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CinéChill
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4,0
Publiée le 11 juin 2022
Alors oui, ce film ne plaira pas à tout le monde! Il est d'un genre entre-deux : le cinéma et le théâtre de l'absurde. J'ai trouvé beaucoup de liens avec l'oeuvre du dramaturge Samuel Becket. La récit débute sans que l'on ne comprenne comment les personnages se sont trouvés dans cette voiture et pourquoi ils font ce voyage. Le père est typiquement la représentation du "personnage empêché" que l'on retrouve dans le registre de l'absurde en littérature : Jambe plâtrée, rage de dents, très lent. Pourtant, sa femme n'arrête pas de lui demander d'aller chercher son fils turbulent ou d'accompagner l'aîné quand elle est inquiète. Le chien est lui-même malade. Les dialogues n'ont parfois aucun sens, les personnages ne se comprennent pas, il y a ici une volonté d'empêcher les personnages de communiquer de manière fluide. Pour moi, on est complètement dans l'absurde empruntée au théâtre.
De même, on sait que ce voyage inquiète la famille, qu'elle a un lien avec la justice du pays et le fils ainé mais on n'en sait pas plus. Pourtant, la séparation semble être très douloureuse pour la mère.
Finalement, le film raconte une histoire sans qu'on ne comprenne vraiment quoi. Le spectateur ne peut que se concentrer sur la beauté des tableaux que nous présente la caméra, les scènes sont très esthétiques et les paysages iraniens magnifiques. Alors oui, ça ne peut pas plaire à tout le monde, ce film est un art à contempler et ça ne me dérange pas
De longs plans séquences, des paysages magnifiques. Les acteurs ont tous des personnalités très fortes et le scénario d'une simplicité apparente touche à beaucoup des grands thèmes de la vie que sont l'amour, la famille, la séparation, le lien aux autres et à sa terre. A voir!
Comme le disait un internaute, le film manque de péripéties, à l'image d'un road movie aux raisons quelque peu obscures. Hit the road est un film bien trop conceptuel, trop théorique, pour passionner. Il reste pourtant des personnages attachants dont les dialogues, forts cruels, sont bien assumés. Les paysages de nature variée se succèdent lors du récit et le film qui évoque Panahi père, plus intéressant sans donner de chefs d'oeuvre et le maître Abbas Kiarostami dont Ten et son seul décor était palpitant. Le film déçoit en grande partie mais sa conclusion émouvante et est servie par une belle poésie fantasmagorique. Un film dont on ignore les réelles motivations du cinéastes et qui prend trop de distance vis à vis du spectateur. Déceptif malgré de réelles qualités esthétiques.
Les réal' Iraniens ont une spécialité, les films tournés dans une voiture. Parfois ça marche, mais là, pas vraiment. On saisit assez vite l'intention de parler de l'exil, d'une façon décalée, voire elliptique. Avec des personnages dont chacun masque son chagrin à sa manière. Tout n'est qu'évocation et contournement. C'est très habile mais malheureusement j'ai l'impression que le spectateur a été laissé au bord de la route. Jamais je ne me suis senti invité à monter à bord de ce film.
Critiques dithyrambiques, on se demande pourquoi! Des beaux paysages et un joli petit garçon ( archi pénible du reste) ne suffisent pas à faire un bon film! Le scénario est bien mince! Bonnes critiques parce que le fils de...
Un infini plaisir. Suspense maintenu tout le long du film, humour savamment mêlé à l'émotion et au tragique, dialogues percutants et pétillants, personnages ô combien attachants, même le fils hyperactif et insupportable, dont on comprend bien, en arrière plan, que les parents en ont fait leur deuil, jeux d'acteurs magnifiques. Pour ma part, j'ai préféré ce film à ceux du père. C'est plus incisif, plus précis, plus attachant, beaucoup plus profond psychologiquement parlant. Ne pas négliger non plus ce voyage en Iran avec ses paysages divers tellement caractéristiques.
L'histoire en elle même est touchante et on en sort ému à la fin. Mais la manière dont elle est racontée est à mon goût un peu trop lente. Il y a beaucoup trop de longueurs pour qu'on se sente porté du début à la fin. Malgré ça, ça vaut le coup de le voir.
Premier film et coup d'éclat. Le film est d'une délicatesse et d'une Humanité remarquables. Panah Panahi réussi à décrire une situation particulière et la transformant en aventure universelle. Les paysages d'Iran sont splendides, les sourires et les larmes le sont tout autant, chaque parent, chaque enfant peut se reconnaître. Le scénario est intelligent, les images pures et cette voiture devient un concentré d'émotions.
Un petit bijou d'humour, de dérision et d'humanité. Porté par de formidables acteurs et actrices et de succulents dialogues, ce film se déguste lentement et superbement. Moi j'ai adoré et je dis : courrez-y.
Le cinéma iranien se porte très bien, a beaucoup à dire, et prend des formes très diverses prouvant la richesse culturelle persane. Pour « Hit the road », Panah Panahi, fils de Jafar, prend des chemins de traverse pour un film hors sentiers battus ayant un langage bien à lui. Entre drame et comédie douce-amère, ce film est un OVNI. Dès l’entame dans une voiture traversant l’Iran, on est enfermé avec une mère oscillant entre rires et larmes, un père avec une jambe dans le plâtre dont ne sait s’il est réellement blessé ou s’il s’agit d’un subterfuge, du fils aîné mutique mais dont on sent la souffrance, du petit dernier électron libre source de légèreté dans un voyage qui semble pesant et lourd, et un chien dont on attend la mort prochaine. D’où viennent-ils ? Où vont-ils ? Fuient-ils et si oui quoi ou qui ? On se pose très vite ses questions ; on sent une tension, même si le film est très souvent léger. On attend des réponses que l’on n’aura jamais. C’est un road movie sans explication et hermétique tout comme le quatuor familial. La forme du film, décalé et entre rire et larmes, témoigne d’une volonté de Panah Panahi de faire du cinéma ; et on est reste captif du film, attentif mais surtout en attente de quelque chose qui ne viendra jamais. Du souffle tout au long du film mais un final asthmatique. Déçu au bout du compte par cette forme linéaire sans début ni fin. Heureusement que la mise en scène se renouvelle sans cesse ; et l’Iran est magnifié à chaque plan. Un bel hommage à ce pays souvent présenté sous un angle pesant par son cinéma national. TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT.COM
Hit the road est un très chouette film, créatif et plein de joie ! La réalisation est singulière, belle et poétique et les acteurs (à commencer par l'enfant) sont assez extraordinaires !
Une nouvelle pépite du cinéma iranien. Ça nous rappelle parfois le périple du Goût de la Cerise mais ça reste singulier et inclassable. Un road movie familial et énigmatique sur les routes iraniennes en direction de la frontière turque. On ne sait pas où on va, ni pourquoi, mais on se laisse porter par ce conte qui en permanence manie le sublime et le grotesque, le rire et les larmes. Puis soudain tout s’éclaire à l’approche de cette frontière, avec l’arrivée tonitruante d’un hells Angel motorisé qui nous évoque Hades, le maitre mythologique des enfers. Une très belle partition musicale soutient en permanence ce film inclassable. Magnifique scène d ouverture zoomant sur une main d’enfant pianotant du Schubert sur la jambe plâtrée de son papa ( magnifique scène) et une scène de clôture sous forme de comédie musicale qui nous libère de notre tristesse et fait revivre l’espoir d’un futur joyeux, comme si tout ceci n’avait finalement été qu’un mauvais rêve. Longue vie à ce jeune auteur et au cinéma iranien qui nous emmène loin, très loin dans l’émotion !
On est en voiture avec une famille sur les routes iraniennes. Le parcours semble insolite avec ce couple curieusement assorti, leur fils ainé, taciturne et conducteur du véhicule, et le petit dernier avide de tout, espiègle et bavard à souhait. Le trajet n'a rien d'un départ en vacances. La direction choisie pèse lourdement. Mais malgré cette nouvelle destinée prévue pour le fils ainé, une atmosphère particulière parvient à nous attacher à cette famille. Il y a de l'émotion, de l'humour, de l'espoir, de l'amour entre ces êtres que l'urgence de la situation exhacerbe. A voir !
Le premier film de Panah Panahi est une sublime traversée motorisée. Nous occupons le cinquième siège de la voiture d’une famille iranienne parcourant son pays. Le père, une jambe dans le plâtre trônant au cœur du véhicule, est installé à l’arrière accompagné de son plus jeune fils. La mère est sur le siège passager et le frère aîné conduit. Si la raison et les enjeux de ce voyage demeurent inconnus pour le spectateur – l’influence d’Abbas Kiarostami est manifeste dans la manière de garder secrète la quête principale du récit mais également dans la composition des plans et le traitement des personnages voire même dans la déambulation automobile – nous le comprenons, il s’agit de leur dernier voyage ensemble alors que le fils s’apprête à décrocher sa ceinture familiale et trouver son propre espace pour stationner. (lire la suite sur cultureauxtrousses.com)
Comment encenser le néant absolu! Une famille de tarés qui passent leur temps dans leur voiture, à s'insulter, à décrire des états d'âmes sans aucun intérêt. Un chauffeur, le grand frère enfermé dans ses problèmes et son mutisme, un père, menteur, tricheur, truqueur, indifférent à sa famille, une mère hystérique et dépressive, et un gamin juste insupportable du début à la fin. Mais c'est un film iranien du fils de... donc il faut encenser, glorifier, applaudir, 1h33 de vide sidéral. Sans aucun doute le plus mauvais film que j'ai vu cette année, et j'en ai vu quelques uns. Passez votre route.