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Frédéric Marynberg
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1,5
Publiée le 30 août 2024
Le calvaire… que vient faire Isabelle Huppert dans cette galère.. et nous dans cette salle! Jamais ne n’ai eu autant envie de partir avant la fin.. le paquet de M&ms n’étant pas fini, je suis resté….
j’ai senti comme un passage de relai d’actrice à actrice...Isabelle Huppert passant le flambeau à Hafsia Herzi…..Une chose m’ a frappé, Isabelle Huppert sait parler aux gens, même si elle vit sur une autre planète ….Pour en revenir au film, peut être que la forme est trop classique, on ne peut pas dire « peu importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse » Ici pas d’ivresse, le film est très classique formellement, ( caméra téléfilm, musique minimaliste et simpliste)??Par contre c’est vrai qu’en dépit du scénario, le film raconte une vraie histoire, une histoire d’insertion, d’amitié pour des femmes dont les maris sont en prison….. Donc il faut peut être voir ce film pour le questionnement social et le couple d’actrice...à vous de voir…l’affiche est trompeuse je trouve
Alma vit seule dans sa grande maison fortunée depuis que son mari chirurgien est en prison. Elle y rencontre Mina, une jeune mère, elle aussi rendant visite à son mari. Elles vont entamer une improbable amitié, touchante et étonnante. Le film, dévoilé à Cannes est drôle et tient surtout grâce à l’excellent duo formé par Isabelle Huppert et Hafsia Herzi. C’est sympathique.
Alma est une riche bourgeoise bordelaise dont le mari neurochirurgien est enfermé en prison pour plusieurs années. Faisant chaque semaine la route vers le parloir, sa seule sortie, elle se sent plus seule et désœuvrée que jamais jusqu'à sa rencontre avec Mina, elle-même mariée à un détenu. Alma propose à Mina de partager sa vie en s'installant chez elle et se lie d'une belle amitié avec la jeune femme. Malheureusement cette dernière est en parallèle rattrapée par les mauvaises fréquentations de son mari. En salle le
spoiler: "La Prisonnière de Bordeaux" est un petit film français sans prétention qui s'intéresse à la psychologie de deux femmes que tout oppose habituellement, réunies ici par le parloir de la prison. On nous sert le cocktail habituel du film social qui met en scène l'amitié inattendue entre deux mondes, et il n'y a pas beaucoup d'originalité du côté du scénario. Le petit plus est l'angle très développé sur la psyché des deux femmes et le sentiment d'enfermement qu'elles ressentent alors même qu'elles sont la personne "libre" du couple, d'où le titre de l'oeuvre. J'ai toujours un problème avec la poker face d'Hafsia Herzi même si moins prononcée que dans ses précédents rôles. Dommage que la fin ne soit pas plus marquée dans les choix de vie des deux protagonistes.
Les chemins d’Alma (Isabelle Huppert), une grande bourgeoise bordelaise, et de Mina (Hafsia Herzi), une modeste employée d’un pressing dans l’Aude, n’auraient jamais dû se croiser. Elles se rencontrent pourtant au parloir de la prison où leurs maris sont emprisonnés : celui d’Alma, un neurochirurgien, a fauché en état d’ivresse deux piétonnes, celui de Mina a braqué une bijouterie. Alma, qui s’ennuie dans sa maison trop grande, propose à Mina d’y emménager avec ses enfants.
Quelques semaines à peine après "Les Gens d’à côté", Isabelle Huppert et Hafsia Herzi se retrouvent. Leur binôme inspire décidément le cinéma français. Il incarne à merveille deux générations d’actrices (Isabelle Huppert a 71 ans, Hafsia Herzi 37) si différentes. L’une a grandi dans les beaux quartiers parisiens ; l’autre est née à Manosque d’un père tunisien et d’une mère algérienne.
"La Prisonnière de Bordeaux", un titre au singulier pour un film pourtant dual, imagine leur rencontre. Elle est pour le moins improbable. Et c’est là la première incongruité d’un film qui en compte beaucoup. Certes, le parloir est un lieu d’attente, essentiellement féminin, où des personnes se croisent que rien n’aurait dû rapprocher. L’idée avait inspiré Rachida Braki qui en avait fait un film en 2017, De sas en sas. On pourrait peut-être imaginer qu’Alma, attendrie par Mina, propose de la raccompagner jusqu’à la gare. Mais de là à lui proposer de l’héberger ! [On me rétorquera que j’ai le cœur bien sec et que je n’ai jamais hébergé un inconnu rencontré dans la rue. Ce qui est vrai. Mais l’avez-vous déjà fait vous-même ?].
La suite du film est mollement construite sur ce postulat improbable. Le sommet du ridicule est atteint dans une soirée donnée par Alma avec quelques amis proches. L’associé de son mari joue quelques notes de saxo [vos amis jouent spontanément du saxo dans vos soirées ? les miens pas !] Mina déboule, que l’avocat de Alma prend pour la nouvelle femme de ménage. façon lourdingue de souligner la différence de classes sociales entre les deux femmes. Dans une autre scène, on voit Mina jeter son téléphone par la fenêtre de sa voiture [Ca vous arrive souvent ? Moi pas !].
Ceux d’entre vous qui me connaissent un peu savent mon allergie pour Isabelle Huppert. Ceux qui me connaissent très bien savent que j’en pense autant de Hafsia Herzi. Autant dire que j’ai été servi avec ces deux actrices ! L’honnêteté m’oblige à reconnaître qu’Isabelle Huppert joue très bien, même si décidément ses efforts pour lutter contre l’âge se voient trop et que son hystérie sautillante m’exaspère. Mais c’est à Hafsia Herzi que je veux réserver mon fiel. Depuis la folle énergie dont elle faisait preuve dans "La Graine et le Mulet", je ne l’ai jamais trouvée convaincante. Je trouve son jeu monocorde et monotone. Dans "Borgo", dans "Les Gens d’à côté" ou ici, elle est la même : même expression, même diction, même présence anesthésiée…
L’antipathie que m’inspire ces deux actrices aurait pu être compensée par un scénario intelligent. Mais hélas, trois scénaristes ont beau s’être attelés à la tâche, le résultat, lui non plus, ne m’a pas convaincu et m’a semblé bien pauvre : une sororité – le mot est tellement à la mode qu’il en devient suspect – de deux femmes que tout oppose et qui vont trouver grâce à l’autre la voie de leur libération.
Quelle déception je me faisais un tel plaisir de voir ces 2 actrices que je trouve toujours exceptionnelles ... malheureusement le scénario ne leur a pas permis de tirer leur épingle du jeu. Trop d'invraisemblances. On a beaucoup de mal à croire à cette histoire. Dommage
Bon film, bon suspense, un film français dont on sent qu'il a été inspiré par d'autres aussi, moins récents. Les deux actrices sont très bien choisies, l'une dans son rôle d'épouse bourgeoise désabusée, l'autre en victime qui tente de sauver son couple et sa famille. L'intrigue est parfaitement choisie pour ce duo d'actrices, avec une Hafsia Herzi qui va finir par prendre son hôte pour une imbécile sans même s'en rendre compte en mettant ainsi en avant sa propre bêtise, c'est tellement authentique. Au bout du compte, l'affaire va déboucher sur des solutions inattendues qui vont être de vrais tournants de vie pour tourner el dos à un passé devenu trop lourd et encombrant. Un bon moment de cinéma.
. Ne pas se fier au titre : dans « La Prisonnière de Bordeaux », aucune héroïne ne croupit à proprement parler en prison. Les deux femmes au cœur du film connaissent pourtant les aléas de la vie carcérale puisqu'elles se rendent régulièrement en maison d'arrêt pour retrouver au parloir leur mari respectif, enfermé derrière les barreaux. C'est bien le seul point commun entre Alma, une grande bourgeoise d'une soixantaine d'années qui vit seule dans sa luxueuse demeure depuis que son époux, neurologue établi, a provoqué un accident de voiture mortel à la suite d’une soirée trop arrosée, et Mina, une jeune femme blanchisseuse à Narbonne, qui élève seule ses enfants en bas âge depuis que son compagnon, un voyou minable, est incarcéré à la suite du braquage d'une bijouterie... Le scénario part d’une situation a priori improbable : l’amitié entre deux visiteuses d’époux emprisonnés, différentes par leur situation sociale que tout sépare : l'âge, le tempérament - l'une est aussi exubérante que l'autre est inhibée -, les origines sociales et les priorités puisque Alma, vaguement dépressive, sans doute la vraie prisonnière de l’histoire, qui semble flotter comme en apesanteur dans une vie d’aisance et d’oisiveté, cherche avant tout à conjurer sa solitude et son ennui alors que Mina, constamment aux abois, n'a ni le temps ni le luxe de s'épancher sur ses états d'âme. La fantaisie de la première compense le sérieux de son statut social, quand l’intelligence et le sens des réalités de la seconde transcendent le poids de son origine défavorisée...En outre comme la solidarité féminine dépasse ici les frontières de classe, l’invraisemblable finit par sembler vraisemblable... Il se produit alors une de ces rencontres improbables comme seul peut les imaginer le cinéma. La naissance d’une belle amitié entre deux personnages que tout oppose bientôt mise en péril par une histoire de dette pas très nette (sans doute le coté le moins convaincant du film et qui paraît superflu) Incarnant respectivement Alma et Mina, Isabelle Huppert et Hafsia Herzi illuminent ce film aux accents chabroliens, dans lesquels se mêlent habilement lutte des classes et émancipation féminine.
La rencontre de deux femmes que tout oppose, deux femmes qui cherchent à échapper à un quotidien qui les étouffe. Deux personnages un peu trop stéréotypés tout comme les seconds rôles qui les entourent. Une mise en scène trop classique pour être prenante. N'est pas Chabrol qui veut! Reste deux actrices intergénérationnelles suffisamment charismatiques pour donner du poids à leurs personnages pas toujours crédibles. Un film qui laisse sur sa fin, qui manque de folie alors qu'il y en avait surtout dans le personnage joué par Huppert.
Verdict : oui mais ! Oui c'est un bon film sur ce qui rapproche deux êtres que tout en apparence sépare. Mais le film souffre de longueur et manque d'OGM (originalité, groove, musique), ce qui fait que parfois, on s'ennuie fermement. Dommage, mais une résussite tout de même. Bravo à la réalisatrice !
« A-t-on le droit de rater un film avec Isabelle Huppert ? » Vieille antienne que je me plais à répéter. Une fois de plus la réponse est non. Car si le drame réalisé par Patricia Mazuy est solide, original et bien écrit, l’intérêt s’en trouve décuplé par l’interprétation sans faille de Madame Huppert, à part égale avec, de nouveau, Hafsia Herzi, comme dans le dernier Téchiné sorti il y a deux mois à peine. Alma, seule dans sa grande maison en ville, et Mina, jeune mère dans une lointaine banlieue, ont organisé leur vie autour de l’absence de leurs deux maris détenus au même endroit… A l’occasion d’un parloir, les deux femmes se rencontrent et s’engagent dans une amitié aussi improbable que tumultueuse… 108 minutes tout en nuances, en ambiguïtés, qui parlent de rapport de classes et de la place du féminin dans notre monde. Claude Chabrol n’est pas loin dans cette vision de la sororité et du mensonge. Plus qu’intéressant. On ne peut pas dire que la filmographie de notre cinéaste du jour nous évite quelques opus plus que poussifs, comme Paul Sanchez est revenu, Sport de fille ou Saint-Cyr… A coup sûr, ce dernier est, et de loin, le plus réussi. L’affrontement entre les deux personnages féminins, la riche et la pauvre, la blanche et l’arabe, se transforme habilement en métaphore de la libération de deux femmes enfermées, chacune dans une vie particulière. Qui plus est, une métaphore renversée de l’amour, les dames dehors, les maris en prison. Une amitié très particulière comme on en a peu filmé. Faux polar, comédie ou mélo, un film tout en douceur et légèreté sur un sujet pourtant grave. Je n’en dirai pas plus, car le suspense vaut d’être tenu et surtout la fin parfaitement déroutante.
Je suis rentré immédiatement dans ce film avec ce formidable duo d'actrices, Huppert est une équilibriste bringuebalée par sa vie, et arrive à nous faire rire de sa situation, tandis que Hafsia Herzi est d'une justesse absolue. Mention spéciale pour la musique.
Le film est malheureusement sans surprise, que ce soit dans le jeu des actrices (impeccable par ailleurs), dans le scénario ou la réalisation. Il manque une tension qui nous ferait adhérer au message. Il se dégage du film, et c’est peut-être sa force, un fort sentiment de solitude et de déprime. La fin semble à ce titre un peu artificielle…