La Salle des profs
Note moyenne
3,8
3467 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

286 critiques spectateurs

5
11 critiques
4
145 critiques
3
91 critiques
2
23 critiques
1
10 critiques
0
6 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Gentilbordelais

402 abonnés 3 540 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 décembre 2024
Avec le principe de suspicion, cette intrigue se retourne contre l'auteure d'accusations et, dépassée, se voit prise dans une spirale infernale. D'un petit incident, l'affaire devient un scandale irrattrapable, aux effets en cascade, avec au passage des situations peu crédibles, notamment de la part des jeunes élèves. Le film distille un climat tendu, de malaise et d'injustice, remettant en question tout un fonctionnement éducatif. Mais le final frustrant proposé ne résout rien!
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 mars 2024
1 h 40 de stress… Du bon stress, qui se déploie à partir d’un fond intelligemment posé, développé, et d’une forme cohérente, précise. C’est l’histoire d’une jeune prof droite dans ses bottes, qui va confronter sa bien-pensance à une réalité sociale submergeante. Le scénario noue des nœuds serrés autour des notions de délation et d’accusation, de culpabilité, de moralité, de justice… Cette plongée dans le microcosme d’un collège est aussi habilement conçue pour être représentative d’un macrocosme social traversé d’intolérances, de préjugés, de peurs et de violences, où il est question de possibles dérives fascisantes ou racistes, de judiciarisation croissante, de manipulation et de pression médiatiques… Cela donne une belle richesse thématique, servie par une grande efficacité narrative, en termes d’écriture comme de choix visuels : format d’image 4/3 plus oppressant que le format classique, caméra nerveuse, montage rapide… L’intensité de l’actrice principale (Leonie Benesch) participe également de l’intensité générale.
C’est donc un film qui sonne juste, dans sa complexité, dans ses nuances. Qui sonne fort, de manière assez terrifiante. Qui avance sans donner de leçon. Et sans même, in fine, dénouer les nœuds dramatiques. Un choix narratif « sans fin », qui s’entend et fait sens, tout en laissant un peu sur sa faim (malgré tout).
Chris58640
Chris58640

259 abonnés 830 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 mars 2024
Le film du réalisateur allemand Ilker Catak aurait pu passer un soir à la TV sur ARTE . Mais ça aurait été dommage que ce film ne connaisse pas le grand écran car c’est à jour un des meilleurs que j’ai vu en 2024. Le film, qui ne dure que 1h40, semble plus long, non pas parce qu’on s’y ennuie, mais parce que la pression qui enserre, scènes après scènes, la jeune professeur de mathématique devint tellement étouffante qu’on a l’impression que les minutes s’étirent en longueur. Le film part pied au plancher et débute par une scène qui met d’emblée assez mal à l’aise : spoiler: des collégiens sont mis sous pression pour dénoncer un camarade qui aurait « une attitude inhabituelle » ou « un nouveau portable », et cela finit par tomber sur … Ali, d’origine étrangère.
Immédiatement, on a compris qu’on a mis le pied dans un panier de crabe. Utilisant une musique tout simple (un tempo électronique, toujours le même, dans les moments de tension), une réalisation très sobre, presque scolaire (film cadré 4/3 comme sur une vieille TV), le réalisateur prends le parti de ne jamais sortir de l’enceinte du collège, spoiler: sauf juste une fois, dans une scène de grande tension
. Mais la jeune Carla Nowak, on ne la verra jamais à l’extérieur s’épancher sur ses problème, ni la personne rapidement confondu comme le voleur : on reste obstinément dans le petit monde clos du collège ce qui accentue, de facto, l’impression de « cocotte-minute ». C’est la comédienne Léonie Benesh qui donne corps de façon très sobre et très juste cette professeur de mathématique et de sport (c’est apparemment possible en Allemagne) qui se retrouve piégée spoiler: par sa bonne volonté et ses sentiments altruistes dans un monde qui ne supporte plus la nuance et la retenue. Elle veut toujours défendre tout le monde, tente systématiquement de parlementer, de jouer les médiatrices, de tempérer les emportements et au bout d’un moment, on a envi e de la secouer pour lui faire comprendre que cela va surtout avoir pour effet de voir tout le monde concentrer sur elle sa rancœur.
Le scénario, qui pourrait s’apparenter à un engrenage infernal, nous emmène au bord du gouffre. On a l’impression qu’on pourrait basculer dans le drame absolu à tout moment. Heureusement, on est en Allemagne et pas aux USA , sinon on aurait pu craindre de voir une arme sortir d’un sac ou d’un cartable ! « La Salle des Profs » apporte des éléments de réflexions sur un monde éducatif qui est à l’image de la société. Non, la salle de classe et la salle des profs ne sont pas des « sanctuaires » ou des « cocons », spoiler: dans les collèges on pratique la délation, on transforme les victimes en coupables et les coupables en victimes, on se ligue contre les plus faibles. Les jeunes élèves ne sont pas en reste, j’en veux pour exemple ces apprentis journalistes qui se prennent pour Bob Woodward et Carl Bernstein et qui manipulent des notions trop grandes pour eux, comme la liberté de la presse, la liberté d’expression, l’investigation, notions qu’à l’évidence ils sont trop jeunes pour parfaitement comprendre. Ce qui est édifiant dans ce film, c’est la facilité avec laquelle une jeune femme pleine d’altruisme, victime d’un vol, se retrouve en en position de coupable. Et en miroir, l’aplomb avec lequel (ou la) coupable, loin de faire amende honorable et toute honte bue, se pose en victime.
C’est toute la problématique de la société d’aujourd’hui qui s’illustre ici, ce qui se joue dans ce collège allemand n’est pas si éloigné de ce que ce joue au Congrès américain, par exemple. spoiler: Au milieu de cet affrontement il y a un jeune élève un gamin très doué à laquelle cette histoire de quelques euros va causer un tort considérable, on en est désolée pour lui.
« La Salle des Profs » est un film sans prétention dans sa forme, que certains trouverons peut-être indigne d’une salle de cinéma. Mais sur le fond, c’est un film fort, dérangeant et qui éclaire d’une lumière crue des problématiques qui vont bien au-delà d’une simple salle de classe.
Jmartine
Jmartine

202 abonnés 744 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 mars 2024
Nommé à l'oscar du meilleur film étranger, « La Salle des profs », du réalisateur et scénariste germano-turc Ilker Catak montre comment un simple vol d'argent dans un collège peut dégénérer en paranoïa collective.... Des professeurs de l’établissement décident d’ouvrir une enquête, en interrogeant notamment les élèves et plus particulièrement les garçons que les filles, priées de sortir...La méthode pousse à la délation et c’est Ali, fils d’immigrés qui est suspecté…avant d’être finalement disculpé, ses parents convoqués ayant justifié la présence de l’argent dans le porte-monnaie de leur fils. Carla Nowak (Leonie Benesch, intense) vient de rejoindre comme enseignante le collège elle se montre très sensible à ce que les élèves ne soient pas stigmatisés ou traumatisés, veille à ce que ses collègues ne dépassent pas certaines bornes…Mais c’est finalement elle qui dépassera les bornes, agacée par les discussions paranoïaques qui gangrènent la salle des profs, Carla décide d’y laisser son ordinateur (et sa webcam) allumé, avec son portefeuille en guise d’appât… Non seulement quelqu’un mord à l’hameçon, mais les antagonismes sous-jacents de l’école (ses rapports de force et inégalités) remontent alors à la surface. Confrontant l’employée administrative (par ailleurs la mère d’Oskar, d’un de ses meilleurs élèves) qu’elle pense être coupable du vol, la jeune professeure se heurte à un mur de déni et d’indignation et décide de se tourner vers sa hiérarchie. Dès lors se délitent ses certitudes morales : a t-elle réagi en « justicière » souhaitant disculper des élèves jusqu’ici injustement accusés, ou a t-elle plutôt, en dénonçant sa collègue, contribué à renforcer un climat de suspicion ? Le récit, tendu et inquiétant, va suivre Carla au plus près, sans jamais quitter le collège. Carla va se trouver prise dans une spirale implacable qui va remettre en question toutes ses certitudes. De la difficulté d'enseigner aujourd'hui quand la rumeur, amplifiée par les réseaux sociaux, la violence des enfants, la pression de leurs parents, le flottement des responsables, la chappe du politiquement correct, prend le pas sur les faits.
Le soupçon, se propageant à l’ensemble du collège, va ébranler toute la communauté éducative, et personne ne sera épargné : professeurs, parents d’élèves, direction et bien évidemment les élèves eux-mêmes, pour la plupart épris de justice, mais facilement manipulables… « La salle des profs » relève d’un cinéma efficace, nerveux et haletant…mais à vouloir embrasser trop de sujets, harcèlement, culture de l’effacement, fake news, préjugés sociaux, discrimination…il en devient agaçant…
GéDéon
GéDéon

134 abonnés 711 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 mai 2025
En 2023, le réalisateur allemand İlker Çatak signe un drame psychologique percutant. A partir d’un simple vol de porte-monnaie au sein d’un établissement scolaire, le récit développe une multitude de thèmes autour du malaise actuel de notre société. L’écriture du scénario est infiniment intelligente permettant de maintenir un climat de tension tout au long du récit qui se déroule pourtant à huis clos. Les valeurs de droiture et d’intégrité en prennent un sacré coup sur la tête tant les dérives du système éducatif, de l’autorité parentale, des fractures sociales ou raciales sont décrites avec cynisme mais réalisme. Bref, un thriller qui porte une réflexion habile sur l’égoïsme des comportements humains.
Sophie
Sophie

11 abonnés 59 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 18 février 2026
Le film souffre d'abord d'invraisemblances nombreuses : on ne laisse pas sa classe sans surveillance, on ne demande pas à un élève "d'aller prendre l'air" hors de la classe, une classe de cinquième est en général un peu (voire beaucoup) plus remuante que ce que l'on voit à l'écran, avant de publier leur journal les élèves doivent en fournir un exemplaire à l'administration qui doit valider, etc... Surtout c'est le propos extrêmement démago qui est gênant. Certains commentateurs se plaignent qu'il n'y ait pas de fin assez explicite. C'est que pour le réalisateur le problème n'est pas de savoir si la mère a volé ou pas, ça ne change rien à son point de vue selon lequel il faut protéger les enfants coûte que coûte, se mettre à leur place et écouter leur souffrance. Le souci à mon sens c'est que cela se fait ici au prix de la justice et de la vérité, or justice et vérité sont des valeurs que les enfants sont capables de partager. Et dans le contexte actuel, nous donner en modèle une prof qui se laisse frapper, voler et détruire son portable par un élève de cinquième sans punir ces actes, ça relève de l'irresponsabilité !
Simon Bernard
Simon Bernard

206 abonnés 689 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 janvier 2024
Madame Nowak enseigne les mathématiques dans un collège en Allemagne. Elle entretient de bonnes relations avec ses élèves de cinquième et garde ses distances avec ses collègues enseignants. Lorsque des vols commencent à avoir lieu dans l'établissement, la jeune femme est placée au coeur de l'affaire qui divise en deux élèves, parents et professeurs. En salle le 6 mars.

spoiler: "la salle des profs" est une affaire sordide qui part d'un bon sentiment de Mme Nowak. Droite dans ses bottes et attachée à la question de la justice et de l'honnêteté, elle ne se rend pas compte que ces éléments ne comptent plus dans notre société moderne. Ce film est avant tout l'apprentissage à ses dépens du fonctionnement de notre monde : la preuve importe autant que la manière de l'obtenir. J'ai aimé la transformation rapide du collège en guerre de chapelles, et la fin ouverte qui admet ne pas savoir comment rétablir la paix sociale. Pas de happy-ending pour Mme Nowak, comme cela se passerait dans la vraie vie.
Nath Visuals
Nath Visuals

84 abonnés 279 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 mars 2024
"La salle des profs" de Ilker Çatak est le film qui représentera l'Allemagne aux Oscars pour le meilleur film étranger. C'est un thriller psychologique bien ficelé faisant monter la tension tout au long du film. Madame Nowak est une enseignante qui est victime d'un vol d'argent dans la salle des profs. Ayant déjà eu des échos sur des vols à l'école, elle filme avec son ordinateur portable sa place en salle des profs et assisté au vol d'argent dans son portefeuille avec pour indice sur le voleur, la chemise portée. De là va commencer la tension dans le film entre cette prof vu par une menteuse par beaucoup, comme une victime par d'autres. Malheureusement parmi ceux contre elles, on a ses élèves et notamment Oskar, le fils de la présumé coupable. Avec la situation de ce jeune garçon, de sa mère et des éléments qui vont arriver, beaucoup de chose vont se retourner contre elle jusqu'au moindre mot proposé. Elle se voit elle-même comme quelqu'un qui détruit la carrière d'une femme et la santé mentale de son fils. Elle va jusqu'à le protéger malgré ses actes contre elle.
Avec tout ces éléments, le film joue très bien sur la situation mentale de Mme Nowak et sur l'incertitude que l'on a nous en tant que spectateur. On est en constante questionnement sur la véracité des propos de la professeur mais aussi touché par la situation d'Oskar.
Spoiler : Malgré le fait que la solution de l'enquête ne soit pas le sujet principal du film mais plutôt la réaction de cette femme face à tout ce qui lui tombe dessus, on peut être déçu de ne jamais avoir de réponses. Car oui le film ne dévoile jamais si oui ou non Mme Kuhn a véritablement volé cet argent. La fin est donc ouverte et à nous de déterminer l'issue de cette histoire.
evariste75
evariste75

210 abonnés 248 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 mars 2024
Film pas mal, bien joué, bon scénario....

Personnages néanmoins un peu caricaturaux, la personnage me paraît très "allemande" alors qu'elle est censée être polonaise !

Ce film montre bien la crainte, dans l'Allemagne moderne, de paraître "autoritariste"...

Mais que cherche à démontrer ce film ?
Philippe PERETTI
Philippe PERETTI

1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 18 mars 2024
Manichéen a l'extrême et guidé a l'excès par des idées gauchistes, ce film se noie dans un sirop de bonnes intentions, et finit par se perdre, et perdre les spectateurs.
Alain M
Alain M

5 abonnés 27 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 décembre 2024
Un film inachevé dans lequel on ne connaîtra jamais la vérité, des situations caricaturales, des élèves de 5ème qui parlent et se comportent comme des adultes... mais un film sans temps mort qui se laisse voir de bout en bout.
Marie L.
Marie L.

5 abonnés 39 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 mars 2024
Un thriller-Huit-clot dans un lycée, Haletant et maîtrisé de bout en bout. De bon choix de cadrage pour habiller cette descente aux enfers...je comprends bien pourquoi ce film a bouleversé l'Allemagne
Hobeika Pecqueur
Hobeika Pecqueur

5 abonnés 21 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 16 avril 2024
fuyez!
d un ennui terrible
des palabres incessantes
pas de vrai cinéma, pas de mise en scène, pas de jeu d acteurs, pas de musique , aucune esthétique et même pas de thriller
si j avais pu serai sorties avant’ la fin
Régine T
Régine T

30 abonnés 88 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 mars 2024
Qui penserait que derrière le visage angélique de Carla Novak, interprétée par Leonie Benesch, se cache un diabolisme sans limite?
Nous sommes dans un collège. Des vols sont découverts dont on ignore la provenance. Tout le monde est soupçonné. spoiler: Ce peut être les élèves, voire les enseignants.
Ce que nous savons, c'est que Carla Novak, polonaise d'origine qui tient à ne parler qu'allemand avec son concitoyen, utilisera un support interdit pour filmer à leur insu tous ceux qui passent par la salle des profs. Est-elle vraiment mue par un sentiment de justice ou bien cherche-t-elle à tuer ses propres démons en faisant régner la terreur et en déstabilisant à l'excès l'ambiance d'un collège?
Récit poignant incarné par des acteurs de premier ordre.
Virginie M.
Virginie M.

2 abonnés 19 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 mars 2024
Un super film, avec des problématiques qu'on peut retrouver chez nous , dans le même contexte, toujours plus sensible. Et bravo pour le jeu de Leonie Benesch, seule contre tous.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse