Close
Note moyenne
4,1
3820 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

313 critiques spectateurs

5
74 critiques
4
113 critiques
3
72 critiques
2
38 critiques
1
11 critiques
0
5 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Critique Facile
Critique Facile

109 abonnés 116 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 novembre 2022
https://leschroniquesdecliffhanger.com/2022/11/01/close-critique/

Lukas Dhont, le réalisateur est un sacré phénomène à lui tout seul. Pour son premier long métrage, Girl  (2018), il reçoit au Festival de Cannes la même année de sa sortie, pour ce chef-d’œuvre de grâce et justesse la Caméra d’Or, qui récompense le meilleur premier film. Il revient à Cannes en 2022 avec Close, et reçoit pour son deuxième long métrage le Grand Prix du Jury. Le tout à 31 ans.

Il agit comme une forme de magicien de l’image en filmant comme rarement l’intériorité. Quelle sensibilité de la part d’un cinéaste surdoué… Sensibilité et authenticité dans l’histoire, l’écriture, l’image, la mise en scène, la direction d’acteurs, dans ses collaborations techniques, dans un peu tout ce qui fait un film au final. Cette façon virtuose de filmer l’enfance blessée, volée, cassée est unique et forte comme jamais. D’un point de vue formel comme sur le champ des émotions, l’enfant ici est roi, dans la façon de lui faire prendre la lumière, de le faire courir dans un champs de fleurs, de filmer son trouble affectif, et de capter le moindre mouvement, battement et indication d’une fêlure.

La photographie est folle, la lumière perce l’écran et joue avec les mouvements des corps, dans une poésie qui ne s’achève presque jamais. C’est un cinéma qui se vit plus qu’il ne s’explique.

Enfin, et surtout, Eden Dambrine et son regard qui perce. Perce-caméra, perce-cœur… La caméra joue avec son visage, son corps, et cherche sans arrêt à le sublimer. Ce qui paraît presque facile, tant sa beauté est naturelle, mais la façon de le mettre en images et en sons, le rend juste aérien. Il est tout à la fois complexe et incroyable de naturel. C’est une naissance sous nos yeux, c’est un cadeau. Close, film tire-larmes très certainement, mais l’authenticité est ici partout, et au-delà, la marque de fabrique de ce grand cinéaste que devient Lukas Dhont est une sensibilité assumée, revendiquée, portée. Des tristesses et émotions comme celles-ci, au cinéma, on en veut tous les jours. Impossible de passer à côté, les caméras ont pleuré, autour des sièges maintenant, c’est beau, c’est total….
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 1 novembre 2022
Attention mon commentaire contient des spolier.
J ai eu la chance de découvrir ce film en avant première.
La 1ere partie du film est d une vérité bouleversante, la 2eme l est un peu moins . Les longueurs se succèdent laissant le spectateurs à la recherche d un dénouement qui viendra que partiellement satisfaire sa curiosité .
Nous aurions tellement aimé savoir quelle relation animait les 2 garçons, étaient ils amoureux , remy n à pas supporter de voir s éloigner son ami de toujours, léo avait il les mêmes sentiments que son amis , qu est ce que remy a laissé comme lettre avant de partir, je trouve que la simple question sur le probable couple n est pas suffisante pour provoquer la cassure entre ces 2 personnes qui sont plus que liees.
Bart Sampson

414 abonnés 855 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 novembre 2022
Les films qui traitent du délicat passage de l’enfance à l’adolescence sont parmi les plus délicats à filmer tant la matière est incandescente et fragile.
C’est donc avec une grande curiosité que je suis allé voir en avant-première « CLOSE », le nouveau film de Lukas Dhont, Grand Prix du dernier festival de Cannes.
Comme il l’a bien expliqué lors de l’avant-première un second film après l’impact de « GIRL » l’a rendu « insecure » mais le résultat est de grande qualité même si j’ai moins chaviré qu’avec son premier opus.
Néanmoins j’y ai retrouvé les sentiments qui m’avaient traversé quand j’ai vu adolescent « L’INCOMPRIS » de Luigi Comencini.
Le synopsis est volontiers diserts mais en quelques mots : Léo et Rémi, 13 ans, sont amis depuis toujours. Jusqu'à ce qu'un événement impensable les sépare…..
Ce que j’ai surtout apprécié dans le film c’est le temps qui est accordé à l’évolution des caractères et le cheminement que devra faire Léo face à l’impensable….
Dans un film américain face aux mêmes évènements on aurait eu droit à des orgies lacrymales quand ici, tout en tristesse rentrée, Léo doit faire face à la conséquence de ses actes et entrer dans l’âge adulte en faisant ou non face à ce qu’il a causé chez son ami Rémi.
Et puis il y a ces moments intenses qui m’ont transpercé le cœur.
Non vraiment allez voir « CLOSE » moins révolutionnaire que « GIRL » mais du très beau cinéma
OSC4R _
OSC4R _

81 abonnés 55 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 novembre 2022
Lukas Dhont a visiblement bien appris de ses erreurs et attaque son sujet, aussi, peu simple, avec beaucoup plus de finesse que Girl.

La plus grande qualité du film, c’est ses comédiens. Qu’ils apparaissent quelques secondes ou tout du long, ils sont parfaits. Encore une fois c’est pas simple à interpréter et c’est quasi tout dans le mille, pas trop, pas trop peu. Même les enfants, parfois en quelques secondes. Et Léa Drucker, on la voit jamais mais elle est fabuleuse.

Il y a une vraie synergie entre les décors et la photographie. Entre la chambre de Rémi, les champs, la patinoire ou le sous-sol, tout est magnifique.

Les dialogues sont fantastiques, fins et sont un réel tremplin pour les comédiens. Ça tombe pas dans la facilité, notamment sur l’homosexualité.

Pareil, pas facile, le scénario est super bien construit.

Petit problème : Rémi a une tête de Léo et Léo a une tête de Rémi.

Gros problème : c’est trop long. Mais vraiment. Y’a facile vingt minutes à couper sur la fin.
cinefil75
cinefil75

5 abonnés 7 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 octobre 2022
Un film déchirant de bout en bout. Pas une seconde l'émotion ne vous lache. Un chef d'oeuvre absolu, porté par des comédiens extraordinaires.
La Palme d'or du public à venir sans nul doute.
velocio

1 538 abonnés 3 500 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 30 octobre 2022
Comme dans "Girl", l’ennui est souvent présent dans la vision de "Close", mais, en plus, contrairement à certains réalisatrices et à certaines réalisateurs qui, par crainte de tomber dans le pathos, en arrivent, à notre grand regret, à éliminer de leur film tout ce qui pourrait produire de l’émotion chez le spectateur, Lukas Dhont n’a pas de telle pudeur et c’est, au contraire, très généreusement, trop généreusement qu’il a ouvert le robinet tire-larmes. Voir critique complète sur https://www.critique-film.fr/critique-express-close/
Nettureuse Cybertine
Nettureuse Cybertine

3 abonnés 2 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 octobre 2022
Excellent film, pour moi le meilleur de 2022.
La photogénie et le jeu des deux ado est fantastique.
Toute l'importance du silence et du non dit qui peuvent conduire à des drames.
Une poignante leçon de vie.
Ça tourne
Ça tourne

40 abonnés 55 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 octobre 2022
Lukas Dhont avait déjà prouvé son talent de réalisateur avec son premier film "Girl". Dans "Close", le cinéaste belge aborde un thème différent tout en conservant un style assez analogue à son premier long-métrage. L'intensité du jeu des acteurs et des plans captés ainsi que la force des non-dits, clamés tout au long du film par le regard des personnages créent un climat d'extrême tension. La force et la pertinence de ce long-métrage méritent largement le Grand Prix du festival de Cannes.
Fleon 1
Fleon 1

6 abonnés 17 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 septembre 2022
Superbe film d'une grand sensibilité et magnifiquement interprété. Les tourments de l'enfance sont filmés avec une grande finesse. C'est bouleversant. A voir absolument.
Pierre Mrdj
Pierre Mrdj

8 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 juin 2022
Toute la force de Close tient dans le contraste entre les premières minutes, éblouissantes de beauté et d’inventivité, et le drame inévitable qui s’annonce. Entre les deux, le spectateur doit, comme les personnages qu’il observe, faire le deuil de cet Éden perdu ; le laisser aux champs entrouverts. Entre les deux, l’enfance devient terriblement consciente d’elle-même, le charme de l’amitié se brise. Alors, peu à peu, patiemment, il incombe au spectateur de renouer le fil brisé de ces deux et doux moments. Dès que le film perd de vue ce contraste entre l’enfance rêvée et l’adolescence naissante, il diminue en intensité ; pas suffisamment cependant, pour qu’on se lasse de voir grandir un Léo plein de fougue et magnifiquement interprété. Un film beau, émouvant, et délicat.
Simon Bernard
Simon Bernard

206 abonnés 689 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 juin 2022
Oui, Close va vous faire pleurer. Le film est joliment tourné, on se prend vite d'affection pour les personnages. Toutefois, l'émotion ne naît pas toujours naturellement et on sent un côté tire-larmes un peu artificiel.
Sarah Vgnd
Sarah Vgnd

1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 juin 2022
J'ai eu la chance d'assister à la projection de ce film au Festival de Cannes et j'ai été frappée par sa douceur et sa poésie. L.Dhont met en images la complexité des sentiments (amitié, amour, rejet...), des relations, et aborde le passage de l'enfance à la pré-adolescence. Un portrait très pur et sans artifice de ce que la vie a de plus beau et la société de plus cruel. Pour résumer, il ne sera pas au goût de tous, il était un peu longuet sur certaines scènes et certains aspects auraient d'après moi gagné à être plus approfondis, mais il n'en reste pas moins une grande réussite!
Audrey L

806 abonnés 2 857 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 octobre 2022
Ma Palme d'or 2022, et d'autant plus celle de l'interprétation masculine pour le jeune Eden Dambrine. Lukas Dhont a vraiment l'art de choisir ses vedettes principales, on l'avait remarqué avec Girl (dont Victor Polster était l'âme pure), et ce Close nous le confirme avec ce jeune Eden Dambrine qui nous a retourné le cœur comme une crêpe. Son personnage d'enfant en dérive psychologique et croulant sous le poids d'une culpabilité inavouable, est criant de vérité. Ce qu'on adore dans ce drame poignant, c'est justement la sobriété de la mise en scène qui n'essaie pas de vous forcer la main avec les violons et le personnage principal pleurant à grandes eaux en plans serrés interminables (le gros pathos qui tache...), mais vous laisse venir, sentir par vous-même le malêtre profond et introverti de ce petit garçon qui affronte seul un traumatisme dont il se sent coupable. Voir un enfant malheureux suffit amplement à nous rendre triste, Lukas Dhont a bien compris qu'il n'y a rien besoin d'ajouter. Et lorsque les émotions sont sincères, jamais motivées par un appel du pied dramaturgique, alors on pleure pour de bon, on s'émeut et on ressent vraiment. Et Eden d'être la toile parfaite pour l'expression de tout ce que cette intrigue peut offrir. Close se permet même une scène finale qui nous remet la larme à l'oeil mais pour une raison opposée et inattendue, une dernière note qu'on a plus qu'adoré. On aurait tellement aimé qu'il obtienne la Palme d'Or et le Prix d'interprétation masculine pour le brillant Eden, il aura quand même le Grand Prix du Jury, et notre Palme personnelle. La vraie claque du Festival de Cannes 2022.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse