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Fiers R.
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1,5
Publiée le 17 février 2025
Ce très étrange, voire même très bizarre, long-métrage réalisé à quatre mains par Caroline Puggi et Jonathan Villiet nous a clairement laissé sur le bas-côté à tel point qu’on a du mal à comprendre l’engouement assez prononcé, même si pas dithyrambique, pour lui. On n’est jamais rentré dans cet univers mêlant jeu vidéo, romance gay, drame familial et film de gangsters. Et le résultat proposé à travers ce « Eat the night » laisse bien plus circonspect qu’autre chose. Le tout nous a donc conséquemment paru duré une éternité, notamment ces séquences très longues de jeux vidéo, et plus précisément de jeux de rôles, dans lesquelles s’enferment un jeune homme et encore plus sa petite sœur. Ce jeu,« Dark Noon », dont la fin imminente rythme (mal) le film est donc son centre mais pour qui n’est pas adepte de ce genre de divertissement ou de détente, ces moments s’avèrent tous sauf cinématographiques, même si on a saisi l’utilité psychologique et symbolique de la chose. Pire, on se rend compte une fois le film terminé qu’il aurait été peut-être mieux sans cet aspect et le personnage de la sœur pour se concentrer sur la romance et le polar. En effet, toutes ces différentes facettes se marient mal et ne sont guère solubles l’une dans l’autre à l’écran; elles ne se nourrissent pas. Cela nous fait obtenir un drôle de ressenti. Alors certes c’est une proposition unique mais à laquelle on a le droit de ne pas adhérer.
En outre, « Eat the night” met du temps à démarrer abusant sur les séquences de jeu vidéo et nous présente une France désœuvrée et peu agréable à suivre personnifiée par une jeunesse laissée à elle-même. Une jeunesse au centre du long-métrage qui évolue dans des décors tout aussi tristes et les magouilles. Une jeunesse sans avenir, déprimante. Filmée dans des couleurs froides oscillant entre le bleu, le gris et le violet (comme les personnages du jeu), la forme n’est pas non plus des plus séduisantes. En tout cas à nos yeux. Le fait de filmer sous les néons ou par le biais d’endroits underground ne suffit pas à faire un film à la mode. Alors quand, en plus, les différents morceaux de l’intrigue ont du mal à s’emboiter et ne sont pas crédibles (du chef des voyous à la tête d’ange au repaire du personnage principal dans cette madure abandonnée où il fabrique sa drogue), on décroche. C’est peut-être la romance entre le frère et son nouvel ami qui fonctionne à la limite le plus, mais elle n’a pas le temps d’exister et s’avère trop vite coupée. Ajoutons à cela des incohérences comme la sortie de prison et un tempo à l’encéphalogramme plat et on assiste à une véritable débâcle ou, pour être moins dur, à une œuvre d’atmosphère ne nous a jamais ni envoûté ni embarqué dans son délire.
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Le parallèle avec un frère, une sœur et un célèbre jeu en ligne dans lequel ils partagent leurs passion, leur vie, est sensationnel. Dealer, ce jeune homme fougueux rencontrera un employé de supermarché avec lequel il partagera son amour et sa combine pour fabriquer des emphets. Très bien réalisé, le film est cru, presque froid, il est comme un fait de société perdu entre cités et banlieue.Les acteurs sont sans reproches et nous embarquent dans une histoire de territoire, d'amitié, d'amour et de jeu vidéo qui les unis les un aux autres . Une belle histoire à suivre, une belle prouesse technique.
Romance, thriller, coming-of-age, jeu vidéo, Eat the Night navigue entre tous ces genres pour mieux nous faire sentir le poul du monde et les émotions qu'ils crée. On est embarqué du début à la fin.
Je n'ai pas accroché à ce film que j'ai trouvé bancal et mal foutu. Pourquoi les auteurs y ont-ils inclus de si nombreuses (et longues) scènes de jeu vidéo ? Même le personnage de la sœur aurait pu être sacrifié. Pour ma part je n'y ai trouvé que peu d'intérêt, surtout en comparaison avec la réalité vécue par les deux amoureux du film. De ce fait, l'oeuvre perd en cohérence mais aussi en force, ce qui est dommage car il est évident qu'il y avait matière.
Écriture trop enfantine, on croit voir une adaptation d'une fiction amateure de Wattpad. Se repose beaucoup sur des références culturelles qui lui sont contemporaines, et les place de manière trop accessoire, ornementale. Jeu d'acteur dans l'ensemble acceptable. Très jolie photographie.
Pablo jeune adulte vendeur de drogue et sa soeur apo lycéenne adorent jouer au jeu video darkmoon. Ce qui fait l'originalité de ce film c'est le milieu décrit et les allers retours entre jeu vidéo et film. La réalisation est à des lumières au dessus du précédent film des réalisateurs. On suit avec curiosité les aventures des protagonistes d'autant plus qu'il est difficile d'anticiper ce qui va suivre. Pour les cinéphiles, ou amateurs de découvertes.
"Eat the Night" nous propulse dans un monde à la fois virtuel et viscéral, où un frère et une sœur en quête de sens naviguent dans un jeu vidéo envoûtant en monde ouvert. Si l'adolescente est totalement dépendante de son jeu vidéo dont la fermeture des serveur est imminente, son grand frère tente de se construire une vie entre ses trafics de drogue et sa relation passionnelle avec un autre garçon. Le scénario est original et la tension oscille habilement entre violence et morosité. Un voyage numérique captivant.
Un film qui ne ressemble à aucun autre et c'est justement ça qui le rend on ne peut plus intéressant ! Merci aux réalisateurs de nous service une romance gay loin des clichés avec des personnages originaux, non caricaturaux et très différents de ce que l'on peut voir au cinéma ou dans les séries actuelles ! Même si le film part un tout petit peu dans tous les sens, on est happé du début à la fin et il est impossible décrocher ! Une très belle surprise ! Dmmage qu'une sortie Blu-Ray ne soit pas au programme.
Étonnant ce mélange de gaming et thriller. Cela donne un film âpre, tendu où l'amour peut être vain. Ancré dans son époque, les réalisateurs ont réussi à me captiver avec une forme cinématographique originale. A voir!
“Eat the Night” nous plonge dans un thriller aux multiples facettes, où l’adolescence, le crime, et le monde virtuel s’entrelacent. Le film raconte l’histoire de Pablo, jeune délinquant, et de sa sœur Apolline, qui tentent de maintenir leur lien à travers un jeu en ligne sur le point d’être fermé. Malgré des moments forts et une ambiance immersive, le film se perd parfois dans ses thèmes, alternant entre drame criminel et exploration de l’identité, sans toujours parvenir à les harmoniser. Cette richesse narrative, bien qu’ambitieuse, peut laisser le spectateur légèrement frustré par un manque de cohérence. Un film intrigant mais inégal, qui mérite tout de même d’être découvert pour sa singularité visuelle et ses personnages touchants.
Une gourmandise métaverse très originale! Le jeu vidéo est vu comme une addiction déstabilisante selon les points de vue ou un refuge virtuel face au violent monde réel. Des jeunes désoeuvrés ou délinquants se réfugient dans une passion immature qui les lient artificiellement. Le film se déroule sur un faux rythme avec des longueurs inintéressantes parfois. Et tout s’accélère le dernier jour du jeu, comme si tout était synchronisé : tabassage par les dealers dans la forêt, auto-mutilation dans la cour de la prison, voiture tueuse,… Et dans le jeu des milliers de corps de personnages « joueurs » s’amoncellent sur l’écran qui devient noir définitivement. Etonnant !
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3,0
Publiée le 24 octobre 2024
Pour Pablo et sa petite sœur Apoline, le jeu vidéo "Darknoon" représente une échappatoire d'un quotidien de solitude et de violence, mais leurs habitudes sont chamboulées lorsque Pablo rencontre Night... "Eat the Night" est à la fois un thriller sur la drogue avec des tensions entre trafiquants, une histoire d'amour queer, un récit de passage à l'âge adulte entre réel et virtuel, et un regard sur ce que peut apporter un jeu vidéo à une personne, loin de l'image dépeinte habituellement puisque la violence est surtout dans le monde réel... Beaucoup de choses dans une histoire quand même inégale, mais qui dégage une certaine force et une atmosphère particulière. J'ai bien adhéré à la forme, mais le fond m'a parfois frustré. Ça manque d'enjeux, certains aspects de l'histoire sont très clichés et les différentes relations sont sous-exploitées. Bref, c'est imparfait, mais il y a indéniablement quelque chose de captivant dans ce film.
Petite pépite esthétique, où l’on ne comprend pas vraiment une intrigue pourtant simpliste, qui semble annoncer que la vraie vie là- haut dans le nord est plus violente qu’un jeu vidéo sanglant et déjà dépassé
Réussi par pleins d’aspects, ce deuxième long-métrage du duo Caroline Poggi/Jonathan Vinel nous embarque dans la vie de Pablo et Apolline, un frère et sa sœur d’une vingtaine d’années qui vivent dans un pavillon déserté par toute figure familiale. Lui est dealer de drogue et va rapidement s’attirer des ennuis en vendant ses produits là où il ne devrait pas. Certes, il va tomber amoureux, mais l’amour peut-il sauver de toutes les mauvaises passes ? Elle passe ses jours et ses nuits devant un jeu vidéo immersif qui a largement contribué à modeler sa personnalité – un monde qu’elle partage (ou partageait) avec son frère. Si le film souffre d’invraisemblances et d’une construction trop artificielle – c’est l’effet bons élèves d’un duo de réalisateurs désireux de cocher toutes les cases – Eat the night n’en est pas moins une œuvre d’une grande ambition, qui monte en puissance dans une dernière demi-heure palpitante. Et ce n’est pas la moindre des qualités.