Première réalisation de l’actrice Zoë Kravitz, je me suis tenté à voir le film notamment pour son casting, et sa ressemblance avec la 1ère saison de Homecoming (2018).
L’une des principales qualité du film est la direction d’acteurs : Kravitz sait jouer, et sait diriger les acteurs, leur donnant le meilleur d’eux-même, voir la performance de l’excellent Channing Tatum.
L’histoire tourne principalement autour de la relation entre Frida (Naomie Ackie) et Slater King (Channing Tatum), qui ressemble sur le papier à une romance prévisible.
Thriller oblige, rien ne se passe comme prévu, et de très nombreux détails montrent que quelque chose cloche sur cette île pour milliardaires.
En dehors de la direction d’acteurs, Kravitz reprends tous les classiques et poncifs inhérents aux thriller psychologiques : personnage qui arrive de derrière, personnage qui sursaute au moindre son, vieille femme étrange qui met mal à l’aise, etc.
Il n’y a pas de nouveauté de ce point de vue là.
Le final, comme pour tous les thrillers des années 80-90-2000 est prévisible,
la suspicion et les révélations se transformant en violence physique, façon slasher entre la gente masculine et féminine
.
Le point positif du film, est qu’il s’inspire de l’emprise des producteurs hollywoodien sur les femmes, les agressions sexuelles, viols, manipulations, relation toxiques, rendues possible par leur notoriété et leur argent.
Le long-métrage reste donc un thriller féministe assez convenu et plutôt prévisible.
J’aurai préféré soit que le film parte dans une direction audacieuse comme The Invitation (2016), ou quitte à assumer sa filiation avec Homecoming, que le film surprenne le spectateur en brisant les codes du thriller, en sortant des chemins battus et en jouant avec les attentes du spectateur, mais n’est pas Sam Esmail qui veux…