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Dik ap Prale
299 abonnés
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4,0
Publiée le 29 mars 2024
Il y a une tension progressive qui nous fait abandonner nos sourires des premiers instants pour comprendre qu'il n'y aura finalement aucun remède à cette situation où il est juste necessaire d'apprendre à encaisser les coups et de rester vigilant. Quelques relâchements... mais qui mènent, involontairement, à la réflexion et n'enlève heureusement rien à cette petite réussite et exception à la française.
Un Ovni avec Karim Leklou qui porte le film et se montre une nouvelle fois surprenant : cet homme lambda qui va être la cible de citoyens lambdas juste pour un regard est déjà un pitch détonnant. Le réalisateur joue avec les codes (comédie, romance, survival) et références (Zombie, The Fog), et s'il n'est pas exempt de défauts (des longueurs et un dernier tiers plus foutraque), la somme de ses qualités, et notamment une métaphore sur la violence gratuite qui gangrène la société, fait basculer le suffrage.
Vincent commence petit à petit à se faire attaquer par n’importe qui, n’importe quand… Une idée prometteuse et une première partie très drôle qui nous laisse envisager le meilleur. Karim Leklou s’en sort à merveille et les situations et dialogues nous font rire. Et puis tout se gâte dans la deuxième partie du film, quand il cherche à devenir sérieux. Comme le disent les personnages à mi-parcours « on ne sait pas où on va ». Et le spectateur non plus du coup. Tout devient incompréhensible, incohérent, des pistes basiques sont totalement laissées de côté. On sent que le réalisateur-scénariste ne savait plus bien comment traiter son sujet, qui aurait certainement été plus efficace en court-métrage.
Une histoire, un scénario, et des situations valables la première heure du film, ensuite ce n'est qu' accumulation de scène sans aucunes logiques, et qui nous laissent en suspend, le comment et le pourquoi.....
C'est un peu trop "too much"! Cela tourne en rond trop longtemps, mais on ne peut pas reprocher à notre réalisateur d'aller jusqu'au bout de cette fable absurde, quitte à ne rien expliquer. LEKLOU hébété et lunaire est impeccable. PONS la coquinette qui dérive sur son bateau et dans la vie. Des scènes resteront dans les mémoires, entrecoupées de fortes baisses de rythme : agressions inexpliquées au bureau, par les enfants des voisins, lutte dans le purin, massacre dans le coffre de la voiture,... La séquence "apex" hallucinante fait froid dans le dos : vague de violence sur la route (le film Z comme Zombie n'est pas loin). Et puis tant qu'on est dans l'absurde, le final déçoit par une sotte incohérence de comportements de notre couple de barrés.
Quand j'entends de vieux boomers dire que le cinéma français n'existe plus, j'ai envie de leur offrir une canne blanche. Vincent Doit Mourir prouve le contraire. C'est un premier film avec de petits défauts, mais qui regorge d'envies. Envie de faire un film de genre avec du fond, un film d'amour avec du gore, un film absurde avec du sens. Tout le contraire des films calibrés et faciles à mettre en cases que le marché réclame. Karim Leklou, et Vimala Pons, en victimes expiatoires d'une société malade sont justes et parfaits. Pour que le film soit parfait aussi il aurait sans doute fallu pousser un peu la réflexion et garder une cohérence plus radicale vis-à-vis du sujet, mais quand on fait un premier film ça doit être difficile de tout oser. En faisant de légers compromis pour rester dans l'acceptable, Stephane Castang a réussi son coup: tout le monde parle de "Vincent Doit Mourir"…
Vincent doit mourir réussi le pari d'être original et de traité avec brio le sous genre des films d'épidémies comme les Virus ou les films de zombies par exemple. Avec une petite pointe de légèreté, le métrage reste sur un ton globalement très sérieux et violent Malin et ingénieux, ce cinéma de genre français fera pâlir les grosses producteurs americaine, porté par un casting vraiment convaincant. L'année 2023 est définitivement une grande année pour le cinéma d'horreur et fantastique français.
Du jour au lendemain, Vincent, graphiste, sans histoires est agressé à plusieurs reprises et sans raison par des gens qui tentent de le tuer. Son existence en est bouleversée Mais quel est cet ovni ? Débutant comme une comédie noire, pour dérouler vers le fantastique/horreur et le « survival ». Le scénario est original, les surprises sont nombreuses, si bien qu'on ne sait jamais quel orientation S CASTANG va donner à son film. Mais le sait lui même ? L'histoire d'amour est consensuelle, Pas d'effet spéciaux, même à minima (sans doute a cause d'un budget serré), rendant certaines scènes un peu ridicule (spolierspoiler: la bagarre générale sur l'autoroute ). Finalement une impression d'inachevé, dommage...
Je n’aime pas trop le genre fantastique qui amène souvent le spectateur dans les délires extrêmes du scénariste. Mais ici, finalement le coté fantastique passe au second plan et restent ces situations de violence inexpliquées. Il y en a tous les jours à la rubrique faits divers ! C’est troublant car qui n’a jamais (moi le premier) exprimé subitement une sorte de haine envers un inconnu à partir de son facies, de son attitude, de son physique, de son parler. Bien sûr on ne passe pas à l’acte, on passe son chemin et on se réfugie dans l’idée que « on n’ira pas en vacances ensemble ». Mais il y en a quand même qui, à l'occasion, cèdent à leur pulsions ! Karim Leklou avec sa mine renfermée, renfrognée, taciturne était parfait pour le rôle et porteur de toute l’antipathie qu’un simple regard peut provoquer. Si le fil conducteur repose sur le registre fantastique (lire purement imaginatif, irréel, invraisemblable, surnaturel), il y a quand même quelque chose de la vie quotidienne et des rapports humains.
Bon en fait faire un long métrage avec une idée de court métrage ça peut être bien mais là 15 mn et c etait torché l histoire. Une belle note quand même aux acteurs principaux mais sinon il ne se passe rien dans ce film et surtout je ne vois même pas pourquoi on finance des films sur si peu. Ya même pas de messages, victime/bourreau mouais ? Société agressive ? Délire paranoïaque face aux réseaux ? Clairement un scénario qui tient sur 2 lignes et qui surtout n apporte rien, ni au genre, ni aux idées qu on ne voit pas émerger.. faudrait juste me dire pourquoi ce film a abouti à une sortie ...
Franchement, je salue l'idée. Renouveler le cinéma français en osant le fantastique et l' horreur je dis un grand Oui ! Mais par contre ce qui se veut être progressif dans l'intrigue est raté pour moi. Le montage et la musique systématique doivent y être pour beaucoup et je me suis donc vraiment ennuyé . ça m'embête parce que j'ai adoré les comédiens et le principe de l'histoire, là où ça va... il n'y a pas de rythme et c'est dommage.
Un film de genre tendre et cruel qu'il serait dommage de rater. "Vincent doit Mourir" vous embarque complètement, dans la tendresse et l'humour comme dans la violence la plus réaliste et même jusqu'au gore dans une scène truculente, largement inspirée des films de zombie. J'ai vu une salle hilare ou en tension mais jamais indifférente. Il faut dire aussi que le jeu de Karim Leklou et Vimala Pons est tout en sensibilité et que le duo est parfaitement crédible. Stephan Castang, en maniant l'art de combiner l'absurde et le réalisme le plus authentique, réussi dans une situation des plus improbables à nous faire questionner nos relations humaines.
Le pitch avait attiré mon attention et le résultat est à la hauteur. Surtout dans la première partie que j ai trouvé vraiment géniale avec les premières agressions que subit le personnage de Vincent . On a de tout: des ruptures de tons, le sous texte évident sur la violence de la société actuelle et du sentiment d insécurité, une mise en scène limpide avec d excellentes idées et une audace qui fait plaisir à voir (la scène avec les enfants et celle de la fosse sceptique vont rester comme des moments forts de ciné de cette année). Dans le premier rôle Karim Leklou fait merveille avec ce personnage transparent que personne ne supporte de voir, dans un premier temps dépassé par les événements et ahuri puis cherchant des solutions. Vimala Pons est excellente aussi dans son rôle de serveuse paumée qui va s enticher de ce personnage à la marge. Le film est parfaitement construit ´, il sait d ou il part, où il va et par où il doit passer. Dommage qu on ressente ici ou là que le manque de moyen a freiné les ambitions et que comme dans beaucoup de films à concept il n est pas toujours aussi fort sur la durée, mais malgré quelques petits défauts peut être lié au fait qu il soit un premier long métrage « Vincent doit mourrir » est une vraie réussite.
Un polar paranoïaque intriguant, tendu et réjouissant (alourdi par une intrigue amoureuse plus conventionnelle), porté par l'excellent couple Karim Leklou/Vimala Pons.
Il y a dans l’idée de départ quelque chose d’à la fois ludique et terrifiant. Et "Vincent doit mourir" parvient à être parfaitement équilibré dans son ton entre frayeur et humour noir. Si la violence est présente, elle est peu graphique et souvent hors champ.