Evolution
Note moyenne
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Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 446 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 mai 2022
C’est l’histoire d’une famille sur plusieurs générations marquée par le traumatisme du génocide des juifs durant la seconde guerre mondiale. La grande mère raconte et transmet à sa fille sa douleur tandis que Jonas, le petit fils reprend goût à la vie. C’est beau. Bien filmé.
Goéland
Goéland

39 abonnés 199 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 mai 2022
Les effets du traumatisme d’Auschwitz sur trois générations, en trois actes : la naissance fantasmée d’un enfant dans le camp de concentration ; un témoignage hystérisé d’une grande mère rescapée à sa fille désemparée ; la respiration du petit-fils, lumineux, et l’amour enfantin salvateur. Un film dont le projet est intéressant mais qui appuie sur la démonstration, manque de subtilité et suit des voies prévisibles, en particulier la fin du film. On est loin de la sobriété et de la force implacable des textes de Primo Levi.
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 mai 2022
Kornél Mundruczó (à la réalisation) et Kata Wéber (au scénario) adaptent au cinéma la pièce de théâtre qu’ils ont cocréée, sous le parrainage prestigieux de Martin Scorsese (producteur exécutif du film). Il est question ici de l’horreur d’Auschwitz, du trauma d’une survivante, du poids de l’Histoire sur sa descendance, de la reconnaissance de la judéité, d’identité et d’horizons nouveaux. Le premier des trois chapitres est extraordinaire, plongée obscure et oppressante dans une chambre à gaz, à la fois rudement concrète et d’un surréalisme horrifique. Le déroulé narratif et la mise en scène sont stupéfiants, avec un plan-séquence virtuose qui nous laisse, au final, scotchés au regard d’une petite fille. Le deuxième chapitre est plus théâtral : une joute verbale entre mère et fille, très intense même si parfois confuse, avec un dénouement « purgatif » assez marquant. Le troisième chapitre, moins original et plus lourdement symbolique dans sa contemporanéité, laisse une impression mitigée. Résultat global inégal, donc, mais traversé de fulgurances sur un plan thématique et stylistique.
Jm Paris168
Jm Paris168

1 abonné 6 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 mai 2022
Première séquence magistrale ..beaucoup d émotion et de savoir faire..on s attend a un film épique et puis après bizarrement que du dialogue sur les difficultés à être juif ..Jonas brimé par ses camarades de classe sa maman cherchant désespérément à faire reconnaître sa judéité...la rescapée des camps racontant l indicible...les relations conflictuelles avec sa fille..la fin symbolise l espoir de la réconciliation....
Aurégane Lemière
Aurégane Lemière

15 abonnés 67 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 mai 2022
La première partie du film est un pur chef d'oeuvre. J'ai été moins sensible aux deux autres. Mais le propos du film reste incroyablement intéressant. Je n'en dis pas trop, il en faut peu pour spoil dans ce film. Les questions soulever donnent vraiment à réfléchir. Bon film !
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 647 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 mai 2022
Désormais reconnu pour ses films au genre singulier, le cinéaste Hongrois Kornél Mundruczó, s’associe avec sa femme cinéaste pour parler de résilience après la Seconde Guerre mondiale. Film découpé en trois parties, la première est la découverte d’un bébé encore vivant dans une chambre à gaz par une armée soviétique. Ce tableau horrible est un écho à la seconde partie où l’on retrouve le bébé devenu vieille dame. Eva se dispute avec sa fille Lena qui souhaite quitter le pays pour Berlin. Cette idée fait remonter des traumatismes à la juive. Enfin, la troisième partie s’attache à Jonas, le fils de Lena, désormais en Allemagne et qui subit un harcèlement. “Evolution” est un film douloureux sur la transmission et le devoir de mémoire de l’Holocauste. S’il n’était pas nécessaire d’employer une mise en scène énigmatique et un peu lourde, “Evolution” porte peut-être ce poids sur ses épaules pour symboliser l’hérédité des souffrances enfouies.
D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
jacques Benoilid
jacques Benoilid

8 abonnés 3 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 février 2025
Souvenirs vrais ou fantasmés, ce film traite en trois parties l'indicible vie d'une famille juive sur trois générations depuis la shoa jusqu'à nos jours.Puissance de la première partie muette et conclue par les pleurs d'une petite fille , suit une partie lourde , intense, douloureuse, insensée et l'héritage transgenrationnel pése encore et toujours dans la dernière partie sur la troisième génération . A voir absolument
Bart Sampson

414 abonnés 855 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 mai 2022
D’un souvenir fantasmé de la Seconde Guerre Mondiale au Berlin contemporain, Evolution suit trois générations d’une famille marquée par l'Histoire. La douleur d’Eva, l’enfant miraculée des camps, se transmet à sa fille Lena, puis à son petit-fils, Jonas. Jusqu’à ce que celui-ci brise, d’un geste d’amour, la mécanique du traumatisme.
Conçu en 3 parties distinctes imbriquant le destin de 3 générations de Juifs Hongrois, évolution impressionne par sa forme Triptyque et l’intensité de ses images, à l’instar de la scène d’ouverture qui débute comme un le nettoyage banal d’une pièce qui se révèlera être une chambre à gaz d’Auschwitz découverte par les troupes Russes.
Le message principal du film est qu’il faut parfois plusieurs générations pour accueillir de nouveau la vie dans une famille touchée en plein cœur par la barbarie.
C’est le dernier né, Jonas qui brisera le cercle infernal du poids des atrocités subies en se jouant de la mort en « jouant » avec elle ( il se grime en zombie comme d’autres jeunes de son âge) et en se liant avec une jeune turque souhaitant se libérer de son carcan familial et vivre sa vie femme.
Intelligent et subtil.
A voir
Yves G.

1 846 abonnés 4 021 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 mai 2022
"Evolution" compte trois tableaux d’inégale longueur, filmés en plan-séquence.
On devine lentement l’endroit et l’époque où se déroule le premier : il s’agit d’une chambre à gaz d’Auschwitz en 1945 où trois soldats de l’Armée rouge, sidérés, découvrent un bébé survivant dans une bouche d’égoût.
Ce bébé, c’est Eva, l’héroïne octogénaire du deuxième tableau filmé dans son grand appartement de Budapest au crépuscule de sa vie, avec sa fille Lena venue lui réclamer des papiers d’identité pour prouver sa judéité.
Le dernier tableau est filmé quelques mois plus tard à Berlin où on comprend que Eva est désormais installée, après son divorce, avec son fils Jonas, un jeune lycéen en butte aux brimades de ses camarades.

Kornél Mundruczó est décidément un réalisateur marquant. Ses films sont à couper le souffle. "White Dog" racontait, au ras du pavé, la révolte d’une horde de chiens errants condamnés à mort par un pouvoir hygiéniste. "La Lune de Jupiter" avait pour héros un migrant syrien laissé pour mort à la frontière hongroise et désormais doté de pouvoirs surnaturels. "Pieces of a Woman" filmait en temps réel un accouchement qui tournait à la catastrophe.

Après un détour par Hollywood, Kornél Mundruczó revient en Europe avec les mêmes recettes que dans ses précédents films : un sujet coup de poing (ici, le traumatisme intergénérationnel causé par la Shoah) filmé avec maestria.

Le problème est que cette recette tourne au procédé sinon à la posture un peu vaine.
Comme dans les précédents films de Mundruczó, on est bluffé par sa mise en scène. La première scène de "Evolution" est dantesque : filmée au cœur de l’enfer, dans un lieu qui ne peut qu’imposer un respect horrifié (je cherche la meilleure traduction à l’anglais « awe »), ce plan halluciné – qui rappelle un autre film hongrois, Le Fils de Saul – est quasiment muet.
La deuxième ne l’est pas moins, entièrement tournée à l’intérieur d’un appartement et qui se conclut par un événement surréaliste proprement incroyable.
La troisième est tout aussi virtuose qui suit le jeune Jonas dans les rues de Berlin.

Le problème du cinéma de Mundruczó est qu’on ne comprend pas au service de quoi est mis cette maîtrise hallucinante. Que veut-il dire ? Et surtout : pourquoi le dire de cette façon-là ? La virtuosité de ses plans-séquence finit par être contre-productive : on ne voit qu’elle et, passée l’admiration qu’elle suscite, on ne ressent rien.
Pierre Phdb
Pierre Phdb

24 abonnés 297 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 mai 2022
Être juif après la Shoah, être juif avec la Shoah.

Au travers de souvenirs réels ou imaginaires de la Shoah. Mais qu'importe la réalité d'un souvenir il suffit d'être convaincu de sa véracité même si acquit par tradition familiale. Le film s’intéresse a une lignée sur trois générations une mère ayant vécu les faits, sa fille ayant vécu avec, le fils de sa fille encore un peu plus éloigné de l'évènement. Trois génération mais quatre dans les faits, au travers du récit car la mère de la mère ayant les faits est là.

Film en trois parties:

La première dirais rappel des faits sans parole, oppressante presque par moment surréaliste.

La deuxième une confrontation entre la mère et la fille, entre la personne qui l'a vécu et garde en mémoire le déroulement des faits et conserve au quotidien des peurs et celle qui l'a vécu par personne interposée. Confrontation sous forme d'un dialogue où transparait a la fois exaspération et amour.

La troisième c'est aussi une confrontation mais décalée d'une génération d'une générations dont des ascendants ont vécus la Shoah mais ne l'ont pas connus eux mêmes.

Trois générations une seule question quel rapport et comment vivre le rapport entre sa vie et la Shoah et être de confession juive en ne résidant pas en Israël.


A voir impérativement en étant conscient que ce n'est pas un film de détente.

Un film a mes yeux très intelligent
selenie

7 446 abonnés 6 656 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 mai 2022
Le film est donc chapitré en trois époques différentes centrées chacune sur un membre de la famille. Le film débute sur une partie particulièrement difficile émotionnellement, où des hommes nettoient une chambre à gaz qu'on devine encore très "opérationnelle". Ce segment est comme un prologue aux 70 ans d'histoire familiale. Mais le vrai soucis reste la crédibilité : en effet comment croire que cette mamie ait autant de souvenirs et aussi précis alors qu'elle était si jeune ?! Le problème est que ces souvenirs sont la base de l'intrigue, le fil conducteur du récit et que soudain plus rien ne tient. Le premier chapitre est de loin la plus réussie que ce soit dans sa mise en scène, son onirisme macabre, ou dans le trauma collectif. La seconde partie est la plus maladroite, trop peu réaliste et/ou cohérente, puis le dernier chapitre est touchant mais pourrait être inclut dans bien d'autre histoire ou film. En conclusion un film très inégal, d'autant plus frustrant qu'on comprend toute l'audace du réalisateur-scénariste. Grande déception donc, et note indulgente.
Site : Selenie
Iago
Iago

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 mai 2022
Film très audacieux dans le fond comme dans la forme. On ne peut y être indifférent. La première partie restera indéniablement comme une tentative réussi de décrire l'indicible.
Coric Bernard

455 abonnés 851 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 février 2022
Ce film est remarquablement bien réalisé en 4 parties avec des scénarios différents mais reliées entre eux par le thème de trois générations de personnages confrontés à l’holocauste et la Shoa. Il y a beaucoup de fluidité dans chacune de ces parties. L’ensemble du film est digne d’intérêt.

Bernard CORIC
traversay1

4 482 abonnés 5 353 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 novembre 2021
Il n'est pas simple de rendre compte d'Évolution, peut-être le film le plus ambitieux de Kornel Mundruczo, et encore plus difficile de prétendre l'aimer, tellement il est perclus de douleur, parfois rentrée, dans cette évocation de la judéité, aujourd'hui. Conçu comme un triptyque, le film commence par une évocation indirecte et sidérante de la Shoah, avec un ensemble de scènes difficiles à supporter. Presque muette, cette première partie n'a rien à voir avec la suivante, située bien des années plus tard, marquée par la confrontation verbale entre une femme et sa mère. C'est une troisième génération qui reprend le flambeau, enfin, dans un dernier segment tourné vers l'avenir et qui, sans faire table rase du passé, ne le considère plus comme un traumatisme. Le côté inégal d’Évolution, avec notamment sa partie centrale très bavarde, est un frein à l'attention que l'on souhaiterait accorder au film, lequel ne ressemble guère à ceux, déjà nombreux, qui ont pris pour sujet la Shoah, soit dans sa représentation la plus atroce, soit dans ses conséquences sur le long terme. Pour les non juifs, et malgré un côté exigeant, de par sa noirceur, c'est tout de même l'occasion d'approcher de manière viscérale une tragédie qui s'est muée pour les générations d'après en des sentiments complexes, qui vont de la honte au déni, Et à chacun de s'y investir, ou pas, selon ses propres sensibilité et compréhension.
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