Derniers Avis : La Prisonnière de Bordeaux - Page 5
La Prisonnière de Bordeaux
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Mal ed puch
20 critiques
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2,0
Publiée le 31 août 2024
j'y allais spécialement pour Isabelle Huppert actrice que j'adore là franchement après un début prometteur on commence à s'ennuyer vers le milieu et on s'enlise vers la fin et alors quelle déception quand à la fin.
. Ne pas se fier au titre : dans « La Prisonnière de Bordeaux », aucune héroïne ne croupit à proprement parler en prison. Les deux femmes au cœur du film connaissent pourtant les aléas de la vie carcérale puisqu'elles se rendent régulièrement en maison d'arrêt pour retrouver au parloir leur mari respectif, enfermé derrière les barreaux. C'est bien le seul point commun entre Alma, une grande bourgeoise d'une soixantaine d'années qui vit seule dans sa luxueuse demeure depuis que son époux, neurologue établi, a provoqué un accident de voiture mortel à la suite d’une soirée trop arrosée, et Mina, une jeune femme blanchisseuse à Narbonne, qui élève seule ses enfants en bas âge depuis que son compagnon, un voyou minable, est incarcéré à la suite du braquage d'une bijouterie... Le scénario part d’une situation a priori improbable : l’amitié entre deux visiteuses d’époux emprisonnés, différentes par leur situation sociale que tout sépare : l'âge, le tempérament - l'une est aussi exubérante que l'autre est inhibée -, les origines sociales et les priorités puisque Alma, vaguement dépressive, sans doute la vraie prisonnière de l’histoire, qui semble flotter comme en apesanteur dans une vie d’aisance et d’oisiveté, cherche avant tout à conjurer sa solitude et son ennui alors que Mina, constamment aux abois, n'a ni le temps ni le luxe de s'épancher sur ses états d'âme. La fantaisie de la première compense le sérieux de son statut social, quand l’intelligence et le sens des réalités de la seconde transcendent le poids de son origine défavorisée...En outre comme la solidarité féminine dépasse ici les frontières de classe, l’invraisemblable finit par sembler vraisemblable... Il se produit alors une de ces rencontres improbables comme seul peut les imaginer le cinéma. La naissance d’une belle amitié entre deux personnages que tout oppose bientôt mise en péril par une histoire de dette pas très nette (sans doute le coté le moins convaincant du film et qui paraît superflu) Incarnant respectivement Alma et Mina, Isabelle Huppert et Hafsia Herzi illuminent ce film aux accents chabroliens, dans lesquels se mêlent habilement lutte des classes et émancipation féminine.
Une belle affiche ne fait pas tout. Alléché par l'histoire et par ce duo d'actrices que j'avais vu récemment dans un autre long métrage je me suis fait tenté par cette proposition ciné et même assisté à l avant première UGC en présence de la réalisatrice qui d'ailleurs semblait un peu brouillonne en présentation. Je le précise car c'est l impression que m a aussi fait ce film. Je trouve quel a réalisatrice a gâché son film avec trop d intrigues secondaires alors que si elle avait resserré l histoire sur ces deux femmes en creusant davantage elle aurait eu un film plus solide et une tension plus dramatique. De plus l'utilisation de la caméra à l'épaule n'est ni essentielle ni n'apporte rien de plus au film...
Avoir Isabelle Huppert et Hafsia Herzi au casting aurait dû être un gage de qualité, et pourtant... Dans La Prisonnière de Bordeaux, elles incarnent chacune l’épouse d’un détenu, et les aléas du parloir les amènent à se rencontrer. Bien que la condition de leurs maris soit similaire, leurs vies sont diamétralement opposées. D’un côté, Alma, une bourgeoise solitaire, et de l’autre, Mina, une jeune mère de famille issue des quartiers populaires. Sans surprise, Isabelle Huppert et Hafsia Herzi sont impeccables. Elles se retrouvent après avoir déjà partagé l’affiche cette année dans Les Gens d’à côté d’André Téchiné. En revanche, tout ce qui gravite autour d’elles laisse à désirer. Patricia Mazuy fait tomber son film dans tous les stéréotypes possibles et imaginables sur ces milieux sociaux. Que ce soient les personnages, les dialogues ou encore le déroulement de l’histoire, tout manque cruellement de nuance. Il est donc difficile de prendre plaisir à voir ces deux actrices de talent réunies.
Quelle déception je me faisais un tel plaisir de voir ces 2 actrices que je trouve toujours exceptionnelles ... malheureusement le scénario ne leur a pas permis de tirer leur épingle du jeu. Trop d'invraisemblances. On a beaucoup de mal à croire à cette histoire. Dommage
Le calvaire… que vient faire Isabelle Huppert dans cette galère.. et nous dans cette salle! Jamais ne n’ai eu autant envie de partir avant la fin.. le paquet de M&ms n’étant pas fini, je suis resté….
Sur un improbable scénario (une bourgeoise et une prolo se rencontrent en visitant en prison leurs maris, la bourgeoise se prend d'affection pour la prolo) et dans une réalisation qui prouve décidément que Patricia maguy est une des réalisatrices les plus surcotées (on se souvient de son gerbant Bowling Saturne où sous prétexte de dénoncer les violences faites aux femmes, elle signait une des plus insoutenables et putassières scène de violence et meurtre comme sur une femme). Ici, l'image et la lumière sont grises chez la prolo, chatoyantes et contrastées chez la bourgeoise. Huppert et Hefzi, LA rencontre ? Alors qu'Huppert libère son jeu (puisque ce qu'elle a à jouer n'est pas toujours très clair, elle fait la fofolle assez souvent), Hefzi enfonce le clou de ses précédentes prestations. J'avais trouvé très intéressant sans l'avoir vue beaucoup avant ce qu'elle faisait dans "Borgo". le problème est qu'elle fait toujours pareil. La gueule, texte atone, visage inexpressif, jeu à la limite du faux. C'est bien joli d'invoquer l'ombre de Chabrol (dès qu'il y a un bourgeois dans un film, toute la presse invoque Chabrol qui n'a pas fait que des chefs d'oeuvre), encore faudrait-il être digne de cette ombre. C'est loin d'être le cas.
"Alma se prend d’intérêt, puis d’affection, pour une inconnue, Mina. Tout les sépare a priori, sauf cette activité récurrente : se rendre au parloir de la même prison, où chacune tente de garder le contact avec son détenu de mari."
Pour la deuxième fois de l'été, après le film d'André Téchiné, les très grandes Hafsia Herzi et Isabelle Huppert se retrouvent ensemble devant la caméra.
Le film aborde avec pertinence les questions de rapports de classe et de sororité, à travers cette amitié tout à fait improbable entre ces deux femmes que tout semble éloigner. Ces thématiques et la mise en scène rappellent nécessairement Chabrol.
L'on déplorera, en revanche, un énième rôle pour Isabelle Huppert de femme détachée et libre sur laquelle tout semble glisser, qu'on a l'impression de l'avoir vu jouer mille fois déjà. Heureusement, son personnage évolue et l'actrice lui apporte une complexité bienvenue, tout en mélancolie, entre force et vulnérabilité.
Aussi, le film a le mérite de déconstruire les clichés en ne tombant dans la facilité de ce à quoi on pourrait s'attendre avec pareille histoire de départ, mais le scénario manque parfois de crédibilité et tout ne sonne pas toujours très juste, notamment lorsque le film emprunte la voie du thriller, genre avec lequel la réalisatrice semble moins à l'aise.
En résumé, La Prisonnière de Bordeaux est un film qui se suit avec intérêt, notamment grâce à ses deux immenses interprètes, mais qui n'embarque jamais totalement, un peu à l'image de ces plats dont les ingrédients sont excellents mais qui une fois cuisinés paraissent un peu fades.
Le pitch laissait présager une situation intéressante. D'autre part, j'apprécie beaucoup les actrices principales. Et puis, patatras... Qu'est-ce qui ne fonctionne pas ? Le scénario, bien sûr. On n'y croit pas. Les personnages sont mal campés et stéréotypés. Certaines situations sont artificielles et bancales. Ca manque de fluidité. C'est comme si l'histoire avait été écrite par plusieurs personnes qui avaient chacune une vision différente de l'histoire et que le résultat était le résultat d'une négociation. Dommage.
La rencontre de deux femmes que tout oppose, deux femmes qui cherchent à échapper à un quotidien qui les étouffe. Deux personnages un peu trop stéréotypés tout comme les seconds rôles qui les entourent. Une mise en scène trop classique pour être prenante. N'est pas Chabrol qui veut! Reste deux actrices intergénérationnelles suffisamment charismatiques pour donner du poids à leurs personnages pas toujours crédibles. Un film qui laisse sur sa fin, qui manque de folie alors qu'il y en avait surtout dans le personnage joué par Huppert.
Le film est malheureusement sans surprise, que ce soit dans le jeu des actrices (impeccable par ailleurs), dans le scénario ou la réalisation. Il manque une tension qui nous ferait adhérer au message. Il se dégage du film, et c’est peut-être sa force, un fort sentiment de solitude et de déprime. La fin semble à ce titre un peu artificielle…