Comédie très représentative de ce qui se faisait à l'époque. Avec Lautner aux commandes et un tel casting, on pouvait espérer beaucoup mieux. Si ce dernier tient ses promesses, particulièrement Jean-Pierre Marielle parfait dans son rôle, ça n'est pas vraiment le cas du côté de l'intrigue. Minimaliste, vulgaire, confuse, elle ne décolle jamais vraiment. D'ailleurs, la fin aurait pu arriver en 5 minutes, mais non, il fallait combler une heure et demie d'idioties sans pareilles. Et puis, pour ce qui est de la critique du cinéma érotique qui connaissait à cette époque une révolution sans précédent, j'ai justement eu l'impression, que, à force de nombreuses facilités sur le sujet, le film allait justement jusqu'à imiter et par conséquent flatter cet art indigne. Bref, ratage total, à part peut-être les 5 dernières minutes qui font finir le film de manière agréable, et pour laquelle j'accepte de mettre une petite étoile.
Un film qui a prit un bon coup d'vieux! On se consolera (ou pas) en constatant que Miou-Miou est une fausse blonde mais qu'elle joue comme une vraie...
Ouh... Déçu ! On m'en avait dit le plus grand bien... J'ai du mal à comprendre. Comédie dramatique assez banale qui ne parvient pas à décoller. P. Richard, J-P Marielle et G. Jugnot sont très bien... Mais alors, parlons du cas Miou-Miou ! Une choucroute sur la tête - mais admettons que ça, ça n'est pas sa faute - elle plombe le film d'une manière éhontée ! Voilà une belle preuve qu'un casting mal fait peut tuer un film ! Pour le reste, le scénario est intéressant mais mal exploité. La réalisation, plutôt bâclée... Mais ce ne sont que des détails : quand la sauce ne prend pas, elle ne prend pas ! Il manque ÉNORMÉMENT de piquant, de comique à cette comédie qui se voulait sans doute insolente à l'époque... Dans le genre j'ai préféré de loin "Attention les yeux" sortit la même année mais réalisés un peu plus tôt ! (hasard ?)
Voilà un film qui avait un potentiel énorme. Et en plus, qui pouvait un peu se targuer d'être instructif car il promettait une plongée dans les coulisses du cinéma porno qui, à l'époque, venait alors de connaître le début de son âge d'or. Et tout ça, avec les dialogues d'Audiard et certains noms ronflants à l'interprétation. Mais, en fin de course, c'est la déception totale. On accouche d'une souris. Déjà, confier un projet comme celui-ci à Georges Lautner était une erreur. On pourrait croire que je m'acharne sur lui, mais c'est faux. C'est juste que pour moi, il n'était pas le cinéaste qu'il fallait. Quitte à en faire un film plus graveleux, ce film était fait pour Séria. L'histoire, quant à elle,fait sans arrêt du surplace. On espère que ça va décoller, mais ça n'arrive jamais. Et pourtant, y avait matière à faire un truc énorme. Les dialogues sont très fades. Pas très inspiré le père Audiard. Et le casting n'est pas au diapason. Pierre Richard n'a pas son rendement habituel, Miou-Miou est belle, certes, mais aussi incroyablement mauvaise, Henri Guybet est insupportable. Il n'y a que Jean-Pierre Marielle, toujours aussi truculent et Renée Saint-Cyr qui soient au niveau.
Georges Lautner et Francis Veber au scénario se moquent d'une nouvelle forme de cinéma très en vogue dans les années 70. Leur comédie ne vise pas à faire le procès ou à stigmatiser l'industrie et le cinéma pornographiques. Elle ironise, avec une causticité certaine, sur la surenchère ridicule et généralement médiocre de la création pornographique, évoque le cynisme et le mercantilisme forcenés des producteurs, incarnées ici par le duo pas triste Marielle-Jugnot, jamais à court d'idées fallacieuses et vulgaires. Pour illustrer leur propos, les auteurs imaginent un auteur de scénario (Pierre Richard) contraint de se compromettre dans une adaptation pour le moins corrigée de son oeuvre... En sorte que son drame austère devient insensiblement, par la loi du genre porno, une inconcevable démonstration de bêtise et de sexe. Les moments les plus drôles du film tiennent aux transformations incessantes du scénario. Pierre Richard, plus sobre qu'à l'accoutumée n'est jamais aussi drôle que lorsque Lautner nous le montre égaré dans un milieu qui n'est pas le sien. En revanche, sa relation sentimentale et morale conflictuelle avec Miou-Miou -dont le personnage est bien mièvre- apparait malheureusement trop étriquée et schématique. Elle coupe souvent le rythme de la comédie et ses conventions affaiblissent considérablement le récit.
Un film finalement plus basé sur les sentiments et l'émotion que sur le comique, bien que les deux aspects soient mêlés, même intriqués : musique nostalgique, interprétation délicate de Miou Miou, dilemme du réalisateur (Pierre Richard) qui veut réussir sans céder à la démagogie commerciale, en contraste avec la crudité et le direct de la production porno (Marielle, Jugnot) purement mercantile qui fait rire. Un pléiade de grands acteurs dont la plupart n'étaient encore, au moment du film, que des grands acteurs en devenir : Pierre Richard, Henri Guybet, Miou-Miou, Gérard Jugnot, Jean-Pierre Marielle, Sabine Azéma, Valérie Mairesse dans une très brève apparition. Un très bon film qui était un peu oublié par la programmation TV et que j'ai eu le plaisir de redécouvrir grâce à une chaîne de la TNT.
On aura tout vu, et que voit-on ?... A vrai dire une comédie qui se centre sur le succès du porno movie, ou du moins l'émergence, l'impact et le plaisir d'un public prêt à présent à vouloir voir à l'écran de l'érotisme, avec une légère profondeur, le film avance sans trop d'audaces ce qui l'empêche pas pour autant de prendre des formes. Au niveau du casting Miou-Miou ne pas souvent emballer, un peu cru cruche quand même, mais elle trouve lors de quelques passages à être touchante, notamment sur la scène ou elle passe un casting pour un film porno et se déshabille. Jean-Pierre Marielle excellent sans oublier Gérard Jugnot en scénariste de film porno, avec une fin de film proprement hilarante.
Un film bien divertissant et daté sur les dérives du cinéma des années 70, le début du porno, la fin de l'art et une morale bien étonnante d'avant 68...... le casting est énorme, scénario et dialogues de Veber... Jean Pierre Marielle et Gérard Jugnot sont géniaux en personnages sans scrupules mais le reste du casting et les seconds rôles sont plus que bons....
On aura tout vu est une bonne comédie à la française avec le personnage récurrent de François Perrin interprété par P. Richard. Ayant vu Pas de problème il y a une semaine, c'est bien ce dernier que j'ai préféré. J'ai trouvé On aura tout vu assez banal en fait et pas très intéressant au bout du compte. C'était pour moi un 2eme voir 3eme visionnage mais cela ne change pas mon point de vue. Le sujet en lui-même, un François Perrin, qui se retrouve à faire ou tenter de ne pas faire un film porno ou érotique c'est comme on veut, n'est vraiment pas intéressant. Je trouve juste que le personnage de Marielle est pas mal du fait de son cynisme avoué et Marielle le joue très bien.
C'est du Lautner, écrit par du Veber avec Francis Perrin dans le rôle principal partagé avec la charmante Miou-Miou. On aurait pu s'attendre à Mieux quand même. Heureusement Richard n'en fait pas trop et est finalement très bon dans son rôle. Il faut aussi souligner la belle performance de Marielle qui est génial dans son rôle de salaud. C'est quelque fois très drôle mais le scénario est un peu léger. La critique du porno s'il y en a une est aussi très subtile.
Un scénariste idéaliste se retrouve impliqué dans le tournage d'un film pornographique. Le film se sort très honorablement de ce résumé affligeant. La raison principale en est la qualité des acteurs : Pierre Richard, Miou-miou, Jean Pierre Marielle et Gérard Jugnot. L'histoire se révèle habile, elle surfe juste sur la vague de libération sexuelle à l'écran de l'époque. Un film à part.
"On aura tout vu" est une comédie française typique des années 70, réalisée par Georges Lautner. On retrouve au générique Pierre Richard, Miou-Miou, Jean-Pierre Marielle, Henri Guybet pour ne citer qu'eux ! Avec un tel casting, on aurait pu s'attendre à un chef-d'oeuvre. Même si on en est loin, cette histoire de François Perrin (joué par Pierre Richard) qui veut se lancer dans le cinéma et qui se retrouve contraint à tourner un film pornographique constitue un honnête divertissement.