C'est dommage, Eat the Night fait de belles propositions mais se plombe dans des choix dont on se serait largement passé.
Tout d'abord, Darknoon cet univers où se sont réfugiés Pablo (Théo Chalbi) et Apo (Lila Gueneau) durant toute leur adolescence, si je loue le travail apporté pour retranscrire ce monde, c'est vraiment pas joli.
L'annonce de la disparition imminente de celui-ci lance le film et la fission dans la relation fusionnelle entre frère et sœur.
Si Pablo n'a aucun mal à s'en défaire, préférant son business malsain, il a la chance de vivre une petite idylle avec Night (Erwan Kepoa Falé) et l'entraîne dans sa spirale.
Le film fait aussi preuve d'une bonne immersion de côté, la fabrication de came est très réaliste et attention pour les fragiles, la relation présentée est très charnelle.
Maintenant, qu'est-ce qui cloche ? La présentation aléatoire de personnages, ça ne colle tellement pas qu'on pense avoir changé de film.
Le choix honteux d'un cosplay beaucoup trop osé pour une gamine de 17 ans ! On n'avait pas besoin de ça pour comprendre l'importance de Darknoon dans sa vie, affligeant...
Une menace qui n'a aucune crédibilité, vraiment qui y a cru une seule seconde ? Tu peux pas caster un mec qui a tout pour jouer un gars de la BAC en gros caïd, ridicule.
Et le dernier point vraiment malsain, c'est cette relation établie à travers le jeu, c'est d'un glauque.
Si le film est prévisible, c'est justifié par ce cercle de haine sans fin.
Eat the Night oscille trop entre le bon et le très mauvais, c'est regrettable.
(Coup de cœur pour la chambre d'Apo, cette DA est superbe, on voit l'immense influence manga en passant de dragon ball, Berserk, Evangelion, Naruto et j'en passe)