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Un visiteur
3,0
Publiée le 28 août 2023
Instructif pour Paul Deschanel. Je suis de ceux qui associe son nom à un président tombé d’un train et quelque peu dérangé du ciboulot. Grâce au réalisateur Jean-Marc Peyrefitte, je suis curieux de fouiller un peu plus la biographie de Paul Deschanel. Piquant les joutes verbales entre Georges Clemenceau et Paul Deschanel. Plaisant le jeu des acteurs André Dussollier (Georges Clemenceau) et Jacques Gamblin (Paul Deschanel). Ils respirent le plaisir de se donner la réplique. Intéressant le point de vue du réalisateur concernant l’hypothèse du médicament Véronal pour expliquer éventuellement les troubles psychologiques de Paul Deschanel. Malheureusement cette chronique manque de rythme malgré ce duo Dussollier-Gamblin et cette période précise du récit.
Le Tigre et le Président est un film qui n'est pas terrible. Le film semble long malgré sa durée et il est franchement ennuyeux. Le jeu des acteurs est correcte même s'il n'est pas exceptionnel. De plus, je trouve le film très dur envers Georges Clemenceau qu'il dépeint comme un homme aigri, revanchard, et belliciste. Il a au moins l'avantage de rendre légèrement hommage à Paul Deschanel et ses idées.
La première partie du film est plutôt réussie. La mise en scène est rythmée, les acteurs sont bons et les dialogues assez percutants. Malheureusement après environ 30 minutes, le rythme s’effondre et le film s’enlise dans un ennui profond… Si on rajoute les libertés prises avec la vérité historique, cela donne au final un résultat pas terrible…
c'est loin d'être une ambiance Marvel.. c'est ce qui fait tout l'intérêt de ce film que nos ados pourraient apprécier s'ils prenaient le temps de le le regarder.
Une réécriture de l'histoire totalement à charge contre Clemenceau, à vrai dire il semble que ce soit l'objectif de ce film. Reste l'ironie de Dussolier et le numéro hallucinant de Gamblin, pour sauver un film qui ne repose que sur ses acteurs.
Malgré deux excellents acteurs dans leur rôles, mais l'histoire tourne en rond mais surtout on sait pas ou le film veut aller entre la comédie avec ses scènes burlesques, l'émotion et l'empathie avec Deschanel grâce à un Jacques Gamblin qui sait être touchant et cette absence de direction fait que le film se perd et n'intéresse pas le spectateur et ce n'est pas les quelques scènes dynamiques que le réalisateur nous donne qui arrangeront le problème.
Portrait d'une ancienne gloire sur le retour et d'un président lunaire qui restera toujours dans l'imaginaire collectif comme celui qui est tombé du train... L'opposition entre les deux hommes donne lieu à quelques bons mots et une prestation amusante des deux acteurs. En revanche, en hésitant continuellement entre hommage et farce, le film ne semble pas complètement abouti.
Un grand plaisir face au duo Gamblin-Dussolier très réussi, l'un dans la légèreté utopique, l'autre dans la roublardise politique. La bouffonnerie est agréable et la "morale" du scénario serait de s'allier pour espérer des lendemains qui chantent. Mais à la fin on ne peut pas s'empêcher de s'interroger. D'abord sur Deschanel qui a ici la part belle : on ne devient pas président par hasard. Le trait est un peu forcé sur sa candeur et sa bienveillance. Face à lui Clémenceau et Millerand incarnent les malfaisants cyniques. L'Histoire, la vraie, est un peu trop malmenée. On passe un bon moment quand on regarde avec un esprit bon enfant, mais la substance du film est maigre
J'ai aimé le côté déjanté et surréaliste, dommage que la bande annonce dévoile autant de scènes ! Le souci est que le film ne sait pas ce qu'il veut. Le décalage par rapport à l'histoire est assumé et l'utilisation de documents d'époque intéressante mais ne va pas assez loin. Je n'ai pas pu m'empêcher de penser à Quai d'Orsay et les feuilles volantes suivant Lhermitte, bref il manquait un grain de folie. A voir cependant
Merci de mettre sur le devant de la scène un personnage trop méconnu, qui méritait pourtant de l'être davantage. Ambiance sympathique et voyage agréable dans les années 1920.
Traitement parodique étonnant avec le parti pris de grandir Paul DESCHANEL et de se moquer un peu de George CLEMENCEAU! Il est présenté comme avoir été obsédé par la rédaction d'un très grand discours : danse hongroise de Brahms pour illustrer ses modifications de rédaction, composition lyrique originale de LAMBOLEY sur l'envol des pages du discours dans le Parc de l'Elysée, danse macabre de St Saens sur film de type cinéma muet en Noir et Blanc. DUSSOLLIER, GAMBLIN et HECQ sont absolument géniaux! DESCHANEL a présidé la France environ 6 mois mais il est présenté comme un visionnaire progressiste qui aurait pu réformer en profondeur la France. On ne sait que penser car les moqueries sont très appuyées et ne grandissent pas leurs auteurs.
Bonne comédie historique mais dommage que le réalisateur et son scénariste ont menti sur la position de Paul Deschanel sur le traité de Versailles et l'Allemagne.
À la fin du conflit, à la différence de Clemenceau, il appelle à la poursuite des combats jusqu’en Allemagne, puis, comme une minorité de parlementaires, désapprouve le traité de Versailles, signé le 28 juin 1919, jugeant notamment ses dispositions trop peu contraignantes alors qu’il redoute un retour des prétentions germaniques
Quand on regarde son visage fermé cette position ne m'étonne pas mais elle fait tache au profil progressiste (droit de vote des femmes, pour l'abolition de la peine de mort) et pacifiste qu'on veut lui donner. On inverse aussi les rôles politiques et Clemenceau (radical socialiste) passe dans ce film pour un conservateur. :D Pour simplifier grossièrement, Deschanel c'est politiquement du VGE ou Macron et Clemenceau c'est Rocard ou Chevenement.
Sinon l’écart d'age de 14 ans entre Clemenceau (1841-1929) et Deschanel (1855-1922) est bien respecté avec l'acteur Dussolier un peu vieilli pour l'occasion, aîné de 11 ans de Gamblin. Grace au film, j'ai découvert que Clemenceau avait épousé une américaine Mary Plummer (1848-1922).
Film intéressant! Traité avec un humour fin, décalé. Remet en lumière un président très vite oublié. Le rythme du film, variant, s'adapte à la personnalité et à la descente maladive du président éphémère. Clemenceau n'est pas épargné durant tout le film, très bien interprété.