Derniers Avis : La Prisonnière de Bordeaux - Page 5
La Prisonnière de Bordeaux
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romain42000
14 abonnés
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2,5
Publiée le 3 septembre 2024
Un film français sympa sans être transcendant. Sans surprise, Isabelle Huppert est à l’aise dans le rôle de la bourgeoise un peu hors sol. Quant à Hafsia Herzi, qu’on retrouve à nouveau dans un rôle qui questionne la loyauté, elle semble se créer un style (qui fonctionne assez bien) dans ce domaine, au risque de s’y enfermer ? La fin nous laisse un peu sur notre faim.
Hasfia Herzi est une très bonne actrice qui porte le film à elle seule .Isabelle Hubert joue encore une bourgeoise paumee. Mention aussi à Willam Edimo. L ´histoire est touchante et le jeu des acteurs très réaliste. Certains découvriront le parloir d’une prison et son fonctionnement.Mais il y a des longueurs dans ce scénario . J ai été vite lassé d une histoire qui avance très très lentement.
Nous avons passé, ma femme et moi, un très bon moment à regarder ce film. En lisant les critiques des autres spectateurs, nous redoutions un manque de vraisemblance du scénario. Ca n'a pas du tout été le cas. Le personnage d'Alma, grande bourgeoise délaissée à la recherche d'événements dans sa vie, nous a paru très crédible. L'intrigue policière, pas passionnante, est néanmoins nécessaire au film et ne lui nuit pas. En revanche, le jeu des deux actrices est époustouflant, d'un réalisme incroyable et tout en subtilité. Ce film ne deviendra probablement pas un film culte mais il sort carrément du lot, au sein d'une avalanche de films médiocres (super héros ou films boursouflés de bonnes intentions pour faire oublier la paresse des scénaristes et/ou des metteurs en scène). Allez le voir et vous passerez un bon moment, d'autant que ce film est "long en bouche", si je peux me permettre ce parallèle.
Zoom sur la prison du côté des familles et en particulier des femmes assignées à résidence et dont la vie est rythmée par les visites au parloir. L'originalité du film est de faire se rencontrer deux femmes d'âge et de milieu social différents. La plus âgée s'ennuie dans sa grande maison vide et va héberger la plus jeune avec ses deux enfants. Commence alors une amitié fragile et improbable qui fonctionne un certain temps et panse quelques blessures. Isabelle Huppert et Hafsia Herzi sont parfaites dans ce film intimiste où le mensonge affleure en permanence pour sauver ce qui reste d'une vie non assumée.
j'ai rarement ressenti autant d'ennuis et de détachement devant un film avec Isabelle Huppert. Une mise en scène insipide, des actrices en roue libre. J'ai longuement résisté pour éviter une sortie de salle en cours de projection, ce film est un ratage de A à Z, les nombreuses critiques qui encense cette prisonnière invisible ont dû glisser dans un profond sommeil. Même les meilleures ont des ratés.
La dernière réalisation de Patricia Mazuy met surtout deux actrices au devant de la scène par leur rencontre improbable, issues de mondes si différents : Isabelle Huppert ( Alma ) et Hafsia Herzi ( Mina ). Ambiance générale assez froide ( on pourrait presque pousser "comme une porte de prison" ! )... On a l'habitude avec Isabelle Huppert de comportements tout à fait imprévisibles dans ses rôles tendus et abrupts. Le rythme excessivement lent de ce film, comme pour rendre compte de la prise de conscience des situations personnelles de chacune d’entre elles, est assez pénible à suivre, mais permet des gros plans et des regards appuyés tandis que les dialogues sont très réduits, laissant le non verbal prendre le dessus, jusqu' à une conclusion dont chacun fera la sienne, tant la liberté en la matière reste très ouverte ! On retrouve toujours un climat cher à "Chabrol". Le cinéma nous offre à nouveau cette confrontation de génération, de culture, de motivations avec ces deux actrices vues il y peu dans "Les gens d'à côté", peut être un passage de témoin, mais il est bien trop tôt pour le dire..... !!**
Je manque un peu d’objectivité concernant les films avec Isabelle Huppert. Je pense que je pourrais la regarder manger un yaourt pendant 2h. Elle forme ici un duo magistral avec Hafsia Herzi. Un duo que ses origines culturelles et sociales éloignent, mais qui naît et s’épanouit pourtant de la solidarité, l’amitié et la quête d’émancipation féminine. Et que seul l’instinct de survie, matériel pour l’une et mentale pour l’autre ne surpasse finalement. Un peu ennuyeux par moment mais tellement juste dans son traitement des rapports humains qu’on lui pardonne. Et puis Isabelle Huppert…
Film sortant totalement des sentiers battus,le personnage d'Huppert est criant de vérité,prisonnière de sa belle maison et de son époux qu'elle n'arrive pas à larguer.Celui de la jeune mère n'a rien à lui envier!Pas une seule note politiquement correct,fin totalement inattendue pour moi,une heureuse surprise!Les deux actrices principales sont excellentes!Un bémol,la musique n'est pas à la hauteur du film,sauf les dernières minutes.
On attend longtemps avant qu'il ne se passe quelquechose et qu'il y ait une étincelle d'émotion, car pendant toute la durée du film ou presque les situations sont le plus souvent peu crédibles (c'est du pur scénario d'intello qui ne croise jamais la vraie vie), tout sonne faux, les dialogues, l'histoire (cette rencontre improbable), c'est même parfois caricatural (les clichés de la scène du diner), et puis surtout le jeu des comédiens, des premiers rôles aux petits rôles j'ai trouvé ça vraiment mal joué, on y croit pas. En fait tout parait bâti autour des deux comédiennes, comme si la réalisatrice avait d'abord voulu ces deux comédiennes et imaginé ensuite une histoire et des personnages, plutôt que l'inverse... Sauf qu'elles ne brillent pas, H. Herzi que j'aime aucoup habituellement (excellente dans Le ravissement) n'est pas vraiment inspirée etsemble en faire le minimum (parfois même un peu fausse), peut être impressionnée par I. Huppert ? Et celle-ci... fait du Huppert encore une fois, même personnage vu déjà mille fois, même interprétation, c'est à dire très distanciée avec son personnage (quelques envolées parfois mais qui sonnent faux), semblant factice, comme s'il s'agissait d'un personnage créé par l'IA... Dommage. J'ai teu jusqu'à la fin en me disant qu'à un moment le film serait sauvé, mais l'émotion et la justesse des sentiments viennent beaucoup trop tard, et au final on se demande ce que la réalisatrice a vraiment voulu raconter...
Scénario qui peine à décoller, scènes cousues de fil blanc, monocordes, qui manquent souvent d’enjeux, longueurs, H.Herzi est parfois fausse, le plus souvent monocorde. Isabelle Huppert est remarquable, touchante, pour une fois elle n’abuse pas des moues dont elle a l’habitude. Son jeu est fragile, c’est peut être la seule chose qui nous tient un peu éveillés.
j'y allais spécialement pour Isabelle Huppert actrice que j'adore là franchement après un début prometteur on commence à s'ennuyer vers le milieu et on s'enlise vers la fin et alors quelle déception quand à la fin.
. Ne pas se fier au titre : dans « La Prisonnière de Bordeaux », aucune héroïne ne croupit à proprement parler en prison. Les deux femmes au cœur du film connaissent pourtant les aléas de la vie carcérale puisqu'elles se rendent régulièrement en maison d'arrêt pour retrouver au parloir leur mari respectif, enfermé derrière les barreaux. C'est bien le seul point commun entre Alma, une grande bourgeoise d'une soixantaine d'années qui vit seule dans sa luxueuse demeure depuis que son époux, neurologue établi, a provoqué un accident de voiture mortel à la suite d’une soirée trop arrosée, et Mina, une jeune femme blanchisseuse à Narbonne, qui élève seule ses enfants en bas âge depuis que son compagnon, un voyou minable, est incarcéré à la suite du braquage d'une bijouterie... Le scénario part d’une situation a priori improbable : l’amitié entre deux visiteuses d’époux emprisonnés, différentes par leur situation sociale que tout sépare : l'âge, le tempérament - l'une est aussi exubérante que l'autre est inhibée -, les origines sociales et les priorités puisque Alma, vaguement dépressive, sans doute la vraie prisonnière de l’histoire, qui semble flotter comme en apesanteur dans une vie d’aisance et d’oisiveté, cherche avant tout à conjurer sa solitude et son ennui alors que Mina, constamment aux abois, n'a ni le temps ni le luxe de s'épancher sur ses états d'âme. La fantaisie de la première compense le sérieux de son statut social, quand l’intelligence et le sens des réalités de la seconde transcendent le poids de son origine défavorisée...En outre comme la solidarité féminine dépasse ici les frontières de classe, l’invraisemblable finit par sembler vraisemblable... Il se produit alors une de ces rencontres improbables comme seul peut les imaginer le cinéma. La naissance d’une belle amitié entre deux personnages que tout oppose bientôt mise en péril par une histoire de dette pas très nette (sans doute le coté le moins convaincant du film et qui paraît superflu) Incarnant respectivement Alma et Mina, Isabelle Huppert et Hafsia Herzi illuminent ce film aux accents chabroliens, dans lesquels se mêlent habilement lutte des classes et émancipation féminine.
Une belle affiche ne fait pas tout. Alléché par l'histoire et par ce duo d'actrices que j'avais vu récemment dans un autre long métrage je me suis fait tenté par cette proposition ciné et même assisté à l avant première UGC en présence de la réalisatrice qui d'ailleurs semblait un peu brouillonne en présentation. Je le précise car c'est l impression que m a aussi fait ce film. Je trouve quel a réalisatrice a gâché son film avec trop d intrigues secondaires alors que si elle avait resserré l histoire sur ces deux femmes en creusant davantage elle aurait eu un film plus solide et une tension plus dramatique. De plus l'utilisation de la caméra à l'épaule n'est ni essentielle ni n'apporte rien de plus au film...
Avoir Isabelle Huppert et Hafsia Herzi au casting aurait dû être un gage de qualité, et pourtant... Dans La Prisonnière de Bordeaux, elles incarnent chacune l’épouse d’un détenu, et les aléas du parloir les amènent à se rencontrer. Bien que la condition de leurs maris soit similaire, leurs vies sont diamétralement opposées. D’un côté, Alma, une bourgeoise solitaire, et de l’autre, Mina, une jeune mère de famille issue des quartiers populaires. Sans surprise, Isabelle Huppert et Hafsia Herzi sont impeccables. Elles se retrouvent après avoir déjà partagé l’affiche cette année dans Les Gens d’à côté d’André Téchiné. En revanche, tout ce qui gravite autour d’elles laisse à désirer. Patricia Mazuy fait tomber son film dans tous les stéréotypes possibles et imaginables sur ces milieux sociaux. Que ce soient les personnages, les dialogues ou encore le déroulement de l’histoire, tout manque cruellement de nuance. Il est donc difficile de prendre plaisir à voir ces deux actrices de talent réunies.