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Brut618
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5,0
Publiée le 7 septembre 2022
Duo/duel d'acteurs au sommet pour raconter un bout d'histoire totalement rocambolesque... Le film est plus original qu'il n'y parait avec une vraie incursion vers l'absurde, la poésie. Gamblin porte totalement le film sur ses épaules et fait de Deschanel un perdant magnifique... Film frais qui fait du bien !
Poétique, ironique et bien tourné, un film tant intéressant que passionnant ! On y découvre Paul Deschanel, Président de la République méconnu tant dans les années 20 qu'aujourd'hui. Le film raconte l'histoire d'un personnage qui n'a jamais trouvé sa place au Palais de l'Elysée.
Intéressant comme un cour d'histoire ludique, mise en scène avec moult symboles, décrivant la lutte entre l'humanisme et l'affairisme politique, Le tigre et le président est l'exemple type du film agréable sorti au mauvais moment (une élection présidentielle...). Il nous permet surtout de faire connaissance avec un président méconnu / inconnu et un évènement cocasse et inimaginable, un personnage qui fut détruit par sa (courte) fonction présidentielle et les violentes arcanes du pouvoir autant que par sa personnalité inadaptée à cette fonction.
Ai vu ce film alors que je n'en avais aucunement entendu parler, ni même n'avais envisagé de le voir. Et pourtant le sujet historique et propre à notre beau pays m'intéressait fort ! Pour faire simple, côté forces, j'ai apprécié la performance d'André Dussolier, la reconstitution d'époque, des années après-guerre, des années 20 et l'aspect divertissant. Côté faiblesses, l'infusion des idées progressistes contemporaines ne m'a pas du tout plu. Clémenceau fut surnommé "le Tigre" de par son rôle de premier "flic de France" et de par sa férocité, mais le long-métrage cherche à le faire passer pour un "va-t-en-guerre" qui a une dent contre les Allemands (il veut seulement faire appliquer le traité de Versailles) ou encore qui méprise les femmes. A l'opposé ce Paul Deschanel (resté célèbre pour avoir chuté d'un train en marche) passe pour un pacifiste niais qui veut donner des droits aux femmes, abolir la peine de mort, rester doux avec les Allemands etc. Or la situation est toujours plus compliquée et il faut replacer les éléments dans le contexte de l'époque. Les gens aujourd'hui n'ayant que peu de culture historique, ce genre de pellicule introduit dans leurs esprits des informations erronées et revisite l'histoire à travers nos yeux de 2022. Et je n'aime pas du tout cette approche. C'est dommage car le sujet de ce président de la troisième république méconnu (période dite de la "république des partis" où le président n'avait que peu de pouvoir effectif) aurait pu donner quelque chose de bien plus captivant.
Inconnu du public, Paul Deschanel, qui présidait la Chambre des députés depuis 1912, souffle en janvier 1920 la présidence de la République à Georges Clémenceau, le « Tigre », auréolé de la gloire de la Victoire, mais fragilisé par les nombreuses inimitiés que sa personnalité autoritaire a fait naître sur les bancs de droite comme de gauche. Le nouveau Président n’entend pas se cantonner au rôle purement protocolaire auquel la pratique constitutionnelle de la IIIème République condamne le Chef de l’Etat. Mais sa santé fragile et sa chute accidentelle en mai 1920 du train qui l’emmenait à Montrbrison en déplacement officiel l’obligeront à démissionner sept mois plus tard.
Mais quelle mouche a donc piqué Jean-Marc Peyrefitte pour consacrer son premier film à l’un des Présidents de la république les plus éphémères de notre histoire (le mandant de Jaen Casimir-Périer en 1894-1895 fut plus bref encore) dont la seule trace marquante qu’il ait laissé dans l’histoire fut sa chute ridicule du train de Montbrison ? Une sorte d’Alain Poher en plus maigre….
Le réalisateur dit avoir voulu faire le portrait d’un « perdant magnifique ». Pourquoi pas ? Mais il le fait au prix de tant de libertés avec la réalité historique que sa méticuleuse reconstitution en perd toute authenticité. Ainsi Deschanel est-il présenté dès la première scène comme un opposant au Traité de Versailles dont il aurait critiqué les conditions trop rigoureuses faites à l’Allemagne et pressenti qu’elles porteraient en germe un nouveau conflit mondial. En fait, s’il était hostile au traité, c’est parce que, favorable à une ligne dure contre l’Allemagne, il en jugeait les stipulations trop peu contraignantes. Lorsque la Ruhr se soulève en mars 1920, il critique le gouvernement d’Alexandre Millerand non pas pour la dureté de sa réaction mais au contraire pour sa modération.
Paul Deschanel est présenté dans ce film comme un esprit progressiste qui a défendu des réformes en avance sur son temps : le droit de vote des femmes, l’abolition de la peine de mort…. Il est exact qu’il était favorable à l’abolition de la peine capitale (Clémenceau l’était aussi d’ailleurs) ; mais le film se garde bien d’évoquer ses positions moins politiquement correct comme le rétablissement des relations avec le Saint-Siège – qui lui avait valu le soutien de la droite catholique et de l’Action française de Charles Maurras. Si Deschanel, comme Casimir-Périer avant lui et Millerand après lui, avait espéré restaurer la fonction présidentielle, il est inimaginable qu’il se fut permis – et que le Président du Conseil lui eut permis – d’exclure un ministre d’une séance du Conseil des ministres comme une scène du film le laisse penser. L’expression « inaugurer les chrysanthèmes » que le scénario met dans la bouche de Raymond Poincaré lors de l’investiture de Deschanel est un anachronisme.
Ce qui est le plus gênant dans ce film est ce qui constitue son cœur : la confrontation entre le « tigre » et le « président ». Certes, Deschanel a soufflé l’élection de 1920 à Clémenceau. Mais après sa défaite, Clémenceau se retire de la vie politique. En avril 1920, il part en voyages en Egypte. En septembre, il n’est pas aux Etats-Unis (il ne s’y rendra qu’à l’automne suivant) le jour de la démission de Deschanel mais en France qu’il quitte le lendemain pour Ceylan. Sans doute n’avait-il que peu d’estime pour le président de la République élu contre lui. Pour autant, imaginer le face à face des deux hommes et a fortiori leur duel n’est pas conforme à la réalité historique.
On me rétorquera qu’il s’agit là de détails qui ne troublent que quelques historiens vétilleux. On n’aurait qu’à moitié raison. Car, si on passe par-dessus les libertés que le film prend avec l’histoire, on ne trouve pas grand-chose pour le sauver. Qu’on ne me parle pas de son interprétation ! André Dussolier m’a en particulier paru caricatural dans le rôle d’un gros chat matois et avide de vengeance. Reste Anne Mouglalis dont la voix m’ensorcele et dont je n’ose pas avouer que les brèves apparitions en mère maquerelle dun bordel dont les décors ont été filmés au premier étage du quai d’Orsay, dans la salle de bains Art déco attenante à la Chambre du Roi, ne m’ont pas laissé de marbre…
Un moment d'histoire de France peut être peu connu. Les acteurs sont parfaitement irréprochables cependant il n'y a pas d'enjeu et un manque de rythme qui fait que je me suis ennuyée assez vite.
C'est une honte de ramener les politiques à une telle caricature. Deschanel avait certainement endossé un costume trop grand pour lui, il n'en n'est pas moins plein de convictions plus que louables. Quant à Clemenceau, en 1919,il a dramatiquement manqué de vision sur l'avenir, mais il reste l'un des plus grands politiques français de tous les temps. Le ramener à ce qu'on montre ici c'est choquant.
La première partie du film est plutôt réussie. La mise en scène est rythmée, les acteurs sont bons et les dialogues assez percutants. Malheureusement après environ 30 minutes, le rythme s’effondre et le film s’enlise dans un ennui profond… Si on rajoute les libertés prises avec la vérité historique, cela donne au final un résultat pas terrible…
J'ai vu le film en avant-première, super moment ! Cette histoire est incroyable et terriblement d'actualité et Gamblin est génial. Je conseille vivement pour découvrir la petite histoire dans la grande Histoire.
1920, les années folles. Georges Clemenceau (André Dussollier) vient de perdre l'élection présidentielle face à l'inconnu Paul Deschanel (Jacques Gamblin), un idéaliste qui veut changer le pays. Mais un soir, ce dernier tombe d'un train et se volatilise. Au petit matin, la France cherche son Président, une occasion en or pour le Tigre Clemenceau...
Voici pour le synopsis officiel de ce film, qui ne correspond d'ailleurs pas tout à fait à l'histoire telle qu'elle est traitée. On nous annonce d'ailleurs dès le départ que des libertés ont été prises avec la réalité historique. Et comme on ne connaît pas dans les détails ce qui s'est passé, on se demande ce sui est au final vrai. Ce n'est donc pas, de ce fait, un véritable film historique. Ce n'est pas non plus une pure comédie, et c'est là que ma déception est la plus grande, car la bande-annonce laissait entendre un film rythmé avec des mots percutants, dans la tradition ce que Clemenceau avait coutume de faire. Au lieu de quoi, le film est assez lent, répétitif, quelque peu brouillon et les bons mots tombent parfois à plat. Certaines scènes sont répétitives, comme celles du lustre, et le mélange rêve-réalité n'est pas toujours des plus heureux. Et que vient faire une flamand rose dans une des scènes ?! En fait, le début du film est bon, la fin aussi, mais entre les deux je me suis assez souvent ennuyé. Et pourtant j'aime les films qui traitent de l'Histoire, d'autant plus qu'il s'agit de celle d'un Président oublié car raillé à l'époque et qui, à ma connaissance, a eu le mandat le plus court. Et puis, ce film nous dit que Millerand, joué par Christian Hecq, était en quelque sorte l'espion de Clemenceau. Or, c'est lui qui s'est présenté et a été élu Président à la suite de la démission de Deschanel, mais le film ne nous dit de la réaction de Clemenceau face à ce qui s'apparente à une trahison. Ce résultat en demi-teinte est d'autant plus regrettable avec deux acteurs, Dussollier et Gamblin, de cette trempe.
Au départ j'avais un peu peur de m'ennuyer, pas du tout. Jacques Gambelin en Paul Descanel et surtout André Dossolier en Georges Clémenceau sont impeccables Le mélange des images en couleur et celles en noir et blanc avec les actualités de l'époque donne un plus au film c'est bien vu. Bref on passe un bon moment
Une étoile, pour la découverte de ce président. Le Belge que je suis ne connaissait pas Monsieur Deschanel. Il est pourtant né à Schaerbeek!
J'étais à l'avant-première à Bruxelles. J'ai eu plusieurs fois la tentation de quitter la salle avant la fin, mais je me trouvais loin de la sortie. J'ai donc pris sur moi pour subir les tentatives d'humour et les bouffonneries. Entre deux micros siestes. Jusque là rien de dramatique. Après tout, les goûts et les couleurs...
Là où la pilule passe moins bien, c'est que je découvre après la vision, que le scénariste a pris d'énoooooormes libertés avec la réalité. Pourquoi?
Quel déception .... Un film long ... Après l'ennui , l'endormissement . La bande annonce faisait penser à un film historique parfois drôle. On ressort de la salle perplexe avec le sentiment d'un beau gâchis. Certaines scènes sont complètement loufoques. En cherchant bien : le décor sauve peut-être le film ?
Un film truculent sur la politique et ses déboires. En pleine résonance par rapport aux magouilles actuelles. Tout en légèreté avec deux grands comédiens Dussolier et Gamblin qui jouent à cache-cache.
Surtout une remise en lumière sur un personnage oublié mais avent gardiste avec une vision humaniste du monde : Paul Deschanel
Bref, une bouffée d’air pur a voir pour rêver à un monde meilleur
Trés bon film qui rend accessible à tous une page d'histoire. A regarder en famille ! Même les plus petits aimeront! L'histoire avec légèreté on s y croirait MG