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Phil Tippett nous transporte dans un monde animé hors du commun, post-apocalyptique et horrifique, avec son travail remarquable de stop-motion. Mad God est une œuvre atypique, clivante et parfois difficile à suivre. Cependant, pour ceux qui se laissent immerger, c'est une expérience cinématographique unique, risquée et perturbante. L'esthétique visuelle est stupéfiante, avec des images détaillées. L'univers graphique est caractéristique, avec des créatures grotesques rappelant les monstres des films d'horreur des années 30, et des décors soignés. La diversité dans le monde proposé est un point fort, passant d'ambiances post-apocalyptiques à décalées. Le film présente des scènes choquantes et gore, avec un aspect visuel puissant. Cependant, la présence d'humains peut briser la magie de l'univers, rendant certains passages moins impactants que les scènes avec les créatures fantastiques.
Dans l’industrie du cinéma, Phil Tippett est un nom à l’ombre gigantesque qui n’est pourtant connu que de ceux qui regardent les crédits du générique jusqu’au bout : les bestioles de la première trilogie ‘Star Wars’ et les machines de ‘Robocop’, c’était lui. Pendant dix ans, durant son temps libre, Tippett a amassé des brols, des trucs et des bidules pour façonner de nouvelles créatures, rêvant du jour où il pourrait donner corps à ses visions personnelles. Lorsqu’il estima que le stop-motion avait vécu et qu’il fonda sa propre boîte d’effets numériques (qui allait être responsable, par exemple, des dinosaures de ‘Jurassic park’ et des arachnides de ‘Starship troopers’), il remisa son rêve au placard pendant deux décennies avant de le ressortir des cartons au début des années 2010 et d’y travailler pendant les dix années suivantes, assisté d’une équipe de volontaires. Le résultat qu’on regarde aujourd’hui est…tout simplement hallucinant, dans le sens où on ressent sans difficultés le volume de travail titanesque qu’a exigé l’accouchement d’un univers entier et de son bestiaire. Il ne faut pas nécessairement chercher un sens à ce qu’on regarde et qui ressemble parfois à un trip cosmogonique obscur, mais le ressentir comme la traduction de visions cauchemardesques de son auteur, d’un monde peuplé de monstres contrefaits, d’esclaves martyrisés, de fluides répugnants et de changement de perspective et d’échelle déroutants, une sorte de Jugement Dernier de Jérôme Bosch version steampunk. Chaque nouveau plan est une découverte, une surprise à couper le souffle, qui émerveillera, choquera, révulsera mais ne laissera personne indifférent. Nulle trace ici de retenue, de message, de conformité aux modes et aux tendances, ‘Mad god’ est une oeuvre d’art à part entière, intemporelle, qu’on pourra subjectivement détester ou acclamer, mais qui n’en reste pas moins unique en son genre.
Un ovni, qui nous perd un peu par moment mais dont il faut reconnaître l'imagination, la richesse des décors, les trouvailles et de se trouver à un milliard d'années lumières des univers aseptisés de l'animation.
Mad God est une expérience visuelle et auditive inoubliable, suscitant à chaque instant fascination et questionnement. L'absence de narration crée d'abord un sentiment d'inconfort, tandis que l'on tente de discerner une logique ou une continuité. Peu à peu, on abandonne cette quête pour se laisser emporter dans cette errance mentale d' 1h20. Le film regorge d'innombrables détails qu'on en oublie l'absence de dialogue.
Le monde dévoilé n'a ni grandeur ni sens. Chaque scène, chaque son et chaque visuel abstrait semblent porteurs de sens, mais n'engendrent finalement qu'incohérence et confusion.
L'atmosphère de Mad God est une plongée insolite dans un univers irrationnel et extravagant, où le fantastique côtoie le délirant pour offrir une expérience visuelle unique et troublante.
Le génie des effets spéciaux Phil Tippett revient à la réalisation après 30 ans de travail seul dans son coin pour nous offrir un film quasiment entièrement en Stop Motion qui vient explorer notre inconscient dans un monde apocalyptique. Tout ne plairera pas à tout le monde dans ce film, certaines choses sont grades, l'absence totale de sens peut déboussoler, les "trois segments" du métrage sont inégaux. la première demi-heure est pour moi exceptionnelle, avec un rythme et une qualité unique. Là où la partie avec Alex Cox m'a totalement sorti du film. En somme ce film est une véritable expérience singulière, à la qualité variable et où l'absence de sens et de trame narrative classique offre une toute nouvelle dimension à l'image. Un voyage particulier à voir au moins une fois.
Un très bon film d'animation américain expérimental qui mélange l'épouvante et l'horreur en utilisant la stop-motion réalisé par Philip Tippett. Terrifiant et angoissant.
Il aura fallu une trentaine d'années à Phil Tippett - maître des effets visuels de Star Wars IV et V, Piranhas, Indiana Jones et le Temple Maudit, Robopoc, Jurassic Park, pour ne citer qu'eux - pour clore ce projet titanesque qu'est Mad God. Et il faut le dire, c'est absolument dingue. Visuellement c'est complètement taré, complètement démesuré. C'est ultra riche en détail, les techniques utilisées sont très variés, c'est une oeuvre en évolution permanente et pas que visuellement. Oui, on pourrait vite ranger ce Mad God dans la case des simples démonstration visuelle sans fond, mais ce n'est pas le cas. Mad God c'est une véritable descente aux enfers, on croirait être en plein cauchemar, d'où cette bande son terrifiante. L'univers dépeint est fascinant, à la fois surréaliste, horrifique et gore dans une période post ou pré apocalyptique, on ne sait pas trop. Ce qu'on sait pas contre, c'est qu'on est en train de vivre un moment unique, un moment qui se doit d'être très personnelle dans la façon dont on le reçoit. C'est pour ça que j'emet une petite réserve, mais ce n'est pas du tout un reproche. Au bout d'un moment c'est dur de ne pas sortir de la narration (si on peut appeler ça comme ça), tellement ce qu'on voit est fou. Il faut que je le revoit, mais pas maintenant, il faut que je digère le truc. En tout cas on ne peut que féliciter Phil Tippett et ses équipes pour le travail monumental réalisé et la persévérance dont ils ont fait preuve. Une oeuvre impressionnante.
Comment peut on faire un film aussi beau et hideux à la fois ? Et bien Phil Tippet ne répond pas à la question mais il le fait car il maitrise l’art du stop Motion à la perfection, c’est techniquement extrêmement impressionnant et on en vient parfois même à douter de la méthode utilisée. Les décors, les personnages sont fascinants, ce sont tous des décors/personnages créés à la main et c’est fabuleux. Alors après, Mad God c’est un film que tu va voir en sachant que c’est un univers très particulier’
Résumé à la con : Un mec part à la découverte d’une véritable zone d’inconfort.
L’avis contexte : Une chose est sûre, ce que vous allez découvrir avec MAD GOD, il y a peu de chances que vous l’ayez déjà vu ailleurs. Si vous êtes vraiment un fin connaisseur et que les effets visuels vous rappellent vaguement ceux de Starship Troopers, Star Wars, RoboCop ou encore Jurassic Park c’est normal ! Puisque c’est bien Phil Tippett qui était aux commandes pour l’ensemble de ces oeuvres.
L’avis cool : MAD GOD, c’est l’oeuvre d’une vie. Un projet titanesque que Philou aura mis trois décennies à mettre au monde. Véritable fruit de ses entrailles au propre, comme au figuré, ce film éminemment organique est aussi unique qu’hypnotique et ne manque ni de radicalité, ni de sensorialité. Même si le récit peut parfois sembler secondaire, on apprécie l’expérience, la puissance des images, comme la prouesse visuelle et technique de ce chef-d’oeuvre apocalyptique.
Si tu veux voir d’autres chefs-d’oeuvre en stop motion, un peu moins traumatisants : - Wallace et Gromit : le Mystère du lapin-garou, 2005 - Nick Park, Steve Box - Coraline, 2009 - Henry Selick
Son seul défaut est de contenir de nombreuses scènes contemplatives qui peuvent au vu de la technologie utilisée et de la direction artistique (stop motion dans un monde étrange) provoquer l'ennui de manière passager. Pour le reste il s'agit d'une œuvre nihiliste, lovecraftienne, dantesque (au sens romanesque), transfigurée par une représentation singulière et unique sur televiseur du chaos absolu de la vie et de l'humanité. La direction artistique bien que très étrange est tout simplement extraordinaire, d'une densité unique pour faire naître de multiples créatures, machineries modernes ou d'un autre temps, des fantômes d'humanité decharnées et errantes, des mondes dingues et malades, jamais vu dans le cinéma. Des âmes derangées dans un chaos inouïe et magnifique. Cette oeuvre n'est pas à regarder partiellement, elle doit être regardé de bout en bout pour en comprendre l'essence et le génie. Même plusieurs fois. Dante et Enée ont trouvé leur moi contemporain et unique. L'un verbeux et légendaire, l'autre muet et unique. C'est un chef d'œuvre, certes un peu mou parfois comme mon adoré 2001, mais un chef d'œuvre.
Ça pour être de la créativité, c’est de la créativité, ça pour être glauque c’est glauque. On m’a parlé d’un chef-d’œuvre ? Mais je trouve que les efforts surdimensionné d’imagination, de photographie, de stop-motion sont vains car le message est flou, malgré les gros efforts d’interprétation que j’ai fait je ne vois aucune sous texte philosophique ni aucune vision lumineuse . C’est un déchaînement d’idées noires et glauques, d’un esprit malade
"Mad God", le chef-d'œuvre stop-motion de Phil Tippett, s'apparente à une descente hypnotique dans les tréfonds de la folie et de la décadence, où la vision artistique s’entremêle avec une obscurité narrative presque palpable. Tippett, vétéran des effets spéciaux, nous plonge dans une vision dystopique pétrie de la sombre réalité d'un monde à l'agonie.
L’odyssée horrifique de "Mad God" est une expérience cinématographique qui interpelle par son audace et son originalité. Le film est salué pour son ingéniosité technique et son esthétique singulière. Les décors sont époustouflants de détail et de vivacité, chaque scène est une toile d'art qui s’anime sous les yeux ébahis du spectateur.
La musique de Dan Wool accompagne avec une précision effrayante les paysages cauchemardesques de Tippett, établissant une ambiance qui souligne habilement le caractère macabre et surréel de ce monde de désolation. La durée du film, 83 minutes, est une bénédiction, évitant l'écueil d'un long métrage qui aurait pu s'égarer dans ses propres méandres créatifs.
Toutefois, "Mad God" pourrait ne pas convenir à tous les publics. Son approche expérimentale et parfois hermétique peut laisser le spectateur en quête de réponses frustré. Si certains y verront une exploration libératrice des limites de l'animation, d'autres pourraient la trouver inutilement opaque.
Les personnages du film, bien qu’extrêmement détaillés et captivants dans leur conception, manquent parfois de la profondeur émotionnelle qui aurait pu leur prêter une dimension supplémentaire. Néanmoins, il est évident que "Mad God" n'est pas un film qui mise sur la narration traditionnelle, mais plutôt sur une expérience sensorielle qui défie la convention.
Il est indéniable que la réalisation de "Mad God" est un tour de force, un travail de trente ans qui témoigne de l'acharnement et de la passion de Phil Tippett. Ce film, bien que difficilement catégorisable, se distingue par sa capacité à repousser les limites du genre et à marquer durablement l’esprit du spectateur.
"Mad God" est une œuvre d'art animée, un carnaval de l'étrange qui célèbre la possibilité infinie de la stop-motion. Ce film est une recommandation pour les amateurs de l'étrange, de l'expérimental et pour ceux qui cherchent à explorer les abysses les plus sombres de la création cinématographique.
C'est le genre de film que tu adores ou que tu détestes. Pour ma part, j'ai adoré! Un cauchemar poétique, où un poème cauchemardesque, Phil Tippett en plus de rendre un hommage brillant à la "motion capture", nous plonge dans un trip de SF horrifique où tout nous renvois à la folie de l'homme. De plus, je tiens à souligné l'excellente partition musicale du métrage. Bravo!
Visuellement époustouflant, ce tour de force en stop-motion est une longue visite des tréfonds de l'humanité. En effet, même si essentiellement peuplé de créatures grotesques, de chimères répugnantes, ce non-récit évoque l'horreur de l'Holocauste, le sadisme viscéral, les plus noirs instincts humains. Sans aucun dialogue mais doté d'une très belle partition musicale, ce film-ovni est une des meilleures surprises de 2023 en ce qui me concerne.
Techniquement maîtrisé, le film de Tipett nous entraîne dans un univers sombre, cyberpunk, post-apocalyptique, industriel, organique, gore, bestial, esclavagiste, où la souffrance, les corps broyés, les créatures qui d'entre-dévorent, évoquent pèle-mêle, l'enfer, le temps, le travail, le sexe, la mort, la Shoah. Beaucoup d'inventivité dans la monstruosité et les décors. Mais Tipett n'est pas un conteur, et les scènes spoiler: se résument souvent à des personnages qui évoluent dans des décors , et tiennent plus de la prouesse technique que d'un film scénarisé. Références à Jérôme Bosch, Ray Harryhausen, planète interdite, Jurassic Park, 2001, Star Wars, Robocop.