Un beau duo d’actrices, qui font le max et jouent plutôt bien : la classe pour Isabelle Huppert ,et l’intériorité et la profondeur pour Hafsia Herzi , pour un film malheureusement pas très crédible . Scénario trop alambiqué, personnage de cette foldingue qui s’attache à cette jeune femme, qui elle même ne sait pas trop ce qu’elle veut . Un style et une technicité vraiment faible , un rythme très mou. Cela ressemble plus à un téléfilm de qualité médiocre , On s’ennuie.
On nous prouve là que les femmes sont une classe sociale comme telle, conjointe de l’homme richissime ou conjointe du gars de ruelle. La force virile fait la trame, tout du long constat de la gratuité des femmes. Les comédiennes centrales sont prises en destin tracé, libération compromise quoi qu’il en soit.
Sur une idée inédite mais pas très originale (pas révolutionnaire) le film déroule une histoire intéressante entre deux femmes qui n'ont de commun que leur présence au parloir de la même prison. La solitude et l'envie de se sortir de leur propre situation difficile va les rapprocher et donner lieu à des scènes aux dialogues assez convenus. Les deux actrices sont au niveau mais desservies par des personnages un peu trop fades pour être passionnants. Au final un film gentillet qui ne provoque aucune émotion forte.
J'ai apprécié ce film de P. Mazuy, qui met en scène I. Huppert en belle femme bourgeoise désœuvrée. Cette dernière semble s'ennuyer, et ne semble avoir comme compagnie que sa femme de ménage. Elle ne sort de chez elle, qu'une fois par semaine, pour un parloir pour aller voir son mari en prison. Et là va se faire la rencontre avec H. Herzi, qui vient elle aussi voir son mari. Chacune va profiter de l'autre, comme un échange de bons procédés, entre deux femmes, Alma, la bourgeoise et Mina, blanchisseuse, que tout oppose ou presque. De ce film se dégage une certaine ambiance et atmosphère, pas tout à fait claires. C'est ce qu'on apprécie dans ce film. La fin, imposée par les actions de Mina, permet à Alma de prendre la poudre d'escampette et d'échappée à tout ça, sa grande maison, son mari. Elle est enfin libre.
Jolie confrontation entre Alma et Mina, avec son lot d'invraisemblances, servie par deux actrices remarquables. Jolies scènes en parallèle (les maris). La fin avec cette histoire tordue de tableaux laisse le spectateur sur sa fin. Que va faire Alma de sa collection de tableaux embarqués dans une fourgonnette, alors que Mina rentre à Narbonne avec la voiture de sa protectrice ?
Il y a une chose hallucinante, ce film de Patricia Mazuy et "Les gens d'à côté" d'André Techine ont pour vedettes Isabelle Huppert et Hafsia Herzi et sont sortis en peu de temps l'un et l'autre, d'où quelques fois la comparaison, ce qui fait défaut à ""La prisonnière de Bordeaux". Si Hafsia Herzi fait une démarche différente dans son jeu d'actrice, Isabelle Huppert a souvent joué ce type de personnage de femme folle et bonne copine dans sa carrière comme dans le long métrage d'André Techine dont elle livre ici la même prestation. L'histoire est pas mal pourtant, deux femmes se rendent souvent au pénitencier voir leurs conjoints incarcérés. L'une galère pour les trajets et l'éducation des enfants, l'autre plus aisée l'aide et vont devenir bonnes copines malgré leurs situations sociaux différentes. La mise en scène de Patricia Mazuy est pas mal. Le scénario est co-signe par l'écrivain François Begaudeau et la cinéaste Emilie Deleuze.
L'histoire est peu crédible. Les personnages sont stéréotypés. Diffusion sur Arte le 05/08/26 accompagnée d'une présentation comme si l'on nous présentait le film extraordinaire dont Patricia Mazuy serait la réalisatrice. Nous sommes au pays des fantasmes !
Nouvelle rencontre entre Isabelle Huppert et Hafsia Herzi après Les Gens d’à côté, cette fois devant la caméra de Patricia Mazuy. Les deux films ont d’ailleurs pas mal de similitudes.
Celui-ci se suit sans problème, notamment grâce à ses deux actrices, toutes les deux impeccables. Mais l’ensemble reste un peu plat, aussi bien dans la mise en scène que dans un scénario, malgré un bel exemple de lutte des classes, qui donne parfois une impression de déjà-vu.
Au final, un film agréable malgré tout, mais qui manque un peu de relief pour vraiment marquer.
Récit sensible mais trop prévisible de l’amitié improbable et ambiguë entre deux femmes que tout oppose mais dont les maris sont incarcérés, porté par l’interprétation pleine de justesse du duo Isabelle Huppert/Hafsia Herzi. 2,75
Nous ne savons pas qui est la prisonnière de Bordeaux. Isabelle Huppert dans un rôle de femme de chirurgien. Où est-ce Hafsia Herzi qui se retrouve hébergée par Isabelle Huppert afin de pouvoir visiter son mari en prison. Toutes deux ont un mari emprisonné et c'est comme ça qu'elles se rencontrent : lorsqu'elles vont visiter leurs maris, elles se croisent, et se nouent une relation. Nous comprenons bien que le personnage d'Isabelle Huppert s'ennuie dans sa vie courante bien que très aisée. Et Hafsia Herzi est de niveau social différent et se bat pour gagner sa vie, et s'occuper de ses enfants ; mais elle doit aussi s'occuper des camarades de son mari qui sont des voleurs ou des médiocres. Ce qui va introduire une histoire de butin volé non encore retrouvé. Le film a le mérite de montrer les procédures pour aller visiter une personne en prison. Chose rarement montrée ou en tout cas nous n'en sommes pas encore familiers. Le film n'aborde pas les problématiques d'hébergement au sein des prisons. Qui est un problème sociétal en tout cas en France. Le sujet est cette prisonnière de Bordeaux qui peut être un de ces deux personnages féminins, où le personnage d'Isabelle Huppert est prisonnier de sa bourgeoisie et de son train de vie médiocre ; cela peut être aussi le personnage de Hafsia Herziqui est quelque part prisonnière de l'hébergement que lui propose Isabelle Huppert, mais aussi de toutes les composantes de sa vie personnelle (enfant, maris, accointés). Les deux actrices sont formidables et les deux personnages sont bien brossés et suscitent tous les deux une empathie du spectateur pas forcément pour les mêmes raisons.