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Ciné-13
172 abonnés
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4,0
Publiée le 22 octobre 2024
La mécanique d'enfermement dans un cercle vicieux est implacable. D'autres que notre Carla auraient craqué rapidement, mais tiendra-t-elle bon jusqu'au bout? BENESCH est impressionnante dans ce rôle de jeune prof dans un étau qui a de multiples mâchoires : les collègues profs peu solidaires, des collégiens très matures, et des parents d'élève voulant tout savoir, les réseaux sociaux prêts à enflammer,... L'épilogue est magistral!
Ce film allemand se révèle fort intéressant car il a le mérite d'aborder beaucoup de problèmes sociaux et moraux tout en menant son film comme un thriller. Les acteurs, adultes comme ados, sont très justes, particulièrement l'actrice allemande Leonie Benesch, qui porte le film du début à la fin. Les complexités de son personnage et de ses actions sont bien vus. Le cinéaste a donc le mérite de soulever plusieurs questions dans une société en perte de repères, le seul bémol de son film est qu'il ne propose aucune réponse.
Le film entre dans le vif du sujet d'entrée, les vols sont déjà monnaie courante, l'action-réaction du système éducatif est déjà en branle avec cette professeure Carla Nowak/Benesch qui semble la seule du corps professorale à être (trop) "parfait", droite, honnête, respectueuse, plein de principes logiques et pédagogiques... etc... mais qui est aussi polie et respecteuse au point de vertu ultime presque, mais peu aimable, froide, austère voir même avec un balai dans le c.. au point d'être finalement presque antipathique ce qui explique qu'elle reste à l'écart de ses collègues qui sont évidemment tous symbolisé par un défaut caractéristique du prof imparfait, du père fouettard à la chapardeuse en passant par l'hypocrite...etc... Pourtant ATTENTION SPOILERS !..cliquez pour en savoir plus sûr ce qui gêne... Heureusement il y a l'enquête et l'intrigue elle-même, le cycle infernal des rumeurs, des quiproquos, des maladresses, des décisions litigieuses qui conduisent à un engrenage qui plus personne ne peut gérer ou assumer. Ca fait presque froid dans le dos. Un film imparfait donc, bancal à cause d'un personnage principal mal écrit et trop isolé vis à vis de ses collègues, mais le récit reste plein d'acuité et prenant. Site : Selenie.fr
La salle des profs analyse les conséquences induites par la suspicion envers autrui dans l'environnement ultra inflammable d'une école allemande. On y voit s'exprimer des comportements qui font écho à une atmosphère xénophobe et néo fasciste qui inquiète actuellement en allemagne.
Le film est rythmé et les acteurs assez bons.
J'ai juste regretté une fin en queue de poisson qui laisse au spectateur le soin de se faire sa propre "fin" et qui laisse pas mal de questions en suspens ( dont celle originelle de " a t elle volé ou non ?" ).
Le film reste tout de même intéressant et pour cette raison je le recommande.
Soit le film soulève de nombreux problèmes de façon intéressante mais il n'y a pas de résolution, pas d'évolution si ce n'est une fuite en avant...ça se finit brutalement et le son est trop fort et agressif...bof déçue par ce film
la façon de filmer ne peut en aucuns cas justifier ce film ennuyant. sans intérêt. l'épilogue énigmatique en est le reflet. En revanche la professeur et l'ensemble des collégiens sont fabuleux dans leurs jeux .
Mon avis en 90 mots (parce que je n’ai pas que ça à faire). Si je suis si négatif au sujet de “La Salle des profs”, c’est parce que je pensais aller voir un thriller (j’avais lu quelque part que ce film appartenait à ce genre). Or, il s’agit en réalité d’un psychodrame assez pénible qui montre l’hystérie collective qui s’empare d’un lieu fonctionnant en vase clos, un collège donc, après quespoiler: quelqu’un a chouravé quelques dizaines d’euros dans ladite salle des profs. Perso, ce qui se passe à l’intérieur des collèges, allemands qui plus est, je n’en ai rien à cirer.
Une purge. J’;ai même pas assez de mots pour décrire une quiche pareil. J’;ai du aller voir ce film avec;école. Non mais nul la trame, les élèves se comportent comme des délinquants ( c’;est ce qu ils pensent ). La prof se fait pas respecter par des gosses. Franchement entre anatomie et ça. Deux quiches
Il ne se passe absolument rien. La musique est tellement excessive par rapport à l’impact inexistant des images que cela rend le film tout simplement grotesque.
Une énorme déception... à vrai dire, je n'ai pas compris : où est le thriller ?! Ok, une fois de plus, les adultes, et surtout les profs, sont soit racistes, soit sadiques, et les enfants/ados ont toujours raison, même quand ils frappent une prof avec son ordi portable avant de le jeter dans un fleuve... Quoi de neuf ?
« La salle des profs » décrit l’enquête d’une enseignante sur une série de vols qui a lieu dans la salle réservée aux professeurs. Alors que beaucoup accusent des élèves, la situation prend une ampleur qui peine à calmer les tensions au sein de l’établissement. Porté à merveille par Leonie Benesch, le long-métrage dramatique est d’une précision déconcertante.
"Ce qui se passe en salle des profs reste en salle des profs..."
Nommé à l'Oscar du Meilleur Film International, ce 4e long-métrage du réalisateur et scénariste allemand İlker Çatak s'empare du traditionnel "film de profs" pour l'amener vers des rivages bien moins conventionnels, et bien plus prenants. Comme si les codes du thriller venaient s'emparer, lentement mais sûrement, du récit qui se déroule face à nous.
(Quasi) huis clos en milieu scolaire, le film suit la trajectoire de Carla Nowak, jeune enseignante de maths et d'EPS cherchant à réparer une injustice dont elle a été témoin. Et provoquer par la même une onde de choc qui va la dépasser et se répandre comme une traînée de poudre au sein de toute l'école, et finir par la laisser seule face à ses collègues et à ses propres élèves.
Portée par la très talentueuse Leonie Benesch, que la caméra ne quitte presque jamais du regard, composée d'un cadre 4/3 (soulignant un peu plus la sensation d'isolement de notre protagoniste et illustrant cet engrenage qui semble inextricable) et accompagnée de notes de violons répétitives et acérées, cette œuvre à la tension grandissante vient interroger la force et la portée de certains clichés (parmi les élèves comme parmi le corps enseignant lui-même) et les conséquences dévastatrices que peut porter en elle une rumeur, qu'elle soit fondée ou non (et qui sur ce point m'a un peu rappelé le très bon «La Chasse» de Vinterberg), tout en révélant les dysfonctionnements internes d'un établissement "progressiste" ayant appliqué une politique de tolérance zéro, mais refusant de se remettre en question dans ses choix parfois arbitraires et infondés.
Faisant s'entrechoquer les questionnements avec les accusations, l'intégrité avec l'incompréhension voire la colère, la communication semble rompue à tous les niveaux et seule la vérité pourrait mettre un terme à cette situation chaotique. Mais où se situe cette vérité ? Quelque part entre une preuve (prise par une webcam) et une affirmation.
Et à l'image de cette fin en cul-de-sac (et presque un peu frustrante), la situation ne se réglera pas aussi facilement et rapidement que l'on termine un rubik's cube.
Nuancé et ambigu, un thriller pédagogique et psychologique, doté d'une mise en scène au cordeau et d'un récit prenant, et faisant enfin sortir le film en milieu scolaire de la zone de confort dans laquelle il se trouvait depuis de nombreuses années. Et rien que pour ça, ce film vaut le coup d'être découvert.