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bobmorane63
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3,0
Publiée le 5 août 2026
Il y a une chose hallucinante, ce film de Patricia Mazuy et "Les gens d'à côté" d'André Techine ont pour vedettes Isabelle Huppert et Hafsia Herzi et sont sortis en peu de temps l'un et l'autre, d'où quelques fois la comparaison, ce qui fait défaut à ""La prisonnière de Bordeaux". Si Hafsia Herzi fait une démarche différente dans son jeu d'actrice, Isabelle Huppert a souvent joué ce type de personnage de femme folle et bonne copine dans sa carrière comme dans le long métrage d'André Techine dont elle livre ici la même prestation. L'histoire est pas mal pourtant, deux femmes se rendent souvent au pénitencier voir leurs conjoints incarcérés. L'une galère pour les trajets et l'éducation des enfants, l'autre plus aisée l'aide et vont devenir bonnes copines malgré leurs situations sociaux différentes. La mise en scène de Patricia Mazuy est pas mal. Le scénario est co-signe par l'écrivain François Begaudeau et la cinéaste Emilie Deleuze.
Sur une idée inédite mais pas très originale (pas révolutionnaire) le film déroule une histoire intéressante entre deux femmes qui n'ont de commun que leur présence au parloir de la même prison. La solitude et l'envie de se sortir de leur propre situation difficile va les rapprocher et donner lieu à des scènes aux dialogues assez convenus. Les deux actrices sont au niveau mais desservies par des personnages un peu trop fades pour être passionnants. Au final un film gentillet qui ne provoque aucune émotion forte.
Jolie confrontation entre Alma et Mina, avec son lot d'invraisemblances, servie par deux actrices remarquables. Jolies scènes en parallèle (les maris). La fin avec cette histoire tordue de tableaux laisse le spectateur sur sa fin. Que va faire Alma de sa collection de tableaux embarqués dans une fourgonnette, alors que Mina rentre à Narbonne avec la voiture de sa protectrice ?
L'histoire est peu crédible. Les personnages sont stéréotypés. Diffusion sur Arte le 05/08/26 accompagnée d'une présentation comme si l'on nous présentait le film extraordinaire dont Patricia Mazuy serait la réalisatrice. Nous sommes au pays des fantasmes !
On nous prouve là que les femmes sont une classe sociale comme telle, conjointe de l’homme richissime ou conjointe du gars de ruelle. La force virile fait la trame, tout du long constat de la gratuité des femmes. Les comédiennes centrales sont prises en destin tracé, libération compromise quoi qu’il en soit.