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4,0
Publiée le 27 mai 2026
Avec May December, Todd Haynes orchestre un fascinant jeu de miroirs entre représentation, manipulation et voyeurisme, où chaque personnage semble constamment rejouer une version fictionnalisée de lui-même. Le film avance dans une ambiguïté morale particulièrement troublante, refusant toute simplification psychologique ou jugement frontal sur cette relation fondée sur un déséquilibre profond. Natalie Portman et Julianne Moore livrent un duel d’interprétation remarquable, mêlant fascination, malaise et domination avec une précision presque vénéneuse. Haynes détourne les codes du mélodrame et du faux biopic pour interroger la manière dont les médias, le cinéma et même les individus transforment les traumatismes en récits consommables. Malgré une ironie parfois si subtile qu’elle peut sembler distante émotionnellement, May December demeure une œuvre d’une intelligence acérée.
Natalie Portman et Juliette Moore, c’est la belle affiche de « May December ». Associées à Charles Melton, le trio relate une histoire vraie issue d’une relation pédophile qui fit scandale. Bien que le sujet soit intéressant, celui-ci est bafoué par un déficit d’émotions, une image un peu laiteuse et un thème musical qui revient trop souvent et trop fort.
Une idée intéressante de départ : comment une femme d une trentaine d années a pu tomber amoureuse d un jeune garçon de 13 ans et en plus tomber enceinte de lui. Cette femme (julianne Moore dans le film)fera de la prison pour détournement de mineur et à sa sortie se mariera avec lui. Une actrice (Nathalie Portman)doit s inspirer de cette femme pour un prochain film. Malheureusement le scénario est tellement mal écrit et la réalisation non aboutie donnent un film lourd, long, et d un ennui mortel. N. Portman et J Moore font de leur mieux, mais de très bonnes actrices ne peuvent pas sauver un mauvais film. A voir peut être pour le charme fou de l acteur principal... sinon passez votre tour ...
Le dernier film de Todd Haynes mérite-t-il vraiment tous ces éloges ? Toujours là où on les attend, les critiques des Cahiers Du Cinéma placent le film en deuxième position dans leur Top 10 de l'année 2024, juste derrière Miséricorde, authentique bijou cinématographique comme on n'en voit trop peu du génie Guiraudie. Je dis ça mais j'adore les Cahiers, je le lis chaque mois. Bref, May December, ça ressemble à quoi ? Déjà, presque personne n'en parle mais j'ai trouvé que le film était visuellement moche, jaunâtre, sablonneux, très pénible à regarder. Comme si l'éclat d'une petite lampe de chevet allumée derrière moi se reflétait dans l'écran. Désagréable. C'était voulu où je suis tombé sur un stream de mauvaise qualité ? Très souvent, on me parle de rivalité mimétique à propos du film. De cette propension qu'ont les critiques à manier du concept philosophique je crois que jamais je ne me lasserai. Mais pour qu'il y ait rivalité mimétique, il faut qu'il y ait au moins deux protagonistes. Or, selon moi, l'actrice névrosée jouée par Natalie Portman est bien seule dans son désir malsain d'appropriation. Gracie Atherton-Yoo n'entre d'aucune manière en rivalité avec Elizabeth Berry. La fébrilité de cette dernière et ce qui finit par la tourmenter sont les intrusivités de plus en plus ostentatoires de celle qui va l'incarner au cinéma. Rien de plus. Je n'ai rien compris au concept ? Ça se pourrait. Loin d'être un chef-d'oeuvre, May December est un film que l'on regarde sans trop de jubilation, la faute à une vilaine lumière qui vient quand même un peu gâcher le spectacle.
Le point de départ de ce film est une histoire sulfureuse entre une professeur et son élève, qui a défrayé la chronique aux USA il y a des années. C'est ici revisitée très intelligemment, avec la distance du temps qui a passé et avec le prisme d'une tierce personne (Nathalie Portman) venue fourrer son nez dans la vie privée des protagonistes (Julianne Moore et son jeune mari). On suit donc la très belle et très classe Nathalie Portman, un peu hitchcokienne mais en brune, qui tente de percer la vérité d'un couple pour les besoins d'un film. C'est en effet une actrice qui prépare un remake de cette affaire. Elle est sans état d'âme et prête à tout pour s'approprier son personnage. Face à elle, Julianne Moore - la coupable de l'affaire - semble presque gentille et innocente. Après tout, elle a purgé sa peine et vit maintenant heureuse et sans histoire avec celui qui fut jadis sa "victime". Hé oui c'est compliqué ! Mais si on devait résumer le propos du film, il semble que Todd Haynes ait voulu montrer dans cette œuvre comment l'art cherche à imiter la vie, la réalité, mais n'y arrive pas vraiment. Pour preuve, la dernière scène du film qui montre justement le tournage d'une scène choc entre la prof et son jeune élève, lors de laquelle l'actrice que joue Natalie Portman doit s'y prendre à plusieurs reprises, car constamment frustrée et insatisfaite de sa performance.
Un beau specimen de navet racoleur et prétentieux ! Photographie volontairement poisseuse , scènes grotesques et intrigue inexistante , c'est d'un ennui mortel ! Les "beaux esprits" crieront au génie grâce à la distribution haut de gamme et à son sujet pseudo sulfureux, mais franchement , j'ai trouvé ce film profondément ridicule !
Une actrice s’immisce quelques jours dans le quotidien de la famille d’une femme au passé médiatique ayant fait scandale 20 ans plus tôt qu’elle doit incarner dans un film. Plus que le sujet de fond, le réalisateur Todd Haynes ausculte le mimétisme qui se crée entre ces deux femmes avec ce jeu troublant de séduction et de manipulation. L’esthétique très brute du réalisateur vient parfois comprimer le récit reposant sur l’interprétation de Julianne Moore et Nathalie Portman pleine de nuances. Une œuvre aussi dérangeante que singulière, hommage subtile au cinéma.
Manque de profondeur, script plan plan, et pourtant deux merveilleuses actrices à . Je n’ai pas compris le but d’un film aussi long pour une histoire aussi plate.
Todd haynes signe un film troublant, vénéneux et surtout fascinant, sur un fait divers d il y a quelques années ou une femme déjà bien établie dans la société va se mettre en couple avec un pré adolescent, bien sur un scandale national aux états unis avec au final une peine d emprisonnement pour cette femme. Todd haynes dans may décember met en scène cette famille des années après, 3 enfants qui aujourd'hui sont à la fac, elle, préparant des gâteau pour les voisins et lui travaillant à l hôpital une vie de famille lambda qui va être secouer car une célèbre actrice vient leur rendre visite, car elle va jouer le rôle de la mère de famille interprété par la divine Juliana moore, une rivalité et une sorte de mimetisme vont peu à peu s installer entre elle. Un drame excellent grâce à une mise en scène parfaite ou tout est sous entendu, rien n est formulé tout se passe dans les regards et gestes des personnages, et la dernière scène est à l image du film.
Rencontre d'une actrice et de la femme qu'elle doit jouer à l'écran vingt ans plus tôt. J'ai bien aimé l'atmosphère qui se dégage de cette histoire et de cette banlieue américaine. La photographie et la musique du film sont pour moi une réussite. Nathalie Portman, Julian Moore et Charles Merton jouent très bien. C'est inspiré d'un fait réel et je trouve très habile la façon donc cela a été transformé en un film.
Flemme de m'étendre sur ce massacre, May December et sa touche de très mauvais téléfilm qui n'assume pas son scénario tiré d'un magazine à potins Les performances sont excellentes mais se voient entaché par un côté kitch et complètement ridicule Quelle désillusion..
Film malaisant qui aborde le sujet de la pédophilie d'une manière différente tout en suggérant peut être trop subtilement l'emprise de la prédatrice sur l'enfant resté figé dans le rôle de victime et n'ayant jamais pu trouver les armes pour devenir adulte malgré le temps et sa paternité. Le film dévoile les conséquences terribles de ce fléau sur les étapes de construction d'un jeune homme auquel on n'a pas donné les bons repères et qui continue de suivre les règles imposées sans résistance. Nathalie Portman y est excellente. Encore une fois, elle choisit un rôle ambivalent qui allie perversion et candeur.
C’est finalement un film sombre que l’on découvre au fur et à mesure des événements. Une emprise certaine, nul échappatoire. Lorsque Joe qui depuis son début d’adolescence est tombé dans la toile de Gracie, n’a pas pu grandir de manière stable, il n’est autre que le prisonnier de cette relation, sans pouvoir émettre le moindre opinion ni le moindre doute. Un sentiment de malaise et de malêtre émane de lui. Julianne Moore et Natalie Portman forment un duo néanmoins assez proche mais aussi très éloignés finalement. On ne parvient à deviner s’il s’agit là d’une relation emphatique ou de prise d’identité.