentiel et naturel qui nous échappe trop fréquemment. Alors quitter ce monde qui nous rend fou en le peuplant d’êtres aussi particuliers participe d’une œuvre de bienfaisance. Ces hommes sont des sauvages, et à l’image de ce film, urgent de les rencontrer, de le visionner. Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
C’est une réalisation du danois Thomas Daneskov. Il a écrit le scénario avec Morten Pape.
Une fourrure sur les épaules et c'est partie pour vivre en vikings dans les plaines danoises. À un petit détail près, cela se passe de nos jours à côté d’une ville. Pour lancer l’intrigue, Wild Men va surfer sur le survivalisme. C'est fait de bien bonne manière. Une mise en bouche à la fois surprenante et qui permet d'ouvrir un grand panel de possibilité.
Cette comédie va être vraiment entraînante au début. On ne sait pas trop où on met les pieds. Le côté plus dynamique va quand même mettre du temps à démarrer. On sent quelques hésitations, mais une fois que le chemin est tracé, c'est du pur bonheur. Le style va être très incisif. Martin n'a pas sa langue dans sa poche. Il va faire équipe avec ce jeune blessé dont le comportement est suspect. Forcément, ils vont rapidement être dans le pétrin. Le décalage entre, ce récit d'un homme voulant échapper à sa vie, et l'autre à la police, est génial. Même s’il y a des moments de gravité, le ton est plutôt léger. Certains passages sont à mourir de rire.
L’exploration des différentes relations humaines est très bien faite. Martin est émouvant. On arrive à comprendre tout ce qu'il a poussé à se mettre au vert. C'est aussi le cas du jeune trafiquant. La relation insolite entre les deux va nous offrir de très beaux moments. Au milieu de ces paysages magnifiques norvégien, c'est le moment de prendre du recul sur la vie.
Dans la peau de Martin, Rasmus Bjerg est fantastique. Il donne une grande humanité à son personnage. Que ce soient les passages drôles, ou ceux touchant, grâce à lui, nous les vivions totalement. L’acteur danois avait déjà impressionné dans Sons of Denmark (2020). Un drame où il avait déjà joué avec Zaki Youssef. Celui qui joue Musa livre lui aussi une superbe prestation.
Qu'est ce que c'est, Wild Men ? Une nouvelle illustration de la crise de la quarantaine de l'homme occidental (danois, en l'occurrence) ? La volonté de s'affranchir de l'esclavage des gadgets modernes en retournant à la nature, vêtu de peaux de bêtes ? Ou encore un Buddy Movie déjanté dans la splendeur des fjords norvégiens ou bien un thriller absurde où un arc est parfois plus meurtrier qu'un revolver ? Un peu tout cela à la fois, pour un film qui épouse parfois l'univers des frères Coen. Comme son titre l'indique, Wild Men s'intéresse presque exclusivement à la gent masculine, les couples des différents protagonistes brillant par leur caractère dysfonctionnel. Un peu de subtilité féminine n'aurait cependant pas fait du mal car il arrive que le film se noie de temps en temps dans ses excès malgré un humour décapant auquel il arrive malgré tout de rater sa cible, à moins qu'il s'agisse d'un problème de traduction, ce qui n'est pas à exclure. Le film possède quand même quelques moments de franche rigolade, notamment au sein d'un camp viking dont la pseudo-authenticité est raillée de façon réjouissante. Bon, l'ensemble est un peu foutraque et frise de temps en temps le n'importe quoi mais on ne s'ennuie pas une seule seconde et on y prend une sorte de plaisir régressif, ce n'est pas si mal, non ?
Ce film danois de ce jeune réalisateur dont c’est le premier long-métrage a été tourné dans la forêt norvégienne et est intéressant à découvrir. Le scénario original et plutôt atypique, est bien construit. On suit l’histoire de ce père de famille bien installé qui veut revenir à l’état sauvage mais qui fait des rencontres imprévues qui vont contrarier son projet de nouvelle vie. Cela donne un polar peu conforme aux canons habituels et qui nous entraîne dans des situations assez inattendues avec parfois des scènes assez ubuesques.