Vincent doit mourir
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Naughty Doc

1 040 abonnés 530 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 octobre 2023
Belle réussite que Vincent Doit Mourir, proposition de film de genre bien tenue, et impeccablement portée par Karim Leklou.
Ce qui débute presque comme un gag (avec un comique de situation appuyé) vire peu à peu au drame dans un climat de paranoïa total.
C'est tenu en terme de mise en scène, avec une belle BO, et quelques scènes qui montrent que Castang sait déployer son concept (à l'image de ce duel en fosse septique).
Le récit perd un peu de rythme au moment où il souhaite se poser avec Vimala Pons (qui est très bonne) et amener plus d'émotion.
Mais jusque dans sa finalité, c'est la preuve qu'en France on peut faire du vrai bon film de genre français
traversay1

4 482 abonnés 5 353 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 octobre 2023
Les initiales de Vincent doit mourir sont donc VDM ! Un hasard ? Il semble bien que oui mais ce n'est pas pour déplaire à Stéphan Castang, pour son premier long-métrage, dont il n'a peut-être pas écrit le scénario mais qui y a trouvé matière à en faire quelque chose de très personnel, à partir d'une idée de départ très originale. Encore fallait-il éviter les redondances avec un tel concept et se renouveler, ce que le cinéaste réussit haut-la-main en faisant muter son film à jets continus. Il faudrait parler en l'occurrence d'un cinéma de genres, au pluriel, puisqu'il en agrège un certain nombre sans perdre un seul instant son imprévisibilité. Ainsi, de comédie sociale à film de zombies, Vincent doit mourir se plaît à nous surprendre en faisant par exemple se succéder tragique et burlesque dans la même scène. Les figures tutélaires du réalisateur sont identifiables : Carpenter, Romero et même Buñuel, mais Castang a son style propre, ne s'imposant aucune limite à son mauvais esprit et s'intéressant moins aux causes de la violence qu'à la façon dont elle s'exprime, commençant ici par le regard des autres. Selon ses propres termes le réalisateur n'a pas voulu tourner "un film post-apocalyptique mais pré-apocalyptique, en évoquant d'abord une apocalypse intime." Et dans ce terrible et jubilatoire capharnaüm, les excellents Karim Leklou et Vimala Pons ne pouvaient que briller. Ce qu'ils font sans rechigner.
LaVieLaVraie
LaVieLaVraie

8 abonnés 36 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 septembre 2023
Dans les années 2000, canal+ lance une série de films de genre. Coup dans l'eau. Rien ne fonctionne. Le public boude. Une nouvelle vague arrive 20 ans plus tard. C est beaucoup plus ambitieux dans le style et l'écriture.VINCENT est un film ambitieux. Hélas au bout d un certain temps le film s'essouffle. Dommage. La mise en scène est peu inspirée. La caméra bouge dans tous les sens. Dommage. C'était bien parti. Mais le film reste néanmoins largement au-dessus des autres films de genre français. Ce qui est déjà une réussite.
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 septembre 2023
Présenté à Cannes, "Vincent doit mourir" met Karim Leklou dans la peau d'un employé de bureau que tout le monde agresse sans raison apparente. Il se rend alors compte qu'un phénomène contamine chacun qui croise son regard et cherche alors à le tuer. Il est obligé de fuir. Entre thriller, film d'horreur et comédie, le long-métrage étonne par ses absurdités et parvient même à nous toucher par la profondeur des personnages principaux. Un premier film singulier tourné en partie en Loire-Atlantique qui nous plonge dans un univers complètement barré
Critique Facile
Critique Facile

109 abonnés 116 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 mai 2023
https://leschroniquesdecliffhanger.com/2023/05/20/vincent-doit-mourir-critique/

Autant le dire, sur le papier, on est fans d’une telle ambition de mix des styles car si la créativité est au rendez-vous, ce qui est largement le cas ici, alors c’est les émotions qui se chevauchent. Dit autrement, dans la même minute, on se marre, on pleure, on fait « wouah » et on a peur. Une des aspirations premières du cinéaste avec Vincent doit mourir est de rendre compte de l’agressivité du monde, dans la violence et le désordre, aussi bien social qu’amoureux. Le tout patiné d’un humour noir et absurde.

Le sens de l’allégorie est permanent. Celui de la dénonciation d’un monde rongé par la violence. Et quoi de mieux pour dénoncer la violence que… montrer cette violence. Y compris et surtout quand celle-ci, totalement gratuite et infondée s’exerce comme contre Vincent, sans raison apparente, c’est ainsi la meilleure façon de la ridiculiser en l’isolant de la sorte.

Et le cinéaste en la matière ne fait pas dans le détail. Tout le monde se prend des brins, et pas des petits… De 7 à 77 ans, de la petite tête blonde aux cheveux bleus des mamies à moustache, ça castagne dans tous les sens. Au-delà du message du fond, cette banalisation est un véritable ressort d’une forme de cruauté jubilatoire à l’écran. Il y a les coups, mais il y a les mots, et quelle qualité d’écriture !! Vincent doit mourir, c’est toujours le sens du bon mot au bon moment, la surprise permanente, les jeux de silences et de consternation de l’interlocuteur dépassé par ce qu’il entend.

Un bon coup de pelle dans la gueule, ça ne peut pas faire de mal, il y a du Bernie (1996) dans Vincent doit mourir. C’est totalement transgressif et politiquement incorrect. L’aspect série B, dans des scènes parfois bien gores, mais jamais gratuites car au service de la narration, offre une mise en scène parfois lunaire, qui scotche encore plus le spectateur, qui comprend vite que tout peut arriver.

Il y a du Bill Murray chez Karim Leklou !! Ce flegme à toute épreuve, cette extrême inexpressivité par moment, pour justement dans l’art du contrepied, faire passer tellement de messages. Alors, dès qu’il l’ouvre, c’est encore meilleur. Karim Leklou c’est une pyramide de talents !!! Particulièrement dans ce rôle où son évolution de douce victime expiatoire vers un forcené qui finit par se barricader, lui donne l’opportunité de montrer toute l’étendue de sa palette, et elle semble ne jamais s’arrêter !!

Vincent doit mourir est bien sûr tout sauf une farce, même si ici, l’absurdité est une arme de destruction massive. Là où le film touche à son Graal, c’est bien dans son message profondément humaniste, actuel, pop, par les meilleurs biais possibles de ce que le cinéma permet. Si Vincent doit mourir, les spectateurs eux doivent courir.
Simon Bernard
Simon Bernard

206 abonnés 689 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 mai 2023
Vincent est un salarié comme les autres, jusqu'au jour où le stagiaire de son entreprise l'attaque sans raison avec son ordinateur. Les expériences similaires s'enchaînent et il comprend que quelque-chose ne tourne pas rond : pourquoi toutes les personnes qu'il croise souhaitent sa mort violente ? En salle le.
spoiler: Vincent Doit Mourir est une sorte d'apocalypse individuelle où un seul individu devient la cible instinctive à abattre de toute la population. Karim Leklou réussit à incarner ce monsieur tout -le-monde qui soit s'endurcir s'il veut survivre. L'histoire d'amour va un peu vite mais est justifiée vu le wtf de la situation. Par contre, je n'ai pas bien compris les dernières scènes et notamment pourquoi les rôles sont échangés entre agresseur et agressé.
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