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Emma
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2,0
Publiée le 7 novembre 2022
J'ai eu la sensation pendant tout le visionnage que le réalisateur est passé complètement à côté de ce qu'il souhaitait nous raconter. L'histoire était pourtant la suivante: Léo et Rémi sont deux jeunes adolescents ayant une amitié très forte, spéciale, paraissant ambiguë pour les autres. Mais un drame vient les séparer. La première partie du film était plutôt correcte, on apprenait à découvrir ces deux garçons, leur relation, leur rapport aux autres puis au moment où le récit commençait vraiment à attiser ma curiosité, le drame arrive et puis plus rien. L'élément perturbateur a été placé bien trop tôt et a cassé tous les enjeux du film. Après cela, plus de rythme et on suit Léo dans de nombreuses scènes muettes, où il n'exprime pas grand chose. On reste sur sa faim, on n'a aucune réponse à nos questions. Pourtant le thème de l'entrée dans l'adolescence, les questionnements liés à la sexualité, la virilité, la sensibilité auraient été très intéressants à exploiter à l'écran. Au lieu de ça, on tombe dans un drame bien sombre où peu d'espoir en ressort. Malgré tout, il y a quelques bons points à souligner. Les jeunes acteurs sont plutôt bons spoiler: (notamment la scène où Rémi se bat contre Léo parce qu'il se sent abandonné par celui-ci) , la photographie est plaisante, et les plans de caméra très zoomés, où nous n'avons que des gros plans sur les personnages (rappelant la mise en scène du excellent Mommy), auraient pu très bien fonctionner si le scénario et les émotions avaient été plus approfondis. Je ne recommande donc pas vraiment ce film, qui pour moi, manque son objectif.
Grand Prix du Festival de Cannes (2022). Voilà qui devrait conduire à ce qu’un large public adepte des salles obscures se sente obligé d’apprécier, mais pas forcément de louer excessivement ! Par contre, il n’est pas certain que ça déplace le très grand public populaire. Le thème est à dessein très sentimental. Mais des sentiments, c’est parfois difficile à mettre en scène et faire jaillir de l’écran (et ça n’a rien à voir avec la qualité de l’interprétation qui est réelle ici). Car il faut que ces sentiments s’appuient sur une expression, une action, une intrigue le cas échéant. Un peu plus qu’une simple trame de départ. Or ici c’est très elliptique de tout ça. Vous avez le cadre mais vous n’avez pas trop le fond. A vous spectateurs de deviner (au risque de vous méprendre d’ailleurs). C’est le style narratif qui veut ça. Du film d’auteur si vous n’avez pas deviné qui va encore faire pester un grand ponte de l’industrie du cinéma si vous voyez ce que je veux dire...
Quel ennui ! Quelle lenteur ! Un film beaucoup trop long, dont le sujet n'est pas traité mais juste évoqué, par le prisme des émotions des personnages. Les dialogues sont quasiment inexistants ou sans aucun intérêt. La répétition ad nauseam des scènes (le hockey, très bruyant), la cour de récré, les cultures de fleurs, les repas en famille.... ne fait que souligner la vacuité de la narration. Un ennui abyssal... Accepter de voir le film jusqu'à la fin tient de l'héroïsme. Seul point positif : les jeunes garçons sont incarnés, heureusement, par de bons acteurs, qui parviennent in extremis à sauver le film de la débâcle. Le sujet, grave, aurait vraiment mérité mieux.
Lukas Dhont avait déjà prouvé son talent de réalisateur avec son premier film "Girl". Dans "Close", le cinéaste belge aborde un thème différent tout en conservant un style assez analogue à son premier long-métrage. L'intensité du jeu des acteurs et des plans captés ainsi que la force des non-dits, clamés tout au long du film par le regard des personnages créent un climat d'extrême tension. La force et la pertinence de ce long-métrage méritent largement le Grand Prix du festival de Cannes.
Lukas Dhont, jeune cinéaste Belge, bénéficie d'une reconnaissance à Cannes dont nombreux de ses collègues pourraient s'enorgueillir à juste titre.
Caméra d'or en 2018 pour " girl" son premier film , voilà son second, "close" auréolé du grand prix en 2022.
Qu'elle déception malgré un sujet de départ intéressant ! ( deux jeunes adolescents sont amis et inséparables. Une tragédie survient. Mais que s'est il réellement passé entre-eux ?)
" Close" aborde plusieurs thèmes : Expérience de la mort d'un proche à un âge auquel on y pense pas, réflexion sur l'amitié, la naissance du désir homosexuel, la culpabilité.
Le problème c'est que "close" ne fonctionne jamais à l'écran. A part la photo et le casting, Dhont ne propose quasiment aucune idée de mise en scène.
Beaucoup trop long ( les quarante cinq premières minutes pourraient être traitées en cinq) tandis que la seconde partie ne vaut guère mieux en terme de rythme ; les dialogues ont du être écrits en dix minutes et ne présentent ( mise à part deux ou trois répliques) aucun intérêt.
D'un thème délicat à traiter il en ressort un film sombre et ennuyeux ! J'ai suivi l'avis des critiques qui me semblait bonnes mais pour ma part je n'ai pas passé un bon moment de cinéma.
C'était pas le prix du grand prix qui devait remporter c'était la palme d'or tout court quelle chef-d'œuvre incroyable que c'est beau le cinéma jouer comme ça Respect au acteurs «immense »
Ce film m’a profondément énervé car je n’ai pas compris de quoi il parlait. Quel est son thème ? L’homosexualité à l’adolescence ? Si oui, le sujet n’est pas traité à force de non-dits trop importants. Et si ce n’est pas le sujet, alors je ne comprends pas la raison de ce film. J’ai l’impression que le réalisateur n’a pas voulu y aller frontalement, mais les personnages se retrouvent très hermétiques. Ils souffrent d’accord, mais pourquoi !!?! Ce sujet était en or mais malheureusement il vire au tire-larmes mega pathos. Les scènes répétitives (école, vélo, hockey) sont lassantes. Et quand les acteurs chuchotent - et ils chuchotent beaucoup - et bien on ne comprend rien !
Film intimiste (intime?) qui évoque un sujet sensible et intéressant :le suicide d'un adolescent. L'adolescence période charnière, période de tous les dangers. La résilience après un drame de cette nature d'autant plus difficile qu'il faut éviter de culpabiliser quiconque Dans ce film au sujet fort des acteurs jeunes et sensibles et qui semblent y croire cela reste le point positif Mais un film hélas particulièrement mal filmé avec des visages au plus près en permanence ce qui donne la "nausee" des dialogues creux qui ne font rien avancer un film qui tourne en rond comme une boucle sans fin. En fait pour qu'un film soit réussi il faut de bons acteurs (ici ils sont peut être présents mais on ne sait pas bien) il faut un metteur en scène qui cadre les acteurs(absent) et surtout un scénario (complètement absent) Une fois de plus déçu par une récompense à Cannes
joli, plein de bons sentiments, larmoyant et finalement très conformiste et creux. on a le sentiment d'un manque d'imagination et d'un scénario qui passe à côté d'un sujet qui pourtant nous laisait plein d'attente.
Ce film propose une seule émotion à son public : l’ennui bien déprimant qui arrive parfois pendant l’adolescence. Pendant la première demi heure on s’ennuie avec le personnage principal (sauf si on trouve divertissant la routine sans poésie d’un adolescent) puis un bon vieux ressors mélo nous achève pour juste être bien déprimé pendant tout le film, suivant la même routine fade d’un collégien lambda mais en étant déprimé. Les gens nostalgiques de la vie quand elle est fade, ennuyante et déprimante se régaleront. Mention spéciale pour le rythme et les dialogues : « -Tu veux boire un truc ? - Je veux bien un verre d’eau. - Tu veux rien d’autre ? - Non ça va un verre d’eau c’est bien. - Moi aussi je vais boire un verre d’eau. … - Tu veux manger quelque chose ? - Non merci je n’ai pas faim. »
Il y a des œuvres qu’on regrette de ne pas avoir plus apprécié. Des univers dans lesquels on déplore de na pas avoir su davantage s’immerger. Des films qu’on s’en voudrait presque de n’avoir peut-être pas su appréhender et évaluer à leur juste valeur. Et « Close », le Grand Prix du jury (ex-aequo avec l’insignifiant « Des étoiles à midi » de Claire Denis) rentre pleinement dans cette catégorie particulière. On ne doute pas une seule seconde que cette haute distinction soit méritée mais on ne fait pas partie de ceux qui ont été déchiré et bouleversé par cette belle histoire. Juste ému et touché en catimini. L’histoire nous parle d’une amitié d’enfants très forte et intense qui subit les regards des autres puis, après un drame que l’on ne dévoilera pas, du manque de l’autre et du poids de la culpabilité. Dans les deux cas, c’est brillant, juste et très finement observé. Et tout cela à hauteur d’enfants uniquement, ce qui est d’ailleurs frustrant car on aurait aimé que les parents entrent dans la danse du scénario de manière plus prégnante de manière à exprimer plus que ce que le film nous offre à ce niveau.
Il doit y avoir une forte part d’autobiographie de la part de Lukas Dhont dans ce « Close ». Pas dans tout ce qui se joue sous nos yeux mais dans cette relation forte entre deux gamins. Leur amitié est dépeinte avec beaucoup de douceur et d’acuité, sans être trop démonstratif. Dhont semble filmer des instants volés, d’un naturel confondant, bien aidé par ses deux trouvailles d’acteurs en herbe que sont Eden Dambrine et Gustav De Waele. Tout est empreint de douceur et de délicatesse sans non plus verser dans la joliesse béate (la photographie, solaire et appliquée est de toute beauté). On peut dire que leur relation amicale transpire le vrai. La première partie est donc très belle et réussie. Ce qui va suivre l’est tout autant mais après l’instant pivot du long-métrage, tout devient plus répétitif et monotone. Dhont excelle dans les non-dits et les silences qui en disent long mais finit par en abuser un peu. Ce qui a pour effet de lasser petit à petit le spectateur tant les dialogues sont rares et que la récurrence de certains motifs (hockey, cueillette de fleurs, école, ...) devient lassante.
On a souvent lu sur ce film son excès de pathos et son côté tire-larmes proféré par une partie des festivaliers cannois tandis que l’autre trouvait le film trop dans la retenue. On fait clairement partie de cette seconde catégorie. On sent que le cinéaste flamand révélé par « Girl » a voulu éviter le trop-plein de scènes larmoyantes et de pathos en forme de chantage à l’émotion. Cependant, à trop garder celle-ci en surface sur la forme mais en alignant les séquences tragiques et lourdes de sens, il y a comme une contradiction que l’on ressent et qui nous empêche d’être émus comme on le voudrait. Alors oui les larmes coulent à une ou deux reprises mais le plus souvent on reste extérieur à la souffrance de Léo, alors que pas mal de scènes devraient nous fendre le cœur davantage vu l’ampleur du drame et de ce que l’on nous montre. On reste donc le plus souvent insensible et parfois la symbolique nous apparaît un peu lourde de sens (le plan final) même si elle est tout à fait de rigueur. « Close » reste donc un beau film, juste et touchant, en plus d’être superbement réalisé, mais dont l’émotion se heurte à sa volonté de pudeur et d’introspection.
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Film émouvant et sensible sur une histoire d'amitié ambiguë entre deux jeunes garçons. La rentrée et le souhait d'un des deux d'éliminer l'ambiguïté va conduire à un drame.
Un film bouleversant, d'une pudeur subtile et d'une sensibilité à fleur de peau. Le scénario est parfaitement construit et la psychologie des personnages est magnifiquement rendue par tous les acteurs. Un grand film, impératif.